Documents de la IVe Internationale

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Lettre du Japon. — Réveil des travailleurs

Quatrième Internationale, vol. 10, n° 1 · janvier 1952 · p. 36-39 · 3 074 mots

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Contre l'opposition d'une minorité, la Haute Assemblée japonaise a adopté le 18 novembre les deux traités, le Traité de Paix et le Pacte de Sécurité, rédigés par Washington, et ces deux documents furent ensuite ratifies a une majorité écrasante par la Chambre basse, la Diète. Toutefois, au même moment

"Quatre princ

Ce mouvement a commencé au Congrès annuel du syndicat des instituteurs du Japon qui s'est tenu du 29 mai au Ier juin. Ce syndicat, comprenant des centaines de milliers de membres, adopta à une majorité écrasante « quatre principes de paix »: contre un traité séparé et pour un traité général; pour la neutralité et contre l'alliance avec un un quelconque bloc de puissances, contre le réarmement; et contre l'instauration de bases militaires étrangères dans le pays.

Le 10° Congrès des travailleurs des chemins de fer de l'Etat, un des plus forts du Japon, qui se tint du 4 au 9 juin adopta les mêmes quatre principes par 292 voix contre 113. Cette décision était d'une énorme importance parce que ce syndicat était le bastion du Mouvement de la Ligue démocratique, qui avait été créé pour combattre la radicalisation du mouvement ouvrier dirigée par les staliniens. Au cours des mois de juin et de juillet se tinrent de nombreux congrès annuels d'autres grands syndicats, tels que le syndicat des travailleurs des chemins de fer privés, le syndicat des ouvriers des transports, le syndicat des ouvriers des industries électriques, le syndicat des ouvriers des mines de charbon, etc. Tous ces syndicats adopterent les Principes de Paix, déclarant ainsi leur détermination de résister à toute tentative du gouvernement Yoshida d'asservir le peuple japonais pour le compte de l'impérialisme américain.

Ce réveil des travailleurs eut des répercussions immédiates chez les intellectuels. Enhardis, plusieurs grands professeurs d'Université critiquèrent ouver36 s'est développée parmi les ouvriers des grands centres industriels de tout le pays une violente opposition qui menace de se transformer en un mouvement national. Il semble qu'après une longue période de déclin le mouvement de masse connaisse une nouvelle marche en avant. ipes de paix" tement le Traité de Paix et le Pacte de Sécurité, et préconisèrent un mouvement mondial pour la paix. Récemment à son. cours d'adieu, le Dr Nambara, président de l'Université de Tokio dénonça le traité de paix séparée à ses étudiants.

Il y a quelques jours, lorsque l'ancien dirigeant militariste Tenno visita l'Université de Kioto, des centaines d'étudiants, y compris ceux d'autres écoles, assiegerent sa volture pour lempecher de partir. Il semble que ces etudiants aient été inspirés par les staliniens, mais un tel incident est sans précédent dans l'histoire japonaise.

Parallèlement au désappointement concernant le Traité de Paix, le Pacte de Sécurité a profondément choqué la population en raison de la clause qui y prescrit l'emploi de troupes américaines pour réprimer des révoltes dans ce pays. De prime abord, le Traité de Paix, que ce soit un traité de paix séparé ou général, semblait un traité vraiment « pacifique », promettant une certaine issue aux difficultés insurmontables causées par loccupation. En fait les classes dirigeantes firent tout pour semer cette illusion dans les masses. Cependant, le mot Nairan (guerre civile) a été ouvertement employé à la Diète et on y a discuté l'utilisation des troupes américaines. Or, ce mot jusqu'à présent avait été banni parmi les masses et il était tabou en ce qui concerne le Japon lui-même. Il semble que cette discussion ouverte sur une guerre civile possible au Japon ait brisé ce tabou dans la conscience des masses et ouvert les yeux sur la nature réelle des traités.

Q VATRIE ME IN

Nouvelle vag

D'autre part, les conditions de vie des salariés sont devenues plus difficiles en raison de la hausse des prix. De grandes grèves sont menées pour des augmenta. tions de salaires et des allocations spéciales. Le syndicat des mineurs de charbon, mobilisant plus d'un million de mineurs, a conduit une lutte manifestant une solidarité et une combativité étonnantes à la fois contre des pressions trangère forte a symenta intérieures et étrangères, et a gagné une victoire complète (une augmentation de salaire). A présent, le syndicat des industries électriques et le syndicat des instituteurs mènent des grèves su: une échelle nationale. Le syndicat des travailleurs des services gouvernementaux prépare une grève pour une revendication de salaire. La section de Nagoya du syndicat des cheminots de T'Etat a, après de longues et vaines négociations, proclamé une situation d'alerte, déclarant qu'a moins que les reven. dications ne soient acceptées, elle ne prendra pas la responsabilité du fonctionnement normal des trains. D'autres grèves se poursuivent dans des entreprises isolées dans diverses parties du pays.

La caractéristique principale de cette nouvelle vague de grèves est qu'elles ont un aspect de plus en plus combatif et assuré. D'habitude vers la fin de l'antee un mouvement de grèves s'étend sur née, un mouvement de grèves s'étend sur le pays pour des gratifications de fin d'année. Il est maintenant tout à fait clair que les luttes ouvrières courantes se poursuivront directement dans ces luttes de fin d'année. Il est tout à fait possible que le nouveau Traité de Paix, avec ses aspects sinistres et menacants, ait donné une impulsion psychologique qui stimule les travailleurs.

Le gouvernement a pris rapidement des mesures pour combattre cette révolte des masses. Il a supprimé et continue de supprimer les journaux et les meetings communistes dans tout le pays. Presque toute l'activité du Parti stalinien a été réduite à la clandestinité. En même temps, le gouvernement a cherché à faire passer deux lois réactionnaires, l'une pour le maintien de la « paix publique », l'autre pour règlementer les organisations politiques. Un résumé de ces projets publié iusqu'à pré sume de ces projets pubie Jusqua present montre que ces lois donneraient aux primer arbitrairement toute activité ppautorités un pouvoir illimité pour sup. pulaire. Le gouvernement Yoshida a pensé introduire ces projets à la présente se introduire ces projets a la presente session spéciale de la Diète.

Cette action perfide du gouvernement qui essayait de faire passer de telles mesures réactionnaires en même temps que le Traité de Paix et le Pacte de Sécurité, al soulevé toute la classe ouvrière. Le Conseil général des syndicats japonais qui, au ler septembre de cette année, avait 2.935.629 membres, proclama un

TERNATIONALE ue de grèves état d'alerte et déclara qu'il combattrait cette tentative par la force. Il organisa immédiatement un Comité central de lutte et avertit le gouvernement qu'à moins qu'il retire les deux projets prévus, le Conseil donnerait des ordres pour lancer une grève nationale le 17 novembre.

Le Comité central du syndicat des cheminots de l'Etat donna des instructions à ses districts de commencer une campagne de pétition aux direction administratives dans chaque district et publia en même temps une « déclaration de recours à la force » si nécessaire.

En raison de la forte protestation du Conseil général des syndicats et de sa décision de combattre avec toutes ses forces, le gouvernement vient de s'abstenir d'introduire les deux projets réaction. naires à la présente session extraordinaire de la Diète. Le Conseil général a annulé la grève prévue pour le 17 novemhre, mais il reste vigilant et conserve sun Comité de lutte spécial ca: il est tout à fait possible que les projets soient soumis à la session normale de le Diete au début de l'an prochain.

Le Conseil général des syndicats japonais esi complètement sous la direction de l'aile gauche du Parti socialiste. Les seuls syndicats encore sous direction stalinienne aujourd'hui sont ceux qui appartiennent au C.I.O. du Japon, qui groupe au toral 49.480 membres.

Une caractéristique frappante de la présente vague de grèves est que l'initiative en est prise par les syndicats sociaux-démocrates. Elles sont de vaste ampleur, ce ne sont pas des grèves isolées menées par les syndicats dits « rou. ges », et le Conseil général, habituellement dénoncé par les staliniens comme conservateur et réactionnaire, a ouvertement lancé une lutte à objectifs purement politiques, bien que limités. Cette hardiesse surprenante des dirigeants syndicaux n'est rien d'autre que le résultat de la conscience et de la combativité croissantes des masses prolétariennes. Les dirigeants sont à présent soumis à d'énormes pressions de la part des organisations de base.

Il faut ajouter que, par décision du

10° Congrès de l'Etat,

« Mindo » sation des d'annoneer du syndicat des cheminots

- lorganisation dénommée

Ligue pour la démocratisyndicats

- a été obligée sa propre liquidation. Le

Mindo avait été initialement et prétendument organisé pour combattre la direction dictatoriale des staliniens. Ses diri geants étaient des conservateurs d'extrême-droite. Ils ont été complètement éliminés de la direction du syndicat des cheminots. Si les dirigeants actuels du Conseil général des syndicats ne mènent pas de lutte, ils seront également rapidement balayés par la base.

Ecrasement de l'aile droite du Parti Socialiste

Les événements mentionnés ci-dessus ont profondément affecté le Parti socialiste du Japon. En présence du Traité de Paix et du Pacte de Sécurité, le Parti socialiste a subi une crise sérieuse et s'est divisé. L'aile droite maintenait une altitude d'acceptation du Traité de Paix et d'opposition du Pacte de Sécurité. L'aile gauche s'est opposée à la fois au Traité et au Pacte, Une conférence spéciale du Parti fut convoquée spécialement sur cette question pour les 22 et 23 octobre. Dès le 2 octobre, l'aile droite scissionna, et les dirigeants de la droite et de la gauche poursuivirent leurs querelles sur la question des traités au Comité central et au Comité exécutif cen. tral. Après trois semaines de lutte, les dirigeants de l'aile gauche capitulèrent devant la droite, acceptant le Traité mais s'opposant au Pacte de sécurité, et ce « pour éviter la scission du Parti ».

Cependant, lorsque se réunit la conférence du Parti, la majorité écrasante des organisations de base était décisivement opposée au Traité et au Pacte. Les exigences de la base dominèrent complètement la réunion et ne donnèrent au-

La politique du

Quant aux staliniens, leurs principaux dirigeants, Tokuda, Nosaka, et autres sont toujours dans l'illégalité, malgré les recherches de la police. L'an dernier, le Parti communiste faillit se seinder en deux fractions, l'une dite fraction « internationaliste » sous la direction de Yoshio Shiga (une des membres du triumvirat du parti avec Tokuda et Nosaka) qui tenta de critiquer la fraction Tokuda-Nosaka. Dans ses critiques la fraction « internationaliste» montra tout d'abord une tendance à souligner le rôle dirigeant du prolétariat. Mais, par suite de la pression de Moscou et de Pekin, la fraction internationaliste a été presque complètement liquidée. Shiga a depuis longtemps fait son « autocritique: » et renoncé à la lutte.

Le P.C. a adopté de nouvelles thèses à une Conférence secrète tenue en août. dernier, dans lesquelles il affirme ceci :

1) l'occupation américaine qui a été transformée en système permanent domine maintenant complètement le Japon, et le gouvernement Yoshida est le soutien spirituel et politique de cette occupation ;

2) la politique de l'impérialisme américain envers le Japon est l'abolition complete de l'industrie japonaise, la banqueroute des entrepreneurs japonais, l'exploitation forcée du peuple, le poussant à des travaux forcés dans des buts de 38 cune possibilité de manœuvre aux dicigeants de gauche. Le 24 octobre, apres la scission des droitiers. la Conterence se réunit à nouveau et décida que « le Parti s'opposerait aux deux traites pour defendre l'indépendance et la paix, et exelurait tout traître qui violerait cette décision ».

Ceci eut lieu trois jours avant que la Diète ne vota sur les traités. Lorsque le Parti socialiste se scinda il y a deux ans, les centristes du Parti jouèrent le rôle d'arbitre avec succès et réunifièrent rapidement le Parti. Mais cette fois-ci la bare ne leur donna pas la chance de le faire. Ils furent complètement balayés en même temps que les droitiers, et ne prononcèrent pas un seul mot.

Il est clai: que les leaders de l'aile gauche du P.S. ne peuvent diriger ces vagues montantes du mouvement des masses avec leurs « quatre principes ». La base, particulièrement la jeunesse, qui fait preuve de la plus grande combativité a besoin d'une perspective révolu tionnaire claire, particulièrement • du point de vue international. P. C. japonais guerre et la privation au Japon de sa dernière possibilité de vivre par le commerce extérieur;

3) il est possible de mobiliser dans un front national unifié qui combattrait pour un gouvernement démocratique de libération nationale non seulement les ouvriers et les paysans mais aussi les petits fabricants et commerçants, et même un large cercle de grands hommes d'alfaires. Il faut faire comprendre à la classe ouvrière qu'elle doit audacieusement amener ces « Shokun » (un terme très amical pour désigner ces personnages) dans le front unifié.

4) Les forces réactionnaires antinationales du Japon sont le Tenno, c'est.àdire les anciens militaires réactionnaires. les bureaucrates privilégiés, les propriétaires fonciers parasites et les monopoleurs;

5) les paysans japonais n'ont maintenant que de petits lopins de terre. C'est parce que les meilleures terres sont la propriété des propriétaires fonciers parasites et d'autres grands propriétaires. Pour que le paysan acquière suffisamment de terre, il suffit de confisquer les terres appartenant aux propriétaires fonciers parasites et autres grands propriétaires et de les donne: gratuitement aux paysans. Une telle mesure non seulement permettrait aux paysans d'ob-

UA TRIEME tenir suffisamment de terre, terait encore des terres en

IN T mais il resréserve.

Il reste, il est vrai, des paysans riches. et des paysans très pauvres. Mais il ne reste pas de propriétaires fonciers purement parasitaires. Malgré ce partage par la réforme agraire, les paysans pauvres ont beaucoup de mal à conserver leurs nouvelles terres en raison du manque de fonds. Bien que la réforme ait temporairement apaisée la soif de terre du paysan, les difficultés déjà grandissantes de paysans démontrent que le plan consistant à résoudre la question agraire simplement par une division des terres petits lopins n'est pas réalisable. Quant à la possibilité de conserver des terres en réserve, c'est un pur non-sens ! Il est également faux de dire que le groupe lenno est une force aussi puissante et dominante que le capitalisme monopoleur ou aussi indépendante que celui-ci. Les anciens militaires s'efforcent mettre en avant, mais ils sont maintenant impuissants. Ils ne pourront réémerger que comme instruments des monopoleurs, dépendants de ceux-ci.

Les staliniens sont contre le réarmement et la guerre, ils sont pour la paix et la limitation des armements, et pour des négociations entre les cinq grandes puissances pour arriver à ces buts. Aujourd'hui, quand chaque question importante prend inévitablement un caractère international, il est réactionnaire de mener une Intte en insistant sur l'indépendance nationale seule. C'est une concep_ tien elementaire pour les masses japonaises ou'elles ne pourraient pas vivre même si l'indépendance nationale par rapport à la domination étrangère était réalisée. Les frontières nationales un obstacle non moins fatal et immédiat pour leur salut que la propriété privée. Le désastre de la deuxième guerre mondiale a montré que la lihe té du commerce entre pays indépendants ne peuf résoudre les problèmes fondamentaux, mais. qu'il faut une fédération d'Etats socialistes. Comme premier pas vers ces Ftats-Unis mondiaux il faut, non l'indépendance nationale mais une fédération d'Etats socialistes, des Etats-Unis socialistes d'Asie.

Lutter pour « la paix » de manière abstraite aujourd'hui, c'est faire preuve dun manque complet de compréhension de la nature transitoire de notre énoque. La classe ouvrière qui a pour mission historique de réaliser cette transition est extrêmement agressive pour effectuer ce changement révolutionnaire dans l'ordre mondial. Elle est pour des luttes et des guerres révolutionnaires. Pour réaliser sa mission historique la classe ouvrière doit comprendre la nécessité de s'armer chaque fois que l'occasion s'en présente. Si le prolétariat doit c'opposer au réarmement du capitalisme. il ne peut pas et ne doit pas s'opposer au réarmement en général notamment amand toute l'Asie est soulevée par la révolte. Il doit opposer l'armement des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes au réarmement capitaliste destiné à écraser les soulèvements du peuple.

Tolcio, le 21 novembre 1951. 391

Toates ces propositions sont absolument erronées.

1) C'est le capitalisme japonais, dirigé par les monopoleurs, qui régit directement le Japon aujourd'hui. Ce capitalisme subordonné au captalisme américain, est accepté et soutenu par lui. En raison de leur dépendance économique envers le capitalisme américain et des diverses restrictions provenant du Traité de Paix et du Pacte de Sécurité, les monopoleurs japonais seront forcés d'intenSifier leur exploitation tant des ouvriers et des paysans que des capitalistes moyens et petits. Le gouvernement Yoshida n'est pas seulement un instrument de l'impérialisme américain, mais c'est l'agence directe de cette exploitation toujours plus sauvage par les capitalistes japonais. Les staliniens déclarent que la lutte politique de la classe ouvrière japonaise doit être principalement dirigée contre l'impérialisme américain et par consécuent que cette lutte n'est pas réellement une lutte de classe mais une lutte nationale. Selon eux, le Japon ne se dirige pas vers une révolution prolétarienne, mais vers une révolution de libé. ration nationale. Pour s'adapter à cette position, ils ont enlevé de leur programme toutes les revendications socialistes, telles que la nationalisation des hanques, des principales industries et de; la terre.

2) Il n'est pas moins faux de dire que l'impérialisme amé icain est résolu à exterminer complètement l'industrie iaponaise et à mener les entrepreneurs japonaie à la faillite. En réalité l'impérialisme américain veut exploiter et utiliser ces industries. Il a besoin de le faire. Mais pour le faire, il doit fortifier et soutenir ces industries et les aide: à fonctionner, pour permettre au capitalisme japonais de vivre sous son influence. L'aide donnée au capitalisme japonais continuera à renforcer la dépendance économique et politique de celui-ci envers l'impérialisme américain. Cette dépendance grandissante poussera à son tour les capitalistes ¡aponais à intensifier l'exploitation chez eux intensifiera la lutte de classe. La lutte de classe ainsi intensifiée par la dépendance directe du capijaponais envers l'impérialisme américain doit acquérir inévitablement un caractère politique et international.

3) Il est absolument erroné de mettre le Tenno et les propriétaires fonciers pa. rasites sur le même plan que le capitalisme des monopoles au Japon. Par suite de la réforme agraire, réalisée à travers le gonvernement japonais par les forces d'occupation américaines, les propriétaires fonciers purement parasitaires ont tous été liquidés en ce qui concerne les terres arables. Le pur fermage a égaTement été aboli. Ceux qui cultivent réellement la terre ont été autorisés à la garder dans une certaine proportion spécifiée. Les terres restantes furent remises aux anciens fermiers et pavsans pauvres, pavables à un prix réduit sur une longue période.

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