Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › numéro de novembre-décembre

Nouvelles du mouvement ouvrier et de l'Internationale

Quatrième Internationale, numéro de novembre-décembre · novembre-décembre 1947 · p. 65-68 · 2 006 mots

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Contre la lutte des ouvriers et paysans qui va en s'accentuant ces derniers mois, le gouvernement « d'Union nationale » a déclenché, avec l'aide du PIR. (stalinien) une nouvelle vague de répression, Elle vise à la destruction des syndicats révolutionnaires tels que la Fédération des mineurs (dont

CEYLAN

Le camarade D.W.T. Perera, membre du Parti bolchevique-léniniste (section indienne de la IVe Internationale) été élu au sénat par le parlement de

L'inauguration du parlement de Ceylan fut marquée par une pompeuse cérémonie. Rien ne manquait à sa préparation pour imiter le parlement de Westminster. Le gouverneur lut un discours du Trône. Les commandants en chef de l'armée et de la marine étaient présents ajoutant à la pompe de la cérémonie. Les juges en tenue écarlate et les sénateurs entrèrent en proces-

ETATS-UNIS

LES TROTSKYSTES PROGRES

Lawrence P. Trainor, aux élections municipales au Conseil des Ecoles de Boston, a obtenu 4.850 voix comme candidat du Socialist Workers Party. C'est la première fois que les trotskystes ont participé aux élections dans cette ville. Le camarade Trainor a mené une campagne de lutte de classe concernant les problèmes de l'éducation dans cette ville. On peut voir l'importance de ce vote en le comparant au résultat obtenu par le candidat stali-

OUVRIERS les biens ont été saisis) et plus particulièrement du Parti ouvrier révolutionnaire (Trotskyste). Le P.O.R. est virtuellement mis hors la loi, ses membres persécutés et sa presse pratiquement interdite, les imprimeurs ayant reçu l'ordre de ne pas imprimer de propagande trotskyste. Ceylan. Dès la première séance, le camarade Perera soutint la revendication de l'abolition du sénat. Le camarade Perera est le seul trotskyste au sénat. sion. Pourtant quelque chose allait de travers que le Times de Londres ne manqua pas d'observer et d'indiquer : « la cérémonie fut boycottéee par les six membres du Parti bolchevik-léniniste qui tinrent leur réunion dans une autre partie de l'immeuble ». Toute la fraction du B.L.P., le nouveau sénateur inclus, refusa de participer à cette cérémonie réactionnaire. SENT DANS LES ELECTIONS nien : 12.000 suffrages contre 27.000 obtenus par le candidat stalinien après des années de propagande en 1945.

Frank A. Barbaria, candidat du S.W.P. aux élections pour le maire de San Francisco, a obtenu 1.654 suffrages. Il était le seul candidat ouvrier et a mené sa campagne pour populariser l'idée d'un parti ouvrier indépendant. C'est la première fois que les trotskystes ont participé aux élections à San Francisco.

UN SENATEUR BOLCHEVIK LENINISTE

LES BOLCHEVIKS LENINISTES BOYCOTTENT L'INAUGURATION

DU PARLEMENT

UN SENATEUR BOLCHEVIK LENINISTE

LES BOLCHEVIKS LENINISTES BOYCOTTENT L'INAUGURATION

DU PARLEMENT

Q

FRANCE

LE 4° CONGRES DU P.C.I.

Le 4 Congrès du P.C.I. s'est tenu du 9 au 11 décembre à Paris. Environ 150 délégués y participèrent. Le Congrès discuta de l'activité du parti au cours de l'année écoulée et de la politique à suivre dans la période à venir à la iumière des grèves nombreuses qui se poursuivaient en France. Le Congrès a, à une importante majorité, condamné le rapport moral de la direction sortante, jugeant que la politique suivie n'avait pas suffisamment armé les militants dans les événements. C'est seulement à une majorité relative que fut votée la résolution dont nous publions les passages les plus importants dans ce numéro. Une nouvelle nommée qui comprend un nombre assez important de militants ouvriers qui avaient participé aux grèves et qui, depuis, ont occupé des postes importants dans la dernière vague gréviste.

LA LUTTE DE LA REGION P GENERALE. PARTICIPATION DU

En plus de « La Vérité », le Parti a édité une affiche dès le début du mouvement : « Vive la grève générale » (1). La région parisienne a édité un tract ronéotypé en 6.000 exemplaires appelant à la grève générale pour nos objectifs. Après la première semaine de grève, un tract imprimé en 10.000 exemplaires fut distribué ; il s'adressait spécia ement aux militants du parti stalinien dirigeant la grève. Le « Front Ouvrier » a édite une dizaine de tracts ronéotypés, s'adressant aux postiers, aux cheminois, aux employés de commerce et à différentes entreprises. PARTICIPATION DES MILITANIS

DE LA R. P. Des militants du Parti ou de la J.C.I. ont participé aux Comités de grève des entreprises suivantes et y ont joué un rôle dirigeant de premier plan : Chez Renault, Morane, Citroën, Sau(1) Quatre militants ont été arrêtés en la collant. Ils ont été remis en liberté provisoire après une huitaine de jours de priBon. Au nom de la direction, le camarade Bleibtreu a pris la responsabilité de l'affiche et est poursuivi. montanivi

Le 4º Congrès a aussi discuté de la question du regroupement révolutionnaire en vue de lunification avec les Jeunesses socialistes qui avaient rompu avco le parti de Blum et, eventuellement, avec les militants de « l'Action socialiste et révolutionnaire » qui, depuis lors ont à leur tour rompu avec ce parti.

Au 1º Congrès du P.C.I. participèrent le Secrétariat International et les représentants de plusieurs sections de la 4° Internationale.

A peine le Congrès terminé, la nouvelle direction se trouvait aux prises avec un formidable mouvement de grève tendant vers la grève générale. Nous donnons ci-dessous quelques informations sur la participation du P.C.I. à ce mouvement. ARISIENNE POUR LA GREVE PARTI ET DU FRONT OUVRIER rer, Unic, Caudron, Nieuport, Alsthom, Chausson, Découflé, S.N.Caso, dans des Comités de grève de cheminots, dans des Comités de grève communaux, au Comité Central de grève des Services publics, au Comité central de grève des Services communaux, à la direction départementale des Instituteurs, à la direction départementale des Postiers.

Par alleurs, chez les enseignants, dans les entreprises plus petites et dans les entreprises ou corporations déjà cimités de grève et ont participe a leurs nos militants ont été dans les Coposies au mouvement. Partout ils ont été parmi les meilleurs combattants. Dans la plupart des Comités de grève nos militants étaient des éléments dirigeants, tant sur le plan de l'organisation que sur celui de la détermination des mots d'ordre.

Une délégation de communaux allant exiger du Bureau Confédéral l'ordre de grève générale (reçue par Racamond) était conduite par deux de nos camarades. De même une délégation de postiers.

C'est sur l'initiative d'une de nos militantes gu'un des premiers Comités de grève inter-corporatifs locaux fut constitué à Issy-les-Moulineaux (cette camarade se vit confier la tâche de l'organisation de la défense militaire et du ravitaillement des entreprises de la localité).

QUATRIE ME 1 N

Notre programme fut adopté par les usines Morane, Caudron, Chausson, Communaux de Suresnes et de Rueil, par la Commission de revendication de l'usine Renault (le Comité central de grève le transformera en introduisant quelques « petits mots » : « lié au cout de la vie et à la productivite », etc.). FINANCE

Du IV• Congrès jusqu'à la fin novembre, la direction dut rassembler 300.000 francs environ pour payer les dettes les plus urgentes, faire paraitre « La Verite » et editer le materiel. En tant que région, c'est la région parisienne qui fit le plus gros effort. FONCTIONNEMENT DU PARTI.

Durant la grève, des réunions de fraction des éléments dirigeants des diffé rentes corporations ont eu lieu fréquemment, chaque soir, lorsque nécessaire, pour ajuster la tactique du lendemain sur la base de l'expérience commune. • Egalement eurent lieu des réunions groupant un ou deux dirigeants des différentes corporations pour participer à la direction de l'ensemble de notre action.

Les militants de la direction suivaient chacun particulièrement, au jour le jour, des secteurs corporatifs ou géographiques. Une permanence au local central permit une liaison ininterrompue avec la plupart des camarades en greve.

GRECE DEAD

Depuis que Sophoulis, le leader « libéral », a pris la tête du seizième gouvernement formé depuis la « libération » de la Grèce, la réaction a atteint de nouveaux sommets.

Les « libéraux » président et occupent des positions-clés dans ce nouveau gouvernement qui a enfin réalisé 1' « union nationale » en unissant la presque totalité des partis bourgeois.

Sophouls, le vieillard tenu en reserve par les Américains - les véritables maitres de la Grèce →, se montra en lespace de quelques semaines un homme à poigne. Il est vrai que ses protecteurs de Wall Street ont passé sur ses mains tremblantes les gants de fer de « l'aide américaine » en munitions, armements et argent, « plus que suffisante » selon le dernier rapport de l'American Mission of Aid to Greece pour « tenir tête aux rebelles ». Le leader « libéral » eut l'honneur de parachever les mesures réactionnaires prises précédemment par le monarchiste Tsaldaris, son actuel associé, et de rejeter complètement dans l'illégalité le mouvement ouvrier. La presse

TERNATIONALE Le responsable syndical suivit le travail des camarades en les voyant plusieurs fois par jour sur le lieu du travail.

Plusieurs notes (« Mobilisation du Parti pour la grève générale ») furent distribuées et envoyées aux camarades de province. NOTRE INFLUENCE.

Dans chaque usine, notre influence a grandi considérablement, grâce à notre politique et à l'action exemplaire de nos militants. Des réunions avec des ouvriers d'accord avec nous eurent lieu à Suresnes, chez Renault, à Issy-les-Moulineaux, etc., pour préparer la tactique du lendemain, Dans de nombreuses entreprises nous avons réussi à mordre sur les militants staliniens eux-mêmes. Un bulletin spécial relatera concrètement ces expériences et une brochure sera éditée. L'atmosphère générale est assez bien montrée par les exemples suivants :

Notre camarade Foirier est acclamé au Comité central de grève des Communaux par une salle réformiste et surtout stalinienne, après avoir défendu notre politique et dénoncé les chefs réformistes et staliniens, alors que les leaders de ceux-ci n'avaient éte applaudis que très timidement.

Un stalinien « de choc » a dit à Righetti, chez Chausson : « Maintenant que j'ai vu les trotskystes à l'œuvre, je leur tire mon chapeau. » ouvrière est interdite, le droit de grève pratiquement supprimé, les militants révolutionnaires impitoyablement traqués, arrêtés, emprisonnés, déportés, fusillés. Du 17 octobre aux premiers jours de décembre, plus de 200 ouvriers, paysans et intellectuels, parmi lesquels des femmes, sont tombés sous les balles des pelotons d'exécution de la « justice » militaire du gouvernement à présidence « libérale » de la Grèce, patronné par Wall Street.

Cependant, le peuple grec, victime d'une répression effroyable, ne fléchit pas. Les partisans continuent et étendent leurs actions, Le prolétariat des villes est allé encore dernièrement jusqu'à préparer une grève générale pour défendre son niveau de vie terriblement atteint par la nouvelle ampleur de l'inflation, et pour défendre ses libertés élémentaires. Les trotskystes grecs, dont le journal « Lutte prolétarienne » a été interdit par le gouvernement, et dont plusieurs dizaines de militants se trouvent en prison ou dans les iles de déportation de la réaction grecque, continuent leur activité dans la clandestinité.

OUVRIER DANS L'ILLEGALITE

OUVRIER DANS L'ILLEGALITE

E

Q

VATRIE

ITALIE

PREMIER GONGRES DE LA SECTION ITALIENNE

DE LA IV® INTERNATIONALE

A Foggia a eu lieu, les 16 et 17 novembre, le premier Congrès national du Parti ouvrier communiste, section italienne de la IVe Internationale. De nombreux délégués étaient présents, venus de la Campane, des Pouilles, de Naples, de Rome, de Milan, etc... Le Congrès discuta, en présence d'un re présentant du Secrétariat International, le rapport d'activité présenté par le Bureau politique sortant, la situation politique nationale et internationale, question syndicale, les rapports entre le parti et la IVe Internationale et les statuts du parti. Le Congrès adopta également une proposition du rapporteur sur la question de l'U.R.S.S., remettant toute décision définitive sur

SOCIETE NATIONALE DES ENTREPRISES DE PRESSE cette question à un moment ultérieur quand le parti aura eu la possibilité de s'informer pleinement des différentes positions en présence. Enfin le Congrès • adopta une résolution réaffirmant son affiliation à la IV° Internationale et acceptant immédiatement la discipline politique et organisationnelle de ses organismes dirigeants. Un nouveau comité central de 20 membres fut élu, qui se réunit immédiatement après le Congrès pour élire un nouveau bureau politique. Malgré le caractère fort vif des débats, le Congrès se sépara dans une atmosphère de cordialité et d'attachement unanime à la IV• Internationale.

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