Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › nouvelle série n° 11-12-13

Perspectives et tâches de la révolution européenne

Quatrième Internationale, nouvelle série n° 11-12-13 · septembre-novembre 1944 · p. 4-10 · 6 011 mots

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Nous publions ci-dessous la résolution adoptée par le plenum du Comité

National du SOCIALIST WORKER PARTY, section nord-américaine de la

Ne lonernationale, qui se réunit en Novembre 1943, un an après le X* Congrès

Les membres des sections européennes de la /V* Internationale ne manqueront pas de remarquer la coincidence frappante de la ligne générale de ce texte avee celle des résolutions de la Conférence Européenne de Février 1944.

Cela est encore une preuve de la solidité du programme de la /\° Internationale et des liens organiques qui unissent toutes ses sections dans leur pensée et dans lei action. E cours des événements mondiaux durant l'an passé peut être résumé en quatre principaux points d'une signification historique considérable. Ce sont : 1° La chute de Mussolini et l'écroulement du tascisme italien, donnant le signal du commencement de la révolution italienne, et par conséquent de la révolution européenne.

2" La prépondérance croissante des forces militaires anglo-américaines sur celles du camp axiste, qui a déjà dévoilé les aspirations de Wall-Street à remplacer l'Allemagne nazie comme maitre et oppresseur de l'Europe, et pleinement mis en relief le rôle contre-révolutionnaire de l'impérialisme américain sur l'arène mondiale.

3º Les victoires colossales de l'Armée Rouge.

4° La dissolution formelle du Komintern. Les leçons des événements italiens

Le tascisme italien qui, en 1922, se mit en marche pour renover le capitalisme italien chancelant sur les corps des ouvriers et des paysans révoltés, a été complétement épuisé en l'espace de deux décades. vantait de voir construire un nouvel Empire Le régime meurtrier, dont son chef 8e Romain, dura juste assez pour célébrer son

20% anniversaire. Les ouvriers et les paysans refusèrent purement et simplement de se battre, de travailler ou de ne sacrifier pour l'Etat fasciste, qui ne leur apporta qu'oppression. misère, famine et vaines promesses.

Les classes moyennes perdirent toute confiance en ces bandits bonapartistes corrom-

›us, incompetents et vaniteux, qut avaient a leur tete le saltimbanque Mussolini. Finalement, les classes dirigeantes, les capitalistes, les propriétaires terriens, l'Eglise, la Famille Royale, la caste militaire et une partie de sa propre de ren oser est le pent de se sauver eux-mêmes de la catastrophe complète.

Avec le peuple entier contre lui, l'Empire d'Afrique perdu, l'économie nationale en banqueroute et envisageant l'occupation par deux armées ennemies supérieures en nombre, « le ascisme, entin. tomba comme une pomme pourrie ». A cette épitaphe, le maréchal Bado. gio ajouta : « Pas la moindre résistance au changement ne fut tentée par un des 7.000.000 de membres appartenant au parti fasciste ».

Cet écroulement total du fascisme italien anéantit comme une bulle de savon toutes les théories prônées par les renégats du marxisme. à savoir que le fascisme est une nouvelle forme de société bureaucratique collectiviste, destinée à remplacer le capitalisme et à barrer la route au socialisme. Il est clair maintenant que ces théories prétentieuses représentaient. en réalité, une forme particulière de capitulation intellectuelle et d'adaptation au fascisme. L'expérience italienne a, une fois pour toutes, démontré que le fasciame est essentiellement l'instrument politique du capitalisme monopoleur dans son agonie finale.

La chute du fascisme en Italie est une | preuve tangible de la banqueroute de la domination bourgeoise. Toutes la répression, les prétentions et la démagogie de leurs mercenaires fascistes n'ont pas pu rendre le grand capital capable d'étouffer la lutte de classes et l'empêcher de se développer. Au contraire. sous le couvercle de fer du fascisme, les conflita sociaux engendrèrent assez de force explosive pour faire voler le régime en éclats.

Les événements d'Italie ont prouvé la vitalité indomptable de la classe ouvrière. Le taxcisme avait écrasé toutes les organisations de masse des travailleurs italiens: leurs syndicats, leurs coopératives, leurs partis. Il avait assassiné, emprisonné, exilé leurs meilleurs chefs, excommunié les idées révolutionnaires et interdit leur expression, enchainé ler ouvriers aux patrons par l'intermédiaire de l'Etat totalitaire. Il les avait isolés du reste du monde. Néanmoins, le prolétariat, vaincu et atomisé. rassembla graduellement ses forces, se redressa à nouveau et recommença sa lutte pour la liberté et le pain; il fit sortir de nouveaux chefs de ses rangs et se mit en mouyement pour régler ses comptes avec ses oppresseurs, à la première occasion favorable.

Mussolini signa sa condamnation à mort en entrainant le peuple italien dans l'aventure impérialiste de la deuxième guerre mondiale. Après trois années de tortures et d'horreurs, les masses commencèrent à se révolter. Les ouvriers et les paysans en uniforme refusèrent de se battre, désertèrent, battirent en retraite ou se rendirent. Des mois de mars 1943, des grèves éclatèrent dans les villes industrielles du Nord. Le régime fasciste était incapable de lutter contre la révolte. Le pouvoir commencait à glisser des doigis de Mussolini. D'autres grèves encore et des manifestation» pendant les mois suivants rendirent évident que la machine de guerre de Mussolini était en train de s'écrouler.

Terrifiées par la révolte montante du peuple. les désastres militaires, la banqueroute totale du fascisme et la perspective de linvanion du pays par les armées anglo-américaines. les classes possedantes, dirigées par a mo narchie et ses auxiliaires militaires, et inspirées par le Vatican, se hatèrent de renverser Mussolini et d'établir une dictature militairemonarchiste à la place du fascisme. Ces conspirateurs de palais esperatent, par un coup d'Etat opportun, éviter la révolution ouvrière.

Mais la chute de Mussolini provoqua les

'onséquences les plus inattendues et les plus ontradictoires. Au lieu de mater lesprit de rébellion, elle accrut énormément la volonté révolutionnaire et aiguillonna les masses pour des actions plus audacieuses encore. La nouvelle de la chute de Mussolini n'etait pas sitot répandue que les sentiments révolutionnaires du peuple se manifestèrent avec une force titanique. Le peuple se déversa dans les rues, manifestant sa joie sans arrêt ; il se mit à pourchasser la Vermine fasciste et à exhaler na rage sur elle : il ouvrit les prisons et libéra les détenus politiques, exultant dans la Joie de as liberté nouvellement reconquise. Il exigea la fin de la guerre. Des partis sortirent de terre, des syndicats se dressèrent, une presse libre fut établie, des conseils d'ouvriers et de paysans, organises, et la fraternisation commenca. Leg exilés, de retour dans leur pays, et les detenus politiques libérés reprirent leur place à la tête des masses. Par le fait d'une série de grèves puissantes, les ouvriers adressèrent leurs revendications au gouvernement de Badoglio.

Ces événements portent le caractère indubitable d'un véritable soulèvement révolutionnaire, au cours duquel les masses sont intervenues directement comme une force active et décisive dans la détermination des faits. Ce mouvement tumultueux menaçait de passer par-dessus la téte du Roi Victor-Emmanuel et de son maréchal, Badoglio, et de renverser leur nouveau gouvernement monarchiste-militaire, qui avait succédé au fascisme. Pour empêcher tout nouveau développement de la révolution, toutes les forces réactionnaires s'unirent contre les ouvriers et les paysans insurgés. Badoglio décréta la loi martiale, interdit les assemblées de plus de trois personnes, prit des mesures pour renvoyer les ouvriers à l'usine, tua et emprisonna les chefs, censura la presse, renouvelant toutes les pratiques de la dictature mussolinienne.

Tout en s'efforçant de mater la révolution pendant les premières semaines, Badoglio tit miroiter l'expoir de la paix devant le peuple italien exténué par la guerre. Il utilisa contre les ouvriers les forces militaires des nazis et du bloc anglo-américain, avec qui.il etait en train de négocier les conditions d'une collaboration. Badoglio et ses généraux laisserent les nazis occuper l'Italje du Nord, pendant que les avions anglo-americains bombardaient les centres révolutionnaires de Milan, Turin et Bologne. Les complots militaires - monarchistes

Ces complots contre la révolution étaient facilités et couverts par la politique de trans ton des socialistes, des staliniens et des par tis libéraux. Au lieu de soulever et d'organiser le peuple pour le renversement de la dictature de Badoglio et la création d'une République des Ouvriers et des Paysans, ces partis entravèrent la lutte des ouvriers, leur prèchèrent la confiance enver» le nouveau gouvernement et leur conseillèrent d'attendre que la paix et la liberté leur soient octroyées par la grâce du Roi et de Badoglio, alliés aux forces angloaméricaines. Cette combinaison de répression et de duperie rendit capable les ex-complices de Mussolini d'arrêter le développement de la révolution et de se réfugier, aussitôt qu'ils furent prêts, dans les bras des Alliés.

Après avoir ruiné le pays, les classes poRsédantes. complètement réactionnaires, ont aidé à convertir l'Italie en champ de bataille pour les camps impérialistes rivaux. Quels que soient leurs alliés du moment, les deux parties de la bourgeoisie divisée font cause commune avee les oppresseurs etrangers contre leur propre peuple. Pendant que Mussolini fait appel aux Italiens, les incitant à mourir pour la résurrection du fascisme et pour le nazisme, le Roi et Badoglio leur demandent de mourir pour l'impérialisme anglo-américain.

La conduite cynique des classes dirigeantes italiennes confirme la grande leçon politique donnée aux travailleurs par la bourgeoisie française après la chute de la III• République.

La classe capitaliste ne se soucie nullement de la démocratie, de l'indépendance nationale ou du bien-être des masses. Seuls l'intéressent ses profits, son pouvoir, ses privilèges et son droit de propriété. Chaque fois que leur supré matie politique et leurs intérêts sociaux et économiques sont menacés par le prolétariat, les classes possédantes sont capables des plus grands crimes contre le peuple et la nation.

Les ouvriers et paysans italiens ne peuvent trouver leur voie vers la paix et la liberte que seulement en arrachant le pouvoir politique et économique des mains des capitalistes et en s'immiscant avec leurs frères les ouvriers d'Europe dans une guerre pour le socialisme. Les combattants révolutionnaires d'Italie ont dejà accompli des actes immortels. Ils ont éé la force principale qui renversa Mussolini et son régime pourri. Leurs actions constituent un magnifique prologue à la revolution prolétarienne de l'Europe qui vient. Ils ont donné un nouvel espoir et un nouveau courage aux masses de toute l'Europe.

Les ouvriers italiens, isolés et pris entre les armées de deux camps impérialistes rivaux, ont cte temporairement réduits à la défensive. Ils n'ont pas eu le temps d'organiser leur propre parti marxiste. Et, en raison de cela, les leaders staliniens et réformistes traîtres ont eu les mains libres pour retenir et désorienter les masses. Les armées axistes et alliées s'efforcent maintenant, chacune à manière, d'achever d'étrangler la révolution.

En dépit de la trahison et de la répression sanglante, les ouvriers italiens continuent la lutte. Ils montrent par là que la révolution italienne vit toujours. La résistance des ouvriers, qui se poursuit sous des conditions adverses prédominantes, nous donne l'assuance qu'ils reprendront leur marche en avant à la première occasion favorable. La suite des événements depuis la chute de Mussolini a montré la connexion étroite qui existe entre la révolution italienne et la révolution européenne. L'évolution ultérieure de la révolution italienne est liée au développement de la révolution européenne et surtout de la révoIntion allemande. Les actions héroïques des ouvrierg italiens ont ranimé les sentiments et les idées révolutionnaires à travers le continent et ébranlé les regimes, de Madrid à Berlin et à Budapest. Le déroulement subséquent de la révolution dans les autres pavs ¡Eurone va à son tour donner une puissante impulsion nouvelle à la révolution italtenne, temporairement arrêtée.

Les événements d'Italie ont posé d'une façon elaire tous les grands problèmes de la révolution européenne. Ils ont confirmé les conclusions marxistes suivant lesquelles les seules forces révolutionnaires sont les ouvriers, alliés aux paysans. La seule révolution que la classe ouvrière peut et va mener est la révolution socialiste. La seule issue à la domination prolongée du capitalisme monopoleur est le Gouvernement Ouvrier et Paysan, basé sur les Conseils d'ouvriers, de soldats et de paysans. La démocratie bourgeoise

La décadence du capitalisme et l'acuité des conflits de classe ne permettent pas une autre longue période de démocratie bourgeoise à l'Europe dévastée par la guerre. Bien que des régimes démocratiques bourgeois intérimaires puissent être établis ça et la comme sous-produits de mouvements révolutionnaires nacheves, ils savereront, par leur nature nême, instables et de courte durée. Ils doivent disparaitre devant la conquéte du pouvoir par les ouvriers révolutionnaires ou la dictature militaire et policière de la contre-revolution capitaliste.

Le fait que les prémisses economiques d'une longue période de démocratie bourgeoise en Europe n'existent plus n'a pas mis fin au rôle que les démocrates bourgeois et petitsbourgeois peuvent jouer pour entraver l'avance de la révolution prolétarienne. Apres la chute du fascisme, le capitalisme tentera de gouverner au moyen des seules forces militaires, comme l'exemple de l'Italie l'a déjà démontré. Quand ce moyen s'avérera impuissant à maitriser les masses insurgées, les capitalistes indigènes, alliés aux impérialistes envahisseurs, mettront en avant leurs agents démocrates, social-réformistes et staliniens, qui s'elforceront d'étrangler la révolution par un nœud coulant "democratique". Quand tous autres moyens de défense s'émietteront. de defense s'émietteront les forces du capitalisme tâcheront de préserver leur dictature derrière la façade de formes démocratiques, en allant même jusqu'à la republique démocratique.

Ce stratagème de In bourgeoisie peut étre econdé par la renaissance d'illusions démo. cratiques dans des sections considérables des masses, surtout en l'absence de partis révolutionnaires. Sous de telles conditions, il est possible et même probable que dex partis traitres social-réformistes ou staliniens puis. sent jouer un rôle dirigeant pendant les premières étapes de la révolution. La victoire définitive de la révolution ne peut seulement être assurée que par la direction d'un parti révolutionnaire marxiste. La création de tels partis est la tache la plus importante de l'avant-garde prolétarienne en Europe. Au milieu des convulsions gigantesques qui vont ébranler la société européenne, cette tâche peut être accomplie dans un avenir très rapproché.

La vague révolutionnaire peut être si puissante qu'elle rende capables les ouvriers de prendre le pouvoir immédiatement apres la chute de la dictature fasciste. Par conséquent. il est nécessaire de lancer le mot d'ordre des Conseils d'ouvriers (Soviets) et de « Tout le pouvoir aux Conseils d'ouvriers » aussitôt que es masses commenceront à se mettre en moule régime fasciste fasciste ou contre tout autre dérivé de ce régime. tout le perois bondamental de dissipent po lutter contre l'illusion que les régimes democratiques bourgeois stables, qui ont perdu leur fondement matériel, peuvent être restaurés en Europe. Ils doivent mener une guerre irréconciliable contre les partis reformistes et staliniens et leurs perfides "Fronts Populaires", qui cherchent à limiter la lutte des ouvriers à ce programme utopique et réactionnaire. La IV Internationale a depuis longtemps prévu que cette question se poserait pendant les premières étapes de la chute du fascisme et a, en ce qui la concerne, une attitude claire.

Le programme adopté par la Conférence Constitutive de la IV• Internationale (1938) affirme que edes qu'il aura éclaté au grand jour, le mouvement revolutionnaire dans les pays fascistes wendra d'usend coupe extension gran- diose et, en aucun cas, ne s'arrétera à des tenta-| ductives, est depuis longtemps devenu une tives de fuire revivre quelque cadavre de Weimar.* Le même programme explique la valeur et la nécessité, aussi bien que les limitations et le caractère subordonne, des mots d'ordre démocratiques comme moyen de mobiliser les masses pour l'action révolutionnaire.

Pour gagner les masses, nous aurons be soin de nous lier à elles, telles que nous les trouvons, avec toutes leurs illusions. Notre tâche est facilitée par le fait que les revendications démocratiques ont, dans lEurope uctuelle, des implications révolutionnaires si la lutte pour elles est sérieusement menée, car les gouvernements bourgeois ne peuvent les matisfaire. Tout en se préventant devant les masser avec les mots d'ordre fondamentaux de « Etats-Unis Socialistes d'Europe » et de «Tout le pouvoir aux soviets », les trotskystes doivent se montrer en même temps les combattants les plus résolus pour les revendications démocratiques. Ces revendications démocratiques (liberté de la presse, liberté d'ansociation, ete...), seront en connexion avec les revendications transitoires, et le tout sera rattaché à nos mots d'ordre fondamentaux de « Etats-Unis Socialistes d'Europe » et de « Tout le pouvoir aux Soviets »-

La révolution prolétarienne peut commencer dans un pays, mais aucun pays de lEurope ne peut, par ses seuls moyens, sortir de la ruerre et de la crise catastrophique de la civi nation contemporaine. Une revolution victo rieuse dans un seul pays de lEurope quelqu il soit serait immédiatement contrainte à se défendre contre les attaques militaires des impérialistes et serait obligee de faire appel i laide prolétarienne internationale par des moyens révolutionnnires, Dans les luttes qui suivront, il ne sera pas possible de maintenir les frontières surannées et arbitraires des Etats nationaux existante et le prolétariat na aucun intérêt à essaver de le faire.

L'Etat national, qui, autrefois, fut l'arene historique du developpement des forces pro-

Le social-chauvinisme est l'adhésion à l'idée de la • défense de la patrie » dans la guerre actuelle.

De cette idée découlent la répudiation de la lutte des elasses pendant la guerre, les votes pour les budgets militaires, ete...

Pratiquement, les social-chauvins réalisent une politique bourgeoise anti-prolétarienne, parce que pratiquement ils insistent non pas sur la

« défense de la patrie• dans le sens de la lutte contre l'oppression d'une nation étrangère, mais sur le « droit » de l'une ou de l'autre des « grandes » nations de piller les colonies et d'opprimer les autres peuples.

G. ZINOVIEV et V. LÉNINE « Le Socialisme et la Guerre » (1915)

entrave pour elles. Le devoir hinorique irrémissible des peuples de l'Europe est la destruction révolutionnaire de lEtat national réactionnaire et la création des Etats Unis Socialiste» d'Europe. La paix, la sécurité et la prospérite peuvent etre assurees seulement uu moyen de l'unification economique-et de la collaboration des nutions libres de l'Europe. Seul le prolétariat révolutionnaire est la seule force capable d'accomplir ces tâches. Le mot d'ordre central de ses luttes est: « Les EtatsUnis Socialistes d'Europe ».

L'Europe, aujourd'hui Bous l'esclavage nazi, sera demain envahie par l'impérialisme anglo-américain. également pillard. Dans leurs eflorts pour remplacer les nazis comme maitres de l'Europe, les impérialistes alliés auront a subir eux-mèmes toutes les consequences de la situation qui a empêché Hitle le pacifier le continent. La haine des peuples européens contre leurs oppresseurs nazis se retournera demain, avec une vigueur accrue, contre l'impérialisme yankee. Le désir ardent des masses européennes de se débarrasser des envahisseurs et de conquérir la liberté nationale va nécessairement s'incorporer à leur lutte sociale contre les classes dominantes indigènes et leurs maîtres anglo-américains et donner une impulsion puissante à la révolution prolétarienne. La fraternisation entre les ouvriers européens et les soldats des forces occupantes deviendra une nécessité impérative our le comin qui mene vers la reportion mene vers la révolution socialiste en Europe.

Toutes les forces combinées du prolétariat européen seront requises pour organiser et diriger les peuples dans leur lutte révolutionnaire contre leurs oppresseurs. Le mot d'ordre des Etats-Unis Socialistes d'Europe va servir de puissant cri de ralliement contre les pins contre-révolutionnaires du bloc anglo-américain qui visent à coloniser, à exploiter et à démembrer le continent européen. Ce mot d'ordre va animer et guider les ouvriers eurobeens dans leur lutte pour le pouvoir. Pat l'intermédiaire de Etats-Unis Socialistes d'Europe. - et pas autrement, - ils vont réaliser l'unification économique, la solidarité fraternelle, le progrès culturel et social. C'est seulement sur cette base que l'Europe ruinée et atomisée pourra étre remise debout et atteindre des sommets nouveaux. Le rôle contre-révolutionnaire du capitalisme américain

La préponderance de la puissance américaine a commence à se manifester partout avec une force qui va croissant. ba puissance industrielle, financière et militaire des EtatsUnis est devenue le facteur décisifdans la lutte inter-impérialiste pour la domination mondiale.

Les manœuvres diplomatiques de Washington ainsi que ser actes politiques durant l'année qui vient de s'écouler ont servi à détruire le prétexte que cette guerre est menée pour défendre la démocratie contre le fascisme et pour propager les « Quatre Libertér» à travers le monde. Ils ont dévoilé le vrai caractère réactionnaire des objectifs de guerre de

Washington, dietes par la tendance du grand capital americain a la domination politique et économique du monde.

Le slogan de cla guerre pour la démocratie» a été considérablement discrédité des le début par l'inelusion du gouvernement de

Vargas et d'autres gouvernements despotiques les démonstrations d'amitie à Franco, le bourdans la coalition des " nations unies" : par reau du peuple espagnol, ainsi qu'au dictateur du Portugal Salazar : par les avances à Pétain et le patronage d'Otto de Habsbourg et de divers monarques européens en exil. Aujourd'hui, les relations avec Darian et Badogiio esquissent en termes précis la politique contre-revontionnaie et eg buts imperialistes du capitalisme anglo-américain.

Les rapports avec Darlan, le bourreau de Vichy et le collaborateur de Hitler, servirent à maintenir les relations avec l'Empire français et à assurer la collaboration avec les capitalistes français, les gouverneurs coloniaux et la caste militaire. L'ancien systéme d'oppression coloniale et de surexploitation reste inchangé sous de Gaulle comme sous Darlan et Giraud. Ni les indigènes d'Afrique, ni les ouvriers coloniaux français n'ont obtenu la démocratie par l'occupation américaine.

En Sicile, TAMGOT garda à leurs postes Tacistes, saier les petiontires et port pere tous les anciens fonctionnaires haïs. Il est interdit d'avoir une activité politique, La presse est contrôlée. « L/étiquette fasciste est enlevée, cable le reporter du «New-York Times », mais les mêmes hommes continuent a remplir les mêmes fonctions, » La politique alliée en Italie

Cette politique a été réalisée par l'accord avec le maréchal Badoglio et le roi VictorEmmanuel, qui ont soutenu le fascisme pendant plus de 20 ans et dont les seuls appuis sont les industriels, les banquiers et les gros proprietaires. Roosevelt et Churchill emploient leurs armees et leurs ressources pour soutenir cette dictature monarchiste-militaire, detestée des masses italiennes. Ils ne veulent pas que le peuple italien ait un gouvernement de son choix, de peur qu'un tel régime ne fasse des incursions dans la proprieté et le pouvoir capitalistes.

La politique poursuivie par les leaders alliés en Afrique du Nord, en Sicile et en Italie démontre que l'appui qu'ils prêtent aux forces ultra-réactionnaires n'est pas dû à des déviations accidentelles ni à des "nécessités militaires", mais découle d'un plan calculé d'avance qui est dicté par les intérêts et les besoins des impérialistes anglo-américains. Elle permet de prévoir quel sera le programme des Anglo-Américains pour l'Europe. Ceux-ci visent à imposer de nouvelles formes de servitude aux peuples européens. Ils se proposent d'écraser toutes les manifestations d'indépendance révolutionnaire des ouvriers et d'éta olir des dictatures militaires-monarchistes cléricales, sous la tutelle et l'hégémonie du grand capital anglo-américain. Ils ont conclu une alliance avec l'état-major mondial de la réaction et de l'obscurantisme, le Vatican, Pour parvenir à réaliser leurs plans contrerévolttionnaires.

Les Allies évitent d'encourager les mouvements populaires démocratiques de libération car ils craignent que ceux-ci ne donnent libre cours au pouvoir de la classe ouvrière et ne se dirigent vers la révolution socialiste. Roosevelt et Churchill comprennent qu'il n'est pas possible d'établir des gouvernements démocratiques capitalistes stables en Europe, à l'heure actuelle. Si elle a le champ libre, si elle obtient des droits démocratiques, la classe ouvrière européenne n'aura pas besoin de beaucoup de temps pour organiser ses partis révolutionnaires et pour renverser tous ses oppresseurs capitalistes. L'alternative, point de vue de Roosevelt-Churchill, est ou bien un gouvernement du type de Franco ou bien le spectre de la révolution socialiste.

La plus grande contribution des révolutionnaires américains à la lutte pour le socialisme en Europe consiste à dévoiler ces buta contre-révolutionnaires, lutter contre eux sans répit, soulever les travailleurs américains contre le programme réactionnaire da grand capital et éveiller leurs sentiments de solidarité envers leurs frères de classe dure. ment opprimés en Europe et dans le reste du monde. La signification des victoires soviétiques

La vitalité prodigieuse de la Révolution d'Octobre est démontrée d'une façon frappante

Rouge contre victorieuses à la dernière guerre, s'écroulèrent devant les armées d'invasion, l'Union Soviétique resta debout en dépit de défaites et de pertes sans précédent poussa l'assaut de la puissante machine de ruerre nazie. La force de résistance supérieure le FU.R.S.S. dérive essentiellement du fait que la révolution prolétarienne, qui a ete Ecrasée en France et en Italie, a été victorieuse dans l'Union Soviétique.

La volonté inébranlable de lutte et le moral élevé des armées et du peuple soviétiques ré. futent les assertions de ces déserteurs qui, se retranchant derrière les crimes de la bureaucratie stalinienne, ont abandonné l'Etat ouvrier à l'heure de son mortel péril. Ils considérérent l'Union Soviétique comme perdue au moment même où, malgré la bureaucratie stalinienne, l'Etat issu de la Révolution d'Octobre était sur le point de déployer des forces defensives sans précédent dans l'épreuve suprême sur le champ de bataille.

L'U.R.S.S., en vertu des bases sociales établies par la Révolution d'Octobre, reste encore un Etat ouvrier, en opposition fondamentale avec le monde impérialiste. Les réactions des Alliés devant les: succen soviétiques et leurs répercussions parmi les dirigeants capitalistes des pays voisins démontrent encore une fois que les imperialistes reconnaissent re fait. La nerspective de nouvelles avances le lArmée Rouge a terrifié plutôt qu'encouragé les alliés démocrates de Staline.

Le pacte récemment conclu à Moscou et basé sur un accord pour une action conjuguée contre la révolution européenne, n'a pas et ne pouvait pas éliminer l'antagonisme fondamental entro le système économique de l'Union Soviétique et le monde capitaliste. Le pacte de Staline avec Roosevelt et Churchill, contrerévolutionnaire en son essence comme le pacte précédent avec Hitler, ne sera pas plus durable. Ni l'asservissement de Staline à l'impérialisme, ni ses objectifs contre-révolutionnaires en Europe ne sauraient abolir cet antagonisme fondamental. A une étape ultérieure, les antagonismes latents éclateront en plein jour et, a moins que la révolution européenne n'intervienne ou que Staline ne fasse aux impérialistes des concessions qui changeront le caractère fondamental de Peconomie sovie tique, ils conduiront à des conflits armes entre rU.R S.S. et l'impérialisme anglo-américain. En s'unissant aux impérialistes anglo-americains contre la révolution européenne. Staline porte un coup mortel à lUnion Sovietique elle-même. La fausse politique de Staline

Le caractère énigmatique de la politique Staline, qui rend tellement perplexes les commentateurs bourgeois, s'explique par la porition contradictoire de la bureaucratie soviétique, qui mène sa politique nationaliste réactionnaire sur les bases sociales d'un Etat ouvrier dégénéré encerclé par l'impérialisme. Les perpectives nationalistes de Staline le poussent à négocier avec les impérialistes pour des concessions territoriales et strategiques sur la périphérie de IU.R.S.S., aux dépens de la trahison du prolétariat international. Les conséquences inévitables d'une telle politique de trahison ont été rendues évidentes par le pacte de Staline avec Hitler. L'allié de Staline, Hitler, n'avait pas sitot conjuis l'Europe occidentale qu'il lançait ses forces contre l'Union Sovietique.

Les Anglo-Américains, alliés de Staline, ne sauraient agir différemment. Quand ils auront acquis une position dominante sur le continent europen, ils seront obliges, comme Hitler, de chercher à encercler et a etrangler I'U.R.S.S. pour l'écraser et la démembrer, restaurer la propriété privée capitaliste et ouveir un large champ de ressources à l'exploitation impérialiste.

Staline a conscience de tous les périla qu'implique pour l'U.R.S.S. la conquete et la consolidation de l'Europe par les impérialistes Alemagne Sa politique cran gire peut sede corps déchiqueté de bler être momentanément efficace, mais seulement aussi longtemps que l'Europe est divisée entre les camps impérialistes en lutte, qui peuvent se neutraliser l'un l'autre et lui permettre de manœuvrer entre eux. Une victoire décisive de l'un des camps sur l'autre ne peut etre suivie que d'une guerre contre l'U.R.S.S.

L'Union Soviétique pourrait déjouer les plans impérialistes du camp de guerre angloaméricain et se mettre à l'abri des attaques en stimulant et en soutenant les soulèvements révolutionnaires des peuples de l'Europe. Mais la caste dirigeante de Moscou n'osera pas davantage suivre cette vole contre ses alliés présents qu'elle n'a osé le faire contre

Hitler. Une révolution prolétarienne victorieuse dans un grand pays européen raviverait et ranimerait la confiance des masses soviétiques en leurs propres forces, régénérerait la Révolution d'Octobre et liquiderait Podieuse clique du Kremlin,

La politique de Staline, en banqueroute complète, consiste à chercher une voie de compromis entre ces deux alternatives fondamentales:

1ª D'un côté, il lance les comités de l'*Allement les paris des pose dietet magne Libre" mouvements similaires comme contrepoids à l'influence anglo-américaine et jongle avec le programme déve-pérément réactionnaire qui consiste à reconstituer des régimes pseudodémocratiques sur une base capitaliste, avec une orientacion "amicale" vers TU.R.S.S.

2º De l'autre côté, il conclut dex accords avec le: impérialistes anglo-américains pour coopérer avec eux à l'asservissement de l Europe.

Mais les tentatives de Staline de trouver une solution moyenne sont vouées à l'échec. Ou bien la révolution socialiste va triompher d'un bout à l'autre de l'Europe ou bien le convictime et le vassal de Timpérialisme anglo américain. Ou l'Union Soviétique se sauvera en alliance avec le prolétariat européen victorieux ou elle sera éventellement condaise et derre aerative. pe rialistes. Il n'y a pas d'autre alternative. bureaucratie stalinienne est condamnée dans les deux cas. Ce n'est pas une "nouvelle" classe, comme les renégats et les philistins la dénomment, mais une caste parasitaire de nature transitoire. Il n'y a pas plus de solution pour les contradictions du stalinisme qu'il n'y en a pour celles de l'impérialisme.

Staline, exploitant le prestige rehaussé de l'Union Soviétique resultant des victoires de l'Armée Rouge, cherche à contrôler les mouvements populaires de l'Europe pour s'en servir dans ses marchandages avec les impérialistes et ensuite les trahir dés que les considérations nationalistes l'exigeraient.

La bureaucratie stalinienne est capable de toutes les trahisons envers le socialisme et le prolétariat international.

L'expérience passée en Espagne en particulier, ne laisse aucun doute que les staliniens, s'ils ont à faire face à des soulèvements de massen sur le continent européen, seront prêts à tendre les mains aux imperialistes et › entreprendre leur œuvre de bourreaux. Mais tenter une telle entreprise est une chose : la mener a bien en est une autre. Il y a une grande différence entre les conditions de la révolution espagnole et celles de la révolution européenne qui vient. Une révolution avant la guerre, dans un coin de l'Europe, pouvait etre isolée, étranglée et vendue au gré des manœuvres diplomatiques du Kremlin. Une révolution dans un pays, sortie de cette guerre, s'éten Jra rapidement par-dessus les frontières nationales et prendra des proportions vantes que le continent. Une telle révolution ne peut être entravée par aucune bureaucratie, la bureaucratie stalinienne incluse, ni terrassée en permanence par aucune puissance impérialiste, y compris l'impérialisme angloaméricain.

Ceux qui arrivent à des conclusions défai. tistes en ce qui concerne les perspectives de la victoire prolétarienne en Europe ignorent avant tout l'action révolutionnaire indépendante des masses et leur assignent un rôle purement passif, comme si la bureaucratie stali. nienne et les impérialistes anglo américains étaient deux bander de bouchers depecant un animal égorgé. Le devoir des combattants ré volutionnaires est de soulever les masses pour l'action indépendante sous leur propre dra- Keatoet non pande poule en propre dra passifs, sur les desseins de Staline et des impérialistes, et encore moins de considérer comme acquis le succès de ces desseins.

La puissance décisive en Europe, c'est le prolétariat révolutionnaire. C'est sur cette force sociale fondamentale que nous, trotskystes, mettons nos espoirs et basons notre pontique a travers tous les detours et les zigzags des diplomaties stalinienne et impérialiste. La fin du Komintern

La dissolution par Staline de l'Internationale Communiste met ofticiellement fin à la carrière d'une organisation ouvrière internationale qui, jadis, sous Lénine et Trotsky, était l'avant-garde du prolétariat mondial et l'espoir de tous les opprimés. L'histoire du Komintern depuis 1924 est une série d'échees et de capitulations. Les trahisons de la bureaucratie stalinienne ont inflige les plus désastreuses défaites à la classe ouvrière mondiale.

Les étapes successives dans le processus de la dégénérescence aprés la mort de Lénine comprennent : la promulgation pour la première fois, en 1924, de la théorie du socialisme dans un seul pays; la bureaucratisation du Komintern et de tous ses partis: l'expulsion de l'opposition bolekevique-leniniste, d'abord dans le parti russe, ensuite internationalement : la capitulation sans combat du Parti Communiste allemand, avec ses 600.000 membres et ses 6.000.000 d'électeurs, devant le fascisme de Hitler, en 1933 ; la trahison systématique du prolétariat mondial au profit de la politique diplomatique du Kremlin: le meur. tre des vieux boleheviks : l'assassinat de Trotsky : la trahison du prolétariat pendant la seconde guerre mondiale, qui fut livré à Hitler d'abord, puis à Roosevelt et à Churchill.

La cynique répudiation par Staline de l'internationalisme et de l'organisation prolétarienne internationale rend le plus grand service idéologique au capitalisme, qui vise à garder les ouvriers divisés sur des lignes nationales, a les duper et a les asservir par des Illusions et des préjuges nationalistes. La renonciation à l'internationalisme est la renon. ciation aux principes fondamentaux du socialisme scientifique. Depuis que le Manifeste Communiste de 1848 a proclamé « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous I», le mouvement marxiste a enseigné que l'émancipation des ouvriers ne pouvait être réalisée que par leur action commune sur une échelle interna. tionale. La I'. la Il et la III Internationales ont été toutes trois organisées à l'origine pour consolider l'union de classe des travailleurs sur un plan mondial, pour la lutte contre le système capitaliste et l'avènement du socialisme.

La III Internationale est née des expériences de la guerre mondiale de 1914-18. Dés le premier jour de sa création, elle enseigna la nécessité de la solidarité internationale et combattit toutes les variétés de particularisme national. Maintenant, un quart de siecle plus tard, quand la banqueroute du capitalisme et de son système d'Etats nationaux sont parvenus à la phase finale de leur développement,

Staline et sa bande de traitres affirment aux ouvriers qu'il n'y a pas besoin de coopération ni d'organisation internationales.

L'enterrement formel du Komintern, 10 ans après qu'il eut cessé d'exister comme force révolutionnaire, ne signifie pas que les staliniens cesseront d'intervenir dans le mouvement ouvrier mondial. Les staliniens conservent encore leurs organisations, leur appareil du Guépéou et ses ramifications et restent comme toujours les agents cyniques de la politique étrangère du Kremlin. Les événements d'Italie ont montré la capacité des staliniens à faire dévier la lutte des ouvriers, démoralisant et trahissant la classe ouvrière, La lutte

'ontre la politique lausse des serviteurs dege cres du Kremlin reste une des taches les plus importantes de l'avant-garde révolutionnaire, en Europe et dans le resie du monde. Le triomphe de la /Ve Internationale

La III• Internationale, qui a été enterrée par Staline dans la honte et la disgrâce, nous a laisse neanmoins les plus grands trésors pour l'avenir. Ses fondateurs, Lénine et Trots-

V, nous appartiennent. Leurs enseignements, leur exemple, leurs traditions sont à nous. L'histoire de la longue lutte intérieure de Trotsky, de ses camarades et de ses disciples depuis 1923 constitue la littérature de base avec laquelle la nouvelle génération qui est destinée à diriger la révolution sera entrain. e et éduquée.

Les quatre premiers congrès du Komintern produit des documents qui forment programme fondamental de la IV• Internationale. C'est de la III• Internationale, longtemps avant qu'elle ne fut morte et enterrée, que sortirent les cadres initiateurs de la IV• Internationale. La IV• Internationale est la contribution maitresse de Trotsky à la lutte libératrice de la classe ouvrière mondiale. La IV• Internationale repose sur la base de granit du marxisme intégral, dépourvu de falsifications. Trotsky incorpora dans son programme toutes les grandes leçons de la période post-leniniste et munit l'avant-garde révolutionnaire des armes idéologiques indispensables pour la lutte pour le pouvoir.

La IV Internationale, seule, continue les traditions progressives der deux premières Internationales et l'œuvre du Komintern dans ses premières années. L'épreuve critique de la guerre a detruit tous les autres groupements internationaux, excepté la IV• Internationale. Rien ni personne ne peut dissoudre cette Internationale, héritière de l'Internationale Com. muniste de Lénine et de Trotskv. Aujourd'hui, ils existent dans tous les pays tants. Ils sont liés ensemble par des principes et un but communs. Leurs idées sont correctes. leur programme représente une necessite historique leur victoire est assurée.

Sous le drapeau de la IV• Internationale, Parti Mondial de la Révolution Socialiste, les ouvrierg et les peuples coloniaux vont se libérer du capitalisme. du fascisme et de la guerre et créer la société socialiste de la paix, le la liberté et de l'abondance pour l'huma. nité entière.

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