allemagne congrès de constitution de la R.K.J.
A la Pentecôte a eu lieu le congrès de constitution de la R.K.J. (Jeunesse Communiste Révolutionnaire), l'organisation de jeunesse trotskyste allemande, en tant qu'organisation nationale structurée sur la base du centralisme
La bourgeoisie allemande et le gouvernement SPD-FDP s'efforcent par tous les moyens de limiter les augmentation des salaires à 8% (alors que le coût de la vie augmente au rythme de 5-6% par an !). Le patronat de l'industrie chimique, dont le taux de profit connait depuis 1970 une baisse conjoncturelle, a même offert des augmentations inférieures à ce pourcentage démocratique. La RKJ existait déjà dans une vingtaine de villes du pays mais sans structure nationale proprement dite. Le congrès a demandé à obtenir le statut d'organisation sympathisante de la | Vème Internationale. lors des négociations salariales en cours dans la Ruhr et dans le pays de Hesse. La riposte des délégués de base, lors des deux assemblées générales de délégués le 8 juin à Cologne et à Offenbach a été fort combative. Une vague de grèves perlées et de grèves partielles perturbe actuellement l'industrie chimique ouest-allemande.
antilles parution du premier journal trotskiste
Pour la première fois, un journal trotskyste proche de la tendance des camarades de « Lutte
Ouvrière », a paru dans les Antilles françaises. II s'intitule « Combat Ouvrier ». A peine paru, il a été interdit par l'administration colonialiste de la Guadeloupe et de la Martinique. Nous protestons contre cette violation des libertés démocratiques élémentaires, et assurons
« Combat Ouvrier » de toute notre solidarité révolutionnaire.
argentine succès de l'E.R.P. à Rosario
Parmi les actions de l'Armée
Révolutionnaire du Peuple (ERP) - dirigée par le P.R.T., section argentine de la IVe Internationale - qui se produisent tous les jours en Argentine, celle qui a trouvé le plus grand retentissement au cours des dernières semaines a été l'enlèvement du directeur-général le conflit dans l'industrie chimique le conflit dans l'industrie chimique
Sylvester du grand trust frigorifique SWIFT à Rosario (l'entreprise industrielle la plus importante d'Argentine). Cet enlèvement est intervenu après une lutte ouvrière très dure à l'usine, notamment contre les licenciements et le non-paiement des arriérés de salaires, lutte défaite par suite de la trahison de la bureaucratie syndicale et de l'intervention de la dictature militaire. Les conditions posées pour la libération de Sylvester, comportaient notamment: la distribution de vivres et de couvertures dans les quartiers les plus pauvres de Rosario ; la réintégration des ouvriers
La Socialist Youth Alliance, organisation sympathisante de la IVe Internationale en Australie, a tenu à Pâques sa deuxième conférence nationale, en présence de 90 délégués et observateurs. La S.Y.A., qui publie régulièrement un organe mensuel imprimé « Direct Action » sur douze pages, a élaboré une analyse détaillée des perspectives du capitalisme et de la lutte licenciés ; la réduction des cadences de la chaine ; le paiement des ouvriers. Le trust a accepté toutes ces conditions. Sylvester a été libéré au centre de la ville, malgré des recherches massives entreprises par des milliers de policiers et de soldats pour le « libérer » avant la fin de l'ultimatum de l'E.R.P. La presse et la télévision argentine ont donné une très forte publicité à cette action de l'E.R.P. qui, comme l'action aux usines FIAT à Cordoba, a été effectuée en étroite liaison avec les besoins de la lutte des masses ouvrières. de classe en Australie, que nous publierons dans un prochain numéro de « Quatrième Internationale ». Lors des manifestations du Premier Mai en Australie, des groupes de la S.Y.A. ont participé en bloc, sous le drapeau de la IVe Internationale, dans les cortèges de Sidney, de Melbourne, d'Adélaïde et de Perth.
belgique congrès de fondation de la L.R.T.
Les 30 et 31 mai à eu lieu à Liège, en présence de quelque 170 delegues, congrés de tondation de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs Révolutionnaire Arb idersliga (LRI-RAL), section belge de la IVe Internationale. La LRT résulte d'une fusion des Jeunes Gardes Socialistes, qui décida en 1970 de devenir organisation sympathisante de la IVe Internationale, du Parti Wallon des Travailleurs et de l'UGS, deux organisations nées en 1965 des expulsions de l'aile gauche du PSB par la bureaucratie réformiste de ce parti, et de l'ancienne section belge de la IVe Internationale.
Le Congrès entendit des rapports du camarade Ernest Mandel, sur le sens de l'adhésion à la IVe Internationale et les statuts de la LRT ; du camarade François Vercamen, sur le programme de la LRT : de la camarade Mathé Lambert, sur le travail syndical et ouvrier de la LRT. Le camarade Livio Maitan y apporta les saluts du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale.
La LR, qui dispose de deux hebdomadaires « La Gauche » et « Rood ». et qui s'implante de plus en plus dans les entreprises et les syndicats, a des perspectives d'expansion très favorables. Elle a des sections locales à Bruxelles, Anvers, Liège, Gand, Charleroix, Louvain, Mons, Mouscron, Quaregron, Hasselt, Courtrai, Ostende, St. Nicolas, et s'étend vers d'autres régions. Toujours la vague de grèves
La remontée de la combativité ouvrière, très prononcée depuis la grève des mineurs du Limbourg de janvier 1970, continue à se manifester. Au cours des dernières semaines, il y a eu une grève australle conférence de la S.Y.A.
australle conférence de la S.Y.A.
QUA des enseignants, une grève perlée à la radio-télévision, une longue grève aux usines ACEC de Liège, une grève de 24 heures dans tout le complexe ACEC de Belgique (cinq entreprises), ainsi qu'une grève dans deux des plus importantes usines en Flandre : Gevaert/Anvers et Bell Télephone/Anvers. Sous l'impulsion de la LRT, des comités de grève ont été institués, pendant au moins une partie de la grève, dans ces deux usines de plus de 10.000 travailleurs chacune.
La bourgeoisie et la bureaucratie
A Pâques s'est réunie l'assemblée plénière du Comité Central du POR, section bolivienne de la IVe Internationale, dans la ville minière de Huanuni. En conclusion de la discussion politique, le CC a décidé de concentrer l'activité du parti sur cinq points : 1 ) Intensifier le travail politique au sein des masses, afin de les libérer de l'influence réformiste et de faire surgir une direction véritablement révolutionnaire ; 2 ) Intervenir avec ce critère dans tous les organismes qui surgissent du mouvement ouvrier, quelles que soient leurs limitations ; 3 ) Impulser l'armement des travailleurs, en prenant l'initiative de constituer des détachements armés au sein des syndicats; 4 ) Intensifier en même temps le travail militaire du parti lui-même et renforcer son propre appareil militaire, en vue de prochaines actions intimement liées aux masses révolutionnaires ; 5 ) Intégrer et syndicale suivent avec inquiétude l'influence croissante des révolutionnaires au sein de la classe ouvrière. Dans un article de première page, le principal quotidien de la bourgeoisie conservatrice, « La Libre Belgique », commentant la pratique des travailleurs de la radio-télévision de décider eux-mêmes quelles émissions auront lieu et quelles émissions seront supprimées au cours de la grève perlée, a dénoncé l'influence des trotskystes qui, selon elle, seraient à la base de cette tactique syndicale. ivie du P.O.R., et constitution équilibrer le travail de masse et l'activité militaire du Parti, sous la direction unique et centralisée du Parti.
Le Comité Central a décidé de coopter de nouveaux membres paysans et étudiants au C.C., tout en maintenant la majorité de membres ouvriers en son sein.
Le POR a lancé un manifeste aux travailleurs de Bolivie, à l'occasion du Premier Mai, en faveur de la constitution d'organismes de pouvoir ouvriers-paysans à la base et de l'armement du prolétariat et des paysans, seules garanties de victoire de la révolution bolivienne. Il a élaboré sa ligne concernant l'Assemblée Populaire, au sein de laquelle il est représenté. Il oppose au caractère consultatif de cette Assemblée, composée de personnes désignées d'en-haut, l'idée d'une assemblée élue directement par les ouvriers, les paysans, les étudiants, disposant de pleins pouvoirs, et s'appuyant sur le peuple en armes.
ceylan la polémique entre le gouvernement et le C.M.U. s'intensifie.
Le Premier ministre, Mme Bandaranaike, a fait répondre par le secrétaire de son cabinet à la lettre que le syndicat C.M.U., dirigé par notre camarade Bala Tampoe, lui avait adressée pour protester vigoureusement contre la répression sanglante dont sont victimes les jeunes révolutionnaires du J.V.P., et contre la suppression de toutes les libertés démocratiques dans l'ile. Le conseil général du C.M.U. a décidé de transmettre sa lettre de protestation, la lettre de Mme Bandaranaike et sa propre réponse à cette lettre, à toutes les sections d'entreprise du C.M.U. pour qu'elles soient largement discutées. De cette manière, malgré l'état de siège, le couvre-feu, et la censure préalable qui continuent à être imposées d'une école de cadres permanente bol réunion du comité central d'une école de cadres permanente au mouvement ouvrier de l'ile, et qui empechent toute activite publique, y compris même la distribution de tracts, un premier large débat aura lieu parmi les
Ces derniers mois ont vu se développer en Colombie des luttes étudiantes de plus en plus massives. Ce sont les étudiants de l'Université Del Valle, en lutte contre les violations du statut de leur université, qui sont à l'origine du mouvement. Après l'intervention brutale de la police de Cali sur le campus, intervention qui s'est soldée par la mort d'un étudiant, la lutte s'est étendue à d'autres secteurs de la population. Des manifestations massives se sont succédées dans la ville brutalement attaquées par les forces de police : plus de vingt cinq morts ont été dénombrés après des batailles de rue d'une violence inouie.
Petit à petit, les principales villes universitaires ont été gagnées par le mouvement. Une assemblée des république repression féroce contre les op
Á la prison de la Victoria de la ville de Saint-Domingue, il y a actuellement plus de 2.000 prisonniers politiques, parmi lesquels le camarade Marcos, secrétaire d'organisation du groupe trotskyste partisan de la IVe Internationale, qui s'est récemment constitué dans l'ile. Ces prisonniers se trouvent dans des conditions invraisemblables de dénuement, de taim et de maladie, ils sont soumis à des brutalités et à des humiliations continuelles. Il leur est même interdit de recevoir de la nourriture ou des médicaments de leur famille. Certains ont été torturés. L'hebdomadaire Renovacion, qui a dénoncé ces faits, affirme que 300
ALE 61 travailleurs ceylanais au sujet des événement qui ont entrainé la répression sanglante du J.V.P. principaux dirigeants étudiants du pays s'est tenue à Bogota afin d'unfier les luttes sur la base d'un programme de revendications miniums.
Depuis la lutte continue, dans un climat de répression très dure, à travers tout le pays.
Le gouvernement pro-impérialiste de Pastrana a promis une réforme universitaire qui, selon lui, devrait « calmer les esprits ».
Pris entre la nécessité de maintenir « l'ordre » à tout prix dans un pays où l'agitation sociale va croissant, et l'impossibilité de maintenir des structures libérales qui font des universités des foyers d'agitation politique, il est peu probable que la réforme promise voie jamais le jour. En attendant les principales universités du pays sont fermées. dominicaine posants et les révolutionnaires prisonniers au moins sont en péril de mort imminent par suite des mauvais traitements qu'ils subissent continuellement.
D'autre part, une organisation auxiliaire de la police, appelée « la banda » terrorise la population, surtout les étudiants et les jeunes. Les écoles de la capitale sont toutes fermées. Le chef de la « banda » serait le général Enrique Pérez y Pérez, le plus fidèle serviteur de la CIA.
Celle-ci a d'autre part réussi à tuer même à l'étranger, puisqu'elle vient d'assassiner à Bruxelles un des principaux leaders révolutionnaires dominicains exilés, le camarade Maximiliano Gomez « El
Moreno », dirigeant du M.P.D.
mhio colomole luttes étudiantes colomole luttes étudiantes
QUA état: congrès national du
Après le succès impressionnant des manifestations de masse qu'elle avait organisées le 24 avril à Washington et à San Francisco, la National Peace Action Coalition organise les 2-4 juillet un congrès national du mouvement anti-guerre, qui aura notamment pour tâche de définir les formes et conditions des futures mobilisations de masse d'automne 1971. Parmi les principaux rapporteurs de la conférence se trouveront Victor Reuther, un des
C'est à Rouen, les 29, 30 et 31 Mai derniers que s'est tenu le second congrès de la Ligue Communiste (section française de la IVème Internationale). Ouvert par un rapport sur la situation politique internationale et française du camarade Alain Krivine, le congrès a ensuite longuement discuté du bilan et des perspectives de l'activité de l'organisation au travers de ses différents secteurs d'intervention (travail ouvrier, jeunesse, éducation nationale, activité anti-impérialiste, lutte contre la répression). Cette discussion fut introduite par un rapport présenté par le camarade Henri Weber. Commencée en réunion plénière du congrès, elle se prolongea dans les débats en commission.
Ce congres, et c'est sans doute là son aspect le plus significatif, traduisit très bien les progrès importants réalisés par la Ligue Communiste ces deux dernières années, progrès illustrés notamment par la manifestation sur la Commune organisée à Paris deux semaines plus tôt.
Le premier congrès avait défini l'intervention en direction des entreprises comme un axe prioritaire, la construction des cellules ouvrières comme condition d'arrachement aux pressions petites-bourgeoises. A Rouen, le deuxième congrès a abordé dans le détail les problèmes de l'intervention syndicale sur la base d'une expérience déjà très riche et des choix politiques qu'aujourd'hui les révolutionnaires doivent offrir aux travailleurs, en alternative notamment à la « démocratie avancée » que leur fait miroiter le Parti Communiste.
Au deuxième congrès, ce ne sont plus des étudiants ou des lycéens qui projettent de la théorie sur un domaine quasiment vierge de s unis mouvement anti-guerre dirigeants du syndicat des ouvriers de l'automobile, le sénateur Vance Hartke, seul parlementaire américain qui se soit prononcé en faveur du retrait immédiat et inconditionnel des troupes américaines d'Indochine ; la camarade Debby Bustin, dirigeante du Student Mobilization Committee. Le SMC a pris de son côté les dispositions nécessaires pour créer une structure de masse dans les universités et les lycées des Etats-Unis. ce ligue communiste toute expérience. Ce sont des travailleurs, des cadres dirigeants réels de secteurs ou de branches d'intervention qui recherchent à partir de leur expérience, les voies pour mener plus avant le travail entrepris.
De même, en ce qui concerne le travail « jeune », il ne s'agissait plus à ce congrès de définir les lignes directrices d'une intervention en rupture avec les errements des ultra-gauches de tout poil. Bien au-delà, le problème de l'organisation de jeunesse fut discuté par les animateurs des luttes dans les facultés, les lycées, les CET, non plus en fonction de nécessités abstraites, mais à partir des possibilités organisationnelles et des résultats déjà obtenus.
Sur le plan interne, ces progrès, enregistrés et synthétisés dans le rapport d'organisation, étaient tout aussi évidents. Il y a deux ans, lors de sa création, la Ligue était une organisation composée à 85% d'étudiants et de lycéens ; aujourd'hui ces derniers ne représentent plus que 43% des effectifs de l'organisation, alors que 24% des militants sont des enseignants et 25 % des salariés.
Au premier congrès le choix était fait de . construire une organisation centralisée et démocratique. A Rouen les militants décidèrent concrètement des moyens de la centralisation, par la mise en place d'un appareil stable et développé, et de la démocratie, par le perfectionnement des canaux d'information et par une formation permanente et différenciée.
Enfin, il faut souligner l'importance et la signification de ce qui est apparu à de nombreuses reprises comme la note dominante du congrès : l'internationalisme.
fran deuxième congrès de la
Internationalisme marqué par l'importance du nombre d'observateurs étrangers de sections ou d'organisations sympathisantes de la IVème Internationale (43 venus de 25 pays) et la valeur politique des messages reçus des quatre coins du monde. Internationalisme marqué surtout par l'enthousiasme des militants dans l'expression de leur solidarité, entre autres lors de l'envoi d'un message aux camarades de la
ALE 63 section argentine, le PRT, et de l'intervention du camarade P. Frank au nom du Secrétariat
Unifié de la IVème Internationale, et dans leur volonté de faire de la contribution de la Ligue à l'Internationale une contribution la plus riche et la plus importante possible sur le plan politique et militant, notamment dans le cadre de la préparation du prochain congrès mondial. bratonne grande bretagne congrès de l'I.M.G.
En juin s'est réunie la conférence annuelle de l'International Marxist Group, section britannique de la IVe Internationale. Le congrès a surtout discuté des perspectives de travail de la section dans le domaine syndical, dans le mouvement étudiant et féminin, et dans le mouvement anti-impérialiste de la section (principalement en ce qui concerne la population de couleur, les
Irlandais et les Bengali). Vu la différenciation croissante au sein de la classe ouvrière, dans le cadre d'un niveau de combativité fort élevé, la conférence a décidé d'accentuer le travail syndical et le travail d'entreprise. Le mot d'ordre gouvernemental de la section est formulé ainsi : pour un gouvernement des travailleurs fondé sur les syndicats sous le contrôle de la base.
inde remous au parlement et dans la presse autour du voyage du camarade
Le voyage que le camarade Tariq Ali, membre du Comité Exécutif de la IVe Internationale et dirigeant révolutionnaire pakistanais, séjournant à présent en Grande-Bretagne, avait entrepris au Bengale, pour prendre contact avec les organisations et militants révolutionnaires engagés dans la lutte de libération du Bangla Desh et étudier les possibilités d'une conjonction de la lutte des masses du Bengale occidental et du Bengale oriental, a provoqué de profonds remous dans l'opinion publique indienne.
Le camarade Tariq Ali, de nationalité pakistanaise, ne pouvait pénétrer légalement sur le territoire indien selon la législation en cours, alors qu'un voyage légal au Pakistan lui est également interdit dans les conditions actuelles de dictature militaire et de répression sanglante. Il a donc dû voyager au Bengale dans des conditions clandestines. Sa présence a été révélée par un article paru en première page du quotidien The Times de Londres. Après cette révélation, d'importants organes de presse tels le quotidien
Tariq Ali. Hindustan Times et l'hebdomadaire Blitz ont publié des articles de Tariq Ali sur les perspectives de la lutte révolutionnaire au Bengale.
Le camarade Tariq Ali défendant la position d'un Bengale socialiste unifié, noyau autour duquel se reconstituera plus tard une fédération pan-indienne socialiste unifiée éliminant le partage du sous-continent provoqué par l'impérialisme en 1947, le gouvernement indien a été interpelé au parlement de la Nouvelle-Delhi sur les mesures à prendre contre ce dangereux agitateur qui prône le « démantèlement» de l'Union indienne... Parmi les interpellateurs, il n'y a pas eu seulement des bourgeois réactionnaires, mais aussi les porte-paroles des deux partis communistes staliniens. Partisans de l'auto-détermination des Bengalis vivant sous le joug de Yahia Khan, ces étranges « communistes » chauvins n'admettert pas la même auto-détermination, lorsqu'il s'agit des Bengalis vivant sous la coupe de Mme Indira Gandhi...
maroc le procès de marrakech
Le 14 juin s'est ouvert à Marrakech un procès contre 194 militants de la gauche marocaine, accusés d'attentats contre le régime et d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Il s'agit du procès politique le plus important depuis l'indépendance du Maroc.. Il est du devoir des révolutionnaires de tous les pays de protester contre cette répression. Tout en
Les 29 et 30 mai a eu lieu la conférence nationale du Groupe Communiste Internationaliste (GCI), organisation sympathisante de la IVe Internationale au Mexique. Une quarantaine de délégués étaient présents. La conférence s'est surtout penchée sur les mesures à prendre afin de capitaliser menant cette campagne de solidarité indispensable, les camarades marocains du groupe « Révolution Arabe » ont entamé en France un travail d'analyse critique de toutes les déficiences de la gauche marocaine depuis l'indépendance, en vue de jeter les bases d'un noyau d'organisation révolutionnaire au Maroc. l'influence croissante du GCI au sein du mouvement étudiant et de renforcer l'organisation.
Au lendemain de la conférence, on apprit qu'un des dirigeants du G.C.I., le camarade Carlos Sevilla, en prison depuis la grève des étudiants de 1968, a été condamné à seize ans de prison !
pakistan constitution d'un front de libération nationale au Bengale
Un Front de Libération Nationale a été constitué par tous les groupes de gauche du Bengale oriental, à l'exception du parti maoïste « orthodoxe » de Mohamed Toaha. Le groupe qui semble détenir la prédominance politique au sein du FLN du Bangla Desh est le Parti Communiste du Bengale oriental, dont les unités de guerilla sont dirigées par le camarade Tipu tur repression sur
Prenant prétexte de l'enlèvement du consul d'Israël par un groupe de guérilla urbaine à Istanbul, les dirigeants de l'armée turque ont déclenché une répression massive qui a, en fait, pris l'ampleur d'un véritable coup d'Etat à la grecque. A l'exception de deux • parlementaires sociaux-démocrates du Parti Ouvrier, pratiquement tous les dirigeants connus de l'opposition de
Oriental
Biswas. Le dirigeant syndical des dockers de Chittagong, le camarade Abul Basar, fait partie du PCBO. Le dirigeant étudiant révolutionnaire le plus influent du
Bengale oriental, le camarade
Mahbubullah, n'a pas pu rejoindre le
Front parce qu'il avait été emprisonné à
Dacca. On craint qu'il n'ait été tué par les sbires du général Yahya Khan. quie grande échelle gauche et du mouvement ouvrier du pays, c'est-à-dire des milliers de syndicalistes, d'intellectuels, d'écrivains, de journalistes et d'étudiants, ont été arrêtés et internés sans autre forme de procès. Les principales publications de gauche, y compris de tendance kemaliste, ont été supprimées. Des peines de mort par pendaison attendent différents dirigeants étudiants d'extrême-gauche.