Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 8, n° 2-4

Nouvelles du mouvement ouvrier et de l'Internationale

Quatrième Internationale, vol. 8, n° 2-4 · mars-avril 1950 · p. 60-64 · 3 569 mots

Texte lu par machine sur le scan (relu en 2026 colonne par colonne) : il peut contenir des fautes de lecture. Pour citer, reportez-vous au scan de la page.

Etats-Unis

.A VICTOIRE DES MINEURS AMERICAINS des

La vicloire est un événement

Pendant huit mois, neurs (U. M. W.)

mineurs américains de premier ordre.

le syndicat des miavait lutté pour un

Afin d'éviter une lourde amende comme celle qui fut infligée à l'U. M. W en 1948 pour ne pas avoir obéi à une injonction de la Cour fédérale (amende de 1.420.000 dollars !), Lewis se vit obligé d'ordonner le retour au travail à deux reprises. Les mineurs ignorèrent ces ordres. Ce faisani, ils ne se révoltèrent nullement contre Lewis, mais contre le gouvernement et le tribunal. La volonté de lutte des 370.000 mineurs rendait inefficace la loi TaftHartley.

Finalement, n'ayant pas réussi à vaincre les mineurs, les patrons charbonniers durent se résoudre à signer, le 5 mars, un nouveau contrat collectit accordant une augmentation des salaires de 70 cents par jour et 30 (au lieu de 20) cents par tonne de charbon extraite, pour la caisse des pensions et de secours. Le nouveau salaire de base s'élèvera dorénavant à 14 dollars 75 cents par jour. L'U avait demandé dollars ; les 14 dollars cents sont deja un acquit assez sérieux. et les mineurs ont fêté leur victoire avec enthousiasme. En effet, tout le monde est d'accord pour constater qu'il s'agit bien d'un véritable succès de l'U. M. W. en face des mesures d'intimidation et des mesures gouvernementales et judiciaires.

Ce succès de l'U. M. W. encourage les autres corporations et notamment les travailleurs de l'Automobile : ceux de Chrysler qui demandent des augmentations de salaires ou une caisse de pensions à financer par les patrons respectivement, ainsi que certains droits syndicaux à l'entreprise ; ceux de Ford, dont le contrat signé l'année dernière donne lieu à des divergences de vues entre eux et la firme (qui veut interpréter plusieurs clauses d'une façon différente).

En octobre 1949, lorsque les mineurs etalent eux-memes en grève, Lewis proposa un front unique pour soutenir la grève des travailleurs de l'acier. Il offrit une somme mensuelle de 250.000 dollars all syndicat des travailleurs de l'acier (U. S. W.) groupés dans le C. I. O., et demanda aux neut syndicats les plus importants de l'A. F. L. d'en faire de même et de constituer de cette façon un fonds mensuel de 2 millions 500.000 dollars. Rappelons que l'U. M. W. ne fait partie ni du C. I. O., ni de l'A. F. L.) William Green, président de lA. F L. rejeta la proposition de Lewis. Philip Murray. président nouvedu contrat collectif stipulant, enire autres, une augmentation de salaires de 90 cents par jour et une augmentation de 15 cents par tonne de charbon extraite de la somme à verser par les patrons à la caisse des pensions et le secours des mineurs. L'amélioration de l'ancien contrat (qui expira l'année dernière) était rendue nécessaire par un changement de conjoncture économique, un danger de chômage grandissant. Les mineurs demandaient certaines garanties matérielles contre la crise menaçante.

Mais il était clair qu'en 1949 les capitalistes, loin de vouloir accorder des augmentations sérieuses, désiraient au contraire une épreuve de force : battre l'U. M. W., c'était battre l'avant-garde du mouvement syndical aux Etats-Unis. Car, malgré ses graves erreurs politiques (collaboration avec des politiciens bourgeois dans le domaine politique), John Lewis, président de [U. M. W., est un pionnier d'un syndicalisme militant. C'est le dirigeant syndical le plus combatif aux Etats-Unis et cette combattivité a valu aux mineurs les salaires et les pensions les plus élevés parmi les prolétaires américains. Une défaite de lU. M. W. aurait eu des répercussions paralysantes sur les autres syndicats. Tant que la lutte de classe est vive, l'impérialisme n'a pas les mains libres.

La bourgeoisie employa contre les mineurs tous les moyens à sa disposition : campagnes de presse, calomnies, intervention du gouvernement qui appliqua la loi anti-ouvrière Taft-Hartley, injonctions du Tribunal fédéral. L'U. M. W. ne capitula pas. La tactique élastique de Lewis — semaines de 3 journées de travail, négociations, grèves, elc. — avait permis d'économiser autant que possible les ressources matérelles du syndicat et des ouvriers. Ceux-ci firent preuve d'un courage. d'une ténacité et d'une volonté de vainore magnifiques. Les injonctions judiciaires basées sur la loi Tait-Hartley et qui leur ordonnaient le retour au travall et interdisaient des revendications relatives à certains droits syndicaux contraires à cette loi, ne parvinrent pas à briser la résistance des travailleurs : ceux-ci continuèrent leur grève malgré la double injonction du 11 février 1950. 60

QUATRIEME du C. I. O. et de l'U. S. W.. ne pouvant Taire autrement, accepta l'offre de l'U. M. W. mais préféra se soumettre, en bon bureaucrate, à l'arbitrage gouvernemental.

Au début de 1950, IU. S. W. envoya a ID. M. W. en greve un soutien de 500.000 dollars. Murray insista sur le fait qu'une défaite de l'U. M. W. signiferait un danger pour tous les syndicats, mais il se garda bien de dénoncer l'application de la loi Taft-Hartley par Truman. (C'était l'opposition verbale de Truman à cette loi anti-ouvrière et sa démagogie sociale, qui lui avait assuré la sympathie et les votes du C. I. O. aux élections présidentiellesme tois quil a applegue cette lai doit il avait réclamé l'abrogation..)

La grève des mineurs à peine terminée, Lewis offrit déja aux grévistes te enrysier un pret d'un million de dollars (que les leaders du syndicat de l'Automobile ont poliment refusé), et proposa à l'U, S. W. un pacte d'aide mutuelle et de solidarité entre les deux importantes corporations des travailleurs des mines et des aciéries (en Jui renvoyant le chèque non utilisé de 500.000 dollars avec ses remerciements). Murray a repoussé ce projet de pacte : les bureaucrates veuleni bien consentir à des actions de solidarité pour empêcher un affaiblissement des syndicats, mais ils sont opposés à un véritable front unique, craignant que ce ne soit la un prélude à l'unification syndicale. A une fusion syndicale (qui, peut-être, priverait bon nombre d'entre eux de leurs positions et de leur importance, a un front unique des travailleurs face au front unique des capitalistes, ils préfèrent la collaboration

Les trotskystes français ont effectué dans les dernières semaines une série de manifestations en faveur de la Yougoslavie.

Une des plus importantes a été une réunion au Cercle Lénine à laquelle Dalmas, le premier journaliste français yui ait interviewe Tito, a fait un compte rendu d'un voyage d'un mois en Yougoslavie. A cette réunion, une tentative d'obstruction d'une cinquantaine de staliniens a été vigoureusement et rapidement réprimée par l'expulsion de ceux-ci.

Une autre réunion de caractère pri-

TERNATIONALE avee Truman et son programme démagogique de Fair Deal.

Malgré la collaboration de classe préconisée sur le plan politique, John Lewis a du moins compris la nécessité L'un front unique sur le plan syndical. C'est ce que ses différentes propositions ont fait ressortir en 1949-50.

Il va de soi que les trotskystes appuient ces propositions de front unique. Ils réclament un Congrès de toutes les organisations ouvrières américaines pour elablir un programme de lutte commune contre la loi Tait-Hartley et la politique anti-ouvrière du gouvernement en faveur des revendications sociales. Tandis que les Murray et les Green ont peur d'un front unique, ce projet commence à trouver un écho auprès des ouvriers de la base. Plusieurs sections d'entreprise du Syndicat de l'Automobile, pendant la grève des mineurs, non seulement ont fait parvenir à ceux-ci d'appréciables dons en argent, vivres et vétements, mais ont voté, en outre, des résolutions en faveur d'une conférence commune des organisations ouvrières des Etats-Unis et d'une grève générale de solidarité de 24 heures peur soutenir la lutte des mineurs.

Le Socialist Workers Party (trotskyste) a déployé durant des mois une intense propagande pour une aide active aux mineurs et souligné sans cesse la signification et l'importance de la résistance de ceux-ci au patronat et au gouvernement. A présent, la propagande du S. W. P. insiste sur les leçons que les travailleurs doivent tirer du succès de cette lutte et de l'attitude nettement. anti-ouvrière du président Truman.

New-York, le 9 mars 1950.

Charles HANLEY. rée a été également tenue. Y turent invités Jean Cassou, écrivain, Domenach, de la revue " Esprit », C. Bourdet. ancien directeur de " Combat » et Dalmas, qui tous quatre avaient été en Yougoslavie. L'intérêt de cette réunion était qu'elle traduisait les transformations qui commencent à s'opérer dans les milieux jusqu'alors influèncés par le stalinisme.

A Lyon, deux réunions de sympathisants ont été organisées.

Les militants trotskystes diffusent également le mémorandum des syndicats yougoslaves à la classe ouvrière mondiale.

NOUVELLE POUSSEE GREVISTE pour tous à l'occasion de la libération

La France a connu une nouvelle poussée gréviste. L'objectif est une augmendes salaires jusqu'alors bloqués par des.

francs par mois décrets du temps de guerre.

tation de

3.000

France

LA DEFENSE DE LA YOUGOSLAVIE

France

LA DEFENSE DE LA YOUGOSLAVIE

QUATRIEME 1 N

Le déclenchement des luttes s'est produit dans la métallurgie parisienne pour deux raisons :

— l'une générale, indirecte, mais non moins réelle : le fait que les socialistes avaient quitte le gouvernement, ce qui pourrait eventuellement lavoriser un rapprochement entre le P. C. et le P. S. l'autre immédiate : le talt que tous les syndicats de la métallurgie parisienne (C. G. T. F. O., Chrétiens, Cadres...) se sont entendus pour constituer un Comité d Entente et appeler ensemble les travailleurs à faire grève.

Les métallos ont répondu à cet appel, sans trop d'enthousiasme parce que les expériences passées ont suscité bien de la méfiance dans tous les dirigeants, mais avec détermination, en espérant qu'ils ouvreraient la voie à une lutte d'ensemble.

Mais le front unique n'a jamais dépassé le cadre d'une corporation. Dans plusieurs industries (transports parisiens, gaz et électricité, sécurité sociale..) des réferendums donnaient des majorités de 75 % pour la grève. Mais chaque industrie est partie quand il semblait bon aux dirigeants syndicaux. En outre, dans les transports parisiens.

été abandonne le syndicat C. G. T. a par les autres (réformistes, chrétiens,

En meeting monstre de 30.000 personnes environ a eu lieu à Colombo. à Ceylan, sous les auspices conjugués des deux organisations trotskystes en train de s'unifier. Malgré l'organisation par le gouvernement d'une autre réunion publique simultanée destinée à faire diversion, des milliers de gens accourus de tous les coins du pays vinrent grossir les rangs du meeting, enthousiasmés par la perspective d'une fusion entre les deux organisations trotskystes.

Le camarade N. M. Perera présidait le meeting. Parmi les orateurs il y a eu Leslie Goonawardina (Tilak) et Golvin R. de Silva qui tous deux exprimèrent l'espoir d'une prompte unifica-

Avec retard nous recevons le texte d'une résolution votée à Stockholm par les membres de l'Opposition révolutionnaire qui s'est constituée au sein du Parti Socialiste de Gauche, au cours d'une réunion tenue le 18 décembre 1949.

Cette résolution déclare notamment :

« L'histoire a prouvé qu'il n'y a quenne seule Internationale qui ait main62

TERNATIONALE aulonomes) et la grève du métro et des autobus n'a pu tenir que 5 jours. Dans le gaz et l'électricité, le gouvernement a procédé à la réquisition des grevistes. en vue de torpiller la grève : les ouvriers se sont rendus dans les usines, où ils ont continué à faire grève.

Pinalement, après des mouvements de durée variable (les métallos ont pour la plupart tenu plus de quatre semaines), les travailleurs sont retournés SanS avoir obtenu satisfaction. varapean est entient énéna des Gependant. le sentiment général des Taite, d'un écrasement. Dans la région parisienne, on note que les grandes masses ne saisissent pas pourquoi elles n'ont pas obtenu les 3.000 francs, mais l'opinion ouvrière est qu'il faudra se battre à nouveau.

Les milieux les plus remués par les conséquences du mouvement sont ceux des cadres ouvriers, plus particulièrement des militants du parti stalinien. La grève a été presque tout entière dans les mains des appareils et cela

L'a servi à vacuation toire ! La signal d'u rien, On leur a présenté l'édes usines comme une viefin des mouvements a été le n renforcement de l'autocritique et de l'épuration des rangs du parti stalinien. s. P. ET DU L. S. S. P. tion, ce qui correspond au désir profond des masses aspirant à voir enfin les deux organisations uniflées en vue d'une lutte conjuguée et énergique contre la bourgeoisie.

Les travailleurs n'ont jamais auparavant durant ces dernières années démontré avec aulant d'enthousiasme leur solidarité avec les organisations trotskystes comme elle le firent au cours de ce meeting. La plateforme de l'unification a été défendue à une exception près, par tous les orateurs des deux organisations. A la suite de quoi on peut constater déjà des signes non équivoques de démoralisation parmi les staliniens qui comptaient sur la division res trotskystes. tenu la flamme révolutionnaire durant la guerre impérialiste, et qui ait donné des exemples de courage individuel et collectif que ne peut nier aucun historien même bourgeois, ni personne de ceux qui prétendent avoir le monopole de l'antifascisme. Alors que les partisans de la IV Internationale ont sourfert dans les camps de concentration de Hitler : alors qu'ils furent tués en

Ceylam

Suède

L'OPPOSITION DU PARTI SOCIALISTE DE GAUCHE

SE PRONONCE POUR LA IVe INTERNATIONALE

Ceylam

MEETING COMMUN DU B.

Suède

L'OPPOSITION DU PARTI SOCIALISTE DE GAUCHE

SE PRONONCE POUR LA IVe INTERNATIONALE

Allemagne, Belgique, Hollande, France et ailleurs, les partisans anglais de la

IVe Internationale ont défendu en Grande-Bretagne même le standard de vie des travailleurs.. Les partisans de la

IV° Internationale ne se sentent aucune responsabilité envers un quelconque des gouvernements sentent seulement sourdables Invese Ils In classe dans laquelle ils sont idéologi-

Le régime de Franco traverse une prise économique aiguë qui risque de favoriser la résistance active des masses espagnoles.

L'impérialisme américain conscient de ce danger qui le priverait d'un atout important dans la conduite de la guerre froide, par la bouche de Acheson (déclaration du 14 décembre) a fait savoir son intention de venir en aide à Franco, et de favoriser son intégration graduelle dans « l'occident atlantique ». Depuis, l'idée semble avoir gagné du terrain aussi bien en Angleterre qu'en France.

Cependant, il ne s'agit pas de rester

Le 25 oclobre 1949, Peler Furubotten, secrétaire général du Parti Communiste norvégien, était exclu du parti. on appris peu de temps après l'exclusion de plusieurs membres du comité central : Hal Vorsen, Vetlosen. Egil Baro, ete.

Dans son numéro du 3 février dernier, lorgane officiel du Kominform, " Pour une paix durable, pour une démocratie populaire », publiait un long article énumérant les activités néfastes de Furubotten. Voici les principaux passages de cet article : " Depuis 1942 jusqu'à la fin de la guerre, la politique du parti fut la politique personnelle de Furubotten. Ce fut une politique qui

Glut glissa des positions de clâsse à célles du nationalisme. Les intérêts du parti furent subordonnés aux « intérêts de la nation ». Les organisations militantes du parti furent dissoutes ou, ce qui revient au même, subordonnées au gouvernement émigré de Londres. Furubotten voulait bâtir une résistance unique contre les Allemands, non pas en dressant la classe ouvrière et les démocrates avancés contre la direction réactionnaire de la résistance, mais en unifiant avec le gouvernement de Londres... ce qui coïncidait entièrement avee les buts de guerre de la bourgeoisie norvégienne... Après la guerre, Furubotten lança le mot d'ordre « Produire

TERNAPIONALE quement ancrés. Le léninisme-trotskysme a monté la voie vers la victoire d la Révolution en 1917-21, même si la bureaucratie stalinienne a plus tard avili les fruits de cette victoire. La lutte contre le système capitaliste. pour la victoire de la révolution et du socialisme continuera, car seule cette lutte sera capable d'empêcher la troisième guerre mondiale. sur le plan exelusif des condamnations verbales. Il faut une action ouvrière coordonnée, avant tout aux U. S. A., en Angleterre, et en France, avec l'appui de toutes les organisations prolétariennes syndicales et politiques pour empêcher le sauvetage de Franco. Par des meetings, la presse, des protestations, il faut alerter l'opinion publique ouvrière et démocratique, et la dresser énergiquement contre ces plans.

Le P. O. U. M. lance un appel dans ce sens et nous espérons que cet appel rencontrera parmi toutes les organisations ouvrières l'écho tavorable qu'il mérite. d'abord, ne pas faire grève ».. Quand les travailleurs demandèrent le rajustement de leurs salaires, il rejeta leurs demandes comme provocatrices... ce qui eut pour résultat l'exploitation accrue des travailleurs « dans l'intérêt de la nation ».

Après avoir énuméré quantité d'autres griefs, l'article conclut en accusant Furubotten et sa fraction d'avoir partle liée avec Tito.

Cet article n'est pas signé, ce qui, s1 on s'en rapporte aux usages du journal. dénote son origine directement soviélique.

Il est assez plaisant de retrouver sous la plume des censeurs de Moscou une critique, à retardement, de la politique dite de « Front National », critique reposant sur les arguments mêmes au nom desquels la IV° Internationale lutta, à l'époque, contre cette politique.

Mais il faut un certain cynisme pour présenter comme « la politique personnelle de Furubotten » cette politique qui fut. comme chacun sait, imposée par Moscou à tous les partis communistes entre 1941 et 1947. Le procédé typiquement stalinien qui consiste à rejeter sur des militants isolés la responsabilité de la ligne fausse que la bureaucratie « infaillible » de l'U. R. S. S. les a contraints à suivre sans discussion pendant des années, illustre toute Thy-

Espagne

ACTION OUVRIERE POUR EMPECHER L'AIDE A FRANCO

Norvège

DES EXCLUSIONS DANS LE P. C.

Espagne

ACTION OUVRIERE POUR EMPECHER L'AIDE A FRANCO

Norvège

DES EXCLUSIONS DANS LE P. C.

pocrisie de cette bureaucratie lorsqu'elle parle d'autocritique.

On notera cependant que les termes choisis pour condamner Furubotten, leader peu connu hors de son pays, s'appliquent trop exactement à la ligne suivie en France de 1941 à 1947 par Maurice Thorez pour ne pas constituer un avertissement indirect mais sérieux à ce dernier. Et l'on ne manquera pas de remarquer que le Kominform était représenté au Congrès extraordinaire du P. C. norvégien qui a confirmé l'exclusion de Furubotten le 22 février, par Etienne Fajon, qui passe pour l'adversaire le plus acharné de Thorez et qui prend depuis quelque temps une place croissante dans le P. C. français.

Italie

LA CONSTRUCTION DE L'ORGANISATION TROTSKYSTE

Dimanche 5 mars a eu lieu à Rome la première réunion publique de l'organisation trotskyste italienne (les Groupes Communistes Révolutionnaires). Dans une salle sobrement décorée des portraits de Lénine et de Trotsky, ainsi que du drapeau de la IVe Internationale, 200 personnes ont écouté un exposé sur les bases programmatiques du mouvement trotskyste, fait par le camarade Livio Maitan, secrétaire de l'organisation, ancien secrétaire général des Jeunesses socialistes italiennes et ancien membre de l'Exécutif National du Front Démocratique Populaire. La Conférence a pleinement réussi et a eu un vif succès de publicité. Plusieurs journaux, quotidiens et hebdomadaires, parmi les plus répandus de Rome, ont consacré des reportages à cette réunion. Une réunion du même genre a déjà eu lieu à Palerme, capitale de la Sicile, et une troisième aura lieu à Milan. En outre, à Rome même, l'organisation trotskyste organise pour le 2 avril une réunion publique et contradictoire sur l'affaire yougoslave.

Enfin, le 1er avril, paraîtra le premier numéro de la Bandiera Rossa, l'organe des G. C. R.

Hollande

LE P. C. R. PARTICIPE AUX ELECTIONS PROVINCIALES

Le Parti Communiste Révolutionnaire, section néerlandaise de la IVe Internationale, a décidé de participer aux élections provinciales qui auront lieu le 26 avril. Il présente des listes de candidats dans les deux provinces principales, 22 en Hollande du nord et 6 en Hollande du sud. Le Comité Central du P. C. R. a lancé un appel pour la constitution d'un fonds électoral de 1.500 florins. Dans une déclaration, il affirme n'être mû par aucune illusion parlementaire, et combattre aux élections pour les objectifs pour lesquels le P. C. R. combat constamment. Le C. C. a adopté un programme de 10 revendications autour desquelles sera conduite toute la campagne électorale. Notons parmi ces revendications, outre celles qui ont trait à la défense du niveau de vie des travailleurs, les revendications suivantes :

— La lutte pour la paix, c'est la guerre contre le capitalisme !

— Dissolution de l'Union néerlandaise et indépendance totale pour l'Indonésie.

— A bas la monarchie ! Vive la République !

— Défense de la Yougoslavie contre le Kremlin et Wall Street !

— Pour les Etats-Unis Socialistes Soviétiques d'Europe !

Israël

LE DERNIER TOURNANT DES STALINIENS

Rares sont les pays où, comme dans l'Etat d'Israël, la politique officielle du P. C. suit aussi servilement et aussi immédiatement les différents tournants de la politique étrangère du Kremlin. Cette servitude a eu pour conséquence que le P. C. israélien a perdu de nouveau les gains réalisés durant l'année passée, surtout dans les milieux des nouveaux immigrants abandonnés à la misère, et des chômeurs.

Le dernier tournant du P. C. a été effectué sur la question de Jérusalem.

Pendant des mois, le Parti communiste a mené une campagne pour l'annexion complète de Jérusalem à l'Etat d'Israël. Plus « patriote » que les patriotes officiels, il mentionna constamment les sacrifices que les Juifs avaient consentis dans la défense de la ville durant la guerre palestinienne. Mais quand commencèrent les débats à l'O. N. U., le délégué soviétique fit bloc avec les représentants des Etats dits catholiques pour demander l'internationalisation de la « Ville Sainte ». En 24 heures de temps, le P. C. israélien effectua son tournant et devint la risée de toute la population israélienne.

Une erreur sur cette page ?