par Spero
L'occupation paracheva la ruine compeine
CRISE belge venait.
à d'être provisoirement conjurée grâce à intervention réactionaire des forees angio-americaines, lorsqu'en Grèce, à l'autre extrémité de PEucouches ei less derie petite bourgs, les paysans, les bourgeoisie citadine engageaient une utte incomparablement plus ample et plus protonde.
Entre le 3 décembre 1944 et le o vier 1945, pendant plus d'un mois, tion des slogans contus et fes ines, sequences ds masses malgré les mouvement, maigre la direction oppirtuniste « tront populiste » de TE. A. M., ne peut etre caracterisee autrement que comme la première phase de la Révolution prolétarienne Greeque.
Toute 'évolution antérieure de la situation du pays conduisait avec une necessité implacable à cette explosion révolutionnaire.
En , 1935, un faux plébiscite orchestre par l'aventurier général Kondylis a amené par l'aventurier général Kondylis a amené au trône avec une « majorité écrasante » le roi exilé Georges II. Un an après, le 4 août 1936, le général Métaxas instaurait sa dictature. Du mois d'août 1936 la plus sinistre période de sa via vécu au mois d'octobre 1940, la Grèce la plus sinistre période de sa vie politique depuis la constitution de l'Etat néo-hellénique.
Métaxas, agent des hautes sphères réaccionnaires de la bourgeoisie grecque, du roi et des impérialistes anglais, a réprimé toutes les manifestations du mouvement ouvrier et démocratique, et a sacrifié les maigres ressources économiques et financières du pays au renforcement de sa machine militaire en vue de la deuxième guerre impérialiste mondiale qui se dessinait sur le tond de la situation internationale. Quand la guerre a éciaté en 1939 en Europe, la Grece traversait déjà une crise économique aigüe. * Le conflit impérialiste, par les restrictions et les difficultés international, qu'il imposa au commerce porta de nouveaux coups à l'économie greeque, qui dépend étroitement du marché mondial, tait pour les exportations que pour l'accommerciale de sa forte marine marchande.
En octobre 1940, l'impérialisme italien déclenche la guerre contre la Grèce. Après six mois de résistance, de grandes souffrances et conjointement par les Allema été, pays occupé, les Italiens et les Bulgares.
plète du pays, et fut un exemple de la destinée tragique à laquelle seraient voués les peuples de l'Europe et du Monde si la barbarie capitaliste devait continuer. La Grèce a perdu environ 80.000 tués dans la guerre de l'Albanie, 82.000 fusillés par les occupants. 500.000 déportes en Allemagne et 700.000 _morts de faim. 1.300 vilages et villes ont été complètement ou partiellement détruits. Les rares statistiques sanitaires qu'on a osé dresser démontrent une mortalité infantile . de presque 100 % et une mortalité genérale non moins exceptionnelle et horiliante.
Un peuple entier a couru le risque de sombrer définitivement, et le compromis pour plusieurs décades son avenir physique. Nulle part ailleurs, l'inflation n'a atteint des niveaux aussi astronomiques. La circulation fiducière, qui était de que.ques 9 milliards de bre 1939, de 10 de 21 milliards Loccupation du pays d octobre 1941, apres pays par les Ang ais, drachmes en décemmilliards en 1941 encore avant a atteint la « libération » du le chiffre réellement invraisemblable de 2.500.000 trillions de drachmes.
« Cette situation, écrit le journal de reneve (b/1/40), a pour consequence un renchérissement du coût de la vie dont il est difficile de se faire une idée. Contentons-nous de signaler que les prix actuels sont supérieurs de 15.000 à 300.000 fois suivant les produits à ceux de fin 1940. Il en résulte, on le sait, en dépit d'une certaine adaptation des salaires, un anmane dan, les vfles.a), et une , une atroce
Yes Journaux americains ont pubilé les photos montrant les marchands des quatre-saisons dans les rues d'Athènes Deser le poids d'énormes liasses de papiermonnaie que des ménagères payaient pour un choux.
Dans les villages, les, pavsans noyens et riches, petite minorité parmi la grande masse des paysans pauvres, ont accumulé, grâce à la vente des produits alimentaires, d'énormes quantités de papiermonnaie, sans qu'un enrichissement réel de ces couches en résulte. Au contraire, étant donné l'impossibilité absolue des Villes de les approvisionner en produits industriels, l'outillage agricole détruit ou requisitionne n'a pas été remplacé, ainsi que les autres biens biens des menageans les des ménages payvilles et les cens, mes toutes les couches sans petites bourgeoises vivant de leurs économies ct de leurs rentes ont été compietement ruinées et prolétarisées.
Cest dans le processus de telles conditions objectives que prit naissance le mouvement populaire de résistance le plus ample et le plus protond de tous les pays balkaniques.
Dans un article sur les partisans balkaniques publié dans le numéro 2 ronéotypé cette revue,en septembre 1943, nous avions céjà attiré Pattention sur l'importance révolutionnaire de ce mouvement. Nous avions souligné sa tendance, due aux conditions objectives et à sa composition sociale tavorable, particulièrement en Grece, de déborder les cadres d'une lutte nationale exclusive contre les occupants et de l'engager aussi sur un pian social contre la bourgeoisie mationaie et son Etat.
Quand Churchill, dans sa rage réactionnaire tâche de persuader les honorables membres artério-sclérosés du parti des Tories aux Communes que « ce n'était pas contre les Allemands qu'ils se battaient, mais que dans une large mesure ils prenaient simplement nos armes et attenaaient le moment où ils pourraient prendre te pouvoir dans la capitale par la foree et faire de la Grèce un pays communiste » (Aux Communes, le 18-1-45).
Cest évidemment un mensonge. Mais il n'empêche que réellement les masses grecques, tout en ne laissant pas un moment a lutter en même temps contre les torses le répit aux occupants, n'ont réactionnaires grecques, soit pro-nazies, celles de Rallis à Athenes, soit pro-allees, celles de Tsoudéros au Caire, ainsi contre le roi. Dans les villes, la résistance des masses a atteint plusieurs fois le niveau de la as que les partisans, de grève générale leur montagne, tanlivraient à une guérilla infatiguable contre l'armée d'occupation.
C'est le succès et la vigueur de la grève crétée par les nazis. C'est la rale d'août 1944 res de déportation et de répression des nazis. Mais la lutte contre la bourgeoisie nationale ne fut pas moins implacable.
Politiquement, le mouvement des masses s'organisa sous l'égide du Parti Communiste Grec, entouré d'une pléiade de groupements inexistants avant la onerre, et en tout politiques, pour la plupart cas sans aucune influence réelle parmi les masseUnien des Démocrates Populaires » , tels que le « Parti Socialiste »; et le « Parti Agraire ».
Ainsi se forma I'E.A.M., le Front National de Libération, agrémenté aussi de quelques personnalités, telles que le prolesseur Svolos sarafis Askoustsis, Angelopoulos. les généraux
Bakırtzis, Mandakas, etc., accourues de tous les coins de norizon politique. L/'E.A.M. avait sa propre milice, la Politophilaki, qui, même
• penciant Toccupation, avait • remplacé dans tout le territoire nettoyé des forces nazies, l'ancienne gendarmerie et police reques. LB.A.M. posseuait en outre une tElLe populaire distincle de la milice de commandée par l'officier venizeliste, l'antimonarchiste Sarafis.
Pour combattre le mouvement de l'E. A.M. qui, malgré l'idéologie officielle de sa sance nationalis popetite bourgeoise. démocratisante, nationaliste, conservait une grande autonomie de classe dans l'action, la bourgeoisie seconda l'activite répressive de • l'impérialisme ocdupant par les moyens suivants: l'organisation d'un autre mouvement de « résistance » concurrent a été confiée au colonel Zervas, professionnel coup-d'étatiste, et chef connu des bandes pretoriennes. que Churchill, avec son cynisme habituel munes, le 8- fauche » (Chambre des Com- n'hésita qualifier « homme de
-445). Zervas forma un noueau corps de partisans blancs : IE.D.E.
yant pour but. sous le couvert de la lutt nationale contre les occupants, de contrecarrer influence de TE.A.M. et de s'oppeser, même par les armes, à son déveLoppement.
En même temps, son frère jumeau dans le crime, le colonel Dertilis, avec la collaboration duquel Zervas a perpétré tous ses iorfaits contre les libertés populaires en Grèce, a été placé par le Quisung Rallis à la tête des « Bataillons de sécurité », formations nettement fascistes que Churchill, avec le même cynisme, a eu l'impudence de comparer aux formations de la « Home quard » en Angleterre.
Ainsi, la besogne ayont été partagée entre le « résistant » Zervas et le « collaborateur » Deruis, la bourgeoisie trouva ectte combinaison comme meilleure qu'a réussi dans sa vie de banditisme poruque le couple inséparable des deux colonels.
A Londres et au Caire, le roi, le « gouvernement » exilé de souderos, terns et d'autres de Tes de tas des geoisie les armagrecque « pro-alliée », ainsi que les imperlalistes anglais ne restaient pas inactits. Nous avons aujourd'hui, par les débats qui ont eu lieu à la Chambre des Communes en décembre 1944 et en janvier 1945. la confirmation officielle que les « alliés », conseillés par le « libéral » Tsouderos, ont envove « à Zervas plus largent et d'armes darmes culs n'en ont ia nais envove à HA . » déclaration de sir R. Acland aux Communes, le 8-12-44).
Et, tandis que l'E.D.E.S. recevait encore l'aide des « alliés », « il y a quelques sely Telegraph du que toute aide britannique à avait cessé « il y a environ dix-huit mois, vers le 19 avril 1943 ».
L'E.A.M. contrôlait déjà à cette époque une grande partie de la Grèce, procédant, par la pression des masses, au remplacement de l'ancienne administration bourgeoise, au prélèvement des imbôts. au contrôle des prix et à la distribution équitable des vivres
En juillet 1943, le roi conseillé par les Anglais, fait une première concession la pression des masses grecques : il a déclaré que six mois apres la « libération » de la Grèce on procédera à des élections pour une Assemblée Constituante décidera de la question constitutionnelle
L.E.A.M. a répondu en exigeant du roi quil ne revienne pas en Grèce avant un nement du Cale. Le roi, conseille de neupleniseite sa participation veau par Casey, le ministre britannique pour le Proche-Orient, refuse de satisTaire ces demandes.
En avril 1944, on apprenait subitement que Vénizelos succédait à Tsoudéros. Ce changement survenait à la suite de la révolte des equipages des navires de guerre recs ancres dans la rade dAlexandrie ainsi que des soldats de la Ire brigade de l'armée grecque du Proche-Orient, qui se solidarisaient avec le mouvement te TE.A.М. et de T'E.LA.S. en Grèce refusa ent d'obéir au roi, à son gouvernement et aux Anglais Vénizelos ayant paru trop mou à Churchill pour réprimer sévèrement la mutinerie, fut évincé dut céder la place à Papaandréou, politicien réactionnaire de second plan, que les ouvriers grees ont toujours considéré comme un représentants authentiques de la droite, mais que Courchill a fait connaître au monde comme un pur « socialiste ».
Papaandréou, agissant conformément aux ordres de ses maîtres du Foreign nace, d'un côté emprisonnait et assassinait les marins et les soldats révoltés, curait l'armée et la marine de tout élément de gauche et mettait sur pied des tormations armées réactionnaires telles que la . « Brigade de Montagne » et le « Batailion Sacré » : de l'autre côté, manœuvrait pour discréditer et désagréger I LA.M. Son succès culminant fut le Congres du Liban en mai 1944 qui a décidé, avec laccord des représentants de l'E.A. M. la constitution d'un « gouvernement national ». Cependant, cest seulement en aout 1944 que l'aile droite de V'EA.M vainquit Popposition l'aile gauche di Parti Communiste qui se dessina dans son sein. sans amais arriver à se cristalliser fermement. el voya six représentants de cette organisation pour compléter le « gouvernement national » de M. Papaandréou.
En octobre 1944, les Anglais débarquaient en Grèce. exp.ique aux Churchill, dans Communeslangage 8-12-44 12-11 les . a véritables raisons de cette action « hperatrice », tellement tardive, malgré la faiblesse Grêce et malgr effectifs allemands effectifs allemands en la détresse extrême du pars. Il a dit textuellement : « J'ai in- sinue au Président (Roosevelt) que nous devrions rassembler des forces pour entrer en Grece quand la position des Allemands serait suffisamment affaiblie, et surtout pour sauver Alhènes de lanarchie et de la famine qui la menaçait. J'attirais son attention sur le fait que Sary avait un long intervalle entre le desil y avait un long intervalle entre le dédes autorités allemandes de la ville et le moment ou un gouvernement organısé pourrait être établi, il était fort probable que l'E.A.M. et les communistes extréessaieraient de s'emparer de la mistes ville et d'étouffer toutes les autres formes d'expression en Grèce, excepté la leur. »
‹Mon ami honoré, le Président, était d'avis que nous devrions certainement dresser nos plans et par conséquent, à la Conférence de Québec, il fut proposé par les chefs. d'etats-majors interalliés. que les Anglais prépareraient une armée pour occuper la region d'Athènes, OUvrant ainsi la voie pour l'envoi de secours pour l'établissement de la loi et de l'ordre, et pour l'instauration •gouvernement gree majorité des Nations Unies avions reque nous et la grande connu.»
Ce but contre-révolutionnaire l'impérialisme britannique l'a poursuivi après trois cents soldats ballinicoes en tome Ibération coûté en tout implacable résolution, d'autant plus que l'agitation des masses, en partie comprimée pendant Poccupation nazie, se donnait maintenant libre cours. devenait réellement menacante pour l'ordre capitaliste. Des manifestations monstres déroulaient fréquemment dans les grandes villes, réclamant l'abolition de la monarchie ia dissolution et le châtiment des « Bataillons de sécurité », de la police et de la gendarmerie, l'amélioration du ravitaillement resté sur le même niveau de famine que sous l'occupation nazie.
Devant l'indulgence coupable du gouvernement envers les éléments réactionnaires le peupl armé procédait luinême dans les rues d'Athènes et ailleur à leur châtiment. La révolution était aclà là, se nourrissaient chaque jour davantage l'exaspération des masses à chaque contact avec la réalité économique et politique de la « libération » aussi sinistre, aussi, abominable que celle d'hier sous Poccupation nazic.
Trotsky disait encore un peu avant son assassinat qu' « l'époque actuelle. chaque question importante, nationale ou internationale, sera résolue par les armes et non pas par des moyens pacifiques » et les masses greeques avaient compris ou avaient senti confusément cette vérité en vent seau contusement cette verite.
A toute tentative de la bourgeoisie, de l'imperialisme britanniquc, et même leurs chefs petits-bourgeois, de les désarmer, elles opposerent jusqu'au début de decembre 1944 un refus obstiné. Scobie cécida dy parvenir par la force et la lamine. si les troupes coloniales les parachutistes britanniques ne s'étaient pas trouves en Grece, si les canons de la Home Plcet, les Spitfires de la R.A.F. et les tanks fabriques en Amérique n'étaient pas intervenus massivement et brutalement, la révolution grecque aurait connu un tout autre développement, qui étonnerait en premier heu, plus qu'elie ne la fait, ses propres cnefs petits-bourgeois
PE.A.M. Mais Scobie avait un plan preste di tandreou me sit pation ani ne laissait pas dormir tranquille la bourgeoisie greeque depuis au moins deux ans.
Quand les mercenaires de la police grecque ouvrirent le feu sur la manitestalion tenue le dimanche 3 décenibre à Athènes pour protester contre la décision du gouvernement de désarmer coûte que coûte les partisans, la foule était sans armes. Mais, le soir meme, un vent revolutionnaire soufflait dans les quartiers et les faubourgs prolétariens d'Athènes du Pirée; les armes, quand elles exisaient. sortaient de leurs cachettes : dautres étaient fabriquées avec des moyens de fortune. On a vu ainsi le lendemain, emand la grève générale déclencha comme un ouragan a travers tout ce pays, les dockers du Pirée manifester « armés le simpies couteaux et de bâtons, de bois t de fer » La lutte s'annoncait longue, anre, incertaine, mais le peuple l'acceptait comme nécessaire.
Entre le 3 décembre 1944 et le 5 jancessa dans la te ion aguentes es assee vier 1940date à laquene la résistance
Athènes, les masses ont déployé une activité révolutionnaire qui restera parmi les plus beaux exemnies du mouvement prolétarien. Elles ont fait race. pendant plus d'un mois, aux forces combinées de l'impérialisme britannique et de la reaction grecque, en plein hiver, lumière. sans nourriture, sans enauffage, sans sans médicaments et même sans vêtements et sans souliers (rapport du médecin de l'armée des Etats-Unis, Max Milberg).
Les usines et les maisons des quartiers populaires d'Athènes et du Pirée craient devenues autant de torteresses de résistance qui ne prenait fin que lorsque les bombes des canons, des tanks et des avions anglais les démolissaient entièrement. Les pierres des maisons d'Athènes et du Pirée ont servi à ériger les barricades qui ont tenu en échec pendant pluSIeuTs semaines -le mouvement des forces blindées britanniques. Les combattants avaient l'appui « de la plupart des quartiers ouvriers d'Athènes » est obligé
It grise cinérale dt unsueses complet tant dans le reste du pays. Les ouvriers et les pavsans. pendant un mois, ont consenti à tous les sacrifices. Quant la résistance cessa en Attique, il y avait seize mille tués et prisonniers du côté du peuple et six m.-e habitations ouvrières complètement rasées.
Les renseinements sont encore rares sur ce me fut l'activité politique et sociale des masses pendant cette pulaire avait désarmé et remplacé partout les restes des forces réactionnaires et policières ou autres ; que des tribunaux Dopages le populaires avaient remplace les juges
Salonique, les ouvriers contrôlaient le ravitaillement et le logement.
LE.A.M. fut placee dès sa constitution sur platelorme de la « démocratie populaire » de la Laocratie, professée avec tant de foi naïve déjà bien avant la guerre par une de personnalités éminentes, es droitar l'université d'Athènes. Le malheur, c'est que cette , idéologie petite-bourgeoise qui rêvait, grâce au rassemblement de toutes les bonnes . volontes, faire de la Grèce livrée jusquoes d l'arbitraire de ses genéraux et de politiciens scrupules, pavs démocratique » dont la vie politique fonctionnerait selon les règles les plus classiques du aussi les dirigeants du Parti Communiste constitutionnel gagné gr Plusieurs d'entre eux avaient d'ailleurs marxistes réalistes d'autrefois. une prédisposition naturelle pour la « démocratie populaire » à l'instar de certains de leurs confrères du Parti Communiste, bulgare, non pas seulement depuis la période « Front populiste » du Komintern, mais même avant, vers 1924-1925, quand dernier ne pouvait accusé d'une telle inconséquence.
Is asient d'autant plus lascines par cette illusion de la « démocratie populaire ». que la réalité grecque (et mondiale) retusait obstinément à leur offrir, à lépoque du capitalisme décadent, autre chose que la dictature de la bourgeoisie, soit à peine camouflée derrière parlementarisme de Vénizelos. soit le plus souvent ouverte, sous les réPangalos, des Rondylis, des Metaxas. Présidents, Plastiras. des
Des dirigeants de TE.A.M., , nourris du catéchisme tront populiste » et du « droit constitutionnel » du professeur Svo.os, tâchaient d'arriver à la « démocratie populaire », grâce à une tactique savante et fort compliquée de manœuvres. d'avances et de reculs, d'accords et vres. de desaccords avec e tol, la bourgeoisie de désaccords avec le roi la bourgeoisie l'impérialisme britannique cont les principales étapes sont les suivantes : * Lors de la Conférence du Liban, quand les tribunaux de Papaandréou et ceux des Britanniques avaient déjà condamné a mort vingt et un « leaders » de la mutin avouer le journal e avouer le
Dailu Express du mes traversent les cachées sous leurs conservateur anglais
11-12-44. « Les femrues avec les armes jupes et des grenades cachées dans leurs paniers. Les enfants apportent la nourrilure à leurs parents qui combattent des toits des maisons. » (Ibidem.)
nerie des marins et des soldats d'Egypte, dans les et que 80 % d'entre eux étaient détenus dans des camps de concentration, les dirigeants de l'E.A.M. condamnèrent publiTuement et pal telegramme adressé à hurchil « la folie criminelle des revoltes »•
En août 1944, ils entrerent dans le gouvernement de Papaandreou et accepterent en principe le désarmement de la milice le TEAM. et de T'E.L.A.S. et la formation d'une armée et d'une police « nationales ». Quand le gouvernement rentra en Grece en octobre 1944, cet accord restait toujours valable. Ils refusèrent de remettre les armes de leurs formations et demissionnèrent du gouvernement (ler décembre 1944), seulement quand ils sentirent la pression des masses les déborder et quand ils constatèrent que ce désarmement serait unilatéral ; Papaandréou et Scobie ayant rappelé à Athènes la « Brigade de Montagne » et le « Bataillon Sacré » formations réactionnaires formées apres « l'épuration » de l'armee d'Egypte, qu'ils considéraient comme noyau de la nouvelle armée « nationale ».
Ils engagèrent la lutte armée contre Papaandréou et les Britanniques sous la poussée profonde des masses, espérant arriver, à la prencemec sara arriver, à la "un comdécembre, Saratis se consipromis. dérait être encore sous les ordres de Scobie. Lors de la Contérence d'Athènes, les 26 et 2i décembre, Partisalidés, secrétaire de PE.A.M., tenait, s'adressant à Churchill le langage suivant Nous remercions vivement M. Churchill encore une fois lavoir pris l'initiative de cette renconre. » Et dans le mémorandum adressé par L'EAM. à Churchill le 28 décembre et sioné par Partsalides, on lit: « Permettez-moi de vous exprimer la profonde satisfaction du peuple gree pour l'heureux événement de votre arrivée à Athènes afin de trouver une solution à la tragique situation existante entre les Grecs et les Britanniques, »
Un jour avant, Churchill, en quittant Athènes, s'exprimait ainsi en s'adressant aux iournalistes : « Nous avons repoussé les rebelles du centre immédiat de la cabitale. Nous avons assez de troupes pour nous rendre complètement maîtres de la ville d'Amenes. Plus tôt les partis en présence entendront raison, plus tôt il sera possible de mettre fin au combat. Mais la pas tant qu'un résultat ne sera pas obtenu, soit par voie de negociations amica.es, soit par un emploi plus large des armes. » la solution de la régence et la designaepte Les dirigeants de l'E.A.M. ont ont accepté du métropolite Damaskinos, cet agent hvpocrite au Foreign Office et de a bourgeoisie grecque, qui a appelé aussitôt au pouvoir Plastiras. - partir du 4 janvier 1945, les dirigeants de l'E.A.M., sans être battus miiltairement reculent, abandonnent volontairement l'Attique, la Béotie et par l'armistice du 12 ianvier livrent à Plastiras et à Scobie Salonique, tous les ports et toutes les villes importantes du pays.
A la contre-révolution de Plastiras i's répondirent par la retraite et la capitulation complètes. Ils livrèrent leurs otages, au moment même ou Plastiras « jugeait » et fusillait à Athènes leurs prisonniers; ils accepterent la remise de leurs armes el abanuonnèrent même la revendication d'une amnistie renérale. Ils trahirent ainsi sur toute la lione.
1anais cue la presse stalinienne de letranger jetait tous les anathemes sur la tete des reactionnaires grees, sur Papaandreou et Plastiras, en épargnant l'imnérialisme britannique et Churchill personnellement, Moscou a garde pendant toute la durée de la crise grecque un silence absolu.
« En ce qui concerne la Grèce, écrivait le 13-12-44 le journal suisse Basler Nachrichten Moscou sest imposé les mieux de Londres constatent que la plus grande discrétion. » Le 29-12-44, le correspondant à Stockholm du journal suisse ajoutait : « La radio et Moscou gardent une réserve extrême sur la question grecque. Leurs rapports quotidiens sur la situation a Athènes ne proviennent que de sources anglaises et américaines. Le point de vue du gouvernement de Londres est mentionné, mais les réactions soviétiques ne donnent aucun commentaire. M. Churchill est personnellement épargne, même dans les citations. »
Les intérêts stratégiques et économiques de l'impérialisme britannique en Grèce sont bien connus par Moscou. Staline cavait qu'il serait aussi difficile pour Churchill de reculer en Grèce que pour de reculer en Pologne. Son attitude réservée est expliquée en premier lieu par son desir d'éviter la tension des rapports avec l'impérialisme britannique sur une question secondaire pour les interêts russes. Par contre de la crise grecque et l'intervention brutale laquelle fut obiigé de recourir l'impérialisme britannique pour maîtriser la situation, offrirent à Staline les avantages politiques suivants:
Ils rehaussèrent le prestige de T'U.R. S.S. dans les et particule meut dans ls mes pays occupés par l'armée rouge, balkaniques voisins de la Grèce, Bulgarie, Yougoslavie, Roumanie), dans lesquels PU.R.S.S. faisait preuve, par comparaison avec l'Angleterre, de plus de libéralisme et de compréhension pour les aspirations des masses.
Ils enlevèrent à l'impérialisme britannique (et américain) tout argument contre une intervention russe dans les affaires des pays occupes par l'armée rouge, et laissèrent les mains libres à Staline d'en faire autant que les Britanniques en Grèce si les intérêts de la bureaucratie soviétique l'exigcaient.
Cependant, ni les masses greeques, le prolétariat mondial n'oublieront mais que _ Staline, maître de la Bulgarie et de la ma soie mi armes, rop vis res la Yougoslavie pays limitrophes de à Athènes combattante. soumise. entre autres, à l'épreuve terrible de la famine.
La révolution grecque : conclusion
I. - Les événements grecs sont l'exemple d'une situation révolutionnaire qui, ayant mûri, en raison des conditions particulières que nous avons brièvement analysées, d'un rythme plus rapide que dans le reste des pays européens a abouti, de par son isolement, à une défaite.
Il. - Les masses ont déployé une activité révolutionnaire étonnante, qui a obligé la direction du parti stalinien, pour éviter le débordement et l'éclatement interieur, de nuancer sa ligne générale de compromis et de trahison par des manœuvres «gauchistes» plus ou moins compliquées.
Ill. — Le mouvement des masses a revêtu une forme démocratique par la mise en avant des revendications telles que l'abolition de la monarchie, la dissolution et le châtiment des forces réactionnaires, la démocratisation du régime politique. Cette forme est propre à la première étape de toute révolution qui se déroule dans des conditions politiques analogues à celles de la Grèce (monarchie, gouvernement Male na foote de faute aboutait mone. dictatorial parti révolutionnaire. sairement à l'amplification des objectifs et à l'épuration du mouvement par lui-même de toutes ses inconséquences, à la decouverte de son véritable caractère prolétarien et socialiste.
IV. - Les masses grecques, après quelques jours de lutte, ont vu se dresser en face d'elles toute la gamme des partis et des forces de la bourgeoisie, le « libéral » Sophoulis, « l'antimonarchiste » Plastiras, le « socialiste » Papaandréou, le « résistant » Damaskinos, les « démocrates » Sideris et Sophianoupoulos, le monarchiste Tsaldaris, le collaborateur fasciste Dertilis, le prétorien Zervas, tous soudes en un front unique, se défendaient contre l'assaut des masses et le « péril communistes ».
V. - Cependant, l'intervention brutale de l'impérialisme britannique a eu comme résultat de dévier l'activité des masses, principalement vers la lutte anti-impérialiste.
VI. - L'impérialisme britannique défendait en Grèce d'une part une position-clé de sa politique dans le Proche-Orient, et d'autre part ses intérêts économiques en Grèce (1).
VII. - La situation actuelle en Grèce est caractérisée par l'offensive de la contre-révolution, le recul et une certaine confusion des masses ayant subi le choc de l'impérialisme britannique et la trahison de leurs chefs.
Pour leur regroupement, les Bolchéviks-Léninistes grecs mettront en avant un programme d'action dont les points saillants seront les suivants:
Indépendance de la Grèce ; à la porte les troupes impérialistes britanniques qui soutiennent Plastiras ;
A bas la monarchie et la régence ;
Plébiscite et élections immédiates avec la participation des jeunes et des femmes, à partir de 18 ans ;
Dissolution et châtiment de l'E.D.E.S., des « Bataillons de sócurité », de la police et de la gendarmerie ;
Milice populaire. Tribunaux populaires ;
Reconstruction économique sur la base d'un plan élaboré par les syndicats et applique sous leur contróle, ainsi que sous le contrôle des comités d'enireprises, des comités de quartiers, des comités de ménageres, des comités de paysans pauvres ;
Nationalisation immédiate des banques, des grandes entreprises, des moyens de transport ;
Gouvernement ouvrier et paysan ;
Fraternisation et coopération économique avec les autres peuples balkaniques dans le cadre de la Fédération Socialiste Balkanique.
VIll. - La défaite subie par la première vague de la révolution grecque n'est pas décisive, étant donné l'évolution générale de la situation européenne et mondiale.
La révolution grecque reprendra sa marche, ranimée par la flamme de la révolution européenne et, en jonction avec elle, combattra, s'éduquera et vaincra.
(1) La dette nationale grecque contractée envers les banques de Londres s'élève à 100.000.000. de livres. Dans la seule année de 1930-1031, au moment de la plus grande dépression économique, le service de cette delte a absorbé la somme de 3.150.000.000 de drachmes sur le total de 9.970.000.000. de drachmes du budget.
Les banquiers anglais (Hubro et C° recevaient un interét annuel, extraordinairement élevé de 8,19%, garanti par les ressources des chemins de fer grees et de certains services d'utilité publique parmi les plus importants du pays.