LC LI du Comité Exécu Le Comité Exécutif International de la IVe Internationale, élu au 9º congrès mondial (3° congrès après la réunification), a tenu sa première séance plénière en fin décembre 1969. Vingt et un membres du C.E.I. venus d'Asie, d'Amérique du Nord, d'Amérique latine et d'Europe, assistaient à ce plénum, ainsi que des observateurs de sections et de groupes de la IV° Internationale non représentés au C.E.I. Le plénum a entendu un rapport du camarade Germain, axé sur la détérioration de la situation de l'économie capitaliste internationale, sur les perspectives de la révolution vietnamienne et de la lutte antiguerre avant tout aux Etats-Unis, sur la vague de grèves en Europe capitaliste et sur les dernières péripéties de la crise internationale du stalinisme. Ce rapport s'est terminé par un examen de l'expansion des activités de la IVe Internationale depuis le gº congrès mondial et la détermination de mesures aptes à accentuer cette expansion dans la période à venir. Le camarade Livio Maitan a présenté au
Une col des sections de la IVe In
En décembre 1969 s'est tenue une conférence des sections européennes de la IVe Internationale, à laquelle assistaient également des représentants de groupes en voie de constitution et des observateurs. Onze pays européens y étaient représentés. La conférence avait un double but : faire le bilan des raisons qui avaient amené les sections européennes de la IV° Internationale à modifier leur orientation pour la construction des partis révolutionnaires de masse, d'une orientation à prédominance « entriste » vers une orientation à activité essentiellement indépendante; con-
Itif International plénum un rapport sur les derniers développements de la révolution latino-américaine, les insurrections ouvrières en Argentine, la décomposition de la dictature en Bolivie et la réforme agraire au Pérou. Il a dressé le bilan de la répression qui a frappé le mouvement révolutionnaire en Bolivie et fait des propositions pour l'organisation d'une vaste campagne internationale en faveur de la libération immédiate des révolutionnaires emprisonnés en Bolivie et au Pérou.
Le camarade Pierre Frank a présenté un rapport sur la conférence des sections européennes de la IV° Internationale qui a entériné la fin de l'orientation dite entriste de ces sections. Le camarade Charlier a présenté un rapport sur le bilan de la révolution algérienne de 1962 à 1969 qui comporte un chapitre autocritique sur l'activité de la IV° Internationale pendant cette révolution à laquelle elle avait apporté une aide pratique et politique des plus importantes.
Ces rapports ont été suivis de larges discussions et adoptés par le Plénum. férence européennes ternationale fronter les expériences des différentes organisations marxistes révolutionnaires en Europe capitaliste dans les deux secteurs principaux d'activité à l'étape actuelle le travail d'entreprise et le travail dans la jeunesse.
La conférence recommanda au Plénum du C.E.I. d'approuver la modification d'orientation tactique effectuée par les sections européennes et d'organiser une série de rencontres entre représentants de ces sections dans des domaines précis d'activité (secteurs industriels, travail en milieu étudiant, travail anti-impérialiste, etc.).
Toonfinan La conteren
Fin octobre a eu lieu à Turin une conférence des responsables du travail d'entreprises de plusieurs sections européennes de la IVe Internationale. La première journée fut consacrée à un échange d'expériences, sous forme d'exposés carac-
Argel Contre la torture
Une commission « COFADE » (Comision de Familiares y Amigos de Detenidos -commingion de membres des familles et d'amis des détenus) a été créée afin de défendre les intérêts matériels et moraux des prisonniers politiques. La contmission a publié un « Livre noir = sur le répression, qui signale de nombreux cas d'irrégularités et de sévices dont les détenus politiques ont été victimes. Plu-
EME INTERNATIONALE ce de lurin térisant la situation dans les différents pays. La seconde journée fut consacrée à des exposés précis, portant sur les principales entreprises européennes et l'intervention des militants de la IV° Internationale. ntine et la répression sieurs prisonniers ont été sauvagement torturés par les bourreaux de la dictature.
Un de ces prisonniers, le jeune camarade
Oscar Corvalan de Tucuman, membre du
Parti révolutionnaire des Travailleurs, l'organisation sœur de la IVº Internationale en Argentine, s'est suicidé à la suite des tortures qu'il avait subies. Ce cas a provoqué une vaste émotion dans le mouvement ouvrier et étudiant d'Argentine. •
Autriche
La crise du parti communiste
En octobre 1969, le comité central du Parti communiste autrichien avait décidé d'exclure le philosophe marxiste Ernst Fischer du parti. La crise du parti, qui mûrit depuis l'invasion de la Tchécoslovaquie en août 1968, a ouvertement éclaté à cette. occasion. Une forte minorité du C.C. se solidarisa avec Ernst Fischer. La scission ne put être évitée que grâce au fait qu'une nouvelle réunion du comité central fut convoquée pour les 24 et 25 novembre 1969. A cette réunion, les tendances se heurtèrent violemment. Le rapport du président du parti autrichien, Franz Muhri, fut adopté par 52 voix contre 27 et 3 abstentions. Une proposition interdisant la formation de « groupes » au sein du parti et invitant le comité central à ne plus accepter des plate-formes collectives de groupes fut votée par 40 voix contre 23 et 8 abstentions. Une proposition éliminant du Bureau politique le représentant de la jeunesse, Zapf, fut votée par 37 voix contre 34 et 4 abstentions.
Après l'élimination de Zapf, les trois autres membres minoritaires du bureau politique (composé de neuf membres). West, Kodicek et Maria Urban, démissionnèrent de celui-ci, et une vingtaine de membres du C.C. quittèrent la séance.
La minorité compte dans ses rangs tous les dirigeants de la jeunesse, la plupart des cadres syndicaux du parti, le rédacteur en chef du quotidien du parti Volksstimme et d'autres dirigeants bien connus. Vingt-sept membres du C.C. ont signé une déclaration sur la solution de la crise du parti, réclamant une discussion publique et le maintien du droit de tendance, faute de quoi ils démissionneraient du parti. L'organisation de jeunesse a été dissoute par la majorité du C.C.
Il faut signaler qu'au sein du C.C. du parti autrichien il y a en réalité trois tendances : une minorité opposée à l'intervention du Kremlin en Tchécoslovaquie (qui est elle-même le résultat d'un bloc entre des éléments assez révisionnistes de droite et des éléments oppositionnels de gauche) ; une minorité néo-stalinienne, approuvant l'intervention du Kremlin en Tchécoslovaquie, et le groupe autour du président du parti, Muhri, qui continue à condamner cette intervention mais qui se prononce en faveur d'un resserrement des liens avec I'U.R.S.S. et d'un • rétablissement de la discipline communiste * au moment présent, et appuie en fait la direction Husak en Tchécoslovaquie.
Canada
Une large tendance de gauche se constitue au sein de la social-démocratie
Le parti social-démocrate du Canada — le New Democratic Party —, constitué il y a huit ans et qui s'appuie dans la plupart des provinces sur les syndicats, a tenu son congrès du 28 au 31 octobre. Près d'un tiers des 1.100 délégués à ce congrès se sont constitués en une tendance de gauche assez large, autour d'un manifeste : « Pour un Canada indépendant et socialiste ». Parmi les éléments de la plate-forme de cette gauche on trouve notamment : le retrait du Canada de IO.T.A.N. : une dénonciation de la poli-
Ce La vague de
La vague de grèves à Ceylan, dont le dernier numéro de Quatrième Internationale a rendu compte, s'est étendue à de nouveaux secteurs. Malgré la trahison de la grève des ouvriers du pétrole par le LSSP réformiste, les grèves du mois d'octobre se sont soldées par une victoire des travailleurs. Dans le cas de la Société nationale des pêcheries, les travailleurs ont éloigné les directeurs de la société après la conclusion victorieuse de la grève, et, depuis fin octobre, ils gèrent eux-mêmes la sotete avec appui du personnel technisociété avec l'appui du personnel technique.
Depuis le 2 décembre, l'agitation a gagné les ports de Ceylan, qui sont le secteur clé de la vie économique de l'ile, puisqu'une grève des dockers paralysa les exportations et, de ce fait, toute l'économie du pays. Sept syndicats d'ouvriers des ports ont constitué un front unique, au sein duquel la Ceylon Mercantile Union dirigée par le camarade Bala Tampoe, secrétaire de la section ceylanaise de la IVe Internationale, occupe une position
In Agitation des ouvriers
Le 21 novembre, 1.500 ouvriers agricoles représentant 400 villages du district de Bankura, au Sud, se sont rassemblés pour réclamer un salaire quotidien immédiat de 7 kilos de riz pour tous les salariés, hommes ou femmes. Le mouvement appuyé par des milliers d'ouvriers sans distinction de castes ou de races - beaucoup de membres de tribus aborigènes y tique des Etats-Unis au Vietnam; la condamnation de l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie; l'appui aux mouvements de libération nationale de par le monde ; la nationalisation « sélective » d'entreprises qui sont propriétés étrangères au Canada; l'adoption de méthodes d'action extraparlementaires pour atteindre les buts socialistes ; un programme précis en faveur du contrôle ouvrier, et l'appui au droit de la population du Québec à l'autodétermination. vlan grèves s'élargit prédominante. Dans l'après-midi du 2 décembre, il y a eu un arrêt du travail dans le port de Colombo, suivi d'une assemblée générale commune des membres des sept syndicats et d'une manifestation de rue. Ils réclamaient une augmentation des salaires. fuser tout de mentaires et générale dans décembre.
Le syndicat
L'assemblée décida de resuite les heures suppléde commencer une grève les ports à partir du 10 du LSSP (réformiste) est le seul qui appuie la position du gouvernement réactionnaire dans ce conflit ; cela lui a valu les félicitations de l'éditorial du principal journal conservateur de l'ile, le Ceylan Daily News (12 décembre). Même le petit syndicat de Philip Gunawardena qui participe pourtant au gouvernement, kappuie la grève. Une partie des membres du syndicat LSSP a refusé de jouer le rôle de jaunes et participe à la grève. Le gouvernement a envoyé l'armée pour charger et décharger certains navires. Une grande tension politique règne dans le pays. de agricoles au Bengale participent — est le premier du genre. II a soulevé également la revendication d'une allocation de chômage pour les sansemploi et d'une aide médicale gratuite à tous les malades. La ville de Krishnapur a été désignée comme centre du mouvement. Une grève à durée • indéfinie doit commencer à partir de la fin novembre.
Activités du S.W.P. au Kerala
Les trotskystes du Kerala ont poursuivi ces derniers temps différentes activités qui ont marqué leur influence croissante au sein du mouvement de masse de cet Etat. Ils ont dirigé une grève d'ouvriers du bois à Chalakudi. Le camarade P. Natarajan, secrétaire des jeunesses communistes (trotskystes) de Calicut, a été élu secrétaire du syndicat des professeurs d'enseignement secondaire de sa ville. Un groupe de camarades dirigés par A.-K. Madhavan, vétéran communiste de Kerala qui a démissionné récemment du P.C. dit • de gauche », et par Kutty, un des dirigeants du parti socialiste révolutionnaire
Mex Grève de la faim des
Depuis le 10 décembre, les prisonniers politiques de Mexico ont déclenché une grève de la faim pour protester contre la durée de leur emprisonnement arbitraire, sans instruction judiciaire (dans de nombreux cas) ou sans procès. La grève a été déclenchée par le fait que le 7 décembre un des leurs est mort à l'infirmerie de la prison de Lecumberri après sept années de détention sans procès 1
La grève, à laquelle participent la plupart des prisonniers, ouvriers, étudiants et professeurs de la prison de Mexico — notamment ceux arrêtés pendant la grève qui a également démissionné de celui-ci pour rejoindre le S.W.P. (section indienne de la IV° Internationale) ont parcouru 75 kilomètres à pied pour faire de la propagande pour leur parti à travers une région densément peuplée. Ils ont tenu de nombreux meetings et vendu des centaines d'exemplaires d'une brochurye du S.W.P. en malayalam, consacrée à la situation politique courante au Kerala, où est dénoncée la politique de front populaire appliquée par tous les partis dits ouvriers de cet Etat, qui sacrifient les intérêts des travailleurs industriels et agricoles à ceux de la bourgeoisie dite « nationale ». ique prisonniers politiques des étudiants de 1968 — a pour but la libération des détenus politiques. La grève est d'une durée indéfinie. Plusieurs des prisonniers assez âgés — comme notre camarade José Revueltas, comme Eli de Gortari et Raul Bejarano — sont déjà malades et leur vie est en danger.
Les camarades du Groupe Communiste Internationaliste (IV° Internationale) ont diffusé 10.000 tracts à Mexico pour appeler à l'aide des grévistes de la faim. Des actions en leur faveur sont prévues pour les nuits de Noël et du Nouvel An.
Belgique
Le congrès national de la J.G.S.
Les 20 et 21 décembre, un congrès national des Jeunes Gardes socialistes a eu lieu à Gand. Les cent délégués présents ont approuvé à la quasi-unanimité un rapport politique et un rapport organisationnel qui posent le cadre dans lequel la J.G.S. pourra opérer sa transformation en une organisation marxiste révolutionnaire. On sait que la J.G.S. belge avait rompu avec la social-démocratie en 1965 : depuis lors, le mouvement s'était renforcé par la création de sections dans la partie flamande du pays : au travers des manifestations pour le Vietnam, il s'était imposé comme comme l'organisation de jeunesse la plus dynamique du pays; il avait entamé la lutte contre le régionalisme et le centrisme et pour s'assurer une plus grande homogénéité politique. Le rapport adopté par le congrès définit l'organisation J.G.S. comme une organisation sympathisante de la IVe Internationale, luttant pour la construction du parti révolutionnaire en Belgique. Il consacre une mutation.