Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › n° 23

Nouvelles du mouvement ouvrier et de l'Internationale

Quatrième Internationale, n° 23 · novembre 1964 · p. 84-88 · 2 995 mots

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Jules HENIN (1882-1964)

Notre vieux camarade Jules Henin n'est plus. C'était le plus vieux ou un des plus vieux camarades de notre Internationale. Jules naquit en 1882, c'est-à-dire en plein milieu du réveil révolutionnaire du prolétariat belge, qui était à cette époque le plus exploité de l'Europe occidentale. Le violent soulèvement des travailleurs ouvrit, en 1886, le début d'une longue histoire de luttes et d'essor politique. Très jeune, Jules rejoignit le parti socialiste, et y milita au sein de la Fédération de Charleroi qui était à cette époque à la gauche du parti, notamment en 1912 lorsqu'elle s'opposa à la conclusion d'un cartel électoral avec la bourgeoisie libérale, et lorsqu'elle réclama l'organisation d'une grève générale pour le suffrage universel.

Jules Henin qui était ouvrier mineur fut un ardent partisan du leader socialiste Jules Destrée (de Charleroi). Hélas, comme beaucoup d'autres, Jules Destrée choisit en 1914 une ligne que notre camarade Jules ne pouvait suivre. Destrée devint un des suppôts du réformisme social-patriote et, comme ministre du Roi, échoua à l'extrême-droite du mouvement ouvrier. Jules Henin, lui, resta dans la ligne révolutionnaire et rejoignit le premier noyau communiste de Charleroi qui, dès 1919, autour d'une jeune révolutionnaire, Nelly Rinchon, venait d'être créé. Fondateur du P. C. avec quelques camarades, Jules se dévoue sans cesse et commence à prendre figure de militant écouté et respecté.

Il participa, en 1924, à la fameuse école des cadres de Bobigny, ce qui lui valut de faire connaissance avec la police de la bourgeoisie francaise et d'être expulsé de Irance. Puis ce fut le « grand complot des », cette fois la bourgeoisie fut ridiculisée et les juges durent libérer les camarades.

Sur le plan syndical Jules fait de son mieux et dénonce toutes les trahisons des bonzes réformistes.

Dès le début de l'Opposition de gauche, Jules Henin rejoignit ses rangs et contribua largement à lui apporter en 1927-28 la majorité absolue dans la Fédération de Charleroi du P. C. Aux côtés du camarade Léon Lesoil, qui devait mourir dans un bagne nazi, il fut exclu du P.C. et construisit le mouvement trotskyste dans sa région.

1932, il joua un très grand rôle dans la grève des mineurs qui fut dirigée par les trotskystes à Charleroi et qui entraîna dans la lutte travailleurs des autres industries. Arrêté dans la maison du peuple de Gilly, il fut battu par la police, puis condamné à deux mois de prison. A peine sorti de prison, il fut élu conseiller communal de Gilly (commune industrielle du bassin de Charleroi). Elu sur une liste trotskyste il fut réélu une seconde fois en 1938. En 1935, il eut la joie de pouvoir avec quelques camarades, rencontrer à Anvers le camarade Léon Trotsky qui venant de France, se rendait en Norvège.

Dès l'éclatement de la guerre, Jules Henin décida de poursuivre son activité révolutionnaire dans la clandestinité. Il a ainsi milité sans relâche pendant toute l'occupation nazie. Il a participé à l'édition clandestine de La Voix de Lénine. Ce journal clandestin trotskyste joua un rôle déterminant, chez les mineurs notamment. La résistance des mineurs de la région de Charleroi fut orientée contre l'oppression des patrons, mais aussi contre l'oppression et l'exploitation forcenée de l'impérialisme allemand aux abois, et ce sur une ligne internationaliste de classe. Au lendemain de la guerre, le camarade Jules Henin a poursuivi inlassablement son activité au sein de l'organisation trotskyste belge; il fut pendant de longues années membre du Comité Central, et élu par les congrès mondiaux de la IVe Interna'tionale, membre de la Commission de Contrôle Internationale.

Depuis plusieurs années, Jules Henin, devenu invalide dut renoncer à participer activement à la vie militante. Il continua à suivre avec intérêt et passion la lutte et les progrès de l'Internationale dans le monde, les développements de la révolution internationale, les éclatantes victoires du peupe cubain, la libération des peuples de couleur et les progrès de la déstalinisation en U.R.S.S.

Nous eûmes le plaisir de pouvoir organiser, à l'occasion de ses 80 ans, une petite fête en l'honneur du camarade Jules Henin, avec lequel on pouvait discuter des problèmes politiques avec plaisir.

Jules Henin n'est plus, mais son exemple restera vivace. Il a vécu toute sa vie, qui fut bien remplie, avec le souci de libérer ses camarades du joug du capitalisme et avec l'espoir qu'enfin un monde meilleur pourra faire place à la société en pleine décadence, dans laquelle nous vivons.

La IVe Internationale salue avec la plus vive émotion la mémoire de Jules Hénin.

ARGENTINE

Un tragique

Le 21 juillet une explosion se produisit dans un appartement d'une maison d'un quartier du nord de Buenos-Aires. Toute la maison de sept étages s'effondra. Il y eut de nombreux morts et blessés. Les recherches faites fournirent 70 bombes, des revolvers, des fusils, un émetteur de radio, tout un équipement de guerillas. Les experts estimèrent que 150 à 250 kilos d'explosifs déflagrèrent accidentellement. La police annonça que quatre des personnes tuées étaient membres d'une organisation de guerillas dirigée par Angel A. Bengochea, ex-rédacteur d'un journal révolutionnaire socialiste Palabra Obrera. Elle se livra à des perquisitions, des arrestations, parlant d'une « conspiration marxiste ». La grande presse accorda beaucoup de place à cette affaire. Les photos de nombreux mi-

Réorientation

Le gouvernement Leoni qui a succédé au gouvernement Bettancourt à la suite d'élections qui furent un échec pour les forces révolutionnaires venezueliennes n'a cependant pas réussi à éliminer les activités des guerillas qui poursuivent la lutte depuis bien longtemps. Ainsi, on annonça récemment que le gouvernement avait décidé de « nettoyer » la région montagneuse de Bocono dans l'état de Trujillo. Le gouvernement qui a aussi recouru à l'emploi des forces aériennes dans sa lutte contre les combattants du FALN vénézuélien, vient même de décider d'évacuer totalement la population paysanne de cette région. Une telle mesure à l'exemple des Français, hier, en Algérie ou du pouvoir au Sud-Vietnam est événement litants furent publiées. La répression se déclencha.

L'organe Palabra Obrera riposta vigoureusement à cette campagne. Il se refusa de prendre pour argent coniptant les déclarations de la police contre Ben-* gochea, il rappela que, tout en se déclarant comme Bengochea, pour la défense de Cuba et du castrisme, des divergences s'étaient produites avec lui et son groupe au sujet du recours à des activités de guerillas, qui devaient, selon cet organe, tenir compte de la situation de chaque pays. Enfin, ce journal rendit hommage aux quatre victimes de cette explosion, des étudiants qui avaient occupé des postes dirigeants dans les mouvements d'étudiants et manifesté un dévouement total à la cause du socialisme. des guérillas un témoignage des difficultés que rencontre le pouvoir.

Des discussions s'étaient produites au sein du FALN au lendemain des élections qui avaient porté Leoni au pouvoir. Bien que portant apparemment sur des questions de technique de combat et de modalités de combat, cette discussion contribua en réalité à une réorientation des activités du FALN, réduisant l'accent sur les manifestations spectaculaires à Caracas pour renforcer la lutte dans des régions paysannes d'accès plus difficiles pour les forces gouvernementales. Cette réorganisation place la lutte en fait dans une une perspective longue, qui correspond d'ailleurs mieux aux rapports de force et aux conditions présentes.

VENEZUELA

VENEZUELA

BRESIL

Prestes On annonce la destitution de Luis

Carlos Prestes, qui fut secrétaire général du PC brésilien pendant plus de trente ans. Fidèle stalinien, puis khrouchtchévien, il prôna les voies pacifiques et parlementaires pour mener le Brésil au socialisme. On sait que le « PC brésilien » avait connu une scission et donné naissance au « PC du Brésil » favorable aus conceptions pro-chinoises. La crise s'était poursuivie dans le PC brésilien à la suite du coup d'Etat qui avait amené la dépo sition de Goulard par l'armée. Prestes porté à la « présidence d'honneur » a été

Les trotskystes, ceylanais , organisés dans le LSSP (Section Révolutionnaire), continuant la section ceylanaise de la Quatrième Internationale, à la suite de l'entrée au gouvernement de N.M. Perera et d'autres, ont publié un journal en langue

Après l'Angola et la Guinée dite portugaise, c'est dans la colonie portugaise de Mozambique que se développe un mouvement de guerillas sous l'impulsion du FRELIMO (Front de Libération du Mozambique). La représentation de cette organisation à Dar-es-Salam dans son organe Mozambican Revolution donne des détails sur des combats qui ont entraîné la mort de vingt soldats portugais.

A Montreal vient de se constituer la Ligue Socialiste Ouvriere, une organisation qui, au Quebec, sera importante pour le développement politique des Canadiens français. La Ligue se base sur l'expérience du mouvement ouvrier international et se revendique de la théorie élaborée par Marx, Engels, Lenine, Trotsky. Elle délimogé remplacé par un militant de la tendance gauche dirigée par Mario Alves, qui serait à présent enfermé dans les prisons du nouveau régime.

La répression se poursuit sans interruption. Le leader paysan Francisco Juliao a été arrêté le 4 juin dernier dans une ferme de l'Etat de Goias. Francisco Juliao, à la différence de Luis Prestes, s'était prononcé pour la Deuxième Déclaration de la Havane qui préconisait la lutte révolutionnaire pour la conquête du pouvoir en Amérique latine. cinghalaise Samasamajaya et un organe en langue tamile Putachi (Révolution) qui de mensuel devient bi-mensuel ; ils se préparent à publier un organe en langue anglaise New Spark.

L'armée portugaise au Mozambique s'élève à 25.000 hommes de troupe, la plupart étant stationnés près de la frontière du Tanganyika.

A Dar-es-Salam. Eduardo Mondelane a, au nom du FRELIMO, annoncé le 23 octobre que serait bientôt constitué un gouvernement rebelle et que seulement des « circonstances exceptionnelles » pourraient l'obliger à aller en exil. fend le droit de la nation canadienne française de suivre sa propre voie pour établir une société socialiste. Elle a les relations fraternelles les plus étroites avec la League for Socialist Action dans le Canada britannique. La Ligue Socialiste Ouvrière se prépare à publier bientôt un bulletin public d'information.

CEYLAN

Nouvelles publications

MOZAMBIQUE

Vers un gouvernement du FRELIMO

CANADA

Constitution de la « Ligue Socialiste Ouvrière »

CEYLAN

Nouvelles publications

MOZAMBIQUE

Vers un gouvernement du FRELIMO

CANADA

Constitution de la « Ligue Socialiste Ouvrière »

FRANCE

«Je n'oublie pas »

A l'occasion de la mort de Thorez, de Gaulle envoya à l'un des fils du défunt une lettre dont il autorisa la publication. Reproduisons-la :

« J'adresse à vous-même et aux vôtres mes sincères condoléances dans le deuil qui vous frappe par la mort de votre père. Pour ma part, je n'oublie pas qu'a une époque décisive pour la France, le Président Maurice Thorez — quelle qu'ait pu être son action avant et après — a, à mon appel et comme membre de mon gouvernement contribué à maintenir l'unité nationale. Veuillez croire, à ma considération distinguée. »

Ce n'est pas à l'appel de de Gaulle mais aux ordres de Staline, agissant conformément aux engagements pris à conformément aux engagements pris à Yalta, Téhéran et Potsdam, que Thorez répondit. Mais le résultat est bien celui que de Gaulle exprime dans son langage ampoulé : Thorez a contribué considérablement à sauver l'Etat et l'économie capitalistes.

De Gaulle reprend dans cette brève lettre ce qu'il a expliqué plus clairement dans le tome de ses mémoires intitulé Le Salut :

« Compte tenu des circonstances d'antan, je considère que le retour de Maurice Thorez à la tête du parti communiste peut comporter actuellement plus d'avantages que d'inconvénients...

« ... Dès lors qu'au lieu de la révolution, les communistes prennent pour but la prépondérance dans un régime parlementaire la société court moins de risques...

« Quant à Thorez, tout en s'efforçant

Les élections

La démocratie chrétienne allemande connait la panique. La Bourse des valeurs en Allemagne occidentale se montre également nerveuse. La raison en est la victoire des sociaux-démocrates aux élections municipales dans le Land de la Rhénanie du nord-Westphalie et dans les progrès qu'ils ont fait dans la Basse-Saxe. Par rapport à 1961, dans la Rhénanie du nordWestphalie, la social-démocratie passe de 40,7 à 46,6% tandis que la démocratie chrétienne CDU tombe de 45 à 43,1 %. Le parti libéral FDP est passé de 10,2 à 8%. Quant à l'Union allemande pour la paix d'avancer les affaires du communisme, il va rendre en plusieurs occasions service à l'intérêt public. Dès le lendemain de son retour en France il aide à mettre fin aux dernières séquelles des « milices patriotiques » que certains parmi les siens s'obstinent à maintenir dans une nouvelle clandestinité. Dans la mesure où le lui permet la sombre et dure rigidité de son parti il s'oppose aux tentatives d'empiètement des comités de libération et aux actes de violences auxquels cherchent à se livrer des équipes surexcitées. A ceux — nombreux — des ouvriers, en particulier des mineurs, qui ecoutent ses harangues, il ne cesse de donner pour consigne de travailler autant que possible et de produire coûte que coûte. »

Nous nous que donnera sembler tout

Thorez, de

(Le Salut, pp. 100-101.)

abstiendrons de prédire ce la décision du C.C. de rasce qu'on pourrait trouver de créer des institutions portant son nom pour perpétuer sa mémoire et ses enseignements ! Qui sait s1, dans quelque temps, tout comme son maitre Staline, il ne commencera pas à sentir le fagot. Ce dont la classe ouvrière française a besoin, pour se dégager du marasme où elle est encore actuellement plongée, c'est d'une critique approfondie de ce qui lui a fait perdre la situation éminemment favorable ou elle se trouvait à ta Libération. Dans ce dossier, le témoignage de de Gaulle doit être placé : il parle en parfaite connaissance de cause. Il n'oublie pas. Nous aussi, n'oublions pas. municipales DHU, où se manifeste l'influence politique du PC placé dans la clandestinité, elle obtient dans la vallée de la Ruhr seulement 21.582 voix, soit 0,3 %.

La victoire de la social-démocratie provient des échecs de ses adversaires bien plus que de sa propre politique. Elle tiendra en novembre un congrès qui doit mettre au point une plate-forme en vue des élections législatives prévues pour l'automne 1965. Il est peu probable que cette plate-forme aura quelques attraits pour les électeurs ouvriers qui ont assuré la victoire aux élections municipales.

ALLEMAGNE

ALLEMAGNE

AUTRICHE

Crise dans le Parti Socialiste

Une crise de direction s'est produite dans la social-démocratie autrichienne qui, rappelons-le, organise l'écrasante majorité de la classe ouvrière du pays. Le conflit se produisit entre Franz Olah, qui était alors ministre de l'Intérieur, et la majorité des dirigeants de ce parti.

Au fond, le conflit opposait ceux qui étaient pour la continuation de la coalition du PS et du Parti populiste, le grand parti bourgeois, coalition qui existe depuis la fin de la guerre, et Olah qui est pour une coalition du PS avec un petit parti bourgeois, le Parti libéral, lié à des intérêts du capitalisme ouest-allemand et qui contient de nombreux éléments néofascistes. Autrement dit, le conflit se trouvait entre les partisans d'une « grande coalition » et ceux d'une « petite coalition ».

La direction du PS obligea Olah à renoncer à son poste ministériel. Mais alors se produisit quelque chose de surprenant : une grève et des manifestations se produisirent contre la décision de la direction. La crise s'est depuis lors

La célébration de la

Le 6 septembre, 50.000 personnes, dont plusieurs milliers de socialistes venus d'autres pays européens, manifestaient dans les rues de Bruxelles en commémoration du centenaire de la Ire Internationale. Harold Wilson, Guy Mollet, Willy Brandt, Saragat etc, se trouvaient sur la tribune officielle. Aussi le service d'ordre du Parti socialiste ne voulut pas que ces « distingués » invités aperçoivent les pancartes que portaient les Jeunes Gardes Socialistes. Car on pouvait y lire : « Quittons l'OTAN », « Impérialistes bas les pattes devant le Congo, le Vietnam, Chypre » ; « Contrôle ouvrier », « L'usine aux ouvriers » ; « Tschombé assassin » ; « Vive Cuba socialiste » ; « Solidarité avec la lutte des Noirs américains ».

Du Chili, on nous prie de rectifier une information parue dans notre précédent numéro, sous la rubrique « Nouvelles du mouvement ouvrier et de l'Internationale », à la page 85. Il était dit qu'un développée dans le PS, ce parti jusqu'alors monolithique si l'on fait exception de quelques peu nombreux éléments de gauche.

L'appui que Olah reçoit de la part de larges couches ouvrières tient outre sa démagogie à des raisons fort explicables : la prospérité capitaliste n'a pas donné aux travailleurs les « satisfactions » dont parlent les partisans du néo-capitalisme ; ils sont mécontents de la « grande coalition » dont l'usure est de plus en plus visible du fait que l'extrême-droite du Parti populiste a pris la direction de cette formation et serait disposée à écarter du gouvernement le PS si le rapport de forces le lui permettait ; les travailleurs sont indignés des mensonges et des manœuvres de la direction du PS qui, dans cette affaire, entend manipuler le parti comme elle le fait sans cesse.

Aux dernières nouvelles, Olah a été exclu du P.S. par la direction. Le sort de cet aventurier est une chose, la situation au sein du P.S. en est une autre.

Les « commissaires » sociaux-démocrates voulurent interdire aux J.G.s. de prendre part au défilé. Ne rencontrant pas de succès, ils firent appel à la police. Celle-ci qui n'avait pas été prévenue de l'affaire hésita un peu. Le secrétaire général du PS lui fit savoir qu'il s'agissait d'une « infiltration de communistes », la police intervint alors.

C'est ainsi que la direction du PS belge célébra le centenaire de la Ire Internationale, en faisant matraquer de jeunes militants par la police bourgeoise. Les JGS réussirent, ayant perdu leurs pancartes détruites, à maintenir leurs rangs serrés et à défiler quand même, en criant leurs mots d'ordre, devant la tribune officielle. certain Waldo Grez avait rompu avec le PS sur la droite et rejoint le P.S.P. En réalité, il avait rompu sur la droite du P.S. et était entré dans le front électoral de Frei.

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