En décembre 1946, les communistes internationalistes d'Autriche, I.K.O., reconnus par le Plénum d'octobre 1946 du Comité Exécutif International comme section autrichienne de la IV° Internationale, ont tenu leur première conférence nationale après l'unification des différents groupes trotskystes en Autriche.
conférence adopta des thèses politiques sur la situation mondiale et les perspectives du travail en Autriche qui se solidarisent complètement avec la ligne politique élaborée par la Conférence d'avril de la IVe Internationale. Nous espérons pouvoir publier, soit le texte en entier, soit de larges extraits de ces thèses dans le prochain numéro de Quatrième Internationale.
La conférence ratifia l'unification et précisa ses vues concernant la question de la « tactique de guerre combinée ». Elle prit une série importante de mesures organisationnelles, permettant le passage progressif de l'organisation à un travail plus large, élit une nouvelle direction et formula de nouveaux statuts.
La conférence adressa également une résolution au Comité Exécutif de l'Interlutte plus vigilante contre des tendances opportunistes ultra-gauches et détaillant nationale, IV Internationale, le remerciant d'avoir solidarisant reconnu les I.K.O. section intégrante de la sa ligne politique, lui demandant une ses vues sur quelques questions précises : caractère des partis réformistes et staliniens, mot d'ordre des Etats-Unis socialistes soviétiques d'Europe, de la dictature du prolétariat, etc. Cette résolution sera publiée dans un bulletin intérieur du Secrétariat International. la conférence lança un manifeste à la IV* Internationale, à toutes ses •sections, à tous les groupes et organisations sympathisantes et aux travailleurs de tous les pays, dont voici le texte: « Plus d'une année et demie s'est écoulée depuis la chute du régime nazi en Autriche et en Allemagne; mais ces deux pays, et spécialement l'Allemagne, continuent à être occupés par les puissances « alliées ». Le poids de cette occupation pèse lourdement sur les masses laborieuses, en premier lieu sur le prolé-
» Les communistes internationalistes d'Autriche (I.K.O.) mènent, comme auparavant, la lutte pour le retrait de toutes les troupes d'occupation, ni dans un esprit propre bourgeoisie, comme le font le parti sociallste, ot, plus hypocritement encore, nationaliste borné, ni de façon et chauvine en s'adaptant a leur le parti stalinien. Au contraire, les communistes internationalistes d'Autriche n'ont janais cessé de démontrer que l'occupation ne peut que renforcer les tendances chauvines et fascistes. Les communistes internationalistes ont toujours affirmé avec insistance que les soldats d'occupation sont leurs frères, que ce sont des ouvriers des Etats-Unis, d'Angleterre, de la France et de l'Union sovietique. Ils ont mené, mènent et mèneront la lutte pour le retrait de toutes les troupes d'occupation dans l'esprit de l'internationalisme prolétarien, de la fraternisation des ouvriers de tous les pays et de leur union dans la lutte contre leurs exploiteurs et oppresseurs capitalistes et contre la bureaucratie stalinienne dégénérée.
» Notre lutte pour le départ des troupes d'occupation n'est, de même que la lutte du prolétariat des autres pays occupés, et particulièrement celle du prolétariat allemand auquel nous nous sentons fraternellement unis, rien d'autre que la lutte contre une atteinte portée au droit démocratique de chaque peuple à disposer de lui-même. C'est la lutte pour l'utilisation effective, contre leur propre bourgeoisie, des droits démocratiques par les masses opprimées, et elle fait partie intégrante de notre combat pour les droits démocratiques des masses, pour le libre développement de leur lutte de classe." » Mener cette lutte dans un esprit internationaliste, cela signifie que c'est en premier lieu au prolétariat des pays occupants qu'incombe la tâche d'élever sa voix contre ses propres oppresseurs, pour obtenir le retrait des troupes d'occupation. Aucun peuple ne peut réellement être libre s'il opprime un autre peuple, s'il n'empêche pas ses propres oppresseurs d'opprimer d'autres peuples.
» Par conséquent, les communistes internationalistes d'Autriche adressent un appel pressant au prolétariat américain, anglais et français, afin d'aider la classe le prolétariat tivement ouvrière dans sa lutte pour le retrait de toutes les troupes d'occuautrichienne, autrichien fera toujours partie, afin et spécialement la classe ouvrière de la allemande dont soutenir effec32 pation. Ils adressent leur appel en premier lieu aux sections de la IVe Internationale de ces pays pour que celles-ci attirent l'attention du proletariat de leur pays * sur le fait de l'occupation prolongée, et pour qu'elles luttent pour le retrait immédiat et inconditionnel des troupes d'occupation, en expliquant que l'occupation viole le droit démocratique des peuples à disposer d'eux-mêmes, et qu'elle empêche le libre développement de la lutte de classe prolétarienne.
» Les communistes internationalistes d'Autriche sont convaincus que les bol-. chéviks-léninistes de l'U.R.S.S. et le prolétariat russe, dans la mesure où le leur permettent les conditions de la dictature bureaucratique, élèvent également la voix en faveur du retrait immédiat des troupes soviétiques d'occupation, comme seul moyen de démasquer les oppresseurs impérialistes devant les masses et de rétablir la sympathie générale des travailleurs pour l'U.R.S.S. En agissant ainsi, l'U.R.S.S. montrerait la voie pour la cessation de l'occupation et permettrait à la lutte de classe prolétarienne de suivre brement son cours. » Les communistes internationalistes d'Autriche s'adressent enfin aux travailleurs de tous les pays pour que ceux-ci se placent aux côtés du prolétariat autrichien et allemand et du prolétariat de tous les pays occupés, dans leur lutte pour le droit de disposer librement d'eux-mêmes, dans l'esprit de l'internationalisme prolétarien, dans l'esprit du cri de guerre du manifeste communiste:
» PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !
» Communistes Internationalistes d'Autriche, section de la IVe Internationate.»