LE COMITE EXECUTIF DE
Le Comité Exécutif International de la Quatrième Internationale s'est réuni les 10, 11 et 12 mars 1967 à Stockholm. C'était lal seconde session du C.E.I. depuis le 8: Congrès Mondial de la Quatrième Intternationale, tenu en décembre 1965.
Le Comité Exécutif International a discuté un rapport sur la situation en Amérique latine et a décidé de lancer un appel à la solidarité avec les révolutionnaires boliviens en lutte contre la dictature militaire du général Barrientos.
Il a été décidé de lancer également un appel pour amplifier la campagne en défense de Hugo Blanco et des autres victimes de la répression au Pérou.
Il a décidé enfin de convoquer une conférence des sections latino-américaines de la Quatrième Internationale.
Le C.E.I. a entendu et approuvé à l'unanimité un rapport sur la situation des organisations et groupes trotskystes en Asie. Il a enregistré avec satisfaction les progrès de la section indienne, et les résultats de la conférence commune organisée par les sections indienne et ceylanaise. Il a attiré l'attention de toute l'Internationale sur l'importance de l'évolution de
Du 10 au 12 mars 1967, une réunion, rassemblant des représentants du Socialist Workers Party indien et du Lanka Sama Samaja Party (Révolutionnaire) de Ceylan, s'est tenue à Bombay, avec la participation d'un représentant de la direction de la Quatrième Internationale. La conférence de Bombay a examiné la
LA IV° INTERNATIONALE la crise pré-révolutionnaire qui mûrit aujourd'hui dans le sous-continent indien.
Le C.E.I. a entendu et approuvé un rapport sur la crise politique en Chine, présenté par le camarade L. Maitan. Sur la base de ce rapport, il a entrepris de rédiger une résolution qui ouvrira la discussion sur la Chine dans le mouvement international. Cette discussion entre dans le cadre de la préparation du 9º Congrès Mondial de la Quatrième Internationale, qui se réunira en 1968.
Le Comité Exécutif International a également approuvé le rapport d'activité du Secrétariat Unifié, l'organisme dirigeant de la IV• Internationale entre deux sessions du C.E.I. Dans le cadre de ce rapport, il a appelé toutes les sections de l'Internationale à intensifier leur défense de la revolution vietnamienne, et leur lutte contre l'agression de l'impérialisme américain. La mobilisation internationale des forces appuyant la révolution vietnamienne est indispensable pour contrecarrer la pression de la bureaucratie soviétique en faveur d'un « compromis » non conforme aux intérêts de cette révolution. situation politique en Inde après les élections et la lutte contre la guerre du Vietnam. La situation en Inde a été caractérisée dans une résolution du S.W.P., ratifiée par la conférence (1), comme une situation d'instabilité pour la bourgeoisie.
(1) Publiée dans ce numéro.
CONFERENCE DES TROTSKYSTES INDIENS ET CEYLANAIS
CONFERENCE DES TROTSKYSTES INDIENS ET CEYLANAIS
Mais l'échec des partis ouvriers comme le P.C. indien et le P.C. indien (marxiste) et les partis « socialistes » comme le S.S.P. (Parti Socialiste Unifié) et P.S.P. (Parti Socialiste Praja) à profiter de l'impopularité du Parti du Congrès et à développer une campagne anti-impérialiste n'a pas seulement aidé les partis capitalistes réactionnaires à obtenir un succès électoral, il a aussi contribué à renforcer les illusions des masses concernant des solutions parlementaires à la crise.
Le Secrétariat Unifié de la IVe Internationale vient d'être informé que le gouvernement bolivien a procédé au début du mois de mars à une répression très étendue et très dure. Celle-ci a frappé les cadres dirigeants de nombreuses formations : P.O.R. (Parti ouvrier révolutionnaire trotskyste) (1), P.R.I.N. (parti révolutionnaire nationaliste de gauche), P.C. pro-chinois, M.N.R. (Mouvement national révolutionnaire, ex-parti dirigeant).
Voici une première liste des militants arrêtés : Alejandro Carvajal, Eulogio Sanchez, Gabriel Guzman I., Guillermo Lora, Filimon Escobar, Victor Sosa, Oscar Sangines, Luis Canipa, Edwin Moller, Orlando Capriles, Carlos Daza L., José Palacios, Carrasco Marin, Alberto Jara Daza, Sinforese Cabrera, Oscar Zamora, Jorge Echazù Alvarado, Victor Reynaga, Nuflo Chavez Ortiz, Zanon Barrientos Manani, Miguea Lora, Amadeo Vargas, Felipe Villa-nueva.
Les prisonniers ont été déportés à Pékin, village éloigné de la région du Beni et qui a une réputation internationale de zone où sévit la lèpre ; à Ixianas et
Le Secrétariat Unifié de la IV• Internationale signale que le gouvernement bolivien, en même temps qu'il s'acharne contre les guérilleros qui se sont dressés contre lui, s'efforce de décapiter le mouvement ouvrier. Dans un communiqué du 20 mars dernier, nous avions fait connaitre la vague d'arrestations qui a sévi contre les cadres dirigeants du P.O.R. (Parti ouvrier révolutionnaire trotskyste), du P.R.I.N. (Parti révolution-
Parmi les participants à la conférence, on pouvait noter Edmund Samarakkody, secrétaire du L.S.S.P. (R), et le camarade Prins Rajasuriya, membre du Bureau Politique. Parmi les participants indiens, il y avait les camarades M.D. Parija (secrétaire du Comité d'Organisation), Magan Desai et Chandrakant Bhat (de l'Etat de Gujarat), R.N. Arya (Utar Pradesh), P.K. Vasu (Kerala), S. Kolpe et G.S. Joshi (Maharashtra). Puerto Rico ‚localités très malsaines de la « selva » ; à Ulla Ulla, dans la montagne près de la frontière péruvienne.
Le ministre Arguedas a, dans une déclaration faite à un quotidien de La Paz • le 2 mars, donné comme raisons de cette répression l'agitation subversive, la préparation d'une grève générale de type insurrectionnel, la préparation d'actes terroristes, etc.
Le Secrétariat Unifié de la IVe Internationale demande que la plus large publicité soit faite sur cette répression déclenchée par la Junte militaire qui opprime le peuple bolivien, et appelle l'opinion publique internationale, et tout particulièrement le mouvement ouvrier à intervenir pour exiger la libération de tous les militants boliviens actuellement emprisonnés.
20 mars 1967.
(1) Le Parti ouvrier révolutionnaire (P.O.R.) de Bolivie est le produit récent de la fusion de deux partis du même nom, l'un, section bolivienne de la Quatrième Internationale, l'autre, parti de G. Lora. Cette fusion unifiait les forces trotskystes boliviennes. naire nationaliste de gauche), du P.C. pro-chinois, et du M.N.R. (Mouvement national révolutionnaire, parti de lexprésident Paz Estenssoro).
Nous venons d'apprendre l'arrestation par la « Direction des Investigations criminelles » dans la nuit du 13 au 14 avril, à Santa Cruz, de Hugo Gonzales Moscoso, secrétaire général du P.O.R. Le Préfet du département, le colonel Felix Moreno Ortiz, a déclaré que la « preuve » des rap-
BOLIVIE
Arrestations massives
Hugo Gonzales Moscoso en danger de mort
BOLIVIE
Arrestations massives
Hugo Gonzales Moscoso en danger de mort
INTERNATIONALE ports de Hugo Moscoso avec les guerilleros est constituée par le fait qu'il se trouvait dans la ville de Santa Cruz. Or, depuis près d'un an, Hugo Moscoso avait, pour des raisons de santé, été obligé de quitter La Paz pour vivre à Santa Cruz. Dangereusement malade, il ne pouvait supporter le climat des hautes altitudes du reste de la Bolivie. Depuis son arrestation, on est sans nouvelles de lui. La déportation dans une autre région de la Bolivie serait équivalente à un assassinat. Au Nigéria
Le journal « Nigerian Socialist » publié à Ibadan, signale qu'un « Comité Ouvrier Nigérien pour Hugo Blanco » s'est formé récemment dans ce pays. Le comité a envoyé un télégramme au président de la république péruvienne, par l'intermédiaire de Maître Battillana, le défenseur de Hugo Blanco. En Allemagne
La motion votée par le Congrès annuel des Jeunesses Socialistes « Die Falken » de Berlin (Ouest), adressée au président du Pérou, déclare :
Monsieur le Président,
Les délégués à la 20º Conférence annuelle de la Jeunesse Socialiste Berlinoise ont été profondément alarmés d'apprendre l'intention des autorités militaires péruviennes de condamner Hugo Blanco, le dirigeant révolutionnaire paysan, à la peine de mort, en faisant usage de méthodes légales douteuses. On peut craindre que les classes dirigeantes du Pérou veulent utiliser une condamnation pour l'exemple prononcondamnation cée contre Hugo Elanco, comme moyen pour créer un nouveau régime de terreur dirigé contre les forces anti-impérialistes et révolutionnaires dans le pays. Nous faisons appel à vous, Monsieur le Président, pour que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir pour empêcher le meurtre légal d'Hugo Blanco. Nous faisons appel à vous en particulier pour déclarer l'amnistie générale de tous les révolutionnaires emprisonnés au Pérou.
Nous envoyons nos salutations à Hugo Blanco et à tous ses camarades coaccusés ainsi qu'à tous les autres militants révolutionnaires emprisonnés. tants révolutionnaires emprisonnés
Le Secrétariat Unifié de la IV• Internationale fait appel à l'opinion publique internationale, et plus particulièrement à toutes les organisations ouvrières et anti-impérialistes, pour qu'elles élèvent leur protestation contre les arrestations et la vague de répression et de terreur déclenchée par la clique de généraux actuellement au pouvoir en Bolivie, aussi bien contre les guerilleros que contre les cadres dirigeants des organisations ouvrières et révolutionnaires.
26 avril 1967. Aux Etats-Unis
Le Parti Communiste de l'Etat de l'Illinois a décidé de se joindre à la campagne de protestation contre la mesure de mort pesant sur le dirigeant trotskyste des syndicats paysans du Pérou.
Une déclaration faite par Jack Kling, secrétaire du P.C. pour cet Etat, au nom de son organisation, dit que « les Américains doivent élever leurs voix en solidarité avec les peuples de 'Amérique latine et de l'Amérique du Sud, et condamner l'emprisonnement de Hugo Blanco et de ses compagnons ».
La déclaration était adressée au meeting, qui s'est tenu à Chicago, le 24 tévrier, en défense des victimes de la répression au Pérou. En Uruguay
Le Comité de Défense formé en Uruguay a fait connaitre les premières signatures rassemblées en faveur de Hugo Blanco : Vivian Trias (ancien député du Parti Socialiste), Dr. José Pedro Cardoso (ex-secrétaire du P.S.), Carlos Maria Gutierrez (publiciste), O.J. Maggiolo (recteur de l'Université), Zelmar Michelini (directeur de « Hechos »), Hugo Battalla (député de la liste 99), Rodolfo V. Talice (duyen de la faculté des sciences humaines), Luis Pedro Bonavita (président du F.I. de L.), Dr Carlos Quijano (directeur de « Marcha », Rubén Monte de Oca, Marcos Gabay, Pedro S. Scaron, Raul Acuna et Mario Trajtenberg (rédacteurs du même journal, Guillermo Chifflet (directeur d' « Epoca »), José d'Elia (président de la C.N.T.-Centrale Nationale des Travailleurs, Enrique R. Erro (exministre de l'Industrie et du Travail), Ariel B. Collazo (député du F.I. de L.).
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POUR HUGO BLANCO
POUR HUGO BLANCO
POLOGNE
Liberté pour
Jacek Kuron et Karol Modzelewski avaient été condamnés en juillet 1965, respectivement à trois ans et trois ans et demi de prison. Militants connus de la Z.M.S. (1) qui s'étaient révélés pendant I'« Octobre polonais », ils étaient les auteurs d'une Lettre ouverte au Parti.
Début mai, nous apprenions la libération de Jacek• Kuron seul. Il avait accompli plus des deux tiers de sa peine.
Le but de la condamnation n'était pas d'empêcher le foisonnement d'idées non conformistes dans la jeunesse — le gouvernement de Gomulka est réaliste - il était de briser dans l'œuf toute tentative d'élaborer de façon systématique une plate-forme d'opposition qui débouche sur un programme. Que ce programme soit marxiste et révolutionnaire, voilà la bureaucratie polonaise sans aucune défense idéologique (2), et c'est la répression : on arrête les « meneurs » dans l'espoir fou d'arrêter le mouvement. L'expérience a montré qu'il y avait loin du rêve à la réalité.
Le 21 octobre dernier s'est tenue à l'Université de Varsovie une réunion officiellement organisée en l'honneur « des dix ans de la culture polonaise». Kolakowski (philosophe polonais de réputation mondiale) y fit un discours où il relia les questions de la culture à celles de la politique. On reprocha à cette réunion d'avoir été un meeting, et à Kola-
Le tribunal international des crimes de guerre, appelé plus communément « tribunal Russell », a tenu sa première session du 2 au 10 mai à la Maison du peuple de Stockholm.
Nous ne reprendrons pas ici les travaux du tribunal qui a conclu à l'unanimité par l'affirmative aux deux questions suivantes, trois autres devant être examinées à une prochaine session :
- Y a-t-il eu, de la part du gouvernement des Etats-Unis (et des gouvernements d'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de Corée du Sud) actes d'agression selon le droit international ?
— Y a-t-il eu, et à quelle échelle, des bombardements d'objectifs de caractère purement civil et, plus particulièrement d'hôpitaux, de sanatoriums, de barrages, etc. ?
Nous voulons souligner quelques points
Modzelewsky kowski d'avoir abusé de sa qualité de philosophe pour corrompre la jeunesse. Et pour démontrer que Kolakowski n'était pas un communiste, on l'exclut du parti. On fit une démonstration analogue pour Pomian, son assistant.
Plusieurs écrivains, parmi les plus connus en Pologne, envoyèrent à la suite de cette exclusion une lettre de protestation. Les membres du parti qui l'avaient signée furent convoqués devant une commission de contrôle : Neverly (ex-champion du réalisme socialiste) rendit sa carte, il ne fut pas le seul; quant à la plupart des autres qui refusèrent de se rétracter, ils furent exclus.
Chez les étudiants, plus d'un millier de signatures furent recueillies pour protester contre la « Commission disciplinaire » qui devait se réunir pour exclure de l'Université tous ceux qui avaient pris la parole à cette réunion. Près de 200 professeurs et assistants signèrent également. Finalement, un seul étudiant fut traduit devant la commission et exclu de l'Université pour un an. Tous les membres de la Z.M.S. qui avaient signé furent littéralement contraints de se soumettre ou de se démettre ; peu se soumirent.
(1) Union de la Jeunesse socialiste.
(2) Le libéralisme dont elle fait preuve avec certaines tendances réactionnaires et même néo-faciste en est une démonstration évidente. essentiels. Cette initiative lancée par Bertrand Russell a commencé par soulever le scepticisme et les sarcasmes de nombreux secteurs de l'opinion publique, y compris de secteurs se prétendant révolutionnaires. Mais les intéressés, de part et d'autre, ont compris autrement la chose. Le gouvernement américain a tout fait pour tenter de discréditer et d'étouffer le « tribunal Russell ». Le gouvernement vietnamien et le F.N.L. lui ont accordé leur sympathie totale. Car il ne s'agissait pas d'une question de droit, plus ou moins formellement écrit, qui se trouvait posée par ce tribunal : le « procès » ainsi engagé dépassait cet aspect et soulevait le fond même de la situation présente, celle d'un peuple luttant pour sa libération nationale et sociale et des moyens de L'impérialisme pour l'en empêcher.
Le gouvernement soviétique et les partis communistes engagés sur la ligne de
Le « TRIBUNAL RUSSELL »
Le « TRIBUNAL RUSSELL »
INTERNATIONALE la « coexistence pacifique » n'ont guère donné un soutien effectif à ce tribunal qui ne pouvait que mettre en cause de la façon la plus accablante le gouvernement américain.
Pour sa part, de Gaulle a montré qu'il comprenait le danger de cet appel aux masses pour mettre des gouvernements au banc
Le mouvement socialiste au Nigeria a subi un coup très dur par la mort survenue le 20 mai au cours d'un accident d'automobile de J.O.B. Omotosho.
Agé de 48 ans, J.O.B. Omotosho avait consacré sa vie à la lutte pour le triomphe du socialisme dans son pays. Il avait été le fondateur de Advance, « journal des ouvriers nigériens ». Il appartenait à la rédaction du Nigerian Socialist. Il présidait le Syndicat des journalistes dé-
Plus de 6.000 personnes ont pris part, les 14 et 15 mai, à une marche de solidarité envers le peuple vietnamien. Cette marche fut organisée par le Comité de solidarité envers le Nord-Vietnam de Copenhague. Quelques centaines de participants étaient venus de Suède, de Norvège, ainsi que des délégations d'autres pays européens (Allemagne, France, Belgique, Angleterre, Grèce). La marche s'effectua
A son 23º Congrès tenu le 15 mai à Stockholm, le P.C. suédois a décidé de changer de nom et de s'appeler Vaensterpartiet Komunisterna, c'est-à-dire Parti de gauche (communiste). Il a été dit officiellement que ce changement a pour but d'indiquer que le parti n'est qu'un morceau du mouvement socialiste. Mais on pense qu'il reflète le désir du leader du parti, C.H. Hermansson, de lancer un des accusés. Il s'est cru obligé de justifier l'interdiction de la tenue du tribunal à Paris par une lettre à « maître » JeanPaul Sartre qui a répondu comme il convenait à cette épitre papelarde.
Les travaux du tribunal vont être publiés. Les diffuser est une contribution à la lutte du Vietnam. mocratiques, et était l'avocat de nombreux syndicats. Il avait été l'avocat du professeur britannique Victor Allen et il avait aussi, comme avocat, sauvé la vie de Bassong, un des militants de l'U.P.C. en empêchant son extradiction au Kameroun. Son dernier travail était un article intitulé « l'attitude marxiste envers la loi dans les nations en développement » soumis à l'Académie nigérienne des travailleurs scientifiques et techniques. de Helsingör jusqu'à Copenhague, où elle se termina par un meeting devant la maison de l'ambassadeur des Etats-Unis. A ce meeting, l'ambassadeur du F.N.L. en Union soviétique, Nguen Vandong, remercia les manifestants du soutien qu'ils apportaient à la cause qu'il représentait. Il lui fut remis le montant d'une souscription qui s'élevait à plus de 18.000 F. pont vers le Parti social-démocrate qui se trouve au gouvernement.
Une importante minorité s'opposa au changement de nom, déclarant que ni la ligne révolutionnaire ni la théorie de la dictature du prolétariat ne sont devenues surannées.
On ne sait encore si ces divergences entraineront une scission dans le parti.
NIGERIA
Mort de J.O.B. Omotosho
DANEMARK
Une marche pour le Vietnam
SUEDE
Le P.C. change de nom
NIGERIA
Mort de J.O.B. Omotosho
DANEMARK
Une marche pour le Vietnam
SUEDE
Le P.C. change de nom
IRLANDE
Une provocation policière
Une campagne de solidarité internationale a été ouverte à Londres par des militants irlandais en vue d'obtenir la libération d'un révolutionnaire irlandais, Joe Dillon, âgé de 22 ans qui a été condamné le 6 mai à Dublin à cinq ans de prison.
La sentence a été prononcée pour une tentative de vol à main armée qui avait eu lieu à Dublin en décembre 1965. La police ne procéda à des arrestations que six mois plus tard, parmi lesquelles celle de Joe Dillon. Le procès n'eut lieu qu'un an plus tard. On n'y apporta aucune preu-
La radicalisation dans la jeunesse, et particulièrement parmi les étudiants, qui se manifeste d'une part sur la question de la guerre au Vietnam, et d'autre part à l'égard de l'orientation révolutionnaire des Cubains, suscite de grands embarras à la direction du P.C. italien... et une inclination à recourir aux méthodes de violence.
A Florence et à Venise, des manifestations pour le Vietnam avaient débordé les consignes du P.C. Aussi, à la session du C.C. du 17 mai, la plupart des discours furent dirigés contre les groupes minoritaires de gauche. Sur cette question, Ingrao rejoignit Amendola. Même le P.S.I.U.P. dont l'orientation n'est pas révolutionnaire mais où les courants de gauche s'expriment plus largement fut l'objet d'attaques de la direction du P.C.
La ligne définie envers les groupes de gauche trouva son application dès le lendemain, 18 mai, dans une manifestation organisée à Rome par l'union locale des syndicats C.G.I.L. en faveur du Vietnam. Des groupes pro-chinois qui étaient veve, aucun témoin contre lui. Le juge lui-même admit qu'il était « probablement dans l'erreur en imposant une sentence de cinq ans ».
Mais Joe Dillon était en réalité poursuivi parce qu'il s'était engagé dans une opposition au sein de l'IRA (armée républicaine irlandaise) en vue de lui donner une orientation révolutionnaire et socialiste. La police politique du pays avait essayé de le corrompre et, en raison de son échec à y parvenir, l'avait menacé de « l'avoir ». nus avec leurs banderolles et des tracts furent frappés. Furent également frappés d'autres militants de gauche qui voulurent s'opposer à ces méthodes. Au premier rang des agresseurs se trouvaient des fonctionnaires du P.C.
Quelques jours plus tard, le 24 mai, une «veillée» avait été organisée à Rome sur la Piazza Navona. Pour éviter que la manitestation prenne un caractère militant, discours, chants et films avaient été prévus jusqu'au-delà de minuit, tandis que des groupes de choc cherchaient à détruire les banderolles « non officielles » et à empêcher la distribution de tracts. La jeunesse du P.S.I.U.P. était venue avec comme mots d'ordre « Deux, trois, quatre cinq Vietnam », » Pour la libération du Vietnam », « Quittons l'OTAN », « Non à la paix américaine ». Lorsque les groupes de choc voulurent s'attaquer à ces banderolles, ils se heurtèrent à des groupes compacts de militants de tous les courants de gauche, y compris de militants du P.C. et du P.S.I.U.P., et ils furent obligés de renoncer à leurs intentions.