Documents de la IVe Internationale

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La revue › 18e année, n° 9

La Révolution sud-africaine

Quatrième Internationale, 18e année, n° 9 · mai 1960 · p. 61-62 · 1 221 mots

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Les signes d'un mouvement montant des masses en Afrique du Sud contre la politique barbare et insensée d'Apartheid ont été fréquents durant toute l'année écoulée.

On se rappelle le personnes, et qui a sewement pris la Chambre de Commerce de duhannesourg a pris pour tâche d'agir en médiateur entre les dirigeants africains et le gouvernement.

En 1958, le Dr Verwoerd devient Premier Ministre de l'Afrique du Sud, Depuis que le rarti Nationaiste accéda au pouvoir en 1948, le Dr Verwoerd,

Munstre des Ajjaires indigènes, a dominé la vie politique du pays. C'est à mi qu on doit la manière fonctionne actuellement la pourque de segregation racune ou Apartneid en Afrique au sud, et tes projers de son ampaysavion.

vous puotions pous loin, à la suite d'un texte classique de Rosa Luxembourg ‚excrait de sou ouvrage celeore « Laccumulation au capra » er qu traite le la penetration du capausme en Afrique du Sud, damples mjor mations commentees sur raparneid, extraites de a uterature de nos camurados sud-africams.

Lannee 1909 Jut surtout marquée par l'intervention des femmes Bantou dans la nute, qur a etonne ve monde entier par son ampleur et sa ténacité. Les marches dos femmes du Natal ,leurs chocs avec a pouse, leur déterminatron de noerer teurs compagnes emprisonnées, etaient des indications d'une nouvede exposion revolutionnaire en preparation.

Ces demonstrations avaient prouve refricacité de laction directe par le peupie a truvers teurs propres organes contre tempoi de canaux « constitutronnels » teis que les comités consuitatijs, etc...

V'est à la meme action directe que passérent des masses plus ampes le mass i9a mante atron decte que passetent des masses plus menes le 21 mars 1960, (The times, 6 avril 1960).

rendant pus de lo jours, les masses africaines, résistant magnifiquement à une répression jeroce, ont donné des signes innombrables de eug combativité resolue et de eur maturation politique rapide.

Greve, marches dans les vides, destruction des passeports abhorrés, heurts violents avec la ponce, ont aemontre que « autos armées et tout le maténel moderne à a disposition du Dr Verwoerd peuvent tuer plus d'hommes et de femmes que ne le faisaient les fusils, mais us ne peuvent pas briser ja volonté des bantou ». (The Times, ibid., souligné par nous.)

Les masses ont acquis dans l'action un sens nouveau de leurs possibilités et de leur dignité. Elles ont vu le gouvernement raciste faiblir sous leur pression et suspendre le régime des passeports, ne fut-ce que pour quelques jours. Elles ont pris conscience de la division extrême que leur action a provoquée dans les couches européennes dirigeantes, ainsi que des réactions de Topinion internationale, à commencer par celles de la bourgeoisie anglaise.

Malgré le rétablissement de la plus odieuse répression d'un Etat policier aux abois, ves résultats sont destinés à durer et à appeler des changements protonds et irréversibles.

Ce n'est pas seulement le nouveau contexte sud-africain qui pousse à changements, c'est également tout le contexte africain actuel. L'interaction entre es deux projessus est constante.

Les nouveaux jeunes leaders du mouvement national sud-africain sont conscients aussi bien du dynamisme du mouvement des masses que de ses perspectives historiques.

Eu proces de Mangalso sobukwe, leader de Faie actiste au s'est de chée du Conares National Africain pour constituer the Pan-Africanis Congress et passer à l'action fiévreusement attendue par les masses, celuici a déclaré avec fierté :

« Notre but est le renversement de la domination blanche en Afrique du Sud. Notre prétention est que l'Afrique du Sud constitue une partie intégrante du continent africain et, par conséquent, ne peut pas résoudre ses problèmes de manière isolée et en ignorance totale du continent. Pour cette raison nous acceptons comme notre rôle historique de contribuer à établir les Etats-Unis d'Afrique. du Cap au Caire, et du Maroc à Madagascar. »

Voilà la force et les idées qui animent le mouvement national africain dans la nouvelle étape atteinte dans laction.

Il rappelle étrangement la Révolution algérienne à la veille de son éclaLe Mouvement algérien, divisé entre Messalistes et Centralistes. stagnait et semblait paralysé dans l'inaction. Le C.R.U.A., tendance activiste sortie des rangs de ce mouvement, rassemblant les jeunes cadres avides d'action directe, donna le ler novembre 1954 le signal de celle-ci et entraina derrière lui les masses en Algérie et bientôt également dans l'émigration en France. Et c'est le F.L.N., et c'est la Révolution.

En Afrique du Sud un processus analogue a commencé et personne n'a le droit de se tromper.

La partie ultra-raciste des fermiers Afrikaners qui soutient le gouvernement actuel risque, à la longue, de se trouver isolée dans sa propre classe bes réactions de la bourgeoisie anglaise, et les démarches des industriels

(d'origine anglaise pour la plupart) auprès de Verwoerd, avant Tattentat manqué contre sa personne (perpétré, du reste, par un riche Européen), par la Fédération des Industries, sont, à ce propos, significatives.

Industriels et hommes d'affaires de ce pays, potentiellement tres riche, économiquement le plus développé de toute lAfrique, s'inquiètent de constater que la productivité du travail a été en désin constant depuis 1954. Lan dernier, le revenu national par tête en termes réels a encore montré un faib'e déclin. Les conditions économiques et sociales, imposées à la maind'œure africaine dont dépendent strictement l'industrie et l'agriculture, aussi bien des interruptions fréquentes de la production que rabaissement de la productivite

La bourgeoisie industrielle sud-africaine qui ressent elle aussi les impératifs d'une concurrence internationale avivée, ré lame des mesures capab'es de stabiliser et d'accroître Teffort productif des masses : revalorisation des salaires extrêmement bas ; révision des lois sur les passeports ; atténuation du statut humiliant imposé aussi à la faible mais grandissante classe moyenne des Africains, sur laquelle cette bourgeoisie compte, etc.

Elle craint, d'autre part, que les investissements étrangers ne se retirent ou qu'ils cessent d'affluer, ainsi que les répercussions possibles d'un boycott des exportations sud-africaines déclenché par les organisations internationales des ouvriers des transports. On a remarqué que, durant la résente crise révolutionnaire dans le pays, la valeur de capitalisation des actions d'Afrique du Sud à Londres et Johannesburg a décru de 600 millions de livres sterling.

Seul un fou acheterait aujourd'hui des actions d'Afrique du Sud »:

écrit The Economist (9 avril 1960). La menace sur les investissements envers « des gens qui ne recherchent plus une ranimation industrielle » (ibid)

est plus sérieuse.

L'Angleterre est la plus intéressée dans ce domaine ayant. sur un total de 1.396 millions de livres sterling de capital étranger, investi 866 millions

(suivie par les Etats-Unis, avec plus de 170 millions).

Cependant, si importante que puisse s'avérer la pression provenant des milieux bourgeois sur les « irresponsables » qui gouvernent l'Afrique du Sud.

seule l'a tion révolutionnaire des masses dirigées par une authentique organisati m révolutionnaire, peut réellement venir à bout de la résistance féroce inévitable d'un tel régime. Une minorité de quelques 3 millions d'Européens exploite et opprime un peunle de 11 millions environ (dont 1.5 de couleur).

Cette minorité est décidée à sauvegarder coûte que coûte Vessentiel de

SeS privilèges actuels exorbitants. Pour renverser son régime il faudra. tôt ou tard entreprendre une action « à l'algérienne », combinant la lutte armée des paysans des Réserves (3 millions environ) avec la mobilisation révolutionnaire du prolétariat agricole (3 millions environ) et du prolétariat urbain (3 millions environ).

L'Afrique toute entière, immense arrière-pays de l'Afrique du Sud, soutiendra cette lutte.

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