ET DE L'INTERNATIONALE ótata-lenis
Le Congrès National du C. I. O.
Le trait saillant du Congrès national du, CIO. qui s'est tenu au début de novembre a éte sa position terme contre la politique gouvernementale de stabilisation des salaires. Le Congrès a repoussé toute suggestion relative à un engagement de « ne pas faire grève » et annoncé qu'à moins que le gouvernement institue également un contrôle rigide des prix et des profits, le C.I.O. refuserait d'adhérer au blocage des salaires. Le C.LO. a invité toutes ses organisations affiliées à obtenir des salaires aussi élevés que possible dans les négociations avec les patrons, indépendamment des limites etablies par la tormule gouvernementale et de débattre alors la question avec la Commission de stabilisation des salaires.
Le Congrès a également adopté une résolution sur les droits civiques reconnaissant ou'il existe encore dans les syndicats une discrimination à l'égard des travailleurs de couleur et appelant ses organisations à combattre cette discrimination dans leurs localités en faisant inclure une clause antidiscriminatoire dans tous les contrats. Dans son rapport, le président du C.I.O., Murray, a déclaré que depuis que la loi anti-ouvrière Tafr-Hartley avait été adoptée, en 1941, le mouvement syndical américain qui compte environ quinze millions de membres, ne s'est numériquement pas développé. Bien que de nouveaux syndicats aient été constitués, d'anciens membres ont été perdus.
La difficulté principale réside dans les Etats du sud, qui s'industrialisent et sont encore considérablement inorganisés. De nombreuses sociétés déplacent leurs usines dans le sud pour y profiter des salaires et des conditions de travail inférieurs. Les dirigeants du C.I.O. ont dû reconnaître que s'ils n'obtiennent pas le soutien des ouvriers noirs dans le sud, ils. n'auront pas plus de succès que par le passé dans leurs campagnes de recrutement. C'est ce facteur, en liaison avec l'insistance croissante des adhérents ne_ gres pour qu'une action soit entreprise.
qui est apparemment responsable de la décision du Congrès d'intervenir plus vigoureusement contre la discrimination.
Bien qu'appuyant fortement la politique étrangère de Washington et faisant écho aux condamnations du « communisme » lancées par le State Department, le Congrès a condamné à la fois la loi scélérate Smith et les sentences prononches en vertu de cette loi, de la loi Me Caman et autres instruments servant à faire « la chasse aux sorcières », contre les dirigeants du Parti communiste. On a souligné que le programme de loyalisme de l'Administration dirigé autrefois contre les ouvriers avances, est employe maintenant contre des ouvriers en greve et devient une menace sérieuse aux droits syndicaux.
LES NEGOCIATIONS DE SALAIRES DANS L'ACIER
L'opposition vigoureuse du Congrès du C.I.O. au blocage gouvernemental des salaires était une préparation aux négociations pour un nouveau contrat entre le syndicat C.I.O. des ouvriers des aciéries et l'US. Steel Corporation, qui s'ouvrirent le 21 novembre. Tout le mouve. ment ouvrier avait son attention portée sur ces négociations qui mettront à l'épreuve la formule de blocage des salaires actuellement imposée par la Commission gouvernementale de stabilisation des salaires.
Les ouvriers se sont déjà livrés à de nombreuses grèves locales et arrêts de travail pour faire pression dans la campagne pour rompre le blocage des salaires. Le coût de la vie qui s'élève, les augmentations de loyers et les impôts plus lourds rendent les ouvriers plus déterminés à obtenir des augmentations de salaires appréciables.
Le coût de la vie a atteint en octobre le point le plus élevé dans l'histoire des Rtats-Unis et il s'élèvera encore plus haut parce que le directeur de l'office de stabilisation des prix, De Salle, a déclaré que bientôt il « permettrait aux fabricants de transmettre aux consommateurs toutes les augmentations de frais depuis le début de la guerre de Corée ». A vrai dire, presque toutes ces augmentations ont déjà été déversées sur les consommateurs et se reflètent dans les immenses profits opérés par les sociétés et les spéculateurs.
L'écart grandissant entre les prix montants et les salaires bloqués a déjà fortement entamé le standard de vie des travailleurs. Le Département des Affaires Economiques des que « le réel salaire horaire, impôts dé. duits, diminuera d'environ 8 % en 1951 ». Le C.I.O. lui-même dit que « le programme de stabilisation est une farce et une fraude ».
La revendication des travailleurs des aciéries est une augmentation horaire de 20 à 25 cents. Elle dépasse la limite prescrite par la formule de stabilisation des salaires et la défie directement. Le Président des ouvriers des aciéries, Murray, se trouve soumis à une forte pression mon seulement des 1.100.000 membres de son propre syndicat mais aussi des syndicats rivaux. Le syndicat C.I.O. des ouvriers de l'automobile a déjà obtenu des augmentations s'élevant à 25 cents de Pheure en vertu de son accord d'échelle mobile avec les grands fabricants d'automobiles, et il est prévu qu'ils auront autre augmentation automatique d'au moins 4 cents en mai prochain; les ouvriers des aciéries n'ont 16 cents de l'heure d'augmentation pendant la même période. D'autre part, le président du syndicat des mineurs, John i. Lewis, négociera bientôt avec les magnats du charbon. Comme président et pionnier du C.I.O., Murray, ne peut vrai. ment pas se permettre un accord inférieur à celui de ses deux principaux rivaux.
Allen Les "titistes"
La, crise dans l'U.A.P., provoquée par les mesures bureaucratiqurs de la direction « titiste » envers les éléments révolutionnaires qui s'étaient rassemblés dans ce parti, s'est transformée rapidement en une véritable désagrégation organisationnelle. A partir de 1952, l'organe de TU.A.P., Freie Tribüne, ne parait plus. A côté des groupes locaux 58
LA CAMPAGNE ELECTORALE DU S.W.P. A NEW-YORK
L'organisation locale des trotskystes américains (le S.W.P.) a mené sa compagne électorale la plus vaste dans la récente élection pour le Président du Conseil municipal de New-York. Son candidat était le camarade Michael Bartell, secrétaire organisationnel pour New-York. Des orateurs du S.W.P. se firent entendre dans dix-sept émissions de radio et sept de télévision. D'eux d'entre elles étaient rattachées des chaînes nationales. Ils ont participé à quinze as. semblées électorales organisées par des associations locales et d'étudiants, tenu vingt-cing meetings en plein air, distribué dix mille exemplaires du programme du Parti et publié cing tracts spéciaux pour des groupes particuliers (mouvement ouvrier et mouvements de minorités).
Pour la première fois, le groupe de New-York a fait un travail. de propagande dans la population portoricaine qui compte déjà près d'un demi million de personnes et qui continué de croître. Alors que tous les autres candidats ont prefere faire porter leurs exposés seulement sur des questions locales, les orateurs du S.W.P. se sont concentres sur la question de la guerre et de la paix. Ils ont attaqué avec intransigeance la guerre de Corée et tout le système capitaliste, défendu les révolutions coloniales et mené campagne pour le socialisme. La vigoureuse campagne du S.W.P. fait impression sur la communauté négre et sur de nombreux staliniens de base qui avaient été appelés à soutenir le candidat de l'American Labor Party. Celui-ci limita sa campagne un programme de réformes du capitalisme, de « paix sur le 38* parallèle » en Corée et pour un Pacte à cinq.
Le vote (3.800 voix environ, les chiffres officiels n'ont pas encore été donnés), ne reflète oue dans une faible mesure les gains acquis par le S.W.P. dans cette campagne à New-York. ragne disparaissent oppositionnels qui s'étaient constitués autour de la plateforme de la Confé'rence de Cologne, d'importants groupes en Basse-Saxe se sont à leur tour détachés des titistes et ont déclaré leur solidarité politique avec l'opposition. Celleci a tenu une seconde conférence à Cologne pour fixer son orientation future.
U
Autziche
Le Congrès du
Le cernier Congrès du Parti sociariste autrichien a été marqué par de nettes manifestations de mécontentement de la base envers la politique de collaboration gouvernementale et de collaboration de classe. Plusieurs dirigeants du parti ont été obligés d'exprimer ce mécontentement sous une forme déformée. Des amendements demandant que le parti soit prêt à utiliser tous les moyens pour imposer ses revendications ont été adopont été tés par la direction au cours même du Congrès, sous la pression des délégués. Un amendement supplementaire, demandant qu'au besoin le P.S. exige la dissolution du Parlement et l'organisation de
Parti Socialiste nouvelles élections pour renforcer sa pression contre la bourgeoisie a été rejeté par 210 voix contre 82. C'est la première fois depuis longtemps que le sentiment de méfiance de la base socialiste envers la direction s'est exprimé par une division de vote sur un sujet politique.
Parmi les revendications inscrites sous forme d'amendement à la résolution politique au cours meme du Congres, une place particulière est accordée à la lutte contre la cherté de la vie « par un contrôle des prix avec participation des ouvriers et employés ».
Fizance
Fermentation politi
L'état de décomposition avancée de la société française est désormais un fait de notoriété mondiale. Chaque jour apporte quelques indications supplémentaires pour le confirmer. N'a-t-on pas vu un eveque. un évêque, Mgr Ancel, bras droit du cardinal Gerlier, de Lyon, écrire une série d'articles pour dire entre autre qu'en cas de guerre préventive des Etats-Unis contre l'U.R.S.S., « on n'aurait pas le droit d'obéir »? Qu'une telle idée soit exprimée par un membre du haut clergé, que personne ne peut suspecter de sympathie envers le communisme, laisse aisement concevoir comment le prolétariat de France répondra lorsque les gouvernants de ce pays voudront le mobiliser dans la croisade dirigée par Washington. « Les croisades se sont toutes mal terminées », vient de déclarer Daladier dans un discours très pessimiste.
Ou en est à présent le mouvement ouvrier français ? Les mouvements du printemps 1951 n'étaient, avons-nous dit, que les premières manifestations annonçant de grandes luttes. Pourtant Tannée 1951 s'est écoulée sans que se soient déclenchés de grands combats. Indépendamment d'innombrables petits mouvements, on a cependant assisté à quelques mouvements de courte durée qui sont vraiment symptomatiques du développement de la situation. Les mineurs du Nord et du Pas-de-Calais, puis de que dans le P.C.F. la Moselle ont, avec une unanimité remarquable, fait grève pendant quelques jours pour des revendications très specifiques. Il faut aussi signaler une grève de 24 heures de toute la presse quotidienne de France, par solidarité avec les travaileurs de la presse de Marseille.
Divers facteurs ont agi dans le sens d'un rythme assez lent du développement des luttes. Incontestablement, les travailleurs ont plus ou moins consciemment le sentiment qu'ils auront a mener une lutte sérieuse pour un enjeu sérieux, et dans ces conditions, lis ne s'engageront pas à la légère. D'autre part, en septembre, le gouvernement s'est empressé d'accorder des augmentations un peu à titre préventif par rapport au danger d'inflation. Enfin, la direction stalinienne qui exerce une influence déterminante sur les couches les plus décisives de la classe ouvrière se garde bien de stimuler le mouvement.
La politique et la situation du parti stalinien présentent des aspects contradictoires dans la tendance de leur développement. Fondamentalement, la politique du P.C.F., c'est à présent la lutte pour « l'indépendance nationale » contre les Américains, et la lutte pour la paix au moyen d'une « coexistence pacifique » du socialisme et du capitalisme dans le monde. Cela implique la recherche de bourgeois et petits bourgeois
UATRI E ME IN susceptibles de s'associer à une telle plateforme. Nous laissons de côté ici le caractère fondamentalement réactionnaire d'une lutte pour « l'indépendance nationale » dans un pays impérialiste, fûtil en déclin avancé. Pour cette politiane le P.C.F. recherche toutes les occasions a for cette politique, possibles de se manifester, que ce soit à. l'occasion de la ratification du Plan
Schuman, préconisant l'entente avec les patrons hostiles à ce plan, ou que soit à l'occasion de la venue d'Adenauer ce à Paris, contre lequel il organise une manifestation de rue.
Mais la politique de pression sur la bourgeoisie implique pour avoir une certaine efficacité une mobilisation des travailleurs. Plus la situation internationale et nationale se tend, et plus une mobilisation des travailleurs exige, pour être réellement effectuée, un gauchissement de la poiitique qui, par ses conséquences,: va à l'encontre des objectifs fondamentaux de la politique du Kremlin et de la direction du P.C.F. C'est cela qui met les dirigeants staliniens dans une position très délicate, et qui explipostions date que leurs hésitations à lancer de grands
La C.G.T. a fait des propositions d'unité d'action aux autres centrales syndicales qui ont pratiquement direction de la C.G.T. est loin de prorépondu négativement), mais la.
pulser une campagne pour l'unité d'action comparable à, disons, la campagne pour la signature de l'appel de Stockholm. Les dirigeants du P.C.F. et de la
C.G.T. décident de convoquer un grand meeting pour soutenir les peuples nordafricains dans leu revendication d'indépendance contre l'impérialisme français, puis reculent devant l'interdiction gouvernementale de ce meeting, paree quayant une politique de pression sur la bourgeoisie et non une politique de renversement du régime, ils sont pratiquement incapables de trouver une solution pour ce qui pouvait deveni. une épreuve de force limitée.
Comment cela se répercute-t-il dans le P.C.F. ? On peut constater que ce qui préoccupe les staliniens à présent, c'est moins l'état intérieur de leur parti que leurs rapports avec les masses. Ils font des efforts, qui se sont montrés infructueux, pour remonter la diffusion de leur presse. Les propositions d'unité d'action de la C.G.T., bien que faites avec une prudence extraordinaire, sont un des aspects de cette recherche de meilleurs rapports avec les masses. On voit à présent s'esquisse? un tournant vers Punité d'action sur le plan politiladres er aux organisations socialistes. que avec les socialistes: il s'agirait de vraisemblablement pendant une certaine (sections et fédérations). Une telle polipériodes aux organismes inférieurs tique, même menée de facon timorée, aurait des répercussions importantes. La presse bourgeoise montré beaucoup dent lors election de la municipalité de Lorient, les socialistes ont assuré la nomination d'un maire communiste. Ce n'est qu'un cas isolé -- qui va à l'encontre de ce qui est devenu la rè09
E RNATION AL E gle depuis 4 ans - mais e'est un fait très symptomatique.
Nous pouvons enfin constater que ce parti est, dans son cadre bureaucratique et avec des formes bureaucratiques, travaillé par des problèmes politiques importants. La question de la jeunesse après celle des syndicats. Or son orgaest. une des plus décisives pour lui nisation de jeunes, I'U.J.R.F. (Union de la Jeunesse Républicaine de France) est dans un état désastreux qui est l'objet hauts sommets du P.C.F. Car tout réde discussions importantes aux plus cemment, France Nouvelle, l'organe destiné aux militants ayant des fonctions dans leu: parti ou dans les organisatons controlees par celul-ci, pour leur donner chaque semaine des instructions, du matériel de propagande et d'agitation, et des conseils sur tous les blèmes politiques et organisationnels, a proconsacré deux forts longs articles de deux membres du B.P., dont le secré taire d'organisation Lecœus, à une polémique contre les idées sur la question des jeunes d'un membre du C.C., •Gafonctions très responsables parmi les inraudy, ancien député, et qui avait des tellectuels. On apprend que Garaudy a remis deux lettres à la direction du parti.
De ces deux lettres, on ne connaît que les extraits cités par ceux qui le combattent. Si on rassemble ces extraits disséminés et si on essaie de les mettre dans un ordre qui présume une certaine logique dans la pensée de celui qui les a écrites, on aboutit à ceci - qui n'est pas nécessairement la ligne défendue par Garaudy, mais qui ne doit pas s'en éloigner considérablement
« Nous ne sommes parvenus à organiser qu'une très faible partie des jeunes que nous influençons. »
En mars 1945, les Jeunesses communistes se transformaient en U.J.R.F. considéré à cette époque et je considère « Pour ma part, écrit Garaudy. jai aujourd'hui encore que la création de PU.J.R.F. a été une décision absolument juste. » temps, pris le pas sur l'esprit de classe. « L'esprit national avait, pour Et cela avait permis d'organiser de larges masses populaires en de grands mouvements d'unité tels que le Front National.»
Tout en disant que pour la classe ouvrière « l'esprit de classe et l'esprit national coïncident naturellement », Garaudy trouve qu'en 1951 :
« L'esprit national a cessé de passer avant l'esprit de classe. L'esprit de classe a nepris le dessus. »
« Tout se passe dans PU.J.R.F. comme si lon avait maintenu la fiction que rien n'a changé depuis 1945. Et les mots sont vidés de leur sens : si l'on parle de la République en dehors des perspectives de la lutte ouvrière et du Parti, on crée une terrible confusion... Pas un jeune ne se battra pour une République incarnée par Edouard Herriot ou Vincent Auriol.»
« L'U.J.R.F. a oscillé et flotte. »
« Pour marquer le tournant, pour soulever l'enthousiasme, il faut, que le nom. corresponde au contenu. Il ne faut pas
T verser du vin nouveau dans de vieilles outres. Or il y a un nom prestigieux pour un grand passé de luttes... c'est le nom de « Jeunesse communiste ».
Selon les membres du B.P., Garaudy déclare que, des le depart, la question des perspectives joue chez les jeunes un rôle immense et que la jeunesse vaut qu'on lui dise tout de suite ce qu'elle doit faire de sa vie. Et le nom de « Jeunesse communiste », « scientifiquement juste » a l'avantage de marquer le but final et la perspective. Il propose enfin de « récupérer dans une première étape » la masse des jeunes « déjà influencés par le Parti » dans une Jeunesse nesse communiste, « pour aller ensuite ensuite dans une seconde étape à la conquête de toute la jeunesse ».
Bien que Garaudy appuie formellement la ligne actuelle du P.C.F., ses propositions la mettent pratiquement en cause. Les membres du B.P. ne le disent pas explicitement, mais le montrent quand même avec netteté. Ils sont d'accord avec Garaudy pour gauchir la politique de l'U.J.R.F., mais pas pour changer de nom. Car devenir Jeunesse com-
Contre le Pa
A l'occasion de la tenue à Rome du Conseil Atlantique, le Groupe Communiste Révolutionnaire (IVe Internationale) de Rome a distribué un tract
Cer Préparation de la cam
Le Lanka Sama Samaja Party, section cinghalaise de la IV° Internationale, a commencé sa campagne de préparation pour les élections parlementaires de 1952. Cette campagne est déclenchée sous le mot d'ordre : « Pour un gouvernemen samasamajiste ! » (Pour un gouvernement socialiste). Un « fonds pour la victoire du peuple » est collecte, pour que le parti puisse présenter des candidats dans le maximum de circonscriptions. Toutes les fins de semaine, une demi-douzaine de meetings de masse est tenue dans tous le pays par le parti, pour expliquer son programme électoral
ERNATIONALE muniste, c'est ouvrir la perspective de la révolution prolétarienne en opposition à celle de la «coexistence pacifique » et de « l'indépendance nationale ». Car rassembler les jeunes communistes dans une organisation de jeunes où nécessairement le poids de l'appareil, des militants plus anciens et plus attachés à la discipline formelle envers la direction, serait bien moins lourd que dans le parti, c'est risquer le danger de créer — comme le disent les membres du Bureau Politique — une sorte de « parti communiste de jeunes ».
Le fait qu'une telle « discussion soit publiée dans la presse du P.C.F. à destination de ses militants est la preuve que la situation présente suscite en son sein des problèmes qui exigent des réponses politiques que les militants ne trouvent pas dans la ligne du P.C.F. On en avait eu une autre indication dans le discours de clôture fait par Duclos au C.C. en octobre. Le développement de la situation, la marche vers la guerre accentueront cette politisation qui se heurte au bureaucratisme et aux objectifs du parti stalinien. cle Atlantique appelant les travailleurs au front unique contre le Pacte Atlantique et les preparatifs de guerre. dan pagne électorale 1952 au peuple. Ces meetings sont tenus sous le signe : « Que fera un gouvernement samasamajist s'il est élu aux prochaines élections ? » Dans un tel meeting, tenu à Nawalapitiya, le camarade Colvin R. de Silva a déclaré notamment : * Tout en luttant pou: imposer son programme de 14 points, le gouvernement samasamajist s'efforcera de mettre les masses en mouvement pour s'appuyer directement sur elles. Il ne s'agira pas seulement de s'appuyer sur les syndicats, les Ligues de Jeunes, les Associations paysannes, etc. Un gouvernement samasamajist irait plus loin. Il encoura-
Halie
Halie gerait et, en fait, organisezait la constitution de Comités populaires dans chaque ville, dans chaque village, dans chaque plantation, pour assurer que toute action illégale des capitalistes et de leurs aides impérialistes pour détruire le gouvernement et les conquêtes des travailleurs soit mise en échec et brisée. Le pouvoir parlementaire entre les mains d'un gouvernement samasamajist serait également un levier pour établir le pouvoir des masses », a-t-il conclu.
Des élections municipales tenues ré-
Echec capitaliste
Le 22 septembre une majorité des électeurs australiens a repoussé la proposition gouvernementale de vote d'une loi dissolvant le parti communiste australien qui était soumise à un referendum. Le résultat de ce referendum est
Run coup sérieux au capitalisme australien et à son gouvernement Menzies. Ce referendum venait après deux élections où le parti libéral dirigé par Menzies avait battu le Labour Party australien, et après une longue campagne de « chasse aux sorcières » qui avait porté jusque dans les rangs du Labour Party.
Toutefois, devant la proposition soumise par le gouvernement au referendum, une aile du Labour Party comprit 62
ERNATIONALE cemment dans le Nord de l'île ont confirmé l'influence croissante du parti. Dans la ville de Jalina, les deux candidats samasamajistes ont été tous deux élus à la majorité absolue des voix. L'un d'eux, le camarade A. Thurairajasingham, secrétaire du syndicat national des ouvriers des cigares, a obtenu 88 % des voix dans sa circonscription. Dans la ville de Piliyandala, 4 des 5 membres elus du conseil municipal sont des. camarades du parti Samasamajiste. , au referendum que le parti risquait de se discréditer s'il se soumettait à cette attaque gou• vernementale et acceptait de voter la loi comme le demandait l'aile droite du parti. Une nouvelle direction dirigée par Evatt, en menant compagne contre la proposition gouvernementale, a done remporté un succès.
Mais l'aile droite du Labour Party continue à vouloir collaborer avec Menzies, notamment en ce qui passage d'une loi relative à l'arbitrage concerne le dans les conflits du travail. La nouvelle direction et le Labour Party tout entier vont être ainsi soumis à une nouvelle épreuve.
Australie