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La revue › numéro de mars-avril

L'Allemagne et les Alliés (II)

Pablo · Quatrième Internationale, numéro de mars-avril · mars-avril 1947 · p. 8-11 · 2 953 mots

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II. - LA POSITION DES « QUATRE'» A LA VEILLE

DE LA CONFERENCE DE MOSCOU (1)

A coulu de a Conte ence de pou.

cou, qui se réunira en mars pour aborder la question des traités avec l'Autriche et l'Allemagne, la position de chacun des quatre occupants se présente ainsi:

Les Anglo-Saxons, en procédant* l'unification économique de leurs zones accusent une supériorité très marquée en face de l'U. R. S. S. et de la France. Walter Lippmann, porte-parole journalistique de Washington, n'a pas manqué de souligner ce fait. Escomptant que, tôt ou tard, la France capitaliste et toute l'Europe occidentale seront obligées d'entrer dans le sillage américain, il écrit (New-York Herald Tribune 29-11-46) que, si dans la discussion des traités des pays satellites de l'Axe (Hongrie, Roumanie, Bulgarie) l'assentiment russe était nécessaire pour arriver à un résultat, « en Allemagne, la situation est complètement différente: les plus importantes choses peuvent se faire sans qu'il soit nécessaire d'obtenir ce consentement ». En face de l'U. R. S. S., occupant des territoires sur lesquels vivent 18 millions d'Allemands, les trois zones occidentales groupent une population de 46 millions et les trois quarts de l'industrie lourde d'avant guerre. La même disproportion existe dans main-d'œuvre concentrée dans les zones occidentales, zone soviétique comptant une majorité de femmes des deux tiers dans sa population.

Mais la supériorité anglo-saxonne dans la bataille politique qui se livre, entre les ex-Alliés, pour la domination de l'Allemagne provient du fait qu'eux seuls, et en particulier l'Amérique seule, grâce à l'apport de ses capitaux et de ses produits industriels et agricoles, sont capables de ranimer l'économie du pays et de la faire sortir de sa paralysie actuelle. Le but avoué de la fusion des deux zones était de réduire les charges que l'occupation a imposées à l'Angleterre et aux Etats-Unis: 80 millions de livres pour celle-là, en 1946, 200 milions de dollars pour ceux-ci durant la même période. L'accord conclu entre les Britanniques et les Américains ne vise pas à diminuer immédiatement

(1) Voir le numéro de janvier-février de Quatrième Internationale. de quatrieme enverradionate. 8 ces charges, mais seulement dans un délai de trois ans. D'ici là, Londres et Washington verseront une somme supplémentaire d'un million de dollars, qui servira à payer les matières premières nécessaires à l'industrie et un certain nombre de machines-outils, ainsi que la quantité de denrées alimentaires indispensables à la population allemande.

Il s'agit, en réalité, d'un gigantesque plan de domination de l'économie allemande par les capitaux anglo-saxons et, en premier lieu, par les capitaux américains. Seuls les produits alimentaires destinés aux Allemands seront financés à l'aide des crédits du gouvernement américain en Allemagne. Par contre en ce qui concerne les Américains, le financement de l'industrie est déjà livré aux capitalists privés qui, par • l'intermédiaire de la " Reconstruction Finance Corporation », accorderaient les prets necessaires aux industries allemandes. Pour des raisons qui tiennent à la situation économique de l'Angleterre, désireuse de ménager ses disponibilités en dollars du prêt américain, de n'acheter de préférence que dans les pays de la zone sterling, et de développer ses exportations en produits industriels, plutôt qu'à son amour doctrinal des « nationalisations », Londres se montre enclin à l'adoption en Allemagne d'une politique de « dirigisme étatique ». Les social-démocrates, enfin, préféreraient, à la place des « nationalisations », des « socialisations », c'est-à-dire le transfert de la propriété et de l'exploitation à des collectivités publiques, telles que villes, provinces, syndicats ou coopératives de consommation.

Pour le moment, la fusion des deux zones n'apporte qu'un résultat tangible: la reconstruction de la grande industrie centralisée de l'Allemagne, dominée par les capitaux américains. Les répercussions économiques et politiques de ce fait ont été déjà profondément ressenties par lU. R. S. S.

La presse soviétique a accusé les Anglo-Saxons de saboter, par la fusion « unilatérale » de leurs zones, l'unité de l'Allemagne et de « consolider les tendances au morcellement de ce pays et de séparer définitivement ses régions orientales de celles de l'Ouest ». (Déclaration du rédacteur diplomatique K. Hoffmann de la radio soviétique

25-11-46.) Les Izvestia ont répété l'accusation de « division » de l'Allemagne et de violation de « l'accord de Potsdam, qui préconisait de traiter l'Allemagne comme une entité économique ».

En réalité, l'hostilité soviétique provient du tait que la résurrection de l'économie centralisée monopoliste de l'Allemagne transforme ce pays en un solide point d'appui du capital angloaméricain, en « une chasse gardée du capitalisme anglo-américain » qui exercera demain la pression économique et politique la plus efficace en direction de l'U. R. S. S. et de sa zone.

Mais, d'autre part, dans limmédiat, les difficultés économiques de l'U.R.S.S.

obligeront probablement la bureaucratie soviétique à arriver à un modus vivendi avec le capitalisme américain en Allemagne, qui disposera du contrôle économique de ce pays, pour qu'elle puisse continuer à prélever des réparations sur la production courante de l'industrie allemande ressuscitée,

En outre, l'U. R. S. S. a toujours besoin d'un prêt américain d'au minimum 1 milliard de dollars, pour effectuer aux Etats-Unis les achats indispensables à son relèvement économique. Or la nouvelle majorité républicaine du Congrès américain se montrera particulièrement récalcitrante pour le vote de ce prêt à

Au lendemain de leur victoire commune sur l'Allemagne, les impérialismes « alliés », aussi bien que l'U. R. S. S., ont mis le pays en coupe réglée. Potsdam fut la consécration du morcellement et du pillage commun de l'Allemagne qui devait durer quelques décades. Le pays, sortant de la guerre, présentait, a cette époque; un tableau de destructions et de misère matérielle et humaine qu'on peut difficilement imaginer.

En novembre 1946, après dix-huit mois environ d'administration « alliée » de 1 Allemagne, The Economist (30-11administration au d'admettre que cette 1946) était obligé d'admettre que cette accumulation apocalyptique de désastres » et que la situation du pays « était aujourd'hui plus mauvaise qu'au lendemain de la défaite.

Les données manquent en ce qui concerne les effets exacts de la politique économique soviétique dans la zone russe. Mais, en ce qui concerne les zones occidentales, la politique « alliée » avait conduit, au début de cet hiver, à une situation désastreuse. La courbe descendante de la production de la Ruhr, la région la plus industrielle de l'Allemagne, n'a jamais été si marquée depuis la défaite qu'en septembre 1946. L'aggravation de la crise charbonnière entraînait la paralysie de l'industrie de l'acier et de toutes les autres industries subsidiaires. On estimait, en septembre 1946 (The Economist, 14 septembre

THRNATIONALE lU. R. S. S., malgré l'intéret immediat de l'économie américaine de trouver un débouché provisoire à sa surproduction et d'ajourner momentanément la crise qui la menace. Il y a deux moyens pour contourner cette difficulté et pour octroyer les crédits nécessaires à 10. R.

S. S. sans y mêler la responsabilité directe du Congrès.

Le premier consiste en ce que fO. R.

S. S. souscrive aux accords de Bretton

Woods et bénéficie alors de prêts qui n'ont pas besoin d'être ratifies par le

Congrès. L'autre moyen consiste a alder lU. R. S. S. indirectement par l'AIlemagne. Les Etats-Unis exporteront leurs surplus dans ce dernier pays, relèveront son économie et l'U. R. S. S.

touchera ses réparations en puisant sur les excédents de la production courante allemande, une fois l'importation des marchandises américaines couverte par les exportations allemandes.

Cependant, ce relèvement économique de l'Allemagne, aussi profitable qu'il puisse être pour une certaine période à la reconstruction de l'économie russe — et cela dans le cas où l'Allemagne continue à lui payer des réparations — se révélera tôt ou tard le ciment le plus efficace dans la construction du bloc capitaliste occidental dominé par l'impérialisme anglo-saxon contre l'U.R.S.S. et sa zone. 1946), que la production d'acier couvrait à peine 65 % des besoins fondamentaux minima.

La reconstruction marchait au pas. A la fin de la guerre, il y avait, dans la région nord du Rhin, la zone vitale charbonnière de l'Allemagne, environ 553.000 maisons complètement detruites. 192.000 sérieusement endommagées. et 296.000 légèrement endommagées. A cause de l'extrême pénurie de matériaux de construction, un an et demi après il y avait à peine 260.000 maisons répa rées afin d'être à nouveau habitables.

La sous-alimentation et la diminution de la main-d'œuvre sont les principales causes de la persistance de la crise charbonnière de la Ruhr. Théoriquement, chaque Allemand devrait recevoir une ration de nourriture quotidienne de 1.500 calories en moyenne. Pratiquement, les rations se sont maintenues dans plusieurs grandes villes au taux de 1.000 calories par jour. A Hambourg, ville particulièrement sous-alimentée, les cas de tuberculose marquaient une augmentation de 44% entre mars et septembre 1946. Les conditions de l'hiver ont encore accentué la paralysie économique du pays, ainsi que les souffrances de sa population.

Sur le plan social, la politique des « Alliés » occidentaux chargés de « rééduquer » dans l'esprit « démocratique » Allemagne nazie a été menée jusqu'ici dans la meilleure tradition militariste

Le bilan de la politique alliée et l'avenir de l'Allemagne.

Le bilan de la politique alliée et l'avenir de l'Allemagne.

U A TRIE ME I N et réactionnaire, évitant le plus possible lorganisation et l'action autonome des masses allemandes. Les libertés de grève, de pressé, d'association, etc., sont inexistantes ou strictement limitées, et, en ce qui concerne la « dénazification », après quelques mesures spectaculaires, elle a fini par lasser les autorités «alliées » compétentes, l' « épuration » s'avérant trop vaste, impraticable.. En réalité, les affinités de classe de l'administration « alliée » avec la bourgeoisie allemande ont fini peu à peu par prendre le dessus sur leur antagonisme national et « idéologique », en face, d'une part, du danger de la pénétration ly. R. S. S. et, d'autre part, du réveil révolutionnaire des masses allemandes

Il faut passer à la zone russe pour trouver des changements sociaux portants dans la structure de l'ancienne Allemagne capitaliste et impérialiste, ce qui est la preuve, non pas de l'amour du « socialisme » de la bureaucratie soviétique, mais de la nature de classe de l'Etat soviétique, ce qui l'oblige à défendre ses intérêts et ses privilèges par des méthodes différentes.

Une partie de la Prusse-Orientale ... Kœnigsberg et la région adjacente - a été purement et simplement annexée à lU. R. S. S. et complètement assimilée. La Conférence de Potsdam a admis le transfert de cette région à l'U. R. S. S et, depuis, une série de mesures, prises par l'Administration soviétique dans ces territoires, démontre clairement que le Kremlin considère comme définitive son installation dans cette zone, actuellement l'extrême pointe occidentale de TU. R. S. S.

Kœnigsberg a été débaptisée en juin 1946 et a recu le nom de Kaliningrad, tandis qu'environ 500.000 paysans kol khosiens, ouvriers et administrateurs soviétiques sont venus coloniser ce pays complètement déserté par ses habitants allemands lors de l'invasion de

Prusse Orientale par les armées russes.

En ce qui concerne le reste de la zone sures a profondément altéré sa strucrusse en Allemagne, une série de meture économique et sociale antérieure.

Parmi ces mesures, les suivantes ont le plus d'importance :

á) La réforme agraire qui a été décrétée pendant l'été 1946 et qui est maintenant menée à son terme.

Son but social et politique était, d'une part, de détruire l'aristocratie terrienne des « junkers », pivot du militarisme allemand et élément par excellence inassimilable par la bureaucratie soviétique ; et, d'autre part, de créer une base populaire pour le nouveau régime parmi la masse des paysans qui se sont installés dans les vastes domaines des hobereaux prussiens.

La réforme agraire expropriait totalement, sans indemnité, tous les propriétaires possédant un terrain de plus de hectares. D'autre part, un autre décret stipulait que toute propriété, quelle que soit sa dimension, pourrait être expropriée si elle n'était pas exploitée directement et personnellement par son

TERNATIONALE propriétaire. Ainsi se créa un réseau de petites exploitations individuelles dont les propriétaires n'ont reçu que le sol nu, mais qui, pour tout le reste, outil- , engrais, la lage, bétail, semences, habitations, dépendent de « Bauerhilfe », une organisation officielle qui contrôle économiquement ses membres, et qui, par conséquent, les influence aussi politiquement.

b) L'expropriation des établissements, magasins et commerces appartenant aux « nazis criminels de guerre et industriels fabricants d'armements ».

Cette mesure, approuvée par un referendum en Saxe au mois de mai 1946, est maintenant appliquée dans toutes les régions de la zone russe. bile est complétée par la loi n° 124 du gouvernement militaire russe, qui peut déciderl'expropriation générale des « établissements et entreprises dont la communauté a besoin ». Cependant, les entreprises expropriées n'étaient pas toutes automatiquement nationalisées Dans certains cas, elles pouvaient être vendues à un nouveau propriétaire. Mais le climat général est tel, constate le journal français Le Monde (19-10-1946), que la notion de propriété perd tout sens, aussi bien dans l'industrie que dans l'agriculture. Ceux qu'on autorise à garder leur magasin ou à en acheter un savent qu'ils en disposent maintenant comme une tolérance, un privilège et n'ont aucun droit ».

C'est en Allemagne aussi, plus que dans n'importe quel autre pays du

« glacis » soviétique, que les entreprises nationalisées, ainsi que les entrepri-

•mixtes russo-aliemandes ont été obligées à une coopération plus étroite entre elles sur la base d'une planification partielle.

c) La fermeture des banques et le blocage de tous les comptes en banque et dans les caisses d'épargne.

Il s'agissait là d'un moyen radical de

« thérapeutique » contre l'inflation et la spéculation, et qui a accentué le nivellement social. Il est vrai que, paral lèlement à ces mesures, on aperçoit clairement les efforts de la bureaucratie soviétique pour favoriser la construction d'une caste indigène privilégiée sur laquelle s'appuie en particulier son appareil d'administration et qui dirige aussi le Parti Socialiste Unifié allemand. Les éléments de cette caste sont recrutés parmi les intellectuels, techniciens et les ouvriers spécialisés allemands, qui jouissent d'un niveau de vie beaucoup plus proche de celui des officiers russes que de la grande masse des ouvriers et des paysans allemands et russes. La tendance vers l'assimilation structurelle de la zone russe par la bureaúcratie soviétique est claire, mais son aboutissement est autre chose et dépend avant tout du rapport de forces avec l'impérialisme.

Quel sort l'Allemagne peut-elle espérer de la prochaine Conférence de Moscou ? Le « traité de paix » que les

« Quatre » se proposent d'élaborer le mois prochain dans la capitale soviétique n'est en réalité qu'une tentative de trouver un modus vivendi dans leur lutte pour la domination de l'Allemagne.

Malgré ses destructions immenses, qui ont illustré de la façon la plus dramatique les horreurs de la guerre impérialiste et de la barbarie capitaliste et stalinienne, ce pays reste un facteur capital dans la situation européenne et mondiale. C'est à travers l'Allemagne que l'impérialisme américain et l'impérialisme anglais exerceront, comme nous - l'avons démontré, leur pression principale pour renverser les positions soviétiques en Europe et en U. R. S. S. même. C'est par l'exploitation intensifiée d'une partie de Allemagne que l'impérialisme français décrépit cherche à ranimer son économie. C'est des réparations allemandes que la bureaucratie soviétique aura encore besoin, pour une grande période, afin devfaire face, au moins en partie, aux nécessités de sa reconstruction économique.

Soumise au jeu des impérialistes et de la bureaucratie soviétique, l'Allemagne est destinée à servir uniquement les intérêts économiques et politiques antagonistes de ses occupants.

Seul le développement d'un mouvement ouvrier révolutionnaire indépendant peut lutter aujourd'hui contre ceux-ci et contre leurs agents respectifs en Allemagne, social-démocrates officieux jouissant des faveurs des impérialistes et staliniens protégés et serviteurs du Kremlin.

Plusieurs indices permettent de constater que le mouvement ouvrier allemand après une longue période d'atomisation de paralysie organisationnelle et idéologique, est en train de se reconstruire et d'apparaître comme un facteur indépendant dans l'arène politique de l'Allemagne.

Ce mouvement semble déja en grande partie être immunisé contre la contamination stalinienne: Il est possible qu'en Allemagne et en Autriche, plus rapidement que dans d'autres pays de Europe, le mouvement ouvrier, pendant sa prochaine montée, échappe au

ERNATIONAL E contrôle des partis de Moscou et prépare la renaissance du mouvement révolutionnaire dans toute l'Europe et dans le monde.

La situation allemande renferme des possibilités révolutionnaires énormes. La classe ouvrière aliemande est la seule qui puisse entreprendre, sous son contrôle, la reconstruction économique du pays, dans une atmosphère de véritable démocratie proletarienne, que créeront les comités d'ouvriers d'usine, de quartier et les 'syndicats, organes d'élaboration et d'exécution du plan de reconstruction de l'Allemagne.

En même temps, le mouvement ouvrier allemand a à lutter dès maintenant pour les formes démocratiques les plus élémentaires, en vue de faire éclater le corsetage militariste réactionnaire et oppresseur que lui imposent les occupants: une paix sans annexion ni réparations, le départ de toutes les troupes d'occupation, la libération imméalate des prisonniers, le droit de grève, de reunion, d'association, de presse, etc. Les révolutionnaires marxistes allemands auront l'occasion de mettre devant les masses allemandes qui chercheront la voie de la lutte un audacieux programme combiné où les mots d'ordre démocratiques et économiques les plus élémentaires se trouveront liés aux mots d'ordre transitoires plus avancés et aux mots d'ordre purement socialistes et révolutionnaires.

C'est au travers des luttes sur un tel programme que le mouvement ouvrier allemand créera les cadres du grand parti révolutionnaire dont il a besoin pour sortir l'Allemagne de sa paralysie actuelle, pour briser l'esclavage que les impérialistes et la bureaucratie soviétique veulent lui imposer et pour la mener vers la révolution socialiste dont le triomphe en Allemagne sera une des meilleures *chances pour la révolution socialiste européenne et la renaissance révolutionnaire de l'U. R. S. S.

Les partisans de la IV° Internationale en Allemagne seront à l'avant-garde de l'élaboration du programme et de la construction du parti révolutionnaire allemand.

Février 1947.

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