La politique coloniale de Mendès-France, représentant « intelligent » d'une partie de la bourgeoisie française, a constitué à liquider l'affaire non payante de la guerre d'Indochine pour concentrer ses efforts sur l'Afrique du Nord, elle-même en pleine ellervescence révolutionnaire.
politiques qu'il envisageait d'y entreprendre reposaient sur un danger résultant de la croissance d'un fort mouvement calcul juste : devant plébéien et même prolétarien dans les trois colonies nord-africaines (Tunisie, Algérie,
Usa dynamique menacerait à la fois l'impérialisme et les classes Maroc), lequel dans possedantes indigènes, il fallait associer plus largement dans l'administration et certains secteurs de la vie économique cette « élite » indigène. L'équipe des « Africains » qui siège dans ce gouvernement « éclairé » de la bourgeoisie avait même compris jusqu'à certain point que la manière retardad'exploiter économiquement ces pays par le pur et simple pillage de leurs richesses agricoles minières, que cette exploitation qui a privé les populations indigènes d'une immense partie de leurs terres sans leur procurer des débouches dans des industries locales menait à la longue à une situation sociale et politique
June industrialisation plus intense de ces pays Aussi envisage-t-elle avec l'apport de capitaux internationaux, capables entre autre d'élever un tant soit peu le niveau extrêmement bas des populations indigènes et de resoudre au moins en partie la question aigue du chômage •
Ces préoccupations sociales des « Africains » coïncident naturellement avec les intérêts bien compris d'une certaine partie de la bourgeoisie française pour laquelle le seul débouché économique valable et le seul espoir de se maintenir au rang de grande puissance restent l'exploitation rationnelle de l'Afrique du Nord et des possessions africaines en général.
D'autre part, en cas de guerre ces possessions représentent la meilleure garantie de survie économique et même physique de cette bourgeoisie.
D'où les poétiques envolées de ces « Africains » sur une « plus grande France ». Mais leur intérêt pour l'Afrique s'est manifesté historiquement un peu tard Lâcher prise au Vietnam pour mieux tenir l'Afrique serait possible dans de toutes autres conditions de rapports de force et dans une ambiance internationale différenté de celle qui caractérise actuellement la marche irrésistible de la révolution proletarienne et socialiste en cette seconde moitié du XX* siècle, la révolution coloniale n'étant qu'un aspect de celle-ci.
Les colonies et semi-colonies africaines sont toutes, du nord au sud, par un mouvement anti-impérialiste irrésistible et imbattable. En Afrique du Nord, la lutte est déjà entrée dans une phase supérieure, celle de la lutte armée, les forces révolutionnaires paysannes et prolétariennes s'organisant en armees de partisans, embryons —à l'exemple de la Chine, du Vietnam, de la Corée — de la véritable armée nationale de demain. Ceci est plus spécialement le cas des « fellaghas » tunisiens et des partisans algériens qui ont récemment fait leur entree en en scène.
La direction de armées est encore entre les mains des représentants partis nationalistes féodo-bourgeois ou petits bourgeois. Mais déjà leurs moyens les plus décidés s'orientent instinctivement vers un programme plus complet, plus efficace, d'inspiration prolétarienne et socialiste.
Les directions féodo-bourgeoises ou petites bourgeoises de ces mouvements comptent exploiter dans leur lutte contre l'imperialisme français les convoitises autres impérialismes sur les territoires africains et les pressions que ces impérialismes veulent exercer sur Paris à travers ces mouvements. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne le rôle des Etats-Unis en Afrique. Sans dénier à ces mouvements le droit, et devoir, d'utiliser toute ressource matérielle, technique et militaire d'où qu'elle vienne, il importe de signaler que seule une orientation plus sociale, basée sur les intérêts des masses paysannes et ouvrières de ces pays, est capable d'amplifier, de fortifier ces mouvements et de les rendre invincibles.
L'impérialisme français est décidé à recourir aux pires méthodes de répression pour se maintenir dans cette région vitale pour sa puissance. La manière vient de réagir est une preuve spplementaire. Les mesures prises a lencontre du M.T.L.D., dirigé par Messali Hadi visent a déespiter le mouvement national algérien de sa direction la plus décidee et la plus combative. Les prolétaires de France se feront un devoir de riposter à ces mesures par une solidarité agissante envers leurs frères de elasse d'Afrique du Nord soutenant inconditionnellement ces ouvriers paysans qui sont leurs alliés les plus sûrs, les plus précieux dans la lutte commune pour le renversement du capitalisme français.