A toutes les organisations ouvrières indépendantes du Kremlin
Une crise alimentaire sérieuse se dépeloppe actuellement en Yougoslavie. La sécheresse exceptionnelle qui a régné cel été dans le pays a réduil fortement sa production agricole, imposant des restrictions sépères à la population laborieuse des villes et aux paysans pauvres. Cette situation est particulièrement aggravée par absence jusqu'à présent d'une aide extérieure efficuce. Le Kremlin et ses satellites maintiennent depuis longtemps un blocus total de la Yougoslavie. landis que les milieux réactionnaires des pays occidentaur n'accordent leur aide qu'à doses savamment calculées. Les uns et les autres, par la Yougoslavie prolétarienne qui, au lendemain de sa runture avec le en réalité, désirent voir échouer l'expérience entreremlin, s'est engagee dans la voie de la democratie socialisle. De multiples mesures jalonnent déjà cette voie, dont les dernières parmi les plus importantes sont celle de la remise des usines à la gestion ouvrière, el celle de l'abolition de privilèges alimentaires. Indépendamment des critiques que les uns et les autres peuvent à formuler sur tel ou tel aspect de la politique du gouvernement et du Parti Communiste yougoslaves, ces mesures constituent indubilablement une expérience valable historique dans le développement de la démocratie prolétarienne socialiste. L'intérêt que représente cette expérience pour tout le mouvement ouvrier primer toute autre considération et doit pousser, à notre avis. international doit organisations ouvrières indépendantes du Kremlin à entreprendre une action rapide et elficace pour venir en aide à la Yougoslavie.
Cest anant tout aur grandes organisations qui se réclament de la classe ouvrière. el particulièrement à leur aile progressive — aux grandes centrales syndicales A.F.L., C.I.O.. U.M.W el syndicats indépendants aux Etats-Unis; an Labour Party T.U.C. de Grande-Bretagne; au parti socialiste S.F.J.O., uur centrales syndicales C.G.T., C.G.T.-F.O. et C.F.T.C. en France; au parti social-démocrate allemand S.P.D. et à la centrale sundicale D.G.B.; aux partis socialistes italiens et à la C.G.l.L. en Italie; au parti C.C.F. et una syndients C.C.L. et T.L.C. du Canada; au Labour Purty el à la Confédération des Syndicats d'Australie; aur organisations et militants syndicalistes progressistes d'Argentine, etc. et dont plusieurs dirigeants en oue, à
Sanı Watson, président du Labour britannique (1949-1950), se sont déclarés favorables à la poursuite de l'expérience yougoslave, qu'incombe avant tout le devoir de prendre l'initiative d'une large action de front unique de toutes les organisations ouvrières pour une aide rapide et efficace à la Yougoslavie
Il s'agit en premier lieu d'exercer une pression énergique sur les gouvernements ces pays pour qu'ils envoyent sans delui d'importants dons Yougoslavie, puisés dans leurs résernes stockées, el adoptent envers ce pays une tolitique d'aide financière et commerciule, sans contre-partie en concessions poli
Nous suggérons d'autre part la constitulion dans tous ces pays de Comités nationaux d'aide à la Yougoslavie, représentatifs de tons les courants du mouvement ouvrier et des milieux progressifs. Ces Comités devraient impulser une campagne pour qu'une aide matérielle immédiate. sous forme de vivres et d'argent, soil erpédiée en Yougoslavie. Ils pourraient s'efforcer de mobiliser l'opinion publique démocratique de leurs pays pour obtenir des gounernements une action dans le sens déjà décrit.
A bas le blocus de la Yougoslavie prolétarienne ! Aidons les ouvriers et paysans yougoslaves ! Vive la solidarité internationale des travailleurs ! Le Secrétariat International de la IVe Internationale.