Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 7, numéro de l’été

Nouvelles de l'Internationale et du mouvement ouvrier

Quatrième Internationale, vol. 7, numéro de l’été · été 1949 · p. 66-75 · 4 441 mots

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* MINEUR S

+- Nous avons recu de Bolivie le document suivant adressó' "au Prolétariat du monde entier!

et qui retrace les événements qui ont secouó en mai dernier la Bolivie •

Nous reviendrons ultérieurement -sur la base de plus amples informations que nous attendons de nos camarades boliviensau sujet de la situation dans ce pays et de la politi-.

que suivie par l'orgenisation trotskyste.

" Camarades,

"Les poings serrés par la colère et avec notre foi révolutionnaire réaffirmée par la lutte sans répit que nous soutenons contre la féodo-bourgeoisie de notre pays, nous nous adressons à vous pour dénoncer devant la cons-

- 66- cience des travailleurs du monde entier de quelle façon ce morceau de terre latino-américaine a à nouvéau été trempé du sang des défenseurs de la cause prolétarienne qui sont tombés victimes de la mitraille des défenseurs des profits impérialistes. L'écho des fusils assassins se fait encore entendre dans nos montagnes. Le cri rebelle de nos camarades qui sont tombés pour un avenir meilleur fait, à travers l'espace, un appel à la solidarité mondiale.

"Ces notes vous apportent le salut révolutionnaire fraternel qui restent en vie portant le drapeau de la IVe Internationale Nous vous disons que ce ne seront ni les balles ni l'exploitation débridée capitaliste qui réussiront à détruire les principes marxiste-léninistes de la justice sociale assimilés par la conscience du prolétariat boli. vien. Le massacre de CATAVI est une étape de plus nous approchant du but final que les lois historiques ont fixé à tous les peuples. Il faut que vous sóyez instruits sur ce qui se passe dans cette semi-colonie yankoe. Nous faisons ici le récit des événements qui se sont terminés par le plus grand massacre que notre histoire ait jamais connu.

Les préliminaires

" En novembre 1948, les syndicats ouvriers des bassins miniers de CATAVI, ILALLAGUA, et SIGIO XX, affiliés à la Fédération Syndicale des Mineurs de Bolivie, présentèrent un calier de revendications pour une augmentation de salaire et d'autres améliorations économiques. L'administration de l'entreprise PATINO MINES, loin de prendre en considéra -tion la demande des salariés comme les lois de travail l'obligeaient à le faire, découvrit ses véritables intentions en refusant de leur reconnaitre toute personnalité juridique et en repoussant tout pourparler avec eux. Les autorités gouvernementales se montrèrent incapables d'avoir une attitude énergique envers l'entreprise qui avait abrogé le droit

Face à la résistanco du patronat et a la pression de la totalité des mineurs, le gouvernement se vit obligé de nommer lui-même un représontant du patronat en vue d'étudier les revendications ouvrières dans une Commission de Conciliation et d'arbitra-

La PATINO MINES répondit alors par une menace de renvoi de tous ses ouvriers. Ceux-ci, de leur côté, firent savoir qu'ils occuperaient les mines et los feraient marcher à leur compte sil il y avait un lock-out. Le gouvernement, valet fidele des intérêts impérialistes, ne sut modérer les exigences de l'entroprise ; devant l'attitude resolue des mineurs , il décrota alors l'état de sigo et commenca la repression sous prétoxto de defendre la démocratie et la rospect' des lois. Les contres de travail, les gares du chemin de fer, les bassins miniers furent occupós par les troupes, et les ouvriers furent obligés de travailler sous la menace des fusils. contre les mineurs, essayant de La radio et la presse déversèrent une campagne de calomnies :dresser contre eux le reste de la population. Les districts miniers furent entourés d'un cordon de fusils, 1l n'y avait d'autre loi suprême que celle de l'ambition débridée de la PATINO MINES. Cependant, les ouvriers tinrent bon, en ne cédant pas dans leurs justes revendications. •Une vague de mécontentement atteignit tous les secteurs ouvriers. Entre temps, au siège du gouvernement continuatent les interminables discussions avec les repróco tants de l'ontroprise devant la Commission de Conciliation ; ccux-ci, par leur intransigence, empêchaient tout accord.

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Le roglement " Mais la patience des ouvriors avait des limites. Lassés par une longue attente de plusieurs nois, tous les syndicats miniers (au nombre de 50 et aveo plus de 100.000 membres) sa mirent en grève et obtinrent que la jommission de Conciliation établit un règlement d'arbitrage qui, tout en ropussent ensemble des revendications des travailleurs, leur en accordait a moins quelques-unes. Mais l'entreprise en question ne pouvait pas acceptor cotto défaite partiollo. Ainsi, elle ignura le rùglement d'arbitrago pour, ensuite, fairo appel devant la Haute Cour de Justice, dans l'espoir de trouver uno issue victorieuse aupris de co dernier bastion de la réaction. S'apercovant de cotte dernière manoeuvre, les travailleurs se mirent à nouveau en grève appuyés par dul autres socteurs de la population citadine.C' est alors que le gouvernement, défendant toujours les coffres-forts capitalistes, rocourut 3 une manoeuvre dangorouse pour s'en sortir d'une situation diffinilo. Il publia un arrêté solon lequel los deux parties (ouvriers et patront) étaient tonues le respecter le riglement d'arbitrage. Les mineurs rerirent alors le travail, eroyant toujours que le patronat respoctorait offootivemont l'arrôté, mais il ne tardirent pes à se rendre compte que la PATINO NINHS non seulement n'acceptait pas le réglement d'arbitrage, mais ignorait aussi l'arrêté gouvernemental. ral de notre Parti, le P.O.R., voyant les préparatifs de la réaction pour " Les choses en étaient arrivées à ce point, quand le Comité Cens'attaquer aux organisations ouvriòres, s'adressa aux partis petits-bour -geois d'opposition (le P.I.R. et le M.N.R.) les invitant à constituer un front anti-i pórialiste avoc un programmo révolutionnaire en vue de stopper et de liquider l'offensive impérialiste engagúe par l'intermediaire de la

Effrayé du danger que constituerait la réalisation d'uno tello proposition, la gouvernement aggrava définitivement le 1Sodo-bourgeoisie bolivienne. conflit et conmença à pourchasser les militants du POR à l'échelle nationale, dans l'espoir de laisser le mouvement ouvrier sans direction révolutionnaire.

Le massacre mineurs se considéraient une fois de plus dupés dans leur revendications ; ils avaient épuisós tous les moyens pacifiques " Les pour arriver à un accord et ils ne pouvaiont espérer rien de ce gouvernement du moment qu'il s'avérait incapable de faire respecter son propre arrêté ministériel. Les dirigeants de la Fédération Syndicale des Mineurs de Bolivie crurent lo moment venu de déclencher la grève générale et ils le firent savoir aux autorités du travail ainsi qu'aux représentats de l'entreprise. Aussitôt cette décision connue, les districts miniers furent occupés par de nouvelles troupos mises à l'entière disposition de la PATINO MINES ; et toute une série de vexations commencacontre tous coux qui ne demandaient rien d'autro one le respect d'un arrêté an propre Pouvoir Exécutif. La manoeuvre du ouvernement était ainsi dóvoilée, le fameux arrâté où il était question tobliger au respect du roglement d'arbitrage s'avérait une simple manoeuvre pour garner du tomps en vue d'envoyer des troupos dans les bassins miniers et d'enrayer ainsi la grève générale. Toutes les forces de police furent mises en action pour poursuivro les dirigeants ouvriers. On arrêta tous les Secrétaires de la FSMB, les parlementaires du BLOC MINIER, des dirigoants des obeminots et du textile ainsi que nombreux dirigeants du PARTI OUVRIER REVO-

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LUTIONNAIRE (soction bolivionne de la IVe Internationale). Les uns furont enfermés dans des camps de concentration ; d'autres furent obligés de se rendro au Chili où le servile Gonzalez Videla les priva de toute liberté. Parmi coux qui ont été frappés de cotte répression se trouvent GUILLERMO LORA, militant du POR et député du district minier de Catavi; JUAN DECHIN, secrétaire do l'Exécutif de la FSMB, leader des travailleurs du sous-so_ et sénateur du départoment de Potosi; ANIBAL VARGAS, militant du POR et député des districts miniers de la Province de Sud Chichas; MARIO TORREZ, secrétaire général des mineurs et député de la Province Quijarro; NEISON CAPELLINO VELAZQUEZ et CESAR TORANZOS, militants du POR et secrétairos de la Fédération de Minours; MIGUEI ALANDIA PANTOJA, militant du POR ot peintre renommé. Et avec eux, toute une centaino qui aujourd'hui remplissent los prisons et les camps do concentration établis sous l'inspiration dirocto de l'ambassade yankee.

" Devant cet attentat monstrueux contro los garanties constitutionnelles mêmo au nom desquellos ótaient commises les pires voxations, les ouvriers réagirent en so mettant en grève. Ils priront comme otages, répondant de la libération de leurs dirigeants, les hauts personnages et les sbires des entreprises minières, notamment de la Patino Mines. L'armée, dirigée par des militaires yanke e fournis par l'ambassade américaine, commenca le massacre des mineurs à CATAVI, ILALLAGUA, SIGIO XA, UNCIA eT ¡lautres distriots. A CATAVI et SIGLO XX, où les hauts personnages de la Patino Mines avaient été pris en otage, le siège du Syndicat fut encerclé par 5 rógiments et les ouvriers furent criblés par une fusillade, qui provoqua la mort de deux ingenieurs yankeo et de centaines de travailleurs. Des femmes, des enfants et de. vioux ouvriers qui manifestaient, furent sussi massacrés par les flics agissant aussi sous les ordres directs dos militaires yankeo. les ouvriers résistèrent avec des cartouches de dynamite. Le gouvernement, valet des firmes capitalistes et obéissant aux ordres de l'ambassade américaine, proclama la loi martiale et rappela les classes de 19 à 50 ans. mobilisant ainsi 31 catégories de réservistes.

" Lujourd'hui la terreur règno sur toute l'étendue de la République. Sans presse, sans radio et au milieu d'un état de siège permanent qui a supprimé toutes les libertés, même les plus petites, les ouvriers rósistent toujours à l'offensive de la réaction capitaliste.

" La presse contrôléo, car il n'y en a pas d'autre, fait des efdes efforts énormes pour défigurer les événements. 4 l'entendre, les victimes sont des criminels et la mort des doux yankee tués par les balles des bourreaux policiers est présentée comme la "preuve de la sauvagerie des mi -nours". Des récits sont inventés de toute pièce où s'étalent de monstruositós commises contre les exploiteurs, mais un silence absolu est fait sur les 1,200 victimes qui sont tombées sous les balles et ont été ensuite amoncelées dans une morgue commune. Le silence est fait aussi sur les 795 blessés. La radio, pas plus que les journaux vénaux, ne parle des mères qui ont perdu des enfants, des femmes qui ont perdu leurs compagnons, des enfants qui ont vu leurs parents tomber sous la rago de ces gardiens đo la propiété privéo et des poches capitalistes.

" La vérité, cette vérité nue et douloureuse, c'est vous, camarades, qui la crierez, vous qui pensez et qui sentez comme nous. Le mensonge fabriqué en série ne réussira pas à changer la véritable physionomie de cet horrible massacre, pas plus que de présenter comme des héros les canailles

- 69 - ot les assassins.

"Faites savoir, camarades, qu'en Bolivie sont tombás 1.200 ouvriers révolutionnnires pour le grave "1é2it" de demander justice pour leurs frères. Dites-lo , pour que les camnrades du monde entier le sachent, qu'en Bolivie il y a des milliers d'cuvriers gui sont dans les puits de mines souffrant de la faim ot du froid. Dites aussi qu'en Bolivie il y a des milliers de mères, lo veuvos et d'orphelins qui, les poings dressés, tournont les yeux vers les cing continenta dans un appel à la solidarité mondiale.

"Bolivio, 8 juin 1949 (militant du POR) MIGUEL +++++. #++++ INDONESIE LES FORMATIONS COMMUNISTES Ie journal catholique "De Volkelrant" d'Ansterdam, a publié lo 18 juillet l'article suivant que nous reproduisons à titre d' information : " Ies Communistes_autour de Diskjnkarta divisós on quatro a groupements. " Nouvelle tontative de prise do pouvoir? ------ (Do notre correspondant) ----"Batavia, 15 juillot.-- Pour le moment, on no sait pas encore clairemont ce qu'on peut attendro des communistes dans la République indonósienne avec eux un nodus vivendi. Cependant, 1l reste à voir jusqu'à quand cela qui vient d'etre réinstallée. Lo sultan de Djokjakarta semble avoir conclu durera, In certain jour, les cormunistes feront bien leur tentativo de prise de pouvoir. Il est possible gu'ils attondent le transfert de la souveraineté avant de le fairo. "Les multiples nouvelles ot bruits sur le danger communiste à Java et sur la vie ou la mort des leaders communistos. démandent une certaine pru -dence. Il faut dire próclablement que les communistes à Java sont divisós en plusieurs croupements. Les partis les plus grands sont le PKI, le Partai Murba, lo PKI merah, et lo PCI.

"Lo PKI (Partai Kommunis Indonesin) est le plus grand et le plus vieux do ces partis. C'est lui qui organisa en 1948 sous la direction de Muso, qui venait d'arriver de Moscou, la grando insuraction dans la Républiquo, insurrection qui éohoua. La lender de ce parti, Alimin Prawirodardjo, sans rógion le Wonogiri. Selon une déclaration officielle, la dysienter:, serait aucun doute est mort. Il a trouvé la mort anx environs de Klaten, dans la la conse do sa mort, mais 41imin otait victime de l'opium, et on pense généralemont que cela pout avoir mis fin à sa vio.

1948, on est sür de la mort de Mr. Sjarifuddin (1'ancien ministre-prósident "De quatre autras membres du PKI qui ont pris part à la révolte de de la Eópubliquo), do Suripno, (encien roprésentant de la Répullique à Prague), de Djorosujono ot de Darusman. Los trois premiers ont été faits pri-

- 70 - sonniers par la T.N.I. (+) et incarcerós & Djokjakarta. Derusman sut so cecher. Lu commencement do la seconde action militaire, les prisonniers communistos furent mis en liberté. Les trois leaders nommés se rendirent our les collines do Lawu, où Darusinen los rejoignit. Un beau jour, cepen- SORBEZE dant, los quatre recontrirent un groupo P.T. (Polisi tontara, police militairo républicaino), qui les fit prisonniers. Le commandant du groupe les fit fusiller. Muso, leader do la révolte, cat également mort. Il est Soubé au cours d'incidents dans 1'Est de Java en septembre 1948, frappé nar une balle républicaine. "Des communistes encore vivants, Seytiadjit est le plus connu. I1 somble error quoique part sur le torritoire de Klaten, ainsi quo le com -muniste chinois lir. Tong Lin Djie. Aux environs de Wonosari se trouve -raient les commnistos importants suivants : Aidit, chof de l'agitation ot do la proparande du PKI, Sudjono, présidont du PKI (qui à servi cans l'armée ailiée on Australio pendant la guerre) ot Mr. R.M. Abdulmajit , Djojoadiningrat (il a étudié en Hollande et était un ami de Hatta et du Proï. Schormerhorn; il fut rogu en même tomps que Hatta en 1928 par cour at a épousé une Hollandaiso ). révolte -/des staliniens/- parco qu'11 sontalt que la tomps n'était i aa " Du Partai Murba (Le parti communiste qui n'a pas participé a la mir), Sukarni se présente pour le nomont comme le loader, Cependant, chof véritable ost toujours Tan Murskka qui, maliré toutes los nouver?

Best pas nort. Il ost certain qu'on a tué stqu'un qui lui ressemblait. Lui-mêne vit copendant et erre quelquo part qui disont lo contraire, n dans l'est de Java. Sukarni se trouve aux environs de Diocjakarta. Il est accomparmé de Chatrul Saloh, étudiant en droit. Probablement R.M. Kobursi, qui get de la famille de la maison royale de Paku Alam, est aussi ohes 122.

" Ie troistime parti communiste ost le PKI merah. Merah veut diro rougo, et le nom du parti parlo dono do lui-même. Ces communistes sont encoro plus rouges que les communistos ordinairos. Alimin faisait pari de groupe jusqu'au pacte de linggadjati, Mais il l'abandonna parco qu'il était pour ce paote et parce que le parti était contre. Iour leador ce* Gumock (taureau gras). On ne sait pas où 11 so trouve. Il est probabiomant est un certain Djoni surnomne Bantene Medan (taureau de Medan) ou Battang lui aussi aux environs de Djokjakerta.

" Lo quatrièmo parti, est le P.C.I., le Parti des communistes d'Indonésie. On l'appelle aussi Akoma, abróviation de Angkotan Mude ce qui parti était contre le pacto de Renville (++). Ses membres ont alors comveut dire "groupe de jeunesse". le chef de ce parti est Ibnu Para. Ce mencó des actions terroristes sur le territoire fédéral. L'ouest, de Java a particuliermont souffert d'eux. Ils se trouvent toujours la".

-(+) armée nationaliste. (*+) qui fut signé apròs la première guerro de l'impérialisme holLandais. - 71 -

CHYPR E LES VOIX DES CANDIDATS TROTSKYSTES AUX ELECTIONS MUNICIPALES

Ios deux candidats du PCI (section cypriote de la IVe Internationa10) aux élections municipales qui ont eu licu en mai dernier, le camarade NATHANAEL pour la ville de Larnaka et le camarade MODINOS pour la ville de Lemessos, ont reçu respectivement 580 et 747 voix. L'organisation trotskyste prenait part pour la premiuro fois aux élections, et le nombro de voix recueiilis dans ces deux petitos villes est particulièrement satisfaisant.

"Ie résultat des óloctions , écrit l'organe des trotskystes cypriotes "Le Prolstaire" marquo une victoire importante pour notre mouvement qui, malgré les dirficultés financières et le manque d'une propagande continue parmi les largos massos, a su s'imposer comme une force politique appréciable aussi bien en face de la réaction que du stalinisme".

ANGLE ERRE LA GREVE DES DOCKERS LOMDONIENS Pendant 24 jours les dockers londoniens ont poursuivi une grève de solidarité envors les marins canadiens en grivo, refusant de décharger deux bateaux canadiens. Toutes les manoeuvres pour brisor la grève-jusqu'à la signaturo de l'état d'urgence par le roi on passant par le chantage à l' épouvantail communiste -ont échoué dovant la cohésion et la tenscité de s dockers. L'omploi de la tá troupo par le gouvornement n'a réussi qu'à étendro lo nombre des grèvistes dans d'autres corporations. Bien qu'une forte pression de la presse bourgeoise s'exerça pour demander d'énergiques interventions gouvernementales, le gouvernement travailliste craignait si fort do heurter les traveilleurs anglais ot de déchainer un mouvement général, qu' 11 n'osa pas aller trop loin dans ses tentatives pour briser le mouvement. Les leadors du Lebour Party dénonorent le mouvement, mais quand le lor d travaillisto Ammon, dire tour du Conseil d'Administration du Port, menaça de rompre le contrat de travail des dockers s'ils poursuivaient le mouvement, le gouvernement se sentit contraint de le désavouer. Finalement les dockers ont repris lo travail aveo la mâmo cohécion qu'au premier jour du mouvement, et seulement sous les ordres de leur comité de grève et à leurs conditions.

Mouvement do bon augure pour le développement des luttes ouvrières en Grande-Bretagno.

JAPON LES PROGRES STALINIENS La caractéristique essentielle de la vie politique du Japon aujourd'hui est l'effondrement des partis du centre. A la suite des dernières élections, las staliniens forment le deuxième perti à la Chambre basse, les Démocrates ot les Socialistes étant trop divisés pour continuer à compter. Le Parti Libéral qui est en fait réactionnaire et conservateur, est le parti majoritairo à la Diète. Les conditions économiques actuelles favorisent le développement vurs la gauche, et les staliniens ont tiré le plus grand avantage

-72- de la situation. Ils ont été tròs actifs dans plusieurs luttes populaires et ont ainsi créés uno impression favorable dans les masses.

Ils auraient pu faire des progris énormes si des centaines de milliers do Japomnis ne se trouvaient encore comme prisonniers de guerre n Ruseie, Le gouvornement soviótique les rapatrie très lentement parco que, rion certains rapports, ils constituent une des meilleures sources Mata d'oeuvre existant à présent en URSS. Les stalinions japonais sentent qu'ils doivent faire quelque chose à ce sujet. Il y a quelque temps, le accrétaire général du parti stalinien, Tokuda, a envoyé un message personnel au CC du parti communiste de l'URSS demandant que les prisonniers de uerre japonais soient r patriés dans le délai d'un an. C'est la premibre fois qu'un dirigeant stalinien a publiquement pris une position qui soit une condamnation implicite de l'URSS.

Selon divorses informations, Tokuda est moins servile que 1es autres dirigeants staliniens envers le Kromlin. Il y a quelque temps, en réponse à une question lui demandant s'il soutendrait l'Armée soviétiguo on cas d'invasion du Japon, il répondit qu'il résisterait à n'importo quel onvahisseur, quel qu'il soit, et ajouta que l'Armée soviétique ne procé -durait jamais à une telle chose. Ceci reste évidemment conforme à lla ligne chauvine du PC japonais et à ses mots d'ordro d' "indópondance raciale".

Mais on s'attend avant longtemps à d'intéressants développements politiques au Japon.

AUSTRALIE LA GREVE DES MINEURS La grève des mineurs australiens est entrée dana son deuxième mois malgró des mesures brutales du gouvernement Chiefly pour la briser, notamment la confiection des fonds syndicaux et l'arrestation dans tout le pays des prinoipaux dirigeante de la grive. En dépit des "frilles" que les dirigeants du Inbour Perty austrelien voient partout, la grève bat son plein. C'est un des plus grands mouvoments de grèvo que l'Australie a connu, auquel participent 23.000 mineurs, provoquant un arrêt industrie" dans tout le pays, entrainant 500.000 chomeurs. Des convois militaires ont été dirigés vers les charbonnages du Nord afin de faire fonctionner les minos au moyen de la troupe, à partir du ler août. Sauf les mineurs de Tasmanio qui ont décidé do roprendre le travail, les grèvistes dans l'ensemble tierent bon. Une récente information indique que l'on prétend romottre les mines de la Nouvelle Galles du Sud à des syndicats non grovistes. Le ministro de l'Emigration, Calwel, à déclaré : "La crise actuelle est une lutte finale entro le communisme et la collectivité. Les mineurs no peuvent pas gagner". Mais le fait reste que le gouvernement n'a pas triomphé malgré les arrestations des dirigeants syndicaux et l'emploi de la forco et de l'armóe.

Les dockers australiens viennent de prononcer l'embargo aur tous les navires amenant du charbon en Australie.

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ETATS - UNIS LES STALINTENS REFUSENT DE DEFENDRE LES DROITS CIVIQUES POUR LES TROTSRYSTES

Le 25 juin fut tenue une Conférence pour les droite civiques et Square Gardens à New York. Cette Conféronce était dominée par humains convoquée par l'Association pour les droits civiques, à les dólógués Madison du Parti stalinien. Une résolution fut présentée pour la défense des dirigeants communistes poursuivis devant la Cour en vertu de la loi Smith, et los trotslystes présents votèrent naturellement cotte rásolution. Mais proposition faite par un membre du SWP d'ajouter un amendement visant le Procòs des 18 membros du SWP qui, on 1941, furent condamnés en vertu de la même l01 Smith, fut accueillie par des coups de sifflet et une vive oppo--. sition stalinienne. Un autro amendement proposant le soutien du cas de l' ancien combattant JAMES KUTCHER, renvoyó de son emploi parco que membre du SHP, fut également repoussé par los staliniens. le Daily Forker stalinien son des 18 trotskystes pendant la guerro fut battue à une très grande majorits". Mais les libéraux présents furent profondément choquós par cette 'démonstration stalinienno et, tu fin do compte, l'affaire Kutcher en bénéfioia. Dans un éditorial, le New York Post observe que les staliniens exigent "la liberté et la justico" pour certains seulement, et il ajoute : "Cet épisode a dû êtro pénible et révélateur pour ceux des non communistes qui étaient présonts et qui croyaiont à tort que le meting avait pour objoctil de défendro la libertó pour tous".

Dans le Dally Compas, Stono, qui avait si souvent défendu les stallniens, écrit : "4 cotto époque le Dally Jorker applaudissait les poursuitos contro les trotskystes, subordonnant les principes au fanatisme de parti ; l'Association des droite civiques s'est laissóe aveugler par le sectarisme",

Les staliniens s'étant livrós à une attaquo calomnieuse contre les trotskystes, FARREL DOBS protesta énorgiquement et exigos une enquête publique sur les accusations faites par l'organe stalinien.

Il est intéresant de noter que la manoeuvre stalinienne contre los trotskystos su retourne contre sos auteurs. Un important groupe de libéraux à un meeting tenu à lew York les 17 et 18 juillet, a clatroment dóclaré qu' 11s étaient prêts à soutenir la défense de toutes les viotimes de la réprossion, indépendamment de leurs opinions politiques. Des résolutions ont été adoptóos contre les épurations chez les fonctionnaires et dans les institro les diriguants connunistes. Lo Professeur Thomas I.Emergon, de l'école tutions d'ensoignement .. On a également domandé l'arrêt des poursuites conde Droit do Tala, a demandé la grâce présidentielle pour les 18 membres du SVP condamnés en 1941, Les staliniens se sont opposós à une résolution sur le cas Kutchor et préférèrent troubler la tenue du meeting que d'accepter cette résolution.

CANADA Commonde Jar na video ara totalot aront nicoigueront outa grot Commencée le 13 février, la grève des mineurs de l'amiante s'est LA GREVE • DES MINEURS DE L° AMIANTE des jaunes de la Compagnie et à la terreur policière pour briser la grève.

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Ios ouvriors et leura fommos élevòrent des barricades bloquant toutes les routos. Une torreur policiire sans précédont fut institué o,.50 ouvriers furent arrêtés en vertu de la loi rélative aux émeutes. Mais los mineurs tinrent bon. Des avances répétées de le Compagnie demandant aux mineurs d'arrêter la grève ne donnèrent auoun résultat. Les grèvistes forcèrent la Compagnie à céder. L'accord intervenu comporte une augmentation de 1.0 conts, les 5 autres cents rostant on négociation. Les grèvistes obtinrent auspi quatre congés payés par an et la réintégration de tous les grivistes sans distinction.

HOLLANDE LES ELECTIONS MUHICTPALES Aux élections nunteiprles de juin, 10 R.C.P. (section bollandaise do 1a IVa Internationale) avait présonté des candidats dans plusieurs vil-

10s. AMSTERDAM 2.196 ROTTERDAM 960 GRON INGUE 183 DALIT 118 SCITEDAM 114 DORDRECHT 252

(listo de bloc LA HAYE avec des socialistes) 1.684

4 Sliedrecht, un grou été tes, obtenus :

1948

En

1.296 votes, o,3 %

39 8

0,5

0,28

?

% o,37

%

0,31

%

°,

0,56 % suvriers aul en 1946, avait participé cantininé augai cette année en collaboration intime avec le RCP. Malheureusement, 11 lour a manqué 3 voix pour avoir un élu. Le campagne du RCP a ótó bien meilleure que l'année dernière • 150.000 manifestes ont été distribués. 50.000 à Amsterdam et Rotterdam, 20.000 & Groningue, et 10.000 a Delft, Schiedam et Dordrocht.

"Pour finir -nous écrivent nos camaradesnous avons procúdé à la vérification de la légalité du slogan : Indonesiö los van Holland, nal (Sóparez 1'Indonésie de la Hollande naintenant!), notre slogan principal. 4 Amsterdam, nous avons placé des affiches sur les ponts (15, autres partis quelques centaines!) avec notre slogan sur l'Indonésie. Au bout d'une semaine, le maire de la villo, banquier, membre du Parti tra -vailliste, interdisnit l'usage de ce slogan. Nous avons perdu le procès contre le maire, mais gagné dans notre propagande. Dans tous les journex du pays on a signalé que le RCP avait ce slogan; les journeux d'Amster Lum et autres, ont publié un compte rendu du procès dans lequel on devait noter que ce slogan est vieux de 40 annóes dans lu mouvement révolutionnatre, que c'útait le slogan de Domela Nieuwenhuis, fondateur du mouvement ou.vrier en Hollande, du PC dans sa période révolutionnaire, et de Sneevli.r."

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