Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › vol. 7, n° 8-11

Les revues

Quatrième Internationale, vol. 7, n° 8-11 · octobre-novembre 1949 · p. 46-47 · 1 396 mots

Texte lu par machine sur le scan (relu en 2026 colonne par colonne) : il peut contenir des fautes de lecture. Pour citer, reportez-vous au scan de la page.

"L'autocritique" d'E. Varga

L E N° 8 de juillet-août 1949 de La

Nouvelle Critique publie le texte que E. Varga a confeclionné pour apporter sa modeste contribution à la grande campagne « d'autocrilique » décretée par Jdanov et poursuivie désormais, avec assiduité, par loules les peisonnalilés staliniennes plus ou moins compromises dans des texles aujourd'hui désavoués par le Kremlin.

En 1947, Varga publiait en Union soviétique un livre sur les « changements dans l'économie du capitalisme à la suite de la deuxième guerre mondiale ». Sa ligne correspondait à l'incerttude qui Sianne anait poquai a la etaule que que ex-alliés impérialistes et des pays sous son contrôle. La rupture n'élant pas encore consommée entre Moscou" et Washington, le Kremlin poursu vait alors une politique de temporisation aussi bien à l'égard de la bourgeoisie occidentale. que dans le glacis. Il est probable que le livre de Varg, aujourd'hui condamné pour sa « tendance réformise », tut éert sur ordre pour jusilier par des raisons économiques la perspective d'une collaboration nécessaire avec l'impériaIsme et d'une transformation pacifique de la société bourgeoise grâce à l'ascens on des parlis communistes au * pouvor ». Ces perspeclives ét. ient encore en 1947 celles de tous les partis communistes ; c'est pourquoi le livre raisonnements économiques à l'humeur changeante du maitre du Kremlin. Le capilal.sme doit-il sombrer dans une crise sans issue, Varga est prêt à le démontrer chiffres en main ; faut-il que le capilalisme soit en voie de stabilisation, Varga ne sera pas plus pris au dépourvu. Ne peut-on faire dre à la staLislique tout ce qu'on veut ?

Le dernier texte « d'autocritique » de Varga ne dément pas sa nature de e météon. D'un air des des plus plus nalurel, il reprend une série des • idées réformistes » propres a la politique de tous les partis com nunistes entre 1944-1947.

« Afin de tromper les ouvriers, écrit-il, les REFORMISTES proclament que, se trouvant « au pouvoir », ils transforment l'E at bourgeois en instrument de la classe ouvrière et qu'ils parviendraient ainsi au socialisme sans révolution, par des réiormes pacinques. » (souligne par ncus.) Les réform stes seulement % Mais cetle « erreur de tendance réformiste » qui se trouve « malheureusement » dans le livre de Varga ful en réalité la qu'ntessence de la théorie de l1 « démocratie nouvelle » qui a guidé la polilique de tous les partis commun sles (à l'exception du P. C. yougoslave), ceux de l'Europe et du glacis plus spéci lement, entre 1944-1947. (Jusqu'au jour de décembre 1948, où Dimitrov a déclaré que la « démocratie ncuvelle » est en réalité une forme de la diclature du prolétarat.) Que dire la colature au proletardu que une aussi des dirigeants communistes comme Thorez, qui en pleine période révolulionnare en France, quand les partisans él ient armés et l'Etat bourgeois dislocation, imposa la remise des armes à l'Etat (2), à l'Etat bourgeois, car il ne pouvait y avoir « qu'un seul gouvernu nent, une seule armée? uneseule polce » (Discours d'Ivry)

Varga découvre maintenant que, selon In doctrine marxiste-léniniste, « le fait que 1i personnalité qui est à la tête de cet Etal soit un ministre bourgeois ou un min'stre " socialiste » (il oublie d'ajouler : ou un ministre stalinien) ne change rien à ce caractère (de classe

(2) Hypocritement Varga attribue la dissolution des formations armées des partisans en France et en Italie aux Anglo-Américains.

de Varga ne provoqua à ni étonnement ni critique tile

; au contraire, on le pla samment, son auteur ses vues « réformistes sa publicalion offici le hosfavorisa comput défendre ouvertement dans les organes théoriques des différents partis communistes (1).

Mais en 1949, le cl'mat é'ant radicalement changé, le livre de Varga apparat complètement démodé et nécessilant Impérieusement que Varga exerce une fois de plus son échine dorsale particul'èrement élastique à la gymnastique de « l'autocritique » L'homme es! connu en effet pour sa m gistrale lechnique d'accommodement des stalisliques et des

(1) Démocrate Nouvelle N° 7, sentembre 1947. — Démocratie d'un type nouveau, par E Varga.

UATR TEME de l'Etat bourgeois) ». On s'en doutait. Tout au iong de son « autocritique », Varga s'acharne à « démonlrer » que l'app:reil d'Etal demeure bourgeois, malgré la partic pation des communistes, et « lespoir » que « les communistes des pays (comme la France, l'Ilalie, la Finlande, elc.) ayant été rame des mouvements de résislance contre les envahisseurs fascistes, ils pourraient, en ulilisant leur influence sur les masses. conserver leurs posilions au gouvernement, les élargr et conquérir le pouvoir »... s'est avéré vain ! Avec la même naivelé hypocrile, Varga fait semblant de découvrir aujourd'hui ces vérités premières du marxisme révolutionnaire

L'Empire américain

FOURTH INTERNATIONAL, organe théorique des trotskystes des Etats-Unis, a entièrement consacré son numéro d'août 1949 à une étude de « l'empire américain ».

Dans un article d'introduction, la rédaction fait le point de la situation actuelle de l'impérialisme américain et des perspectives révolutionnaires ouvertes par la lutte engagée entre les plus puissants monopoleurs du monde capitaliste et des impressionn ntes légions de 60 millions de prolétaires des Etals-Unis.

Dans son article « L'oligarchie régnante », John Wright analyse les racines économiques de l'impérialisme américain et démontre que pour survivre les monopoleurs ont beson d'un gouvernement autoritaire afin de briser aussi bien la résistance du prolétariat américain que celle des autres peuples qu'ils essalent de soumettre à leur domination. George Clarke, dans l'article « Organisateur de la contre-révolution », illustre la rôle réactionnaire joué par l'impérialisme américain sur l'arène mondiale, en Grèce, en Amérique latine, en Europe

Nous consacrerons dans un de nos vubrique sur « Socialisme et Barbarie », ture que la critique du trotskysme par velles avec chaque nouvelle lune. Mais bon do con dol la

T RNATIONALE el de considérer leur méconnaissance comme étant sa propre « laule " et non pas la Igne dictee par le kremlin que notale. à tous les parlis communistes à l'époque. Qui accepte aujourd hui de servir de boue émissaire, et s'apatisse aveo une telle servililé répugnante (enveloppée dans une analyse pseudo scientifique et pseudo théorique, dont chaque mot sonne faux) est une preuve supplémentaire de la dégradation à laquelle un long service de fonctionnaire lans la machine bureaucratique et policière du Kremlin accule les intelleciuels de talent.

м. P. américain occidentale, au Japon. G. F. Eckstein expose dans « Le talon de fer » la politique reactionna re suivie par les monopoleurs de wall street a linterieur même des Etats-Unis, particulièrement à l'égard de la population nègre et du prolétariat Berth Cochran cons cre son arlicle « Le vendeur du travail » à la bureaucratie syndicale des Etats-Unis complee des monopoleurs. Enfin W.

Warde fait l'historique de 60 années de lutte anti-impérialiste aux Etals-Unis, passant en revue tous les groupements et les individus qui, depuis la guerre des Elats-Unis contre l'Espagne, mené de façon plus ou moins quente la lutte contre l'expansion de l'impérialisme yankee.

Ce numéro de Fourth Internat onal ccnstitue indiscutablement la meilleure élude . d'ensemble sur l'impérialisme américain du point de vue du marxisme révolutionnire et sera d'une grande utililé pour toute l'avant-garde révolutonnaire internationale. Nous pensons pouvoir publier dans une brochure à l'usage de tous les militants révolutionnaires de langue française l'ensemble de ce numéro. prochains numéros une note dans cette une de ces revues qui n'ont pour nourrides gens qui trouvent des théories noule dernier numéro de cette revue a cru bon de sortir de la polém que des idées pour accuser « Quatrième Internationale » d'avoir étouffé un article sur les kholkhozes soviétiques pendant la guerre, et « Socialisme et Barbarie », en redresseur de torts, publie cet article.

Quels sont les titres de ces nouveaux professeurs de morale? En vue de la publication de l'article en question (qui se trouve dans notre dossier avec une dizaine d'autres) nous l'avions remis pour traduction de l'allemand à Chaulieu, qui à l'époque était membre d'une section de la IVe Internationale. Chaulieu a été payé pour ce travail de traduction. Ce qui ne l'a pas empêché d'en garder une copie et de publier sans l'autorisation de l'auteur un arlicle destiné à une revue trotskvste d ns un organe anurctskyste et a des ins antitrotskystes. Il est difficile de faire mieux pour escroquer d'un seul coup les lecteurs de la revue de Mr. Chaulieu, l'auteur de l'article et nous-mêmes. Dont acte...

Une erreur sur cette page ?