Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 13, n° 11-12

Nouvelles du mouvement ouvrier et de l'Internationale

Quatrième Internationale, vol. 13, n° 11-12 · décembre 1955 · p. 68-72 · 3 229 mots

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Le 16° Plenum du Comité Exécutif International

Le 16• Plenum du C.E.I. s'est réuni du 22 au 24 octobre 1955.

A son ordre du jour figuraient les jour Aguralent les questions suivantes:

a) Rapport politique sur les récents développements de la situation internationale, présenté par le cam. M. Pablo.

b) Rapport sur l'Amérique latine et

Adresse aux Membres

Le 16° Plenum, après avoir entendu le rapport sur l'Amérique latine dont une grande partie a été consacrée aux récents événements d'Argentine et à l'action de nos camarades membres de la section argentine de la IV• Internationale a unanimement senti le besoin de leur exprimer la solidarité agissante de toute l'Internationale dans leur combat, si important aussi bien pour l'avenir du mouvement trotskyste en Argentine que dans toute Amerique latine.

Il salue au nom de toute l'Internatio-

(Section française de

Le 11+ Congrès du P.C.I. s'est tenu au début de novembre 1955.

A son ordre du jour étaient inscrites les questions suivantes :

a) Rapport sur la situation internationale.

b) Rapport sur la révolution coloniale en Afrique du Nord et les tâches du parti.

c) Rapport sur la situation française.

d) Rapport d'organisation.

Dans la discussion qui a suivi chacun des rapports sont intervenus la plupart des délégués. La discussion du substantiel rapport qui fut présenté sur la révolution coloniale en Afrique du Nord a été des plus animées et des plus intéla préparation de la Conférence latinoaméricaine.

c) Rapport et résolution sur la situation politique en Allemagne et les tâches.

d) Rapport sur le fonctionnement du S.I.

e) Rapport sur les finances de l'Internationale. de la Section Argentine nale l'héroique classe ouvrière d'Argentine qui est en train de faire, à travers les luttes actuelles, un Important pas en avant dans sa maturation politique de classe et dans la formation d'un parti ouvrier de masse basé sur les syndicats.

Il salue les membres de la section argentine de la IV• Internationale qui ont su s'intégrer à temps dans le réel mouvement de masse de leur pays et qui ont joué un rôle de premier plan au cours de la mobilisation de leur classe. la IV Internationale)

Tout le long du Congrès on a pu constater les progrès réels de l'organisation dans son travail de pénétration dans la classe, la maturité et le sérieux de ses cadres et militants. Le Congrès a aussi enregistré un certain recrutement effectué par le parti au cours des mois passés.

Outre les camarades délégués et les membres de la section ont assisté aux travaux du Congrès des camarades de l'Internationale et des observateurs fraternels du mouvement d'émancipation d'Afrique du Nord.

Le Congrès a laissé une impression excellente à tous les participants. Sa tenue est un gage des progrès futurs de l'organisation française.

France

LE XI CONGRES DU P.C.I.

France

LE XI CONGRES DU P.C.I.

ressantes.

Q

Grande-Bretagne

« THE FOURTH INTERNATIONAL »

En octobre a commencé à paraitre en Angleterre «The Fourth International», organe de l'Internationale en langue anglaise, dans le but d'œuvrer au regroupement de la section britannique de la Iv° Internationale.

C'est une publication mensuelle, ronéotée, et qui contient surtout les traductions en anglais d'articles parus dans « Quatrième Internationale » et de documents de l'Internationale. Elle se donne pour objectif de se transformer en organe théorique imprimé de l'Internatio-

Jap LA FUSION DES DEUX

Les deux partis socialistes au Japon, le PS.. de gauche et le P.S. de droite, ont décidé de fusionner. La décision a été acquise après de pénibles négociations, entamées l'an dernier, lors du voyage d'Aneurin Bevan à Tokio. Ces négociations ont été marquées par des marchandages dénués de principes et souvent odieux. C'est ainsi que le P.S. de gauche, fort d'un bien plus grand nombre d'adhérents, a accepté de sacrifier son programme qui se revendiquait du marxisme, en échange de la prédominance au sein du comité directeur unifié. La fusion socialiste présente ainsi l'aspect étonnant de s'effectuer sous la bannière d'une doctrine de collaboration de classe tout en représentant objectivement l'aboutissement d'une phase de lutte de classe aigue dans l'histoire du Japon.

Les commentateurs bourgeois, observant que les deux partis réactionnaires ont leur tour fusionné, ont prédit. avec complaisance, l'établissement d'un système parlementaire bipartite au Japon, sur le modèle du système britannique.

Ils oublient que le système britannique représente le produit d'une tradition d'extraordinaire stabilité capitaliste et de l'essor du mouvement ouvrier dans une économie caractérisée par d'importants superprofits coloniaux. Rien de cela ne se retrouve au Japon. Son capitalisme, venu trop tard au monde, a dû se lancer pour conquérir sa « place au soleil » en alliance étroite avec des forces semi-féodales ; il ne s'est « libéré » de cette alliance que pour subir l'étreinte encore plus brutale de l'impérialisme américain. Loin de pouvoir corrompre une partie de la classe ouvrière grâce aux avantages d'une position prédominante sur le marché mondial, il ne peut prétendre à celle-ci qu'en continuant la tradition des bas salaires. C'est précisément dans la mesure où le mouvement ouvrier japonais n'est plus prêt nale pour tous les pays de langue anglaise.

Le deuxième numéro, celui de novembre, marque une nette amélioration technique par rapport au numéro précédent.

Depuis la parution de « The Fourth International _» sont parvenues de très nombreuses lettres attestant que cette publication était attendue.

Le S.I., avec l'aide des camarades anglais et de toute l'Internationale. maintiendra et améliorera constamment cette publication. PARTIS SOCIALISTES à , accepter de tels salaires que le pays a connu une crise sociale quasi ininterrompue au cours des dernières années.

Est-ce à dire que la fusion socialiste, suivant une parole célèbre de Marx prononcée à l'occasion d'une autre fusion socialiste, doit être jugée davantage d'après les effets pratiques qu'elle exercera sur le développement du mouvement ouvrier du pays que de par ses imperfections programmatiques ? Il serait prématuré de tirer une telle conclusion optimiste de l'événement. Ce qui manquait au mouvement ouvrier Japonais, ce n'est pas tellement la perspective politique que lui ouvre la fusion socialiste, qu'une direction adéquate capable de concentrer et de faire aboutir les immenses énergies combattives dont a fait preuve la classe ouvrière. La formation de cette direction avait été favorisée différenciation idéologique s'opérait en son sein, par les liens étroits entre ce parti et la centrale syndicale militante SOHYO. Le risque de collusion entre les tendances réformistes et centristes de droite à l'intérieur du parti unifié : la confusion et le découragement que son idéologie droitière sèmera dans l'avant-garde ouvrière ; le relachement des liens avec les syndicats les plus combattits - toutes ces conséquences négatives de la fusion risquent de retarder la cristallisation d'une tendance marxiste-révolutionnaire au sein des organisations de masse et de retarder ainsi la création de la nouvelle direction révolutionnaire dont dépend l'avenir du prolétariat et du peuple japonais.

Est-ce dire que la fusion socialiste ouvrira une période de stagnation ou de recul pour le mouvement ouvrier Japonais? Il est peu probable qu'il en soit ainsi, En définitive, la réalité sociale s'avèrera plus puissante que les illusions réformistes des cheis socialistes de droite, et cette réalité sociale repousse, chaque fois à nouveau, la classe ouvrière sur

N la voie de la lutte anti-impérialiste. Le P.S. de gauche était opposé à l'alliance américaine et à la remilitarisation sous toutes ses formes, favorable à la refarre de Chine et partisan d'une forme connaisance la République particulière de neutralité Japonaise, sur le modèle de la politique yougoslave. Toutes ces positions ont disparu du programme du parti socialiste uniflé. Mais cela n'a pas empêché le parti de déclencher une violente campagne contre les projets de remilitarisation accélérée du pays élaborés actuellement par le gouvernement Hatoyama. Cela n'a pas empêché non plus quelques députés socia-

Les deux grandes centrales syndicales américaines, l'AFL et le CIO, viennent de fusionner. Ainsi se trouve constituée une organisation nationale des syndicats américains qui, au départ, groupera entre d'adhérents, soit environ le quart de la classe ouvrière américaine. Cette unification entrainera certainement dans la centrale unifiée d'autres organisations syndicales actuellement indépendantes et constituera • un pole d'attraction puissant sur les travailleurs encore non organisés.

Notre revue a récemment traité de la situation générale aux Etats-Unis (numero de mars et Juin 1955) et c'est dans cette situation qu'il y a lieu d'examiner l'unification syndicale, comme cela fut fait dans ces articles. Nous serons donc relativement brefs ici.

La scission de T'AFL s'était produite en 1936, de la part d'un courant favorable au syndicalisme d'industrie contre le syndicalisme de métier. Le CIO nouvellement constitué menaça de l'emporter sur l'AFL. Mais celui-ci à son tour s'adapta partiellement au syndicalisme d'industrie. En même temps, les dirigeants du CIO se bureaucratisèrent. Depuis quelques années, les deux appareils syndicaux étaient très proches. La fusion a pu se faire, en ne présentant que quelques difficultés mineures, sur une base politique et organisationnelle sans dangers apparents ni pour les bureaucrates syndicaux ni pour le capitalisme américain. Eisenhower et le cardinal Spellman ont salué ce congrès...

Il est certain que cette unification ne s'est pas faite sous la pression de la base. Mais même pour la bureaucratie, c'était une mesure de défense après des années d'agression patronale contre le mouvement syndical. Même pour cette bureaucratie, c'était une mesure destinée & assurer une meilleure défense ouvrière contre les prétentions patronales. L'unification prend tout sa signification du fait qu'elle stimulera la classe ouvrière 70

TERNATIONALE listes de gauche d'entamer des négociations avec Pékin. On peut espérer que les effets négatifs de la fusion s'estomperont progressivement devant les impératifs que la lutte réelle imposera aux militants d'avant-garde. Sur la base de l'expérience de ces luttes, une nouvelle gauche se constituera inévitablement au sein du parti uniflé. Et la lutte pour la cristallisation d'un courant marxiste révolutionnaire reprendra tôt ou tard dans cadre ce nouveau redoublée, car vers conclusions que les ouvriers tireront de sagères et de leurs avec une vigueur elle convergent les meilleurs militants leurs défaites pasvictoires partielles.

et, de façon à peine moins directe, les autres catégories exploitées et opprimées aux Etats-Unis. Formellement, l'apparell bureaucratique a pris ses précautions et entend encore renforcer ses positions dans le mouvement syndical; de même, il n'est pas question d'une gauche et, encore moins, de courants révolutionnaires : l'idée même d'un parti ouvrier basé sur les syndicats est honnie de tout ce qui constitue l'appareil de ce gigantesque mouvement de près de 18 millions d'êtres humains; l'anti-communisme y sévit tant et plus. Le seul signe un tant soit peu positif est la désignation a la vice-présidence de la centrale unifiée du noir Randolph.

Mais tout cela n'est qu'un moment. qu'un petit moment dans une situation qui englobe en elle tout ce qui est explosif dans ce monde. L'appareil syndical vit sur la prospérité sans précédent des Etats-Unis, une prospérité qui repose sur un monde instable. Même aux EtatsUnis les travailleurs n'ont en fait qu'une conflance très relative dans cette prospérité.

L'unification a été aujourd'hui conçue par les bureaucrates pour mieux défendre leurs positions contre un patronat aggressif. Mais cette unification va en même temps stimuler la classé ouvrière tout entière, la rendre plus revendicative, lui donner une plus grande confiance en elle-même et une plus grande conscience d'elle-même. Et c'est pourquoi tous les révolutionnaires salueront cette unification. Elle donnera des résultats autres que ceux que ses promoteurs recherchent. Elle sera une étape de la classe ouvrière américaine sur la voie de la création d'un parti ouvrler, sur la vole du socialisme. Au congrès d'unification il a beaucoup été question de l'intervention des syndicats dans la vie politique, bien que ce tut dans le cadre des deux partis bourgeois. Elle ne pourra rester dans ce cadre.

Etats-Unis

L'UNIFICATION SYNDICALE

Etats-Unis

L'UNIFICATION SYNDICALE

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Bolivie

VERS DES ELECTIONS EN 1956

Une vive agitation règne dans tous les milieux politiques et les masses. La situation économique reste caractérisée par une nouvelle poussée d'inflation (5000 bolivianos le dollar) et des prix, et par la baisse de la production minière dont le coût de revient est supérieur au prix de vente.

Le gouvernement cherche une issue grâce aux prêts et à l'afflux de capitaux nord-américains, auxquels il vient de concéder les gisements pétrolifères et ferreux du pays. Des entreprises yankees prolifèrent maintenant un peu partout dans le pays.

Cette véritable invasion économique à laquelle procède actuellement l'impérialisme américain est naturellement accompagnée par une pression accrue de la droite bolivienne qui cherche à abolir toutes les conquêtes de la révolution d'avril 1952.

A la tête du regroupement de la drolte se trouve la fraction du MNR dirigée par Siles-Guevara qui, dans les élections récentes des directions départementales du M.N.R., vient d'enlever celles de quatre centres urbains contre une d'un centre minier enlevée par la « gauche » du M.N.R. Cette dernière, qui groupe surtout la haute bureaucratie syndicale dirigée par les trois ministres « ouvriers » Torres, Chavez, Butron, vient de former le « Bloc ouvrier-paysan du M.N.R. afin de résister à la pression de la droite et maintenir l'influence du M.N.R. sur les masses.

Le gouvernement prépare des élections pour l'année prochaine. Le congrès nationàl du M.N.R., convoqué pour le 5 janvier, aura à discuter de la préparation du parti pour les élections, dans un climat de crise intérieure et de fractionnisme aigu. Des ruptures lors de ce congrès ne sont pas improbables.

En janvier aussi aura lieu la 13• conférence nationale du POR (section de la IV• Internationale) annoncée déjà par la presse. Le POR profite actuellement largement de la désaffection accrue des masses par rapport au M.N.R. et sa « gau che ». En même temps, conscient des dangers que présente l'offensive de la droite appuyée par l'impérialisme, s'efforce d'établir le plus large front untque possible pour la défense des conquêtes de la révolution, de la C.O.B. (Centrale Ouvrière Bolivienne), des Milices, de la réforme agraire.

Il a recrute plusieurs nouveaux membres et multiplie ses moyens d'expression malgré les mesures de répression prises principalement contre lui par le gouvernement. Plusieurs de ses militants sont en effet en prison et la police entrave toujours la libre impression et la diffusion de sa presse.

Sa conférence de Janvier lul permettra entre autres de mettre définitivement au point la tactique pour les prochaines élections.

Moyen-Orient

ETAT DU MOUVEMENT OUVRIER

LIBAN - SYRIE

Le développement industriel de ces deux pays depuis la guerre a créé une classe ouvrière assez nombreuse surtout en Syrie, qui n'existait auparavant qu'a l'état embryonnaire. Le prestige de l'URSS après ses victoires sur le fascisme allemand aida le parti communiste dans sa propagande auprès des masses. Toléré par le gouvernement jusqu'en 1948, il put s'acquérir des bases dans la classe ouvrière et chez certains éléments paysans éclairés vers 1943-1948. Il groupa la majorité des syndicats dans une Union Syndicale Générale et les orienta vers une perspective de lutte de classes. Cependant la Centrale syndicale a été dissoute en 1949. Le PC a axé l'essentiel de son activité sur la lutte contre limpérialisme anglo-saxon plutôt que contre la bourgeoisie nationale avec laquelle il a conclu une alliance en Syrie sur la base de la résistance aux plans de formation des blocs militaires. n existe aussi deux partis socialistes en Syrie et au Liban ; le premier beaucoup plus puissant s'appuie sur les masses paysannes et les dirige dans leur lutte contre la féodalité. Le second est un groupement de petits bourgeois, d'intellectuels et de paysans, sans grande influence sur les masses. Le parti communiste a adopté la tactique du Front National en Syrie et s'est allié aux socialistes et à la bourgeoisie nationale et anti-occidentale. Son secrétaire général Kaled Bagdache est député à la Chambre et membre de la commission des Affaires étrangères, il supervise l'activité des PO du Proche-Orient, et c'est l'homme de conflance de Moscou.

Le PC conserve une certaine influence auprès des syndicats syriens, cependant qu'au Liban la majorité des syndicats lui a échappé et a rallié une formation filiale de la Confédération des Syndicats « libres ».

Les revendications des travailleurs sont de caractère surtout professionnel et sont de tendance réformiste.

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IRAK

Le P.C. qui s'appule sur un prolétariat durement exploité est assez puissant et très actif. Mais une persécution féroce l'a affaibli et il a du se réfugier dans une clandestinité totale ce qui l'a

La situation misérable des réfugiés arabes de Palestine a été mise à profit par le P.C. pour développer son agitation dans un sens hostile à • l'impérialisme

Le P.C. n'a pas beaucoup d'influerice sur les masses ; 1l groupe essentiellement des intellectuels et des éléments ouvriers éclairés. La paysannerie est trop arriérée encore : elle subit l'influence des gouvernants en place. Aujourd'hui la junte militaire s'est acquise son appui grâce à la réforme agraire ; la limitation à cent hectares de la propriété foncière favorise une classe de propriétaires moyens,

Le gouvernement envisage des élections pour le printemps avec un système électoral compliqué, conçu pour assurer à nouveau le triomphe du Rassemblement.

Mais on assiste d'autre part à une radicallsation accélérée spectaculaire des masses qui considèrent, à juste titre le gouvernement actuel comme étant un instrument docile et sans honneur de l'impérialisme, L'affaire de Chypre et ses développements au cours de ces derniers mois (manifestations antigrecques d'Istambul, attitude des Américains à l'ONU) ont renforcé les sentiments antiimpérialistes des masses qui exercent maintenant une extraordinaire pression pour que la Grèce se dégage de l'OTAN et de l'alliance balkanique.

Il est significatif pour cette pression que toute une série de personnalités des partis bourgeois du centre et de la gauche socialisante ont formé dernièrement un Comité de front commun pour denoncer « l'orientation unilatérale » de la politique extérieure du pays, la po-

Nous saluons la parution du ler Bulletin en langue bulgare de notre mouvement.

contient des articles sur le mouve. ment ouvrier bulgare et des traductions d'articles de «Quatrième Internationale». (Voir la note sur le Bresil en page 62). 72 beaucoup éprouvé : des centaines de militants sont incarcérés et sont soumis à un régime terrible. Récemment la presse a parlé d'un groupe « trotskyste découvert par la police. tenu pour responsable du drame palestinien. Le gouvernement Jordanien qul subit l'influence anglaise traque de près les communistes. l'étendue des terres & redistribuer, 81 elle est énorme, ne suffira pas cependant pour donner à la majorité des paysans des terres.

Les ouvriers sont groupés dans des syndicats sous contrôle gouvernemental, qui leur ont obtenu certains avantages en échange de la «paix sociale» garantie par ces syndicats. litique économique « antipopulaire » du Rassemblement, ainsi que le système électoral qu'il propose et pour demander la simple proportionnelle, l'application d'une politique extérieure « également amicale envers l'Ouest et l'Est », la réduction énergique des dépenses milltaires per etc...

Get l'E.D.A. qu'il influence appuient actuellement sans réserve ce Comité. Cependant le regroupement qui s'opère au sein des différentes formations politiques de l'opposition suivra probablement les axes directeurs suivants : le parti de Venizelos et celul de Papandreou collaboreront probablement avec une fraction de droite de l'EPEK, l'exparti de Plastiras ; de l'autre côté on s'achemine vers une collaboration entre TEDA, le Parti démocratique de Kartalis-Svolos, et la gauche de l'EPEK. C'est ce dernier regroupement qui, dans les conditions actuelles, peut polariser l'essentiel du courant de radicalisation des masses auquel nous assistons.

Paraissant dans l'émigration, ce Bulletin trouvera, nous en sommes certains, aussi un écho en Bulgarie dans ce pays où il y avait eu une section de l'Opposttion de gauche internationale.

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