Le IX Plenum du Comité Exécutif International de la IVe Internationale s'est réuni du 27 novembre au 1º décembre.
Son ordre du jour comportait:
Rapport sur le « Projet de Thèses sur les perspectives internationales et l'orientation du mouvement de la IV° Internationale ».
Rapport sur «La révolution yougoslave et la IV° Internationale ».
Rapport du SI sur son activité et sur le Congrès Mondial.
Rapports d'information (Allemagne, Belgique, Angleterre, Italie, Indonésie, etc., etc.):
Le XIV° Congrès National du Socialist Workers Party (Trotskystes) s'est tenu à New-York, du 24 au 26 novembre 1950. Des délégations étaient venues de presque toutes les régions importantes de l'immense pays. (La délégation de Seattle, par exemple, devait parcourir plus de 5.000 km. !...)
La première journée fut consacrée au rapport politique de William Warde, a la discussion politique, ainsi qu'à la séance de la commission syndicale (qui se tint dans la soirée). Le second jour, Murry Weiss fit un rapport sur la question yougoslave, les pays du glacis, et le rôle du stalinisme, suivi d'un exposé de John Wright, analysant tout particulièrement la question du double pouvoir en Yougoslavie. La discussion sur ces questions se poursuivit dans la matinée du 26. Dans l'après-midi du 26, James P. Cannon, secrétaire national du Parti, fit le rapport organisationnel.
Les rapports furent brillants et le niveau des discussions très élevé; une atmosphére de vraie camaraderie régna pendant toute la durée du congrès. La résolution politique présentée par Warde, la résolution sur la question yougoslave présentée par Weiss et le rapport organisationnel de Cannon furent adoptés; il fut décidé de continuer dans le Parti la discussion sur les problèmes soulevés par l'affaire yougoslave, les pays d'Europe orientale et la nature du stalinisme.
Relevons brièvement quelques points
M DU C.E.I.
Les textes (« Thèses sur les perspectives internationales.» et « La révolution yougoslave et la IVe Internationale ») ont été présentés par le Secrétariat International pour servir à la discussion préparatoire au ITI° Congrès Mondial de l'Internationale.
Le Plenum a décidé que ce Congrès aura lieu en 1951, et que la discussion sera ouverte dans l'Internationale à partir du 15 décembre 1950, sur la base des deux textes ci-dessus mentionnés adoptés par le Plenum.
Ces textes sont publiés par ailleurs dans ce numéro de Quatrième Internationale (p 44). du rapport politique et du rapport d'organisation.
La présente vague réationnaire aux Etats-Unis rend plus difficile l'activité du parti révolutionnaire. Beaucoup d'ouvriers sont devenus conservateurs ou ont même été corrompus par une décade de prospérité artificielle. Cependant, un tournant (dont la date ne saurait être prédite) ne manquera pas de changer cette situation : Lorsque les masses commenceront à éprouver pleinement les effets des armements à outrance, lorsque leur standard de vie sera de plus en plus attaqué par la montée des prix et l'augtation des impôts, elles bougeront, et la lutte de classe s'intensifiera. Alors le gouvernement interviendra durement, ce qui marquera les luttes contre les effets economiques du programme d'armements d'une signification politique de plus en plus évidente. Fidèle à ces principes, luttant courageusement contre le courant, le S.W.P. sera alors en mesure de profiter des possibilités que le changement de situation présentera sûrement pour une avance du mouvement socialiste aux U.S.A. A la longue, le capitalisme américain ne saura plus donner au peuple les canons ET le beurre.
Washington subordonne tout à sa campagne de militarisation. Cette course mènera à une nouvelle guerre mondiale si des événements révolutionnaires n'empêchent pas celle-ci. Des compromis éventuels entre Washington et le Kremlin ne pourraient être que passagers et par-
Etats-Unis
LE 14: CONGRES NATIONAL DU S.W.P.
Etats-Unis
LE 14: CONGRES NATIONAL DU S.W.P.
QUATRIEME tiels. La situation mondiale reste extrêmement fluide et incertaine. Ni Washington ni Moscou ne contrôlent complètement les forces en conflit, et des changements brusques sont toujours possibles. La nouvelle guerre mondiale paraît improbable dans l'avenir immédiat (sans pour cela être impossible).
L'impérialisme rencontre de grands obstacles sur son chemin. Il y a trop de révoltes dans le monde, une résistance trop vaste et trop tenace, pour qu'il puisse les vaincre facilement. Les monopoleurs américains sont sortis considé-
NTERNATIONALE d'énormes difficultés, et lutté contre la
« chasse aux sorcières » dans tous les domaines de la vie publique, y compris dans les syndicats.
Un programme d'action permettra au
Socialist Workers Party de résister à la pression réactionnaire en intensifiant son travail de propagande, en augmentant la vente et le rayonnement de sa presse (dont la qualité est reconnue par les révolutionnaires du monde entier), d'élever le niveau de son travail d'éducation et de se concentrer sur le recrutement individuel, surtout parmi les jeunes ouvriers et les étudiants. Un nouveau fonds de 18.000 dollars sera constitué à partir du 1er janvier par une campagne financière.
Des télégrammes de salutations furent envoyés à la camarade Natalia Trotsky et au camarade Farrell Dobbs, président national du S.W.P. (qui venait de subir une opération grave).
Dans une période où les sociauxdémocrates américains et le « Parti Progressiste » pro-stalinien n'osent plus participer aux élections (sauf en quelques endroits), et font preuve d'une faillite politique indéniable, les trotskystes ont démontré, par l'élan de leur campagne électorale et le niveau de leur congrès, combien la vitalité de leur mouvement est wrande et pleine de promesses pour l'avenir.
New York, 12 décembre 1950.
Charles HANLEY.
— Dissolution de la police politique et autres organes chargés de la répression des activités syndicales et politiques des travailleurs.
— Vote d'une nouvelle loi électorale permettant au prolétariat révolutionnaire d'accéder aux postes de l'administration, dont il fera une tribune pour s'adresser à ses frères de classe.
- Echelle mobile des salaires permettant de couvrir le coût de la vie. Un jour de congé payé par semaine aux travailleurs.
- Réforme et amélioration des lois du travail, les paysans devant en bénéficier au même titre que les ouvriers des villes. Droit syndical aux paysans.
- Enseignement gratuit du premier et du deuxième degré. Enseignement supérieur gratuit aux étudiants qui ne sont pas en mesure de le payer.
rablement renforcés de guerre mondiale; mais le dial du capitalisme, sur basent, est devenu plus faible.
Dans la période à venir la deuxième système monlequel ils se étroit et plus une des principales tâches du Parti sera d'expliquer aux masses comment la lutte pour les aux droits civiques et contre l'Etat policier doit être liée à la lutte pour le maintien du standard de vie, contre la mobilisation économique, contre les armements gigantesques et ses conséquences inflationnistes. Le Parti devra aider à entraîner les masses dans la lutte contre la « chasse aux sorcières ». •
Le S.W.P. a affronté fièrement l'épreuve des deux dernières années, tandis que les autres organisations de gauche sont ébranlées par des crises intérieures ou en train d'abandonner, démoralisées. Il a participé à la campagne électorale avec des résultats encourageants, malgré
Au cours de la campagne électorale précédant les élections présidentielles et parlementaires du 3 octobre au Brésil, les trotskystes ont avancé un programme de revendications en 12 points, dont voici l'essentiel:
- Abolition des lois et mesures gouvernementales qui frappent Is libertés démocratiques.
- Liberté d'association et de réunion pour la classe ouvrière. Droit des travailleurs révolutionnaires à s'organiser librement.
- Liberté syndicale. Aucun contrôle direct ou indirect de l'Etat sur les organisations syndicales de la classe ouvrière. Droit des ouvriers d'élire et de contrôler leurs comités d'usine.
- Liberté d'expression du prolétariat révolutionnaire.
- Droit de grève. Aucune immixtion de l'Etat dans les conflits du travail. 56
Brésil
LA PARTICIPATION DES TROTSKYSTES AUX ELECTIONS
Brésil
LA PARTICIPATION DES TROTSKYSTES AUX ELECTIONS
Argentine
Quatrième Internationale salue la parution en Argentine d'une traduction de notre revue en langue espagnole. Nous espérons que bientôt nos camarades d'Amérique latine pourront donner dans cette revue une importante place aux problèmes de la révolution en Amérique latine.
Uruguay
GREVE GENERALE DES OUVRIERS METALLURGISTES
Montevideo, octobre 1950. — Du début juillet au début de septembre 1950, de grandes grèves ont secoué la métallurgie uruguayienne. Dans ces grèves, certains secteurs de la classe ouvrière ont utilisé pour la première fois les méthodes de lutte les plus avancées, comme l'occupation des usines, les piquets de grèves massifs, la constitution de comités d'usine, etc. Au cours de cette lutte fut constitué un comité de coordination entre les différentes organisations syndicales, et la question d'une grève générale
Un rapport récent signale l'existence et l'activité d'une organisation trotskyste au Pakistan. Son groupe le plus fort se trouve à Karachi.
Le rapport indique que le recrutement provient des rangs staliniens qui, paraîtcontre la répression bourgeoise fut débattue par l'avant-garde ouvrière. Les ouvriers ont obtenu gain de cause.
La Ligue Ouvrière Révolutionnaire, section uruguayienne de la IV° Internatonale, a joue un rôle actif au cours de ces événements. Elle a publié en octobre un numéro spécial de son journal Frente Obrero, pour dresser le bilan de ce grand mouvement du prolétariat uruguyaien, et tracer les perspectives d'avenir du mouvement ouvrier de son pays. il, sont en décomposition, et aussi des anarchistes.
Les trotskystes du Pakistan publient un organe : « The New Spark » (La nouvelle étincelle).
Ceylan
L'ACTION DES DOCKERS
6.500 dockers de la ville de Colombo, pour la plupart influencés par les trotskystes, ont décidé le 13 décembre 1950 de ne charger ni de décharger les navires au service des troupes impérialistes combattant en Corée.
Pakistan
UNE ORGANISATION TROTSKYSTE
Pakistan
UNE ORGANISATION TROTSKYSTE
OUATRIEME
INTERNATIOVALE
Indonésie
LA GREVE DES OUVRIERS DES PLANTATIONS A JAVA
ET LA MONTEE REVOLUTIONNAIRE EN INDONESIE
Du 20 aout au 18 septembre sest deroulée la grève générale de 700.000 ouvriers des plantations de caoutchouc, de thé, de quinine, de café, de cacao et de tabac dans l'Ile de Java, grève qui fut appelée «le plus grand conflit de travail dans le sud-est asiatique depuis la deuxième guerre mondiale » par certains observateurs (selon la revue économique de la bourgeoisie néerlandaise « Econo-
Les ouvriers des plantations indonésiennes sont organisés dans le syndicat Sarboupri. Le progrès réalisé par la conscience syndicale en Extrême-Orient apparaît clairement si l'on constate que les statuts du Sarboupri adoptés à son deuxième congrès en mai 1950, déclarent notamment que le syndicat se base « sur la lutte de classe révolutionnaire » et que son but est « la constitution d'une société basée sur le principe de la justice sociale, dans laquelle les moyens de production appartiennent à la société et dans laquelle l'exploitation de l'homme par l'homme a disparu ».
Le 29 juin 1950, le Sarboupri enumerait ses revendications devant les représentants des organisations patronales. La première revendication concernait la reconnaissance du Sarboupri comme seui syndicat représentant les ouvriers des plantations. Son activité ne devrait être entravée en aucune manière, et aucun accord ne devrait être conclu avec d'autres syndicats. Le Sarboupri exigea ensuite le contrôle de l'embauchage et du renvoi de personnel dans les plantations. Ses revendications concernaient en outre les conditions d'habitation des ouvriers, l'hygiène des lieux de travail, les pensions de vieillesse, la construction crèches pour les enfants d'ouvrières, l'organisation d'écoles pour la lutte contre l'analphabétisme, la suppression de toute discrimination raciale et religieuse dans l'embauchage d'ouvriers et la répartition misch-statistische Berichten », 18 octobre 1950). Cette grève révéla de façon expressive l'énorme essor pris par le mouvement ouvrier indonésien depuis la défaite de l'impérialisme néerlandais dans sa « seconde action de police » et depuis la transformation des Etats-Unis d'Indonésie en une seule République centralisée. taires, le travail de nuit et le travail exceptionnel pendant les jours fériés, le syndicat exigea un salaire minimum pour les ouvriers non qualifiés de 3,5 roupies par jour, soit une augmentation 120 % ! Alors que la discussion s'engageait favorablement sur tous les autres points, les patrons n'acceptèrent pas cette revendication, Ils firent une proposition transactionnelle d'augmentation du salaire des non-qualifiés de 30 %, qui fut rejetée par le syndicat.
Bien que les ouvriers non qualifiés ne représentent que 10% de l'ensemble des travailleurs des plantations, la masse des syndiqués s'est battue avec un acharnement exemplaire pour améliorer le sort des plus exploités de ses frères. En combattant pour le relèvement des salaires minima, le syndicat non seulement engagea la lutte contre un éventail de salaires excessivement ouvert, bataille de constitution de l'unité du front prolétarien au sens le plus immédiat du mot, mais mena encore une véritable croisade symbolique contre la misère effroyable dont souffrent de nombreuses couches de la population indonésienne. Les entrepreneurs de leur côté comprirent qu'un relèvement des minima payés aux ouvriers des plantations entraînerait des mesures identiques pour l'ensemble du prolétariat. Ils firent preuve à cette occasion d'une solidarite de classe remarquable, dont les organes de la bourgeoisie des PaysBas se sont à plusieurs reprises félicités. Mais leur résistance se heurta à une volonté de lutte trop dynamique des travailleurs pour pouvoir obtenir gain de cause. Malgré ce haut degré de combattivité, la bourgeoisie dut reconnaître que la grève se déroula dans le calme et dans l'ordre, sans actions de sabotage ni violences inutiles. La masse nouvellement syndiquée d'Indonésie fit preuve d'un esprit de discipline et de solidarité exceptionnel, Lorsque la prolongation du conflit risqua d'entraîner des conséquences graves pour l'économie nationale, le goudes postes de maitrise. On syndicats indonésiens ne séparation mécanique entre
«purement » syndicales et voit que les font aucune les questions les intérêts généraux de classe. Ils partent véritablement du niveau de conscience le plus élevé auquel était arrivé le mouvement syndical révolutionnaire en Durope et en Amérique.
La principale revendication du Satboupri avait évidemment trait à la question des salaires. Outre des bonifications pour les heures de travail supplémen58
ORIGINES ET DEVELOPPEMENT DE LA GREVE
ORIGINES ET DEVELOPPEMENT DE LA GREVE
QUATRIEME vernement Natsir intervint pour obtenir un compromis. Les représentants des syndicats se rendirent à cette conférence, conscients de leur victoire, et décidés à ne pas se laisser enlever les fruits de cette victoire. Le règlement final leur apporta 100 % d'augmentation de sa-
La grève des ouvriers des plantations représente le mouvement le plus important qui fut organisé par les syndicats indonésiens dans ces derniers mois. D'autres mouvements témoignent également du haut degré de combattivité et de conscience atteint par les masses laborieuses indonésiennes dans la vague révolutionnaire qui secoue actuellement leur pays.
Fin aout, les organisations ouvrieres déclarèrent le boycott du journal « Pedoman » de Djakarta, qui avait attaqué de façon violente le syndicat Sarboupri et les grévistes des plantations. Les ouvriers typographes et imprimeurs décidèrent d'arrêter la publication de ce journal. En fait, il a cessé de paraître depuis début septembre.
Après la victoire des ouvriers de plantations, des députés syndicalistes ont déposé au Parlement un projet de loi pour déterminer des salaires minima légaux. Les députés du parti révolutionnaire, le Parti Murba (parti prolétarien, inspiré par Tan Malakka et dirigé par Soukarni), ont fortement appuyé ce projet de loi qui a finalement été adopté par 77 voix contre 33.
La révolution indonésienne, portée par la masse des ouvriers et des paysans pauvres n'est pas seulement animée par les aspirations sociales du prolétariat. Ses aspirations se combinent, comme dans chaque révolution coloniale, avec la lutte pour l'émancipation nationale qui n'est pas encore achevée en Indonésie.
La conférence de la Table Ronde à La Haye avait accordé aux Etats-Unis d'Indonésie une indépendance dans le cadre de l'Union néerlandaise. Elle avait en même temps sauvegardé la propriété impérialiste en Indonésie, ce qui fit dire au secrétaire des syndicats S.O.B.S.I. de Sourabaya, le 20 septembre dernier, que la révolution des travailleurs avait (momentanément) échoué. Ce compromis entre la bourgeoisie indonésienne et l'impérialisme, contre les masses exploitées, ne put cependant arrêter l'élan de celles-ci, élan qui n'avait cessé de croître depuis la lutte victorieuse des partisans contre l'armée néerlandaise. L'impérialisme néerlandais avait voulu créer, dans le cadre des Etats-Unis d'Indonésie, une série d'Etats-tampons régis par ses propres créatures. Dans tous ces « negaras », les Quislings néerlandais furent rapidement déposés par le peuple, et l'unificalaires aux non qualifiés, d'importantes augmentations pour d'autres catégories, la reconnaissance de la semaine des 40 heures et le paiement de la moitié des heures perdues par la grève aux syndiqués.
La ville de Sourabaya, principal port de l'ile de Java, est depuis septembre un des centres de la lutte révolutionnaire en Indonésie. Le 20 septembre, une manifestation de 10.000 ouvriers et ouvrières s'y produisit pour protester contre le renvoi d'un certain nombre de travailleurs et contre la hausse constante des prix de l'électricité, de l'eau, des tramways et du riz. Quatre jours plus tard se tint une conférence de 217 organisations de quartiers (sortes de comités de quartiers, de ménagères, etc.). La conférence adopta une résolution exigeant le rétablissement des anciens tarifs de l'électricité. Au gouvernement fut posé un ultimatum de deux semaines pour satisfaire cette revendication, faute de quoi les notes d'électricité ne seraient plus payées par personne. La même conférence exigea que les coopératives populaires organisent dorénavant la distribution des vivres. Si le gouvernement n'acceptait pas cette revendication, la population n'utiliserait plus les bons de rationnement officiels et organiserait elle-même la distribution des vivres.. Le gouvernement fut obligé, à la suite de ces revendications, de déposer en fin octobre un projet de nationalisation des compagnies d'électricité. tion des Etats-Unis en une seule République indonésienne une et indivisible eut lieu le 15 août dernier.
Cette unification fut une étape importante sur la voie de l'indépendance nationale, mais non point la dernière. L'étape suivante fut entamée quand les masses indonésiennes soulevèrent la question d'Irian. Irian est la partie occidentale de la grande île de la Nouvelle-Guinée. Jadis propriété néerlandaise comme toutes les autres parties de l'Indonésie, Irian ne fut pas incluse dans les Etats-Unis d'Indonésie lors de la conférence de La Haye. Son statut devait être réglé ultérieurement par des négociations. Ces négociations sont actuellement en cours. La bourgeoisie hollandaise utilise d'innombrables arguments, ethniques, historiques, economiques, pour refuser la cessation d'Trian à l'Indonésie. Mais les masses indonésiennes exigent la réunification d'Irian à la République indonésienne. Une puissante manifestation a eu lieu à Djakarta avant le départ des négociateurs indonésiens pour La Haye. Alors que le président de la République Soerkarno visite les petites îles de l'archipel indonésien, la population le salue partout avec des pancartes exigeant le retour d'Irian à l'Indonésie.
LES AUTRES MOUVEMENTS REVENDICATIFS
LA LUTTE POUR L'UNIFICATION AVEC L'IRIAN
LES AUTRES MOUVEMENTS REVENDICATIFS
LA LUTTE POUR L'UNIFICATION AVEC L'IRIAN
En Indonésie même, tous les partis s'appuyant sur les masses exigent naturéellement la réunification avec Irian, Le P.C. indonésien suit la même politique. Mais aux Pays-Bas meme, le P.C. a fait publier une déclaration de son Bureau Politique (De Waarheid, 26 octobre) se prononçant contre cette réunification, sous prétexte que l'impérialisme américain (!) exigerait Irian, Le P.C. hollandais demande que Irian soit transféré à
Vienne, octobre 1950 - Le 25 septembre 1950, le gouvernement autrichien publiait le «quatrième accord sur les prix et salaires » qui imposait une nouvelle diminution du niveau de vie des travailleurs. Une augmentation de salaire de dent ait accordée amers ue les de de 10 % était accordée, alors que les prix 17 % (d'après Arbeiterzeitung, organe social-démocrate, 19 septembre 1950) et connaitraient une nouvelle augmentation légalisée de plus de 10%. Cet accord souleva une vague d'indignation dans la classe ouvrière autrichienne. Des grèves éclatèrent spontanément à Vienne et dans la province. Une grande démonstration de protestation eut lieu dans la capitale. les staliniens, exploitant habilement le mécontentement des travailleurs, se maintinrent à l'arrière-plan en tant que parti et poussèrent en avant leur fraction syndicale. Les membres communistes des conseils d'entreprise lancèrent le mot d'ordre d'arrêt des mouvements partiels et de convocation d'une conférence générale des conseils d'entreprise pour décider d'une action d'ensemble. Cette conférence réunit plus de 2.400 délégués, dont la majorité était composée de membres ou de sympathisants du P.C., mais où se trouvaient également de nombreux délégués socialistes, surtout de province. Elle posa au gouvernement
Aux élections municipales de Stockholm qui ont eu lieu l'été passé, le candidat trotskyste a obtenu environ 2.000 voix. 60 une commission de tutelle de lO.N.U., composée de cinq nations, dont la Chine de Mao Tse-Tung. Il est évident que tous les révolutionnaires et nationalistes conséquents d'Indonésie rejettent avec indignation une telle « solution » qui ne serait que la continuation de la domination colonialiste sous une forme nouvelle.
Jan Van VLIET. un ultimatum : 1. Annulation des augmentations de prix décidées; doublement de l'augmentation des salaires. - 2. Blocage complet des prix pour l'avenir. — 3. Pas de nouvelle dévaluation du schilling. Faute d'acceptation de ces revendications, la grève générale serait proclamée le 3 octobre.
Ces revendications eurent un écho réel dans les milieux ouvriers les plus combattifs. Face au refus du gouvernement, des grèves violentes éclatèrent, surtout dans la zone soviétique d'occupation. Mais la direction stalinienne essaya de « politiser » le mouvement, organisa des actions de sabotage des chemins de fer, et des incidents se produisirent dans plusieurs villes de province. La presse réformiste et bourgeoise déclencha alors une campagne concertée, accusant les staliniens de vouloir transformer l'Autriche en une « démocratie populaire ». La majorité des ouvriers, effrayés par cette perspective, se retira de l'action. Celle-ci aboutit à un échec. La grève générale n'eut pas lieu, les grèves sporadiques s'éteignirent. La bureaucratie réformiste profita de la « victoire » ainsi obtenue pour déclencher une vaste campagne d'épuration des syndicats, dont furent éliminés de nombreux cadres staliniens ainsi que des militants de base combattifs.
C'était la première fois en Suède qu'un candidat trotskyste se présentait aux élections.