ET DE L'INT Une réunion élargie du
Une réunion du Secrétariat International, élargie à plusieurs membres du C.E.I. s'est tenue à la mi-mai.
A l'ordre du jour se trouvaient : la situation dans l'Internationale ; la situation en U.R.S.S. ; la nouvelle étape du travail dans les partis socialistes et communistes. et des questions diverses.
Cette réunion qui s'est terminée par
ERNATIONALE Secrétariat International une discussion sur la situation économique et politique actuelle et ses perspectives internationales, a été des plus Importante. Elle a confirmé les progrès constants. tant pratiques qu'idéologiques. du mouvement de la IVè Internationale depuis le 4è Congrès Mondial.
Un Plenum du C.E.I. a été convoqué pour l'automne prochain.
argentine
DANS LE MOUVEMENT OUVRIER
Depuis les grèves de mai-juin 1954. la situation du mouvement ouvrier a évolué comme suit. : la bureaucratie de la C.G.T. a réussi à éliminer une série de directions et d'éléments radicaux, dans la métallurgie, le tabac, etc... D'autre part la lutte contre l'Eglise catholique engagée depuis quelques mois par Peron a influencé favorablement les ouvriers. Le climat économique favorable du pays, qui a assuré le plein emploi, et étendu les heures supplémentaires, a contre-balancé les inconvénients de la hausse du coût de la vie qui se poursuit mais de façon plus modérée.
Les principales causes du mécontentement ouvrier à présent proviennent de la campagne pour « la productivite » entreprise avec vigueur par le contre ce regroupement de la droite et a pris une série de mesures en soi progressives : loi facilitant le divorce, séparation de l'Eglise et de l'Etat, abolition de l'enseignement religieux obligatoire. Il est obligé de mener la lutte plus radicalement qu'il ne le voudrait en raison des forces qui le soutiennent et de celles qui le combattent et de la logique d'un conflit entre elles. Mais pour contrecarrer les conséquences en résultant - une politisation et une radicalisation de la classe ouvrière il combine cette lutte contre l'Eglise à une lutte contre les « communistes » et à des mesures de répression contre les militants d'avantgarde.
La lutte contre l'Eglise lui sert également à fixer sur celle-ci et non sur pe lement a nixer sur celle-ci et non sur les revendications économiques l'attention des ouvriers et à cacher ses transactions actuelles avec les capitalistes étrangers appelés à les pétroles
Mais la politisation investir des capitaux dans et autres industries du pays.
resultante générale est une de la classe.
favoaccrue rable au mot d'ordre de formation d'un parti ouvrier basé sur les syndicats, mot d'ordre que propagent intensément les trotskystes argentins.
1 juin 1955
(Note. - Dans le prochain numéro, un article sur le sens et les suites de la récente lutte sociale en Argentine.)
gouvernement. ainsi que les toujours très grandes aux libertés démocratiques pour
La lutte contre l'Eglise restrictions véritables les masses.
catholique illustre le caractère bonapartiste spécial du régime. Peron est obligé d'entamer cette lutte contre l'aile droite de son propre mouvement. Coalisée avec toute la droite du pays, celle-ci cherche a contre-balancer la force du mouvement organisé dans la C.G.T. par une formation politique plus efficace que l'opposition actuelle, s'appuyant sur l'Eglise. On a ainsi parlé de la formation d'un parti démocrate-chrétien.
Peron, s'appuyant sur la C.G.T., lutte 76 *76
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UAT
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Autriche
UNE NOUVELLE
Le pays va être libéré de l'occupation étrangère. Une nouvelle étape de la lutte de classe commence dont les contours se dessinent déjà.
La direction de la social-démocratie autrichienne qui, jusqu'alors, était farouchement pro-américaine a dû tourner pour ne pas se couper du courant des masses favorables à l'acceptation des propositions soviétiques.
Le P.C. autrichien, qui ne recueillait que 5 % des voix, n'a tiré aucun profit de la situation car il s'est totalement compromis dans le soutien de toutes les mesures des autorités d'occupation sovietiques. Il perdra également quelques positions qu'il avait acquises dans les entreprises sous contrôle soviétique uniquement par pression des autorités sur les masses.
Déjà se manifeste un réveil de l'intérêt politique dans les masses, qui ira croissant avec le départ des troupes étrangères. C'est pourquoi la bourgeoisie. pour la période de transition, veut s'assurer l'aide du parti socialiste, en maintenant la coalition gouvernementale qui dure depuis plus de dix ans
Les contradictions ont commencé à se manifester sur la question de l'armée qui sera créée. La bourgeoisie veut en
MECONTENTEMENT
La Paz, mai 1955. - L'impossibilite dans laquelle le gouvernement de Paz Estensoro se trouve toujours de stabiliser les prix suscite un grand mécontentement parmi les salariés.
Le gouvernement a décidé d'accorder des augmentations de salaires allant de 39 à 75 %. alors que le mot d'ordre de la COB était d'une augmentation générale de 100 %, que le POR - section bolivienne de la IVè Internationale - trouvait absolument insuffisante.
Des grèves diverses éclatent et il se dessine un mouvement pour une grève générale appuyant les revendications ouvrières. Le mécontentement ouvrier s'exprime aussi par la défaite qu'ont subie des directions syndicales M.N.R
ETAPE S'OUVRE faire un instrument de classe sür. Mais les masses n'ont pas oublié le röle de l'armée dans l'écrasement de la classe ouvrière en février 1934. Un large mouvement de masse se fait voir contre la création d'une armée. La direction social-democrate qui ne s'attendait pas à une telle résistance manœuvre. se prononce pour une armée de type Milice.
Des divergences se manifestent également sur le sort des usines rendues par les autorités soviétiques. La bourgeoisie veut les remettre au plus vite à lindustrie privée. Le P.S. est pour leur nationalisation ou leur municipalisation. En outre. il se pose la question de la répartition fiscale des charges résultant du traité d'Etat.
Une des plus importantes questions qui se posera, c'est l'élévation du niveau de vie des travailleurs.
Il se posera aussi la question d'une lutte contre les revendications provocantes de l'Eglise catholique.
Ainsi dans l'Autriche «neutre» se produiront de grandes luttes de classe. Au cours de la préparation de celles-ci et pendant ces luttes se formera une aile gauche dans le P.S., sans parler d'une crise inévitable dans le petit P.C. autrichien. OUVRIER CROISSANT de l'Education. Il les fait occuper par des milices ouvrières et paysannes favorables au gouvernement. A Oruro. cheminots et mineurs ont répondu a l'appel du POR pour défendre l'autonomie universitaire et ont constitué avec les étudiants un Comité de défense analogue pour toutes les Universités et ce mot d'ordre a trouvé jusqu'ici un très grand écho.
Pour contrebalancer ses mesures reactionnaires le gouvernement conseillé par Lechin fait semblant d'accorder aussi quelques concessions « à gauche ». Ainsi Lechin a preconise la confiscation de tous les biens de ceux qui conspirent contre le gouvernement et le monopole du commerce extérieur.
Dans cette situation, le POR réalise de nouveaux progres et, malgré la repression gouvernementale qui continue à s'exercer contre lui, il accentue sa pénétration natiente dans lec pénetration patiente dans les masses. Son Journal, le seul organe révolutionnaire ouvrier du pays. est le plus et le mieux diffusé sur les lieux même de travail. A Catavi-LLallagua, quatre mineurs ayant été arrêtés pour avoir dirfusé le journal, le POR a déclenché une vigoureuse campagne dans la région pour leur libération.
dans plusieurs syndicats.
ont voté pour des listes ce qui n'a pas manqué des mesures de violence et
Les ouvriers d'opposition, de provoquer de répression du gouvernement. à Potosi, Siglo XX. Cochabamba.
Un autre objet de grand mécontentement qui est exploité par la droite et la gauche est la question de l'autonomie universitaire. Le gouvernement cherche a la supprimer et à faire dépendre les Universités directement du ministère
Bolivie
Bolivie
Cey LE CONGRES
Le Lanka Samasamaja Party, section •ceylanaise de la IV Internationale, a tenu son Congres National les 16 et 17 avril, qui fut salué par un message du Secrétariat International.
Le rapport d'organisation souligne les progres effectués par l'organisation, apres la scission qui fut opérée à , la suite de la défaite électorale de 1952. Le groupe dissident, qui rejoignit un ancien groupe dissident (le groupe Philip), se couvrant du même nom que notre organisation pour constituer avec le P.C. de l'ile un pseudo « front uni », est en pleine désagrégation. Une partie a rejoint le P.C., une autre revient à notre organisation. Le « front uni » stalinien s'est décomposé. Notre section s'affrime, après cette agression contre elle, comme la plus importante organisation ouvrière de Ceylan, celle qui dispose de la confiance de la majorité des travailleurs.
Une des manifestations les plus éclatantes de cette victoire est que le groupe Philip se retourne du côté du L.S.S.P. et qu'il s'est produit une unification des organisations syndicales des dockers, là où ce groupe exerçait le plus d'influence, c'est-à-dire sur le port de Colombo. Cette unification a été votée par un millier de voix contre une opposition stalinienne de 39 voix.
Pour le 1° mai, il y a eu la plus grande démonstration à Colombo dans l'histoire du pays. A celle-ci, ont parlé les dirigeants du parti. L'activité du L.S.S.P. ne se confine pas aux centres les plus importants du pays. Récemment, il a mené une campagne électorale dans la circonscription la plus difficile du pays, Binterne et Wyaluwa, ou 1l n'existe presque pas de routes, ou dominent les collines et la jungle. De 1952 à 1955, le L.S.S.P. y a vu ses suffrages passer de 643 à 2.177. (Ceux du PC passaient de 800 à 504).
Ajoutons que le L.S.S.P. anime une formation de masses de jeunesse qui groupe des milliers de membres et est en pleine ascension.
Voici des extraits de la résolution politique adoptée par le Congrès du L.S.S.P. :
« Un fait important dans la situation nationale présente est que la situation économique est favorable au gouvernement capitaliste de l'U.N.P. Les prix du the atteignent des niveaux records. Les prix du caoutchouc ont monté. Les prix de la noix de coco se sont sensiblement maintenus, bien qu'ils n'aient pas marqué de tendance ascendante. Le résultat de cette situation des prix est que le gouvernement de l'U.N.P. a pu couvrir son déficit budgétaire avant tout par une augmentation du revenu des taxes à l'exportation... La balance commerciale est 78
TERNATIONALE lan DU L.S.S.P. devenue benéliciaire... Le gouvernement a des excédents qu'il peut utiliser à son profit politique. Mais la nouvelle prospérité est due presque entièrement à la prospérité des prix et n'est pas accompagnée d'un accroissement de la production ou des forces productives du pays... Ceci est décisif pour les perspectives à long terme... Non seulement la production devrait s'accroitre pour maintenir la population rapidement croissante même à son présent niveau d'existence, les forces productives devraient se développer suffisamment vite pour fournir le volume de travail nécessaire à la population croissante... En fait, le chômage s'est développé avec la prospérité, et le coût de la vie ne montre aucune tendance descendante pour compenser la réduction des revenus familiaux...
« La classe ouvrière montre une tendance à la fois de revenir dans ses organisations et de lutter au moyen de celles-ci. Les syndicats se sont développés dans la récente période et cette tendance se poursuit... Les syndicats cessent d'être de simples noints de ralliement pour l'action gréviste et deviennent de plus en plus un moyen de conduire la lutte de classe systématiquement et de manière organisée...
« Il y a des signes d'une combativite nouvelle croissante parmi les ouvriers Indiens des plantations parmi lesquels notre parti n'a pas beaucoup d'influence... La lutte des ouvriers des plantations aujourd'hui tend à être compliquée par une question raciale... La tâche du parti dans les plantations est non seulement de donner tout son soutien aux luttes des ouvriers des plantations, mais d'essayer d'étendre sa base syndicale chez eux et de faire de l'agitation pour une fusion du syndicat des ouvriers des plantations ceylanais avec celui des travailleurs indiens...
« La période immédiate ne comportera probablement pas des luttes directes sur le plan politique. Mais des grandes luttes syndicales sont à l'ordre du jour. Malgré les grandes actions syndicales que l'on peut escompter, notre tache generale dans la période à venir sera la préoaration à long terme de la classe ou/rière, organisationnellement, politique ment et moralement pour l'action politique dans la période où surviendra la recession économique. Il faut utiliser lopportunité occasionnelle fournie par la prospérité relative pour renforcer la classe ouvrière dans le sens de la résistance syndicale et de l'offensive politique quand la situation se retourne contre la classe capitaliste... Un mouvement syndical puissant sera essentiel pour que triomphe l'action politique militante au lendemain de la période préparatoire. »
Q U A E M E
Aus LA LUTTE DANS
D'un document adopté par la récente Conférence Nationale de nos camarades australiens sur la situation dans leur pays et ses perspectives, nous extrayons les principaux passages suivants :
« Bien que l'Australie soit engagée dans une grande mesure dans une production non économique... c'était plus que compensé par la désorganisation économique ailleurs, qui servait à maintenir la demande pour ses produits pastoraux, agricoles et minéraux à des prix exhorbitants, indépendamment de la qualité...
« Mais les autres pays ont repris la marche de leur production. Dans les domaines de l'industrie et de l'agriculture, les rêves du capitalisme australien d'une économie en expansion constante sont troublés par l'insuffisance du marché intérieur. Ceci exige que de larges surplus agricoles soient placés sur le marché mondial où il y a maintenant de très graves obstacles à une vente rémunératrice. Ce sont : les longues distances, le fret anormalement élevé, une qualité souvent inférieure, et le besoin pressant d'autres pays, comme la Grande-Bretagne, de conserver leurs investissements étrangers réduits...
« Aussi la coalition capitaliste gouvernementale est partagée par le conflit toujours présent entre le besoin d'étayer l'économie australienne non économique par des tarifs protecteurs et des restrictions à l'importation, et le besoin de maintenir un marché d'exportation prolitable pour l'agriculture...
« Les difficultés croissantes de l'économie continueront à affliger les économistes capitalistes, et une intervention gouvernementale arbitraire peut avoir pour résultat le chômage comme en 1952. La pression des dépenses non économiques rendra impossible de maintenir les prix stables, ce qui aura pour résultat un déclin des standards d'existence.
« Par contre, il reste encore des pos-
E NATIONALE ralie LE LABOR PARTY tendance dans le Labor Party Australien. Par suite de l'action impétueuse de la fraction de l'Action Catholique, celle-ci avait atteint une telle pénétration que le parti se trouvait plus à droite en politique extérieure que la coalition gouvernementale... Le Dr Evatt et les leaders plus traditionnels du L.P. qui voyaient ce parti privé de sa base de masse à une étape ultérieure, levèrent tardivement l'étendard de la révolte contre la domination de l'Action Catholique au début d'octobre 1954.
« Aujourd'hui, l'aile Evatt (majorité de -executil Federal) est en progres. sa politique, y compris l'opposition à l'envoi de forces australiennes en Malaisie, le soutien de la suppression du colonialisme, de l'admission de la Chine aux Nations Unies. l'envoi d'observateurs à la conférence de Bandoeng, le contact direct du L.P. avec tous les pays asiatiques, fournit une base de ralliement des masses qui commencent à se déplacer vers la gauche. En même temps, il serait politiquement erroné d'exagérer la position actuelle...
" En Nouvelle Galles du Sud, les éléments les plus audacieux cherchent à obtenir une conférence spéciale contrôlée par l'Exécutif Fédéral, comme dans l'Etat de Victoria, dans laquelle tous les membres y compris les élus parlementaires, devraient se lever pour affirmer leur fidélité. Dans l'Etat de Victoria, cela a abouti à un départ de l'Action Catholique avec une certaine force et un recul sur le plan parlementaire, et — comme resultats positifs - l'affaiblissement de la droite, un enthousiasme et une activité croissants pour une politique militante, la consolidation avant peu du soutien de masse, et, surtout, le maintien du parti comme le parti ouvrier...
« Mais en Nouvelle Galles du Sud, on a abouti à une sorte de marché. La contéende contene ce suppe parte rence annuelle a été supprimée par l'Executif Fédéral qui a convoqué une conférence spéciale, sous les règles de 1953, et non celles de juin 1954, qui favorisaient l'Action Catholique. Les deux fractions s'affirment confiantes. La fraction anticatholique... doit espérer que des éléments opportunistes qui, jusqu'alors, avaient soutenu l'Action Catholique, se sépareront d'elle. l'aboutissant étant une nouvelle direction éliminant les éléments les plus extrêmes de l'Action Catholique et auSSi de la gauche... La gauche s'oppose à une telle solution. Néanmoins, elle impliquerait l'acceptation contre l'Action Catholique de la direction du Dr Evatt, d'une politique étrangère combattue par cette fraction...
« L'influence du P.C. sur l'aile gauche du mouvement syndical reste appréciable.. Il espéré gagner du fait de son soutien de l'aile anti-Action Catholique dans la crise du b.P.... »
sibilités de revenus globaux pour un pourcentage assez vriers
: systèmes de primes, plémentaires, haut niveau femmes et de jeunes — qui plus élevés grand d'ouheures supd'emploi de sont acceptés en dépit de la plus grande exploitation qu'ils impliquent...
« Il y a un mécontentement croissant contre l'élimination des ajustements en fonction du coût de la vie du salaire de base, et de la discrimination flagrante prise contre eux par la Cour d'Arbitrage en novembre 1954, sur une demande d'augmentation de la partie marginale des salaires. Ce mécontentement a déjà donné lieu à de nombreuses grèves et autres manifestations de lutte de classe, et tournit une base pour une action de masse effective et coordonnée ultérieure...
« Mais ce qui a le plus touché l'Australie, c'est la situation mondiale.. Celleci est à la base de la terrible lutte de
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Israel
LES ELECTIONS DE L'HISTADROUT
Les élections de l'Histadrout, qui est la «centrale syndicale» du pays, viennent de se dérouler. C'est un évènement d'une certaine importance, d'abord parce que cela ne se produit que tous les 5 ans. ensuite que l'Histadrout est un peu l'Etat dans l'Etat tant est primordial son rôle dans le pays.
Les élections dénotent d'un certain glissement à droite. Le Mapai qui est le parti socialiste officiel au pouvoir a recueilli 57,74 % des voix contre 57,06 % en 1949 soit une augmentation minime. A noter par contre que le parti progressiste qui est un parti bourgeois libéral est passé de 3,76 % a 5. 25 % des voix alors que le parti communiste n'arrive qu'à 4,09 %. Le parti des sionistes généraux qui est le parti de la droite, des grands industriels, s'est mis sur les rangs •pour la première fois et a regroupe 3,81 % de voix.
On attendait avec curiosité les résultats des deux formations socialistes de gauche qui étaient encore récemment réunies au sein du Mapam. L'aile scissionniste droitière du Mapam a obtenu 14,61 % et devance le Mapam officiel qui a recueilli 12,54 %.
L'énoncé de ces résultats montre déjà le caractère très particulier de cette centrale syndicale où s'affrontent tous les partis jusqu'aux plus réactionnaires. C'est que l'Histadrout est, entre autre. le plus grand entrepreneur du pays. Elle contrôle de vastes usines de tous genres et possède une position dominante dans tout ce qui concerne le batiment : elle contrôle un immense réseau de coopératives, dont le transport urbain des passagers, des banques, des compagnies d'assurance. de navigation et aériennes, des caisses de maladies. des hopitaux. des maisons d'import-export et une grande partie du commerce intérieur de l'alimentation.
Le secteur syndical est simplement une branche de ce grand appareil. l'Histadrout proclame qu'elle a 500.000 membres ce qui est considérable pour un pays de 1.700.000 habitants.
En fait dans ce chiffre sont comptées les familles des adhérents ce qui contribue beaucoup à gonfler le chiffre. L'explication, c'est que pour faire partie assurances sociales dans ce pays. il faut adhérer à l'Histadrout, c'est la carte des assurances sociales et le timbre mensuel de l'Histadrout. c'est la cotisation mensuelle aux assurances sociales. Qui n'est pas à jour de ses cotisations de l'Histadrout n'est pas admis à se faire soigner dans les dispensaires.
Il faut ajouter que font partie de l'Histadrout quantité de catégories sociales qui ne peuvent être classées parmi les salariés. Tels les 60.000 Kibboutzim qui sont des paysans propriétaires d'une exploitation collective. Telle une grande masse de petits paysans individualistes.
Tout cela explique un peu la nature de ces élections de l'Histadrout .