Trotsky et le trotskysme présents
Les signes sont nombreux que l'intérêt en Union soviétique pour Trotsky et le trotskysme croît, pour les raisons données dans l'article du camarade P. Richards que nous publions dans ce numéro. En Voie qusiqueblins dans ce numéro. En
Le correspondant de l'Observer londonien, George Sherman, rapporte, dans n° du 16 aout, au sujet de lexposition américaine à Moscou :
« Les Américains et les Russes étaient aussi parvenus à un compromis sur une centaine de livres relatifs à la Russie et à la science politique, qui furent retirés des rayons disponibles au publie, sur la demande du Ministre de la Culture. Ils se trouvent sous verre, des fruits détendus qu'on peut voir mais ne pas toucher.
« Mais les encyclopédies qui sont sur les rayons à la disposition du public sont touchées, fréquemment même. Des jeunes gens avec des cahiers copient ouvertement des faits sur Staline autrefois inconnus du citoyen soviétique. Je vis un jeune homme prenant avec zèle des notes sur un homme dont peu de citoyens soviétiques, osent encore prononcer le nom en public, Léon Trotsky. »
Dans le New York Times du 11 septembre, son correspondant H.E. Salisbury, qui vient de passer quatre mois en U.R.S.S. écrit :
« Les Russes avaient l'habitude de pâlir à la mention du nom de Léon Trotsky. Même aujourd'hui vous ne l'entendez pas souvent. Mais un jeune homme dans une ville de province cita son nom dans une discussion de livres sur la Russie. Un autre plaisante sur sa propre ressembiance physique avec Trotsky et un troisième dit : « Nous avons commencé à parler un peu sur Trotsky mais nous continuons à ne pas écrire sur lui. »
Nous avons été informés qu'un bulletin, contenant des articles de notre revue notre revue Quatrième Internationale sur I'U.R.S.S., avec des commentaires officiels destinés à « prouver » la « lausse » position des trotskystes, a ete tire a six ou sept mille exemplaires et distribués entre autre à l'Université de Moscou. Est-il besoin de dire que nous ne craignons pas les « arguments » du Kremlin, cette publication préparant la voie à une édition en russe de Quatrième Internationale.
ÉTATS-UNIS
Des jours difficiles pour la classe ouvrière
Avec le vote d'une nouvelle loi antisyndicale par un Congrès en majorité élu par les ouvriers et avec la poursuite indéterminée de la grève des aciéries (qui a deja battu tous les records de duree), leuphorie trompeuse dans laquelle la najorité des travailleurs a vécu dans les années de prospérité est pénétrée de l'idée qu'ils ont à faire face à une offensive généralisée préparée de longue date, à la fois sur le front de l'entreprise et des autorités.
La gravité de la situation semble n'avoir pas été comprise dès le début par les bureaucrates syndicaux qui dirigent les ouvriers de l'acier. Avec leurs conceptions de collaboration de classe, ils étaient entrés en pourparlers pour le renouvellement des conventions, en pensant qu'ils obtiendraient une augmentation de 10 cents de l'heure, tandis que les compagnies éleveraient les prix de 4 dollars par tonne. C'eut été se conformer au modèle suivi depuis 1946, lorsque sous prétexte des 18 cents remis aux ouvriers les barons de l'acier augmentèrent leurs prix de 5 dollars par tonne. Depuis lors, il y eut dix augmentations des salaires des ouvriers de l'acier et 22 des prix de vente des compagnies (dont plusieurs en ciépit d'une chute des autres indices de prix).
Ce modèle servait toujours de prétexte à la presse bourgeoise pour crier que la montée des salaires engendrait celle des prix et que cette spirale était responsable de l'inflation qui se développait continuellement aux Etats-Unis. Mais cette fois-ci il aurait été plus on devant la car il avai du Sénat que les aisément accorder difficile de lancer ce t été irréfutablement
Commission Kelauver compagnies pouvaient des augmentations de salaires sans devoir augmenter leurs prix.
Leurs derniers comptes rendus financiers étaient singulièrement éloquents. Les bénéfices nets pour la première moitié de
1959 étaient de 254.900.000 dollars, soit de 88 % plus élevés qu'en 1958. Les effets de la récession ? Les rentrées de lU.S. Steel passaient de 9,14 dollars-tonne dans le 2° trimestre de 1954, à 19,31 dans un trimestre exactement comparable de 1958. Sur le marché boursier, I'U.S. and Bethlehem Steel a opéré un gain en capital de 1.000 % en dix ans, et environ dix milliards de dollars d'usines nouvelles ont été construites au moyen des bénéfices seulement. Même le journal conservateur New York Herald Tribune révèla le 3 juillet 1957 que, dans la période 19461956, les prix de l'acier s'étaient élevés de 115 % tandis que le prix de la maind'œuvre de 30 % seulement. Les statistiques du Ministère de Travail donnaient une augmentation des prix de 3 dollars pour chaque dollar d'augmentation salaires. Un statisticien privé a établi que I'U.S. Steel faisait un bénéfice de 2,28 dollars par heure de travail d'un ouvrier, au moment où elle prétendait ne pouvoir donner une augmentation de 15 cents sans provoquer une inflation des prix.
Les preuves étaient si concluantes que meme une parue de la presse bourgeoisi demanda une réduction des prix de l'acier en échange du maintien des salaires des ouvriers des aciéries pourtant affectés par la montée des prix depuis la signature précédente de la convention. Aussi le dirigeant du syndicat ouvrier de l'acier, David McDonald s'engagea dans les né gociations, confiant qu'il obtiendrait comme d'habitude quelque chose sans une grève prolongée.
Il se heurta au contraire à une contreattaque visant les bases mêmes du mouvement syndical.
L'intransigeance des compagnies en matière de salaires fut largement formelle ; avant de discuter salaires, elles exigeaient des changements fondamentaux dans les dispositions relatives aux classifications des catégories de travail. La convention de 1947 avait établi une structure complexe de 32 catégories, la plus basse recevant le minimum et chaque catégorie recevant en plus une différence qui à l'origine était de 3,5 cents de l'heure. Pour les travaux non classifiables, la clause 2B prévoyait que les « pratiques passées » étaient déterminantes. L'ensemble de ces dispositions protégeait les ouvriers contre les tentatives abusives des compagnies de rabattre leur classification ou de leur imposer des conditions plus dures. McDonald lui-même a estimé que l'élimination de la classe 2B permettrait aux compagnies de renvoyer 100.000 ouvriers en « rationalisant » le système du travail.
Or, les compagnies sont résolues à éliminer ces dispositions protectives, et elles le sont avec une fermeté qui a surpris les représentants de ouvriers.
Que se passe-t-il donc ? La modernisation des procédés et surtout l'automation ont tant augmenté la productivité que les cuvriers, dans le système capitaliste, se chassent du travail.
Cette situation n'était pas imprévisible. Quelaues années auparavant, lorsque les implications de l'automation commencèrent à se faire sentir, il y eut une série d articles sur ses consequences en manere de chômage. Mais aux Etats-Unis le sujet disparut aussi rapidement qu'il avait apparu et, ce qui est plus grave, sans que la classe ouvriere ait reagi ou se soit préparée à agir en vue de cette situation.
Les signes avertisseurs ne manquèrent pas. Le plus sérieux fut fourni par la façon dont l'industrie se sortit de la récession sur le plan de la production, tout en ne réabsorbant pas une proportion élevee de ceux que la recession avait redui au chomage. Ce oul aurait du etre un signal d'alarme pour la classe ouvrière fut pris par les capitalistes comme le point de départ pour leur offensive.
Les plans des monopoleurs avaient d'ailleurs été préparés bien à l'avance. Un organe qualitié comme Business Week écrivait en juillet de cette année que, des 1957, « il y avait eu une série de conférences entre les officiels des industries de fabrication électrique, de l'acier et de l'automobile. Celles-ci préparerent la phase de « dure » négociation qui s'est produite cette année. Les conversations continuent entre ces industries. Au cours de la semaine dernière des porte-parole des industries électriques et automobiles ont reconnu que leurs sociétés sont en contact étroit sur les négociations de l'acier à New-York. L'un d'eux, portant sa main au menton, commenta : « Nous y sommes impliques jusque là. »
Les préparatils de mise en application de cette politique se firent au grand jour. Comme nous l'avions indiqué dans notre revue, l'énorme accroissement de la pro duction de l'acier allait bien au delà du taux de relèvement de la récession. Il avait clairement pour objet un stockage en prévision d'une épreuve de force. Les stocks se trouvant chez les clients sont, on l'indique maintenant, de 21 millions de tonnes, tandis que les producteurs d'acier cux-mêmes en stockaient plus de 3,5 mulions de tonnes. Et bien qu'une étude du Times de Londres (du 21 septembre) montre que les petits consommateurs d'acier seront obligés de réduire leur production, il semble probable que les principaux consommateurs, notamment l'automobile, seront capables de tenir jusqu'à la fin de l'année.
En outre, si le militantisme syndical se maintient, comme probable, les patrons ont encore en réserve l'arme de la loi Taft-Hartley, avec laquelle le gouvernement peut obliger les ouvriers à retourner au travail pour une. ner au travail pour une l'industrie de période de 80 iours, durant laquelle l'acier, en travaillant à sa plus grande ca- Dacier, en tr elle faire ses ste cs.
stocks. L'attitude de Washington dans cette lutte gigantesque est parfaitement claire, le Congrès ayant voté récemment l'une des lois anti-syndicales les plus pernicieuses dans toute son histoire déshonorante.
Tardivement, très tardivement, les dirigeants ouvriers ont commencé à recon- naitre que ce n'était pas maeve de plus mais probablement la grene seulement une la plus critique depuis les années tempétueuses 930, et que les exigences des barons de l'acier relatives à l'élimination des dispositions protectives des catégories d'emploi ne sont que l'ouverture d'une attaque impitoyable à longue portée visant à domestiquer complètement la classe ouvrière américaine. La première réaction des dirigeants ouvriers prit la forme d'une solidarité pratique : le syndicat de l'automobile fit un don d'un million de dollars milion. La Conference et pan Franciste aux ouvriers de l'acier, et promit un autre de l'AFL-CIO décida une heure de salaire par mois de ses 12.500.000 membres, équivalant environ à un million de dollars par jour
Mais, si importantes que soient ces mesures de solidarité, elles sont tout à fait inadéquates envers la gravité exceptionnelle de la situation actuelle. Ce qu'il faut, c'est l'abandon de ce syndicalisme de collaboration de classe, et son remplacement par une politique mitante a la tois sur le plan des entreprises et des autorités.
Sur le plan des entreprises, la réponse à la tentative du patronat d'exploiter le chômage technologique résultant de l'automation et d'autres progrès de la productivité, est d'imposer une échelle mobile des heures de travail, soit, dans les conditions concrètes des Etats-Unis, « la paye de 40 heures pour la semaine de travail de 30 heures » (40 pour 30).
Sur le plan parlementaire, la réponse à la « trahison » des « amis » du Labor élus par les ouvriers aux dernières élections et à l'emploi probable des dispositions anti-grève de la loi Taft-Hartley. n'est pas dans les pleurnicheries, mais
Dans son numéro du ler août, Vanguardia Proletaria, organe du Parti Ouvrier Révolutionnaire (section chilienne de la IV Internationale) publie une lettre du « Movimiento 2 de Abril » annonçant sa décision de rejoindre les rangs du P.O.R. en raison de son accord avec les principes, le programme et la politique de la IV° Internationale.
Ce mouvement, numériquement relativement assez fort, doit son nom aux événements du 2 avril 1957, lorsque les manifestations de protestation populaire se terminèrent par un massacre policier et que la direction du P.C. capitula de manière opportunistes qui seneverent ce dee unte capitulation furent violemment exclus du P.C. et se constituèrent en « Mouvement du 2 avril ». Les contacts et discussions fraternelles qu'ils eurent par la suite dans l'abandon de la politique toujours illusoire de choisir des candidats capitalistes de « moindre mal » et de prendre les mesures pratiques immédiates pour créer un Labor Party basé sur les syndicats.
Ces propositions, à plusieurs reprises avancées par les secteurs de base les plus militants, ont été rejetées comme « non pratiques », « trop avancées », « utopiques », etc. par les hauts bureaucrates. Maintenant que les résultats de leur « esprit pratique » si vanté sont devenus si tristement évidents, les rangs de la classe ouvrière vont être obligés de procéder à un réexamen de leur pensée. Les marxistes révolutionnaires aux Etat-Unis doivent leur faire comprendre clairement que les « 40 pour 30 » et le Labor Party ne sont pas seulement les reponses propagandistes donnees comme buts lointains mais des mots d'ordre d'agitation immédiate, si l'on ne veut pas provoquer la démoralisation de la classe ouvrière par une sévère défaite.
A ceux qui, dans d'autres pays, peuvent penser que le géant endormi qu'est classe ouvrière américaine ne peut être réveillé à temps, il faut rappeler qu'une de ses caractéristiques nationales réside dans la brusquerie et la violence de ses réveils. Par exemple, des millions d'hommes qui en 1934 avaient à peine entendu parler de syndicats par millons, dotalema le tent milant y affluaient en 1936 C.I.O. et, faisant grève, d'un coup passaient Poc pation des aines a travers tout le et et révolutionnaire, Days. Nous espérons que les barons de l'acier apprendront bientôt qu'ils ont trop vite mis une croix sur les ouvriers américains. avec le P.O.R. les ont amenés à leur récente décision. Nous saluons chaleureusement ces nouveaux combattants de la Quatrième Internationale.
A Université de Santiago, Malraux tut accuell par une mantestation de soldarité envers la Révolution algérienne et des milliers de tracts du P.O.R. dénonçant les crimes de l'impérialisme français en Algérie.
D'autre part, le Comité chilien pour Taide a la Révolution algérienne, la cenlacentrale syndicale C.U.T. et le P.O.R. ont exprimé leur solidarité envers la Révo lution algérienne par des télégrammes adressés au Gouvernement algérien.
CHILI
Une opposition du P.C. rejoint la IV• Internationale
CHILI
Une opposition du P.C. rejoint la IV• Internationale
INDONÉSIE
Ibnu Parna libéré
Nous apprenons avec jole que le secrétaire du Parti Acoma, le camarade Ibnu Parna, a été libéré au mois d'août, après avoir passe onze mois en prison à Diakarta.
Pendant son séjour en prison, le camarade Ibnu Parna a entre autre traduit de l'anglais la brochure du camarade Michel
En juin s'est tenu pendant trois jours le Congrès des Gruppi Comunisti Rivoluzionari (section italienne de la IV* Internationale). Y participèrent les représentants des groupes locaux et une délégation du Secrétariat International.
Le Parti Socialiste Populaire, dont nous avons largement parlé dans notre précédent numéro, a tenu son premier Congrès du 5 au 7 juin.
Le Parti, selon les rapports, aurait de 4 à 5 mille membres, répartis dans environ 25 villes du pays. La plupart des membres proviennent du P.C., les autres de diverses formations ayant existé antérieurement ou du Parti socialiste.
Le programme adopté est plutôt de type reformiste et, pour des raisons tactiques, est imprécis sur bien des questions. Il parle en termes vagues de nationalisations, et adopte une conception de marche au socialisme par des voies pacifiques et parlementaires.
Mais un des aspects positifs de ce programme est une position claire contre le militarisme, reprenant la vieille formule • pas un homme, pas un sou ». Et il revendique que le Danemark quitte T'OTAN et adopte une politique neutraliste. Un autre bon point est la forte opposition à
Intense activité
Dans ce pays où la lutte des classes bat son plein, où les travailleurs font grève sur grève avec un courage exemplaire, le Parti Ouvrier (qui groupe les
Pablo « La IV Internationale, ce qu'elle est, ce qu'elle veut », introduisant ainsi la IV• Internationale auprès de la classe ouvrière indonnesienne, lécrit le Comite Pusat de ce parti, qu comme nous nous adresse en même temps le salut du camarade Ibnu Parna et de tous les membres du Parti Acoma.
Les débats ont porté sur les perspectivco européennes, sur la situation politique ci Italie, sur les tâches et la tactique, ainsi que sur le céveloppement de la IV° Internationale. l'accord dit de septembre, entre les syndicats et les patrons qui réduit presque à rien le droit de grève.
Le débat sur les statuts fut un débat pour la démocratie dans le parti. La directien ne perd que lentement les habitudes acquises chez les staliniens envers la base. Les statuts donnent à la direction de larges pouvoirs, et permettent que 6 membres sur 25 de la direction centrale soient des appointés du parti. Mais, sur un point, la direction fut obligée de tenir compte de la base. Aksel Largen avait voulu éliminer du parti un marxiste révolutionnaire bien connu, Georg Moltved, qu'il avait exclu du P.C. danois huit ans auparavant. La base a impose son admission dans le nouveau parti.
Comme nous l'avons écrit, si le programme est plutôt réformiste, si la direction est contrôlée par le groupe d'Aksel Larsen, le parti compte cependant beaucoup des meilleurs éléments de la classe ouvrière danoise. des trotskystes trotskystes argentins) déploie une activité intense sur tous les fronts.
Participation à toutes les luttes. Participation aux syndicats qui sont en flèche
ITALIE
Congrès de la Section de la IV° Internationale
DANEMARK
Le premier Congrès du S.F.P.
ARGENTINE
ITALIE
Congrès de la Section de la IV° Internationale
DANEMARK
Le premier Congrès du S.F.P.
ARGENTINE dans les mouvements grévistes. Lutte pour son propre droit à agir légalement. Lutte pour le développement de la révolution dans les pays latino-américains sous forme de soutien de la Révolution cubai
Aissa Idır tue, All la
La mort d Aissat Idir, le premier secretaire de l'Union Générale des Travailleurs Algériens, a soulevé l'indignation mondiale. Pour la première fois depuis la scission, la F.S.M. et la C.I.S.L. et, d'une façon générale, tout le mouvement syndical, ont accuse les autorites trançaises d'avoir, pour le moins, permis l'assassinat de ce militant ouvrier.
Arrêté le 23 mai 1956, détenu pendant pres de 3 ans, Aissat Idir tut acquitte le janvier 1959, par un tribunal militaire siégeant à Alger. Mais il ne fut pas libéré ; on l'affecta à résidence dans un camp, puis dans un hôpital — où son avocat, le sénateur socialiste belge Rollin, ne put le voir que sous une surveillance étroite. Idir portait de profondes brûlures dont ii devait mourir.
Le gouvernement français prétend s'en tirer par une commission d'enquête établie par lui. Mais personne ne peut lui accorder la moindre confiance, la commission
Le Congrès
Le 12 Congres du Sohyo s'est tenu en août. Deux questions principales étaient à Tordre du jour.
Les rapports avec les partis politiques. — Precédemment, le P.S. obtenait les deuxmers des voix, une minorité d'un tiers se prononçant pour les deux partis, P.S. et P.C., à la fois. Au Congrès, le P.S. eut encore une majorité, mais elle fut plus petite (297 sur 577 délégués) ; la résolution pour le soutien aux deux partis recueillit 181 voix.
La division s'établit comme suit b) Soutiens du P.S. et du P.C. a Soutiens du P.s. 51 % 31 % c) Soutiens des deux, reconnaissant le P.S. comme principal d) Ne soutenant aucun parti :. parti ... 12 % 6 %
Un groupe
Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu'un groupe trotskyste déploie une activité à Čuba.
ne et des autres mouvements en Amérique latine. Lutte pour le soutien de la Révolution algérienne. Activités diverses dans les Universités. Réunions commémoratives de la mort de Léon Trotsky. dite de Sauvegarde des Libertés ayanl été totalement impuissante dans l'affaire Audin et dans bien d'autres cas.
Le mouvement syndical international exige une commission d'enquête internationale
L'intervention du mouvement ouvrier international doit s'accentuer. Il reste d'autres militants syndicaux algériens dans les camps.
L'U.G.T.A. a fait savoir que la santé du collègue au secrétariat d'Aïssat Idir, le camarade Ali Yahia Majid, s'est aggravée à la suite des mauvais traitements dont il a été l'objet de la part des autorités qui le détiennent.
Malgré tous les efforts des autorités françaises pour faire faire le silence sur les scandaleux traitements dont sont victimes les Algériens détenus, l'opinion ouvrière mondiale sera alertée et ses interventions finiront par faire reculer l'impérialisme français. du SOHYO
Autrement dit, le P.S. a perdu de façon appréciable, mais le P.C. n'a guère gagné.
L'autre question importante concernait une contribution de 50 yens pour un fonds d'organisation inorganisés employés dans les petites entreprises, qui constituent à la fois la grande majorité de la classe ouvrière et la base du Parti Démocratique Libéral. Cette contribution fut votée par 399 voix sur 577.
La direction du Sohyo qui fut élue comprend 12 membres pour la majorite et 6 pour la minorite. La majorite des membres de la direction appartient à la gauche du P.S. Il semble qu'aucun membre du P.C. n'ait de poste officiel dans le Sohyo. mais il y a des sympathisants du P.C. trotskyste
Nous esperons pouvoir, par la suite donner à nos lecteurs des informations à ce sujet.
ALGÉRIE
A Vahin Moid n dander hia Majid en danger
JAPON
CUBA
ALGÉRIE
A Vahin Moid n dander
JAPON
CUBA
AFRIQUE DU SUD
Les femmes en lutte
Un journaliste américain du New-York Herald Tribune, George Clay, décrit, dans le N° du 11 septembre, la rencontre qu'il fit sur la route de Durban à Pietermaritzburg, d'une femme qui portait un énorme gourdin :
• Nous arretons la voiture et lui parions. Un collègue africain lui dit : « Ce n'est pas aux femmes de porter des armes ; pourquoi vous, femmes, portez-vous des gourdins comme les hommes? ».
« Si nous devons maintenant porter des laissez-passer comme les hommes, réplique Agnes Ngumazi, pourquoi ne porterions-nous pas des gourdins comme eux ?» Elle reconnut être une des dirigeantes des femmes dont les démonstrations de colère Dernière heure :
contre les autorités du Natal ont donné lieu à des violences.
Elle écarta notre explication que nous étions des journalistes. « Peu m'importerait que vous soyez de la police ». Et, me pointant du doigt comme seul blanc dans le groupe, elle ajouta : « Si ces Blancs n'ont pas d'oreilles pour nous entendre, nous les forcerons à nous comprendre -meme au prix de notre sang ».
Elle avait une figure marquante dAmazone. Habillée dans un mélange curieux de vêtements tribaux et d'une courte jupe, d'une jaquette usée d'homme et d'un petit beret noir tire sur son front, elle se tenait solidement plantée sur ses jambes solides et nus pieds ».
Le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne vient de répondre à de Gaulle.
Celui-ci avait, pour la première fois, admis « l'autodétermination ». Eviter un vote défavorable à I'O.N.U. valait bien cela.
Mais son autodétermination était quelque peu frelatée : elle comportait une division ou une fragmentation de l'Algérie. Le G.P.R.A., sans aucune polémique, répond : l'autodétermination pour laquelle les Algériens se battent, ce n'est pas une atteinte à l'unité du pays.
Enre quand il son de arte poulaire niGion de sait aleeneuminite ares Enfin, à la question d'un vote populaire, le G.P.R.A. fait observer qu'un vote n'est qui a battu tous les records de falsifications d'élections.
Il n'est pas probable que de Gaulle accepte à présent quelque négociation que ce soit avec le G.P.R.A. La Révolution algérienne continuera son combat.