Dans les numéros 554/55 et 556 de la Vérité, revue de l'OCI, les lambertistes tentent d'utiliser les armes de la théorie marxiste pour défendre leur thèse de la stagnation des forces productives, et répondre soit aux critiques d'Ernest
Mandel, soit à celles formulées par Henri Weber dans sa brochure « Qu'estce-que l'AJS ? »-
Passons sur la quantité absolument étonnante d'injures grossières dont l'utili sation doit probablement donner l'illusion aux auteurs de l'article, qu'ils sont de brillants (? ) et spirituels (? ) polémistes.
Venons-en à l'essentiel.
Nous tenterons de faire le point sur le problème, et à partir de là de montrer les profondes erreurs et confusions des camarades lambertistes, auteurs de l'article.
arucie.
- Dans le capitalisme, dit de libre-concurrence, tel qu'il fonctionne jusqu'au début du XXème siècle, existe une tendance à accumuler le capital. Elle se manifeste, pour les capitalistes individuels, sous la forme d'une contrainte : sous la pression de la lutte des classes et de la concurrence inter-capitaliste, les capitalistes sont contraints de transformer une partie de la plus-value en capital nouveau.
- L'existence de cette ten2 dance a accumuler, suscite ellemême l'existence d'une tendance au développement des forces productives, c'est-à-dire au développement de la productivité du travail (1).
- Certes, dès 1848-1850, 3
Marx affirmait que les rapports de production capitaliste étaient devenus un frein au développement des forces productives, voulant signifier par là que la prise du pouvoir par les travailleurs susciterait un développement plus rapide et qualitativement différent des forces productives.
Mais il n'en reste pas moins que jusqu'à la lère guerre mondiale, la tendance au développement des forces productives se manifeste dans la réalité : ce développement, même s'il est faible par rapport à ce qui serait possible, et même s'il est périodiquement interrompu lors des crises de surproduction, n'en est pas moins sans précédent dans l'histoire des sociétés humaines, et général à l'ensemble des pays d'Europe occidentale et Etats-Unis.
- Le développement des 4 forces productives n'est pas simplement le produit de l'activité humaine en général. Il faut le situer dans le cadre de rapports de production donnés. C'est pourquoi l'essor des forces productives n'est pas « progressiste » par nature, ne s'assimile pas purement et simplement à un progrès pour l'humanité. En même temps qu'il représente, d'un certain point de vue, une source potentielle d'émancipation de l'humanité, cet essor contribue, de pas les rapports de production capitalistes, accroître l'exploitation (plus-value relative et plus-value absolue), de sorte que les potentialités libératrices qu'il contient sont masquées. 5 - Les staliniens, eux, sombrent dans le scientisme et le positivisme, en faisant de la science et du développement des forces productives des catégories propres, et dont la caractère progressiste par nature n'est pas altéré par les rapports deproduction capita listes.
Certes, ils dénoncent les aspects les plus spectaculaires dy l'utilisation que la bourgeoisie peut faire des découvertes techniques, dans le domaine militaire notamment, mais, dans l'ensemble, pour eux, le progrès technique a, par nature, un contenu progressiste : ils en arrivent done à négliger l'étude de l'enrôlement de l'activité scientifique au service du capital. monopoles, monopoles, tel qu'il fonctionne - Dans le capitalisme de depuis la première guerre mondiale, tout ce que nous avons dit jusqu'à présent demeure vrai :
- il existe une tendance à accumuler, même si elle prend des formes différentes qu'auparavant, en liaison avec les formes nouvelles de la concurrence ;
- cette tendance à accumuler suscite une tendance au dévelopement des forces productives ;
- le développement des forces productives, en même temps qu'il représente une source potentielle d'émancipation de l'humanité, contribue, de par les rapports de production capitalistes qu'il reproduit, à accroître l'exploitation.
- Une caractéristique nou7 velle, cependant, apparaît avec le capitalisme de monopole. Le monopole, comme le note Lénine, • engendre inéluctablement une tendance à la stagnation, et à la putréfaction », qui se manifeste, notamment, par la possibilité de * freiner artificiellement le progrès technique » (3). La tendance à accumuler exist toujours, mais à côté d'elle apparaît une tendance à freiner l'accumulation, qui suscite une tendance à la stagnation des forces productives.
- De façon plus générale, s'ouvre, avec la première guerre mondiale, la période nouvelle de la crise générale du capitalisme.
Cette crise se manifeste, sur le plan économique, notamment par l'existence de cette tendance à la stagnation, qui devient l'une des qui caractéristiques du capitalisme, et qui l'est, bien entendu, toujours. La période qui s'ouvre est unepériode de « réaction sur toute la ligne, quel que soit le régime politique » (4), une période où il n'y a plus de prémisses économiques insurmontables à la révolution prolétarienne, y compris dans les pays arriérés. Cela ne signifie pas que tous les pays soient également prêts à faire cette révolution, mais qu'il n'y a pas de conditions objectives à attendre ni même à susciter avant de préparer le prolétariat à ses tâches historiques. L'alternative socialisme ou barbarie n'est pas une perspective catastrophiste, mais la compréhension de 52 la tendance fondamentale de l'époque qui s'ouvre en 1914, et qui ne dure encore de nos jours qu'en raison du retard historique de la révolution. Elle signifie que la tâche urgente de l'époque est la préparation du prolétariat à la résolution des contradictions dans lesquelles le capitalisme pourrit.
- Cette tendance à la stagnation des forces productives, qui existe en permanence dans le capitalisme de monopole, ne se manifeste pas cependant automatiquement dan la réalité. Dans le capitalisme de monopole, des forces poussent conjointement au développement et à la stagnation des forces productives. Selon que l'une ou l'autre de ces forces l'emporte, les forces productives, dans la réalité, vont se développer ou stagner.
• Elles peuvent stagner : c'est 10%0 situation des années 1930-1940. Les capitalistes choisissent la sécurité, ils passent des accords de non-agression entre eux, ils tentent d'accroître leurs taux de profit en freinant la production. Les monopoles suppriment ou retardent l'application des inventions techniques. La productivité du travail n'avance pas ou peu. Le système capitaliste n'est plus capable de se développer en bloc, de connaître un développement « organique ». Les forces productives stagnent. Certains ont pu croire alors que le capitalisme était mécaniquement condamné. Mais cette situation ne faisait qu'ouvrir le choix entre socialisme ou barbarie. Le dévoiement des luttes ouvrières par les directions réformistes et stalinienne permet à la bourgeoisie de mettre en œuvre ses solutions provisoires à ses contradictions économiques: le fascisme, l'accumulation massive dans les secteurs d'armement, l'intervention croissante de l'Etat, la compréhension enfin par les franges les plus dynamiques de la bourgeoisie qu'il lui fallait dépasser le cadre des accords stables, et relancer la concurrence.
- C'est dans ces conditions guerre mondiale, et suite au refoulement de la vague révolutionnaire qui déferla sur l'Europe, refoulement lié à la trahison des directions staliniennes, les forces poussant au développement des forces productives vont l'emporter : c'est le développement des forces productives qui apparaîtra dans la réalité. La productivité du travail croît de façon spectaculaire. Mais ce développement ne signifie pas la disparition de la tendance à la stagnation : les facteurs qui expliquent la stagnation des forces productives et de la productivité du travail ne disparaissent pas ; ils sont simplement, pour un temps, dominés par les facteurs qui incitent au développement. Ils ne signifient pas non plus que l'on n'est plus à l'époque des crises et des révolutions. Le carcan du capitalisme mondial ne laisse encore se développer les forces productives qu'au prix de la fabrication massive d'armements, de la propagation de l'agression impérialiste, d'un gaspillage considérable (sabotage « scientifique » des produits, sous-emploi permanent des capacités de production) et du surgissement de nouvelles formes de contradictions (inflation, crise du système monétaire international). Ces phénomènes manifestent la caractéristique de la période qui s'est ouverte en 1914: la faillite du système et l'actualité de la révolution prolétarienne. 12mondgole mongole de gui ponctionne - Dans le capitalisme de depuis 1945, on constate, en définitive, l'existence de trois éléments, qui se situent à des niveaux historiques différents : ler élément : la présence d'un aspect qui caractérise le mode de production capitaliste depuis qu'il existe, c'est-à-dire qui existe dans le capitalisme de monopole contemporain mais sans en être spécifique : le fait que l'essor des forces productives, comme nous l'avons vu, en même temps qu'il représente une source potentielle d'émancipation pour l'humanité, contribue, de par les rapports de production capitalistes, à accroitre l'exploitation et l'asservissement des travailleurs. 2ème élément: la présence d'un aspect qui caractérise le capitalisme de monopole depuis qu'il existe : l'existence d'une tendance à la stagnation des forces productives, et sur le plan politique, l'actualité de la révolution prolétarienne dans les pays capitalistes avancés comme dans les pays coloniaux et semi-coloпіаих ; 3ème élément: la présence d'un aspect qui caractérise, plus spécifiquement encore, le capitalisme de monopole, tel qu'il fonctionne depuis 1945 : la domination, pour un temps, des facteurs qui suscitent le développement des forces productives sur ceux qui suscitent la stagnation. 13 ciont, depuis la 2eme suere - Parmi les facteurs qui susdepuis la 2ème guerre mondiale, l'essor des forces productives, on trouve notamment l'énorme accroissement, et le maintien à un niveau élevé et de façon permanente, des dépenses militaires. Cette importance des dépenses militaires, en même temps qu'elle a Bermis l'essor des forcieroduglives, manifestations contemporaines, du premier élément dont nous avons parlé dans le point 12, élément caractéristique du mode de production capitaliste : le fait que le développement des forces productives ne soit pas « progressiste » par nature, mais qu'il ait un double aspect ; - d'autre part, l'une des manifestations contemporaines du deuxième élément dont nous avons parlé dans le point 12, élément caractéristique du capitalisme de monopole : l'existence d'une tendance à la stagnation. Caractéristique puisqu'en effet les dépenses militaires jouent un rôle décisif pour contrecarrer précisément cette tendance à la stagnation. 14 AS, auteurs de l'article, font 14.- Les camarades de l'OCI-
_Als, auteurs de larticle, font deux graves confusions. 15 onctione juges des il •Dans le capitalisme, dit de tel qu'il XXème siècle, existe une tendance à accumuler le capital. Elle se manifeste, pour les capitaliste individuels, sous la forme d'une contrainte : sous la pression de la lutte des classes et de la concurrence inter-capitaliste, les capitalistes sont contraints de transformer une partie de la plus-value en capital nouveau. Les auteurs de l'article nous reprochent de sombrer dans le positivisme et le scientisme, parce que nous parlons de développement des forces productives depuis 1945, alors que ce développement est dû, en grande partie, à l'accroissement des dépenses militaires, c'est-à-dire à la fabrication d'objets de destruction. Leur critique est erronée, et pour le comprendre, il faut distinguer trois attitudes : lère attitude: la nôtre: elle est définie, notamment dans les points 1 à 4, et dans le point 12. Le mode de production capitaliste se caractérise, depuis sa naissance, par une tendance au développement des forces productives, qui, , tout en contenant des potentialités libératrices pour l'humanité, est, dans le cadre des rapports de production capitalistes, source d'asservissement et d'exploitation. Les dépenses militaires et leur importance sont l'une des manifestations, dans le capitalisme de monopole tel qu'il fonctionne depuis la 2ème guerre mondiale, de ce caractère non « progressiste » par nature du développement des forces productives ; 2ème attitude : celle des staliniens : elle est définie dans le point 5. Eux sombrent effectivement, comme nous l'avons dit, dans le scientisme et le positivisme, en accordant au développement des forces productives un caractère «progressiste » par nature, non altéré par les rapports de production capitalistes ; 3ème attitude : celle des lambertistes : sous prétexte de ne pas tomber dans le positivisme et le scientisme, ils assimilent de façon absurde, le développement même des forces productives, et l'utilisation qui en est faite. Encore une fois, il est urai que le développement des forces productives n'est pas progressiste : mais, il n'en existe pas moins ! L'a industrie reste l'industrie, qu'elle s'oriente vers la production ou la destruction d'objets», notait déjà Engels à propos de la production d'armements (5). Si on nie le développement des forces productives, sous prétexte que, dans le cadre des rapports de production capitalistes, elles sont source d'exploitation ou sont utilisées pour produire des armements, alors Marx avait tort de parler de développement des forces productives ! Et que les lambertistes ne viennent pas nous dire que, depuis 1914, les effets «négatifs » l'emportent sur les effets « positifs ». Ce type de raisonnement tourne le dos à la dialectique marxiste, qui nous permet d'affirmer qu'en 1972, le développement des forces productives qu'a connu le capitalisme (notamment depuis 1945) a créé une situation où, à la fois, 10) du fait de l'extraordinaire développement du progrès technique, les potentialités de libération de l'humanité (qui ne pourront, bien entendu, se transformer en réalité, qu'après la victoire de la révolution) apparaissent beaucoup plus importantes gu'en fait de maintien des rapports de production capitalistes, l'ampleur de la barbarie pourrait être plus forte qu'elle n'a jamais été dans l'histoire du capitalisme. Affirmer que le développement des forces productives a un double aspect nous parait conforme au marxisme, et s'oppose au scientifisme des staliniens. Nier ce développement parce qu'il, suscite l'exploitation ou parce qu'il est utilisé à produire des armements, revient, en définitive, à se situer d'un point de vue purement moral.
- Deuxième confusion : confusion entre crise générale du capitalisme et existence, 53 dans la réalité, d'une stagnation des forces productives. Nous répétons que pour nous, période nouvelle de crise générale du capitalisme, qui s'ouvre en 1914, n'a jamais été remplacée par une autre période ! Le stade impérialiste du capitalisme est bien son stade suprême. L'existence d'une tendance à la stagnation, l'actualité de la révolution prolétarienne et l'alternative socialisme ou barbarie, sont des caractéristiques, jamais démenties depuis, de cette période nouvelle. Le capitalisme, depuis 1945, est parvenu à développer les forces productives, les facteurs incitant à la stagnation étant pour un temps domines, mais au prix d'une militarisation croissante de l'économie, d'un gaspillage sans précédent, d'une exploitation forcenée des peuples des pays coloniaux et semi-coloniaux, de l'apparition de nouvelles formes de contradictions. Jamais le contraste entre les potentialités prodigieuses offertes par le développement des forces productives et la réalité qu'imposent les rapports capitalistes de production, n'est apparu si nettement, et sous de si multiples formes. Notre position est, et a toujours été claire sur ce problème. Nous rejetons, dès lors, les falcifications des lambertistes qui prétendent que pour nous, l'alternative n'est plus entre le socialisme ou la barbarie, mais entre le socialisme et un capitalisme offrant des perspectives de progrès à l'humanité (même si ces perspectives sont moins enthousiasmantes) !! (6). - Reconnaître l'existence d'une crise générale du capitalisme, ne signifie pas cependant qu'il existe forcément, dans la réalité, une stagnation des forces productives. C'est la tendance à la stagnation des forces productives qui existe sans cesse. Mais, comme nous l'avons vu, elle peut être contrecarrée et ne pas se manifester dans la réalité, sans pour autant qu'on ait le droit d'affirmer qu'il n'y a plus de crise générale du capitalisme. Ni Lénine, ni Trotsky, d'ailleurs, n'ont jamais assimilé période de crise générale du capitalisme et période de stagnation, dans la réalité, des forces productives. Ainsi, par exemple, Trotsky a explicitement envisagé l'hypothèse d'un nouvel essor, succédant à un long marasme, au cas où le proléturiat s'avérerait incapable de prendre le pouvoir. Il écrit, en 1921 : • Si nous admettons, et admettons-le 54 pour un moment, que la classe ouvrière ne se dresse pas dans la lutte révolutionnaire, mais permet à la bourgeoisie de gouverner les destinées du monde pour une longue période d'années, disons deux ou trois décennies, alors sans doute une nouvelle sorte d'équilibre sera établie. L'Europe sera rejetée violemment en arrière... Les USA seront obligés de se réorienter sur le marché mondial, de réorienter leur industrie, et de subir des restrictions pendant une période considérable... Ultérieurement, après qu'une nouvelle division mondiale du travail aura été établie, au cours d'un martyr de 15 ou 20 ou 25 années, une nouvelle époque d'essor capitaliste pourrait s'ensuivre » (7).
- Les deus grandes confusions commises par les camarades lambertistes, les conduisent à sous-estimer gravement les différences qui existent entre le fonctionnement du capitalisme de l'entre deux guerres et le fonctionnement du capitalisme des années 1945-1960. D'où leur vision « catastrophiste » du fonctionnement du capitalisme aux lendemains de la 2eme guerre mondiale: déqualification et déchéance généralisées des travailleurs, déscolarisation massive de lc jeuresse, chômage massif, misère, famine, fascisme menaçant, volonté de la bourgeoisie de détruire et d'écraser le mouvement ouvrier, (1) « La mission historique » du capitalisme, écrit Marx, est * de faire s'épanouir, de faire avancer radicalement, en progression géométrique, la productivité du travail humain » (Le Capital, L.III, T.6, T.6, Ed. Soc. p.274 - souligné par nous). (2) Pour le capital, écrit Marx, « le développement de la force productive n'est important que dans la mesure où il augmente le temps de surtravail de la classe ouvrière et non pas où il diminue le temps de travail nécessaire à la production matérielle en général » (ibid, p.276). (3) Lénine : L'a impérialisme, stade supréme du capitalisme, Ed.Moscou, 1969, p. 128. (4) Ibid., p.158. (5) Engels : Anti-Dürhing, Ed.Sociales p.200 (6) Les lambertistes, par ailleurs, présentent un autre type de falsification. Ils prétendent que jusqu'à ces dernières années, nous affirmions que le capitalisme était parvenu à surmonter ses contradictions, que la classe ouvrière des pays capitalistes avancés était perdue pour la révolution, et qu'il fallait reporter ses espoirs sur le « Tiers Monde » et sur les étudiants ! C'est simplement récemment, avec l'exacerbation de la crise du capitalisme; que nous aurions changé d'avis. Ces affirmations sont fausses. Lorsque nous telles sont, à leurs yeux, les caractéristiques du capitalisme d'aprèsguerre, non pas dans les pays coloniaux et semi-coloniaux, mais dans les centres impérialistes euxmêmes ! (8). Même si l'exacerbation des contradictions, depuis quelques années, s'est manifestée par un accroissement du chômage, la mise en œuvre de plans de démantèlement de léducation nationale, le renforcement de l'Etat fort, ete... il n'en reste pas moins que les analyses lambertistes demeurent totalement fausses pour la période de l'après seconde guerre mondiale, et encore extrèmement « catastrophistes » pour la période actuelle même. Et si un jour les forces productives stagnent de nouveau, ou si le fascisme se réinstalle au pouvoir, que les lambertistes ne viennent pas nous dire qu'ils avaient toujours eu raison ! 18 webert montrait partement -Nous rappelerons enfin,
Weber le montrait parfaitement bien dans sa brochure, 10) que la « théorie » de la stagnation des forces productives est apparue dans la littérature lambertiste, à partir de 1967 seulement (9) : 20) qu'elle a une fonction idéologique bien précise: permettre de concilier la phraséologie ultra-gauche et la pratique ultra-droitière avons parlé de « néo-capitalisme ». s'agissait, non pas d'un nouveau mode de production, mais d'un nouveau fonctionnement du même mode de production. Il n'a jamais été question d'affirmer que les contradictions étaient surmontées, ou que l'alternative socialisme ou barbarie n'exis tait plus. Bien plus, nous montrions comment apparaissaient de nouvelles contradictions. D'ailleurs, nous parlons, à l'heure actuelle, d'exacercation des contradictions, ce qui implique qu'à nos yeux les contradictions n'ont jamais disparu ! (7) L. Trotsky: Rapport sur la crise de l'économie mondiale et les nouvelles tâches de l'Internationale Communiste (1921), in: * The five years of the C.I., . Vol.1, p.211, Pionner Publisher, NY, 1945 Souligné par nous. (8) Cf sur tous ces points, pour plus de détails, la brochure de Henri Weber.
(9) Cf la brochure de Weber, p.33-34
Rappelons qu'en 1966, les lambertistes écrivaient : « le développement des forces productives pendant et depuis la seconde guerre mondiale, particulièrement la production d'armes nucléaires et l'introduction de l'automation, aiguise jusqu'a son point de rupture la contradiction entre forces productives et rapports de propriété capitalistes » (La Vérité, janu-fév. 1966, p.58).