La disproportion criante qui existe entre la maturité des conditions objectives, les possibilités objectives, si favorables à la révolution, entre le mouvement revolutionnaire spontané même des masses coloniales et métropolitaines, d'une part. et la confusion, la paralysie, la médiocrité des directions officielles social-démocrates et staliniennes du prolétariat est une réalité de plus en plus ressentie par un nombre croissant d'éléments d'avant-garde.
Ceux-ci se trouvent disséminés. Ils se forment au sein des différentes organisations de masse politiques et syndicales (ou syndicales seulement) de chaque pays.
Par comparaison avec la situation du mouvement ouvrier du temps, disons, de la I° Internationale, la situation actuelle est caractérisée, en regle générale, par l'organisation de la classe dans des formations précises. La partie la plus évoluée de la classe, la plus déterminante est aujourd'hui organisée politiquement et syndicalement, ou simplement syndicalement, comme c'est encore le cas aux Etats-Unis ou en Argentine.
La tendance marxiste révolutionnaire
- les Communistes d'aujourd'hui, au sens que ce terme avait dans le Manifeste Communiste - si elle veut s'intégrer dans la classe aussi intimement que possible doit s'intégrer dans ces organisations telles qu'elles sont dans chaque pays. Celles-ci représentent pour la tendance marxiste révolutionnaire la classe sous sa forme organisée élémentaire et transitoire, dans laquelle il s'agit de faire pénétrer les idées et le programme du marxisme révolutionnaire. Le but ultime de cette integration organique de l'avant-garde de la classe, de la tendance marxiste révolutionnaire, dans la partie décisive de la classe — celle qui est actuellement organisée en partis politiques ouvriers (sociaux-démocrates ou staliniens) et en syndicats - reste naturellement la formation d'une véritable direction . marxiste revolutionnaire masse (c'est-à-dire qui soit à la tête d'un Parti marxiste révolutionnaire de masse), instrument indispensable pour la victoire de la révolution et du socialisme, nationalement et internationalement.
La tendance marxiste révolutionnaire - les Communistes d'aujourd'hui — ne peut considérer aucune des organisations ouvrières actuelles. social-démocrates ou staliniennes, comme étant ou devant inéluctablement devenir ces partis marxistes révolutionnaires de masse. Ni le réformisme ni le centrisme social-démocrate ou stalinien (même sous leurs formes les plus évoluées) ne peuvent remplacer de tels partis ni assurer une telle évolution nécessaire. La formation de partis marxistes révolutionnaires de masse nationaux faisant partie intégrante d'une Association internationale marxiste révolutionnaire de masse, est une tâche qui s'accomplira par la défaite idéologique au sein du mouvement ouvrier du réformisme et du centrisme social-démocrate ou stalinien. Les formes organisationnelles précises que revêtiront cette défaite et, par suite, la victoire des idées et du programme du véritable marxisme révolutionnaire, ne sont pas encore prévisibles et déterminables. Théoriquement, il n'est pas exclu que, dans un pays donné, le parti marxiste révolutionnaire de demain surgisse —- par des transformations idéologiques profondes - dans le cadre organisationnel d'une des actuelles formations de masse social-démocrates ou staliniennes. Ainsi, par exemple, théoriquement, 1 a est pas exclu que le Labour Party anglais dans lequel est organisee actuellement la partie décisive de la classe ouvrière britannique (ou que le Parti communiste en France) reste le cadre organisationnel du véritable parti marxiste révolutionnaire de masse de demain. C'est-à-dire qu'il n'est pas exclu théoriquement d'envisager que la victoire de la tendance marxiste révolutionnaire s'accomplira dans le cadre organisationnel d'une de ces formations de masse dans lesquelles se concentre déjà la partie essentielle de la classe. Mais léventualité d'éclatement organisationnel de toutes les formations actuelles de masse et de nouveaux regroupements organisationnels également, accompagnant le processus de différenciation et de regroupement idéologique indispensable, n'en reste pas moins valable et est pratiquement la plus probable.
De toute manière, il est peu utile et peu nécessaire de se perdre dans de telles conjonctures. En l'état actuel du mouvement ouvrier et du rapport de force qui existe entre l'avant-garde marxiste révolutionnaire et la partie organisée de la classe ouvrière qui se trouve sous l'influence réformiste ou stalinienne, il n'y a qu'une certitude qui est pour nous dé-
Q VATRIEME I terminante : le processus de formation du.
parti marxiste révolutionnaire de masse passe, pour toute une période, par le travail de la tendance marxiste révolutionnaire au sein des organisations de masse actuelles, par son intégration
Nos forces se sont intégrées dans cha• lue pays dans les mouvements et orgaaisations par lesquels passe actuellement le processus fondamental de politisation it d'organisation de la classe : syndicats péronistes en Argentine, Labour Party pritannique, Parti socialiste allemand,
Partis communistes français et italien, etc. Une fois adéquatement intégrées dans ce milieu qui représente pour nous, en gros, la classe ouvrière dans son état de conscience politique et organisationnel élémentaire et transitoire, nos forces passent à leur tâche suivante : servir partout, dans tous les cas, en tant que facteur de direction politique consciente de ces mouvements et organisations, et qui formule les mots d'ordre et la politique de classe la plus appropriée au moment et au niveau de ces mouvements. C'est en effet aux forces de la tendance marxiste révolutionnaire intégrées dans chaque pays, et aux organes d'expression propre et indépendante de cette tendance assumée par l'Internationale (qui est l'ortendance marxiste révolutionnaire) qu'inganisation internationale propre de la combe la tâche de formuler ce que doit être à chaque moment la politique de ces organisations de la classe, en tenant compte du moment et de leur niveau. Il ne s'agit pas là de formuler la politique propre de la tendance marxiste révolutonnaire, mais une sorte de politique transitoire pour ces organisations. formulation d'une telle politique ne se fait naturellement pas par une adaptation pure et simple au niveau de ces organisations, car dans ce cas elle ne pourrait être qu'opportuniste ou centriste, c'est-à-dire inefficace, fausse, criminelle et meme traitresse.
Mais elle ne se fait pas non plus sans tenir compte du niveau et des possibilités de ces organisations. Par exemple c'est à la tendance marxiste révolutionnaire intégrée au sein du Labour Party britannique de formuler la politique de classe élémentaire et transitoire la plus approprice aux circonstances qui règnent actuellement au sein de cette organisation, relativement aux questions du réarmement allemand ou de la lutte contre la droite bureaucratique qui dispose de l'appareil du parti et des syndicats.
Dans la formulation de cette politique, la tendance marxiste révolutionnaire doit tenir compte de la position de ses alliés les plus proches, en l'occurrence, dans l'exemple cité, de la tendance Bevan, afin de ne pas la heurter de front tout en ne s'identifiant pas complètement avec ses positions centristes, mais au con-
N T RATIONALE aussi intime que possible avec le mouvement organise réel de la classe ouvrière dans chaque pays.
C'est sur la base de cette constatation que notre mouvement travaille depuis un certain temps déja.
traire en trouvant le moyen de la faire progresser.
Dans le cas du Parti socialiste allemand, c'est encore à la tendance marxiste révolutionnaire intégrée dans ce parti qu'incombe la tâche de formuler la politique de classe la plus appropriée pour propulser la lutte contre le réarmement de la bourgeoisie allemande et la lutte pour l'unification du pays.
De même dans le cas du Parti communiste français, dérouté et paralysé par la politique opportuniste et carrément criminelle de sa direction envers le gouvernement du grand capital de Mendès-
France, la tendance marxiste révolutionnaire a pour tache en ce moment précis de Tormuler la politique apte à aider les meilleurs militants et cadres de ce parti à réaliser pleinement en quoi la politique de leur direction est fausse sur cette question précise et comment redresser la situation.
L'intégration de nos forces dans les mouvements et organisations fondamentales majoritaires de la classe ouvrière ne signifie pas une démission même provisoire de notre rôle de direction politique consciente de la classe. Car, définir à chaque moment et selon les possibilités objectives et subjectives la politique de classe nécessaire est une tâche qui ne peut être assumée que par la tendance marxiste révolutionnaire. Sous des formes nouvelles il faut poursuivre le même effort et le même but. Abdiquer dans cette mission, c'est adopter une attitude antimarxiste d'évolution fataliste, le mouvement se suffisant à lui-même et créant ex nihilo sa conscience. Il importe guère que les forces de la tendance marxiste révolutionnaire soient encore peu nombreuses pour assumer cette tâche che de direction politique effective au sein des mouvements et organisations de classe dans lesquels la tendance opère.
Son rôle de direction politique provient du fait que seule elle possède une claire conscience, un programme et une perspective de classe.
D'autre part, malgré le caractère encore restreint de ses forces à l'étape actuelle, la tendance marxiste révolutionnaire, aidée par les conditions objectives actuelles éminemment favorables, peut exercer et exerce effectivement une influence incontestablement non négligeable dans la détermination de l'orientation et de la politique de certaines organisations de masse. Dans l'avenir cette influence s'avérera encore plus importante et même, dans certains cas, décisive,
LE CONTENU POLITIQUE DE L'ENTRISME
LE CONTENU POLITIQUE DE L'ENTRISME
De ce point de vue, que nous agissions dans un pays comme organisation essentiellement indépendante (Ceylan, Bolivie) ou essentiellement intégrés dans telle ou telle organisation social-démocrate ou stalinienne, notre mission, notre rôle de direction politique de la classe ouvrière ne s'efface pas, malgré les formes differentes qu'il revêt dans chaque cas. Car, répétons-le, ce rôle de direction politique de la classe est avant tout fonction du programme et de la qualité marxiste et non de la position de facto des appareils bureaucratiques à idéologie et programme petits bourgeois, réformistes ou centristes, à la tête des organisations de masse. Attendre de ces appareils une ligne, un programme, une politique de classe, est un non sens. Organiquement ils sont incapables de jouer un tel rôle.
D'autre part nous considérer à présent comme une partie de la direction politique marxiste révolutionnaire de la classe parmi d'autres tendances du mouvement ouvrier qui devraient être mises sur le même plan est aussi un non-sens. Dans le présent, nous sommes la seule tendance marxiste révolutionnaire, par le fait du caractère complet de notre programme, organiquement issu de la tradition, de la pratique et de la théorie du mouvement marxiste révolutionnaire depuis sa naissance, mouvement que nous seuls continuons aujourd'hui. Nous œuvrons bien sûr, à travers notre intégration aussi intime que possible avec la classe pour notre jonction demain avec des forces plus larges amenées aussi près que possible des positions fondamentales du marxisme révolutionnaire, en partie par notre travail, en partie par leur propre expérience. Tout ce raisonnement repose sur la stricte réalité et n'a rien de péremptoire.
D'autre part, une telle existence et un tel rôle de la tendance marxiste révolutionnaire sont inconcevables sans une
Get une vie organisationnelle propres, nationalement et internationalement. La tendance marxiste révolutionnaire du mouvement ouvrier n'est pas une lâche liaison idéologique entre éléments disséminés ici ou là, mais une organisation militante internationale. Ceci tient, entre autre, à la nature du mouvement ouvrier et de la politique marxiste révolutionnaire. Il ne s'agit pas se mettre vaguement d'accord, une fois pour toutes, sur un ensemble de principes et d'idées générales, sur un programme « marxiste révolutionnaire ». Il s'agit de dégager ce programme organiquement de la pratique et de la théorie du mouvement révolutionnaire vivant, de l'assimiler et d'être ensuite capable de le développer constamment selon l'évolution de la situation. Tout ceci est impossible sans une vie organisationnelle au sein d'une même organisation internationale, creuset pour les expériences et les idées, laboratoire où s'élaborent la ligne commune, la formation de différents éléments, leur discipline idéologique et militante.
La tendance marxiste révolutionnaire internationale est, par sa nature même, structurée, organisée, comme l'est actuellement la IV• Internationale. Ceux qui voudraient éventuellement mettre à sa place des associations idéologiques organisationnellement plus lâches sur le plan national et international, sous le prétexte de pouvoir ainsi mieux faciliter la fusion dans l'action avec la classe et le « travail de masse », n'ont que superiiciellement réfléchi sur la nature du mouvement révolutionnaire et sur ses possibilités de se maintenir et de se développer en tant que tendance politique. Ils préparent leur propre dégénérescence idéologique et même leur liquidation pure et simple dans la masse, et diminuent à l'extrême leurs possibilités d'influencer d'autres éléments d'avant-garde et de les assimiler.
Cette influence possible et nécessaire - qui est en réalité le but de tout reste du travail — est proportionnelle à la force du programme total, et à la vigueur, à la conviction que met, dans le combat pratique pour le défendre, tout groupement politique réellement désireux d'influencer la classe. Les associations vagues, sur quelques idées, venant « modestement contribuer » - à côté d'autres tendances idéologiquement « égales » à elles - à la formation politique marxiste révolutionnaire de la directio de la classe, ne peuvent en définitive intéresser personne, pas même à la longue leurs propres membres, et sont inexorablement vouées à un dépérissement rapide. Tout cela n'est en réalité la b c de la politique et ne peut être ignoré que par des gens qui ont perdu tout contact avec la réalité du mouvement ouvrier. Le sectaire s'isole des masses en s'enfermant dans la tour d'ivoire de ses schémas préfabriqués et de son « catéchisme » abstrait; mais celui qui pour mieux «fusionner» avec la classe se débarrasse des idées, du programme et devient politiquement « anonyme » glisse non moins inaperçu et inefficace à travers la masse.
Moins que jamais, l'heure est à des « recommencements ». des « nouveaux cours », a partir de l'anonymat politique et en se revendiquant « modestement » de quelques idées et « contributions ». Plus que jamais, dans le creuset révolutionnaire le plus formidable de toute l'Histoire que constitue le moment historique présent, la tendance marxiste révolutionnaire organisée doit combiner le travail pratique souple, adapté aux conditions de chaque pays, avec la plus courageuse défense par des moyens appropriés du programme et de la politique intégrale du marxisme révolutionnaire. Comme nous le faisons actuellement par le partage en quelque sorte du travail entre les forces proprement dites entristes et l'existence particulièrement de l'Internationale, qui reste independante et s'exprime ouvertement.
6 г
IN existence
UAT
R
I
E
M
E
IN T
E
E
EXPLIQUER L'ENTRISME
Le nombre d'éléments, avons-nous écrit au début de cet article, qui disséminés dans les organisations de masse réalisent d'une manière plus ou moins claire la disproportion entre les possibilités objectives et la médiocrité. l'inefficacité, la trahison même des directions officielles social-démocrates et staliniennes, devient de plus en plus grand
Ces éléments forment en réalité l'armée immense des forces potentielles de la tendance marxiste révolutionnaire intégrée dans la classe. Notre politique entriste actuelle s'adresse à ces forces. Il s'agit de les faire progresser et de les gagner idéologiquement, en tenant compte de leur attachement aux organisations de masse dans lesquelles elles militent.
Nous leur disons: « Il est nécessaire d'arriver à une direction nationale et internationale du prolétariat véritablement marxiste révolutionnaire, afin d'assurer la victoire de la révolution et du socialisme mondialement. vous voyez bien — même si ce n'est pas encore d'une manière complète - que ni sociaux-démocrates ni staliniens ne sont capables d'assurer une telle direction en restant tels qu'ils sont. Mais, d'autre part, sortir un à un des organisations existantes, pour se regrouper à l'étape actuelle en dehors d'elles et contre elles n'est ni possible mi efficace. Vous-mêmes hésitez & le faire. Il ne reste qu'a travailler à
Cette conception du travail est axée sur une perspective politique précise: l'évolution de la situation internationale comportera et nécessitera dans des délais relativement courts le regroupement idéologique de forces marxistes révolutionnaires infiniment plus larges que celles qui sont actuellement organisées dans la IV• Internationale.
Nous n'avons pas devant nous une ère, une période historique - même de quelques dizaines d'années — de « coexistence pacifique » entre le capitalisme et les Etats ouvriers, ce qui signifierait un statu quo prolongé, une stagnation sur le plan de la lutte de classe et de la marche de la révolution. Nous avons au contraire une marche irréversible de l'impérialisme vers la guerre contre la Révolution sous toutes ses formes.
Le réarmement de l'Allemagne de Bonn réchauffera à nouveau l'atmosphère de la « guerre froide » et durcira la lutte dans tous les domaines. Les illusions créées par l'intermède des antagonismes interimpérialistes autour de la question allemande vont se dissiper; la volonté de l'impérialisme de plonger l'humanité dans un nouveau conflit sera ressentie chaque jour davantage.
Les grandes organisations ouvrières, elles aussi, subiront d'un coté la presl'intérieur de ces organisations de manière à grossir un courant de gauche de plus en plus radical afin d'influencer - dans toute la mesure du possible — leur politique présente et d'attendre des moments plus propices pour arriver à une victoire totale. L'évolution internationale rapproche ces moments. Regroupez-vous à l'intérieur de ces organisations en tendance. Liez-vous avec les éléments de la tendance marxiste révolutionnaire qui y travaillent déja. Tenez-vous au courant de ses idées en étudiant sa presse et ses de cette orientation de notre politique et documents ». Nous n'avons rien à cacher de cette activité.
A ceux qui objectent que nos idées sont justes mais notre action inefficace.
nous répondrons: « Nous sommes dans la classe là où elle se trouve organisée dans chaque pays. Nous militons loyalement dans ces organisations et nous y œuvrons pour la formation d'un courant de gauche conséquent et radical. Cette activité n'a rien de sectaire et elle est la seule possible pour un élément conscient de la classe à l'heure actuelle. Nous appelons tous les éléments d'avantgarde a en faire autant ». Et quand un militant de ces organisations demande ce qu'il doit faire, nous répondons : « Reste la où tu es et continue à y travailler en laison avec la tendance marxiste révolutionnaire ». sion grandissante de l'impérialisme, de l'autre celle de leur base désirant une lutte plus efficace, par des moyens de classe, contre la menace plus précise de la réaction et de la guerre.
Sur ce fond, d'autres facteurs influeront pour créer - selon tout probabilits - un climat absolument nouveau au sein du mouvement ouvrier depuis la dégénérescence de la III Internationale: ceux qui proviennent de la nouvelle situation qui se développe en U.R.S.S., dans les autres Etats ouvriers et dans les Partis communistes depuis la mort de Staline. On a eu beau nier au début les changements intervenus dans la mécanique, l'équilibre et la dynamique du stalinisme; les faits cependant s'accumulent et leur sens pénètre insensiblement parmi tous les milieux tant soit peu critiques. La bureaucratie soviétique et son emprise sur le mouvement ouvrier international sont soumises à la pression de forces dissolvantes, l'équilibre est rompu, la situation est devenue fluide, et la stabilisation impossible sur la base antérieure ou sur celle d'un statu quo quelconque. Le relâchement du contrôle bureaucratique. l'affaiblissement de son efficacité et du prestige de la direction bureaucratique sont par trop visibles pour qu'on puisse les nier ou les ignorer. Le résultat global de cette nouvelle situation en U.R.S.S. sera de favoriser le regroupement idéologique et de donner lieu à des développements assez spectaculaires.
Cependant la condition essentielle pour capitaliser une telle évolution favorable reste en définitive la solidité idéologique et organisationnelle de la tendance marxiste révolutionnaire internationale, c'est-à-dire actuellement la IVe Internationale.
25 octobre 1954.