Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › 3e série n° 8

Leçons de Pologne

Quatrième Internationale, 3e série n° 8 · avril-mai-juin 1982 · p. 3-10 · 3 001 mots

Texte lu par machine sur le scan (relu en 2026 colonne par colonne) : il peut contenir des fautes de lecture. Pour citer, reportez-vous au scan de la page.

Dix-huit mois de crise politique aiguë en Pologne — de juillet 1980 au 13 décembre 1981 — ont confirmé avec éclat que nous vivons une époque de révolution à l'échelle mondiale. Les sceptiques et les cyniques ont beau l'enterrer, en proclamer la fin «definitive», en déclarer clos le cycle qui aurait commencé avec la révolution française. La révolution renaît périodiquement de ses cendres et se redresse, plus puissante, plus impressionnante, plus massive que jamais. Coupez-lui sept têtes, et il y a une huitième qui repousse.

Par son souffle, la participation de plus de dix millions de salariasse a et linedes d'inseetes, des pales ans, la avainsi av salariés, d'étudiants, d'intellectuels, de paysans, la révolution leçon que les marxistes révolutionnaires avaient déjà tirée de mai 68 en France et de «l'automne chaud» de 1969 en Italie. Vu tout ce qui s'est passé dans le champ économique et social au cours de toute l'époque d'après-guerre, les révolutions d'aujourd'hui et de demain seront plus vastes, plus populaires, plus audacieuses, mobiliseront plus de gens, poseront des questions plus radicales, que toutes les révolutions passées.

Celui qui en doute encore, malgré mai 68, malgré la révolution polonaise, en sera pour ses frais.

Si notre époque est une époque de révolution et non pas une époque de réformes (comme le fut incontestablement la période allant de la révolution de 1848 à la première guerre mondiale, pour laquelle la Commune de Paris fut l'exception et non la règle), ce n'est parce que les «agitateurs» vont trop loin, parce que les «radicaux» exagèrent ou que les foules se laissent «égarer» par des démagogues (il est intéressant de noter que cette interprétation des événements de Pologne est partagée par les staliniens de service et par les idéologues de la social-démocratie allemande et autrichienne, voire britannique). C'est parce que les contradictions sociales et politiques sont exacerbées à l'échelle historique, c'est parce que les systèmes contestés par les masses (le système impérialiste à l'échelle internationale ; le mode de production capitaliste dans les pays où il subsiste ; le monopole de pouvoir de la bureaucratie dans les Etats ouvriers où il est établi) ne disposent plus des ressources, des réserves et donc de la souplesse de manœuvres nécessaires pour éviter les explosions.

Historiquement, c'est toujours l'échec du réformisme qui provoque le dilemme : révolution ou contre-révolution. Ce n'est pas l'éclatement des révolutions qui empêche la réalisation des réformes. Ce n'est pas parce que les travailleurs polonais sont allés trop loin que le «renouveau démocratique» (c'est-à-dire l'autoréforme de la bureaucratie) a échoué. C'est parce que le «renouveau démocratique» s'est avéré une utopie et une illusion dans la réalité quotidienne que les masses polonaises en ont si rapidement et si largement débordé le cadre.

II Notre époque n'est pas seulement l'époque des révolutions ; elle est l'époque des révolutions et des contre-révolutions. Le projet de maintenir en équilibre, pendant une période prolongée, deux pouvoirs potentiels qui se font face, est totalement irréaliste. La faiblesse principale de Solidarnose n'a pas été, comme le proclament les bonnes âmes en Occident et les avocats honteux du coup d'état de Jaruzelski en Pologne, de s'être progressivement opposé au POUP, c'est-à-dire à la bureaucratie, sur le terrain politique. Sa faiblesse principale a été au contraire celle de ne pas avoir posé clairement, nettement et de manière explicite la question de l'exercice du pouvoir, de ne pas s'être donné les moyens organisationnels, institutionnels et idéologiques pour la résoudre.

L'expérience polonaise confirme jusqu'à quel point Trotsky avait raison, au sens profond du terme, avec des décennies d'anticipation, d'avoir posé l'inévitabilité d'une révolution politique antibureaucratique en URSS (et la conclusion s'applique évidemment à toutes les sociétés postcapitalistes où une bureaucratie privilégiée a usurpé le pouvoir). Il est clair pour quiconque n'est pas aveugle, après l'expérience de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie, de la Chine, de la Pologne, que cette bureaucratie n'abdiquera jamais passivement ni pacifiquement, n'abandonnera jamais de son propre gré l'exercice du pouvoir. Elle doit en être chassée.

Elle peut biaiser, reculer, manœuvrer, donner le change. Mais elle se cramponne avec l'énergie du désespoir aux centres réels du pouvoir politique : les centres de télécommunication, l'appareil de répression, l'appareil de renseignement. Quand elle ne peut pas faire autrement, elle peut même tolérer des manifestations de centaines de milliers de personnes. Mais regardez opérer parmi ces manifestants les mouchards qui sortent discrétement carnets et appareils de photo, qui notent les noms, fixent les identités, mettent à jour l'ordinateur de la répression. Laissez-les faire, et vous aurez un 13 décembre, et c'en sera fini de la liberté de manifester.

Pour empêcher le 13 décembre, il faut qu'un nouveau pouvoir politique élimine l'ancien. Au point culminant des mobilisations de masse, cela peut se faire à des frais très réduits. Si on ne le fait pas, le coût sera terrible.

Comme en Espagne, comme au Chili, ce dont les masses ont souffert en Pologne, ce n'est pas d'un excès de radicalisme, c'est d'un excès de générosité et de crédulité dans la bonne foi de l'adversaire. Derrière les grands discours sur la reconciliation nationale, derrière les grands serments sur l'inévitable entente et les compromis indispensables, il y avait le traquenard : la préparation froide, calculée, sans scrupules, et de longue date, du coup de force répressif. Les leçons du 13 décembre confirment les «Leçons d'octobre». Lorsque les contradictions sont insurmontables, et fant aie, en inévitable, lors due prendre et cante ere minere centralisée, de déclencher l'offensive décisive pour s'emparer des centres d'exercice du pouvoir pour désintégrer, paralyser, retourner les forces armées de l'adversaire, qui décide de l'issue. Aux calomniateurs qui affirment avec effronterie que la victoire de Solidarnose aurait fait, à ceux qui disent que la question du pouvoir ne pouvait pas être posée, vu la situation internationale de la Pologne, et que le Kremlin n'aurait jamais toléré un pouvoir démocratique et authentiquement représentatif des masses laborieuses en Pologne, nous répondons que la question du pouvoir était de toute manière posée, ne fût-ce que de manière négative, par la nature même du mouvement impétueux des masses. Car la bureaucratie, tant polonaise que soviétique, ne pouvait jamais tolérer non plus la dualité de pouvoir qui existait effectivement dans le pays depuis l'automne 1980.

La bureaucratie ne peut conserver son pouvoir et ses privilèges que si les travailleurs sont atomisés, passifs, dépolitisés, c'est-à-dire si elle détient le monopole de pouvoir. C'est précisément parce qu'elle n'est pas une classe dominante qu'elle est incapable de faire les concessions politiques durables qu'une classe dominante peut faire, forte des racines socio-économiques de son pouvoir. La bureaucratie polonaise et soviétique ne pouvait tolérer ni un syndicat de masse authentique et autogéré, ni le droit de grève et de manifestation exercé par ce syndicat, ni l'abolition de la censure, ni la presse syndicale libre, ni l'accès des travailleurs à la radio-télévision (la messe à la télévision, cela elle peut le tolérer et elle le tolère !).

C'était donc l'ensemble des conquêtes de juillet-août 1980 que la bureaucratie devait remettre en question, dont elle n'avait fait que feindre l'acceptation temporairement. Le choix devant les travailleurs polonais et Solidarnose n'était donc pas celui entre des conquêtes partielles et «l'aventure» de poser la question du pouvoir. Ce n'était pas non plus le choix entre «la révolution auto-limitée» (comme le disait Kuron) ou la révolution tout court. C'était le choix entre la perte de toutes les conquêtes d'été 1980 par un repli continuel, ou l'offensive audacieuse vers le pouvoir. L'affrontement, l'épreuve de force, étaient de toute manière inévitables.

Aux calomniateurs qui affirment avec effronterie que la victoire de Solidarnose aurait fait passer le pouvoir à la bourgeoisie (polonaise ? laquelle ? internationale ? par quel truchement concret, dans un pays qui n'a même pas de frontières communes avec un Etat bourgeois ?), nous répondons en proclamant le rôle légitimement dirigeant de la classe ouvrière.

La victoire de la révolution politique aurait permis l'exercice du pouvoir par la classe ouvrière dans son ensemble. Celui qui identifie pouvoir exercé par la classe ouvrière, trente-trois ans après l'abolition du capitalisme, avec pouvoir de la bourgeoisie, ne remet pas seulement en question la légitimité de la révolution politique antibureaucratique. Il remet en question la légitimité de la révolution d'octobre, du marxisme et du socialisme tout court. A ce propos également, les véritables anti-communistes, les véritables pourvoyeurs de la réaction anti-ouvrière et anti-marxiste, sont les misérables auteurs du coup d'état du 13 décembre et leurs suppôts au Kremlin, non les ouvriers de Solidarnosc. Révolution et contre-révolution en Pologne ont confirmé avec non moins d'éclat la centralité de la classe ouvrière dans tout grand bouleversement politique conporain qui éclate dans un pays industriellement avancé. Que n'a-t-on épilogué sur les travailleurs de l'Est qui auraient le régime qu'ils recherchent et qu'ils méritent

(voir la littérature d'Alexandre Zinoviev pour l'URSS, constituant le pendant des thèses d'André Gorz pour l'Occident). En fait, les travailleurs polonais ont fait preuve d'une audace, d'une capacité d'initiative, d'un sens tactique massif, dont on ne connaît pas d'égal sinon à l'époque de la révolution russe, et encore !

La centralité de la classe ouvrière doit avoir des assises matérielles solides, sinon elle reste, dans le meilleur cas, embryonnaire et symbolique. Mais là où, comme en Pologne, cette assise matérielle existe, là où les salariés constituent la grande majorité de la population active, où leur niveau de qualification et de culture dépasse celui des pays occidentaux d'avant la première, voire d'avant la deuxième guerre mondiale, leur capacité d'auto-organisation et d'auto-gestion atteint des niveaux absolument nouveaux.

Qui dit centralité de la classe ouvrière dit centralité des formes d'organisation et de lutte propres au prolétariat, avant tout au prolétariat industriel. Grève, grève de masse, grève générale, grève active, conseils ouvriers, pouvoir centralisé de la classe ouvrière : telle est la marche classique des révolutions prolétariennes, c'est-à-dire des révolutions dont les salariés sont les protagonistes essentiels. Et s'il y a une autre leçon à tirer des événements de Pologne, c'est que la révolution politique antibureaucratique aura toutes les formes d'une révolution prolétarienne classique dans les Etats ouvriers bureaucratisées déjà amplement industrialisés.

IV

Mais centralité de la classe ouvrière, cette notion fait aussi référence à des rapports de force particuliers entre la masse ouvrière et la couche bureaucratique qui la chapeaute et l'étouffe.

Les événements de Pologne confirment que la bureaucratie n'est pas une classe, que ses assises sociales, sans être nulles, sont sans commune mesure avec celles d'une classe possédante ; qu'elle ne gouverne généralement qu'en fonction de la passivité et de l'atomisation de la classe ouvrière, et non en fonction d'un quelconque pouvoir intrinsèque qui lui serait propre. Au lendemain immédiat du 13 décembre, tels des lapins hypnotisés par le cobra, maint idéologue «de gauche» en Occident se lamentait à propos de la prétendue toute-puissance de l'armée que Jaruzelski aurait, une fois de plus, démontrée. A ce propos également, l'instinct des travailleurs polonais était bien plus sûr. Certes, pour empêcher le 13 décembre, il aurait fallu accorder - et à temps ! - toute l'importance à la critique des armes que celle-ci mérite au cours d'une authentique révolution. Pour passer d'une situation de dualité de pouvoir à celle de la prise du pouvoir, l'ennemi doit être désarmé (il peut d'ailleurs l'être par des moyens essentiellement politiques, tel que Trotsky les pratiqua à Pétrograd). Mais pour passer d'une contestation à une consolidation du pouvoir de la bureaucratie, la passe d'armes du 13 décembre et ses retombées ne suffisent guère. L'apathie n'est pas le produit automatique de la présence de blindés dans la rue. De nombreux despotes l'ont appris à leurs dépens, tout au long du 20e siècle. La dictature bureaucratique est en train de l'apprendre en Pologne.

La pire défaite pour la classe ouvrière, c'est la perte de confiance en elle-même, en son destin historique, en sa capacité de s'émanciper de toute tutelle oppressive et aliénante. Cette défaite-là, la bureaucratie de Moscou et de Varsovie a été incapable à l'infliger jusqu'ici au prolétariat polonais.

Celui-ci a subi une défaite grave. Il a perdu les organisations de masse autonomes qu'il s'était librement données. Il doit se replier sur des organisations clandestines ou semi-clandestines, pour le moment beaucoup plus réduites. Il a perdu le droit de grève, la liberté de sa presse, la liberté de manifester. Mais il n'a pas perdu la capacité de réagir, de s'organiser, de résister. Devant le marasme économique qui perdure, et que «l'aide» conjointe de la bureaucratie du Kremlin et des banquiers occidentaux traduisent en véritable saignée d'austérité pour les masses, la résistance s'organise, s'articule, reprend son souffle. Paradoxalement, alors que la bureaucratie avait son plan (le coup de force contrerévolution) devant la montée de la révolution, elle est politiquement plus désarmée devant la situation actuelle qu'elle a elle-même provoquée.

Dans ce sens, les plaidoyers pour que la résistance cesse en échange d'une levée de l'état de siège ne sont pas pure manœuvre. Ils traduisent un désarroi, une impasse politiques réels. Les baïonnettes et les blindés peuvent réaliser pas mal de choses. Mais dans une Pologne qui n'est justement pas le Chili, économiquement et socialement, où il n'y a pas une classe possédante au pouvoir, où il n'y a pas de «marché du travail», baïonnettes et blindés ne peuvent pas obliger les travailleurs à produire normalement, comme si rien n'était arrivé. La baisse brutale des salaires réels aura encore moins d'effets à ce propos : elle n'est pas le plus efficace des soins d's fres à is. Le Rads eme noise les teme de fusicace des cherché à noyer la contestation politique dans une «société de consommation» modelée sur l'Occident. Mais ce qui est à l'ordre du jour en Pologne, ce n'est pas la «société de consommation» mais l'austérité sans phrases. Celle-ci nourrit la contestation. Elle nourrit la conviction des travailleurs que sous leur propre direction, l'économie marcherait bien mieux que sous la gestion bureaucratique. Elle nourrit ainsi le second souffle de la révolution politique.

Les calomniateurs staliniens diront que nous poussons à la confrontation irresponsable, donc à la guerre civile, voire à l'intervention de l'armée soviétique. En réalité, c'est la bureaucratie qui a systématiquement multiplié les provocations contre un mouvement de masse essentiellement pacifique, démocratique, respectant la lettre de la constitution de la Pologne. Ce sont encore les bureaucrates staliniens qui aujourd'hui poussent délibérément la jeunesse révoltée au terrorisme désespéré et condamnable. Ils veulent en réalité éviter ce qui constituerait pour eux un danger mortel : transformer des milliers d'usines et d'entreprises en des milliers de forteresses de Solidarnosc, imprenables, insaisissables, invincibles, parce que regroupant par une organisation à la base la majorite des travailleurs qui y sont occupés. Si les travailleurs polonais trouvent la force et l'esprit d'initiative pour réaliser cette organisation, Jaruzelski et ses suppôts s'y casseront les dents.

V Si la révolution polonaise a confirmé l'immense richesse d'un mouvement de masse spontané de millions de salariés, à haut niveau de culture et de qualification, elle en a également confirmé les limites inévitables. Par lui-même, y compris ses formes d'autoorganisation élémentaires, pareil mouvement spontané ne peut pas triompher à la longue contre un ennemi hautement organisé, épiant toutes ses faiblesses, attendant le premier retournement de la situation pour frapper par traîtrise, et pour frapper dur et fort. Sans une centralisation des masses opposée à la centralisation de la bureaucratie, sans une organisation centralisée des masses à l'appareil de répression de la bureaucratie, sans des initiatives politiques, y compris à l'égard de l'armée, en d'autres termes sans une avant-garde révolutionnaire et un parti révolutionnaire, l'épreuve de la confrontation inévitable ne pouvait pas être gagnée. La question se posait en effet à deux niveaux : celui de l'autorévolutionnaire. L'auto-organisation des masses n'avait pas encore organisation des masses, celui de l'organisation de leur direction atteint un stade de centralisation suffisante à l'échelle nationale. Il n'y avait que l'organisation nationale de Solidarnosc ; elle était de plus en plus insuffisante pour faire face, à elle seule, aux nécessités de l'heure.

Or, le fait qu'il existait pas de réseau généralisé des conseils ouvriers et populaires et qu'aucune instance nationale de centralisation n'a été mise sur pied, a représenté l'obstacle majeur à la réalisation de la grève active à l'échelle nationale, à faire apparaître aux yeux des larges masses une force effectivement capable d'opposer un contre-projet d'autogestion et de démocratie ouvrière à la réforme économique de la bureaucratie. La désynchronisation entre le mouvement de centralisation du contre-pouvoir ouvrier et la préparation de la contre-révolution politique de la bureaucratie a été la cause fondamentale de la défaite du 13 décembre.

Mais cette désynchronisation n'est elle-même pas tombée du ciel. Elle n'est pas que le résultat des difficultés objectives. Elle est aussi le produit des hésitations, des retards de la conscience, des illusions réformistes au sein de la direction de Solidarnose elle-même. Un processus de différenciation idéologique et politique était en cours au sein de cette direction nationale, régionale, locale, au niveau des entreprises. Pareille différenciation est inévitable au cours d'une authentique révolution, comme elle est d'ailleurs inévitable au cours de tout grand combat de masse. Les éléments les plus lucides, les plus courageux, les plus résolus, s'y distinguent des autres et se regroupent. C'est ce qui était en train de se produire en Pologne, mais lentement, trop lentement.

S'ils veulent éviter de repartir de zéro, et surmonter les limites et les contradictions que nous avons analysées, ceux qui ont été les protagonistes des grands mouvements de 1980-1981, doivent tôt ou tard assimiler les leçons fondamentales du passé et des autres détachements de la classe ouvrière mondiale, faire leur jonction avec la tradition et l'acquis programmatique du marxisme seraisinine, le représen internationale ondes raciale «parti» un petit noyau de militants extérieurs au mouvement réel, c'est évidemment ridicule, et cela ne change rien à la marche des événements. Mais œuvrer sans relâche pour que l'avant-garde réelle, celle qui dirige effectivement l'aile marchante du mouvement de masse, effectue cette fusion, cela n'a rien à voir avec l'autoproclamation. C'est une condition indispensable à la victoire du mouvement lui-même. Cela aussi appartient aux leçons de Pologne, et c'en est certainement pas la moins importante.

5 mars 1982 Quatrième Internationale

Une erreur sur cette page ?