LES ELECTIONS BELGES " Deux partis sortent sérieusement renforces chrétien, nouvelle enseigne du parti catholldes élections du 17 tevrier le parti social que, qui voit sa représentation a la Chambre passer de 73 a 92, et le parti communiste, qui passe de 9 a 23. Le parti socialiste se rentorcu également de 64 à 69 sièges.
Le grand vaincu est le parti libéral, qui tombe de 33 à 17. et le nouveau partt du cenculholique, tre niblement 1 siege, après un battage publici- ¡Union Démocratique nuance M.R.P.). qui emporte po- Belge (dissidence emporte taire effréné.
Sur le plan purement parlementaire. l'avance des catholiques apparait comme la résorbton pure et simple des anciennes formations fascistes de Rex et du V.N.V. flamand, tandis que les gains communistes et socialistes semde l'écroulement du parti bient provenir libéral.
Sur le plan social, cela signifie que la classe ouvrière a voté en masse pour les partis socialiste et communiste, avec un glissement tres net vers le parti communiste, tandis que les classes moyennes ont vote, en Flandre et dans le Luxembourg, c'est-à-dire dans les régions essentiellement agricoles, pour le parti catholique, et. dans les régions industrielles, pour le parti catholique ou pour le parti socialiste. La paysannerie, qui a ete le plus durement frappée par les mesures de blocage monétaire et par la politique de stabilisation des prix du gouvernement van Acker, a mason véritable terrain ; Ils n'ont pas osé poser la question de la monarchie, Ils n'ont pas osé exiger le procéa de Léopold II, malgré les documents écrasants qu'ila avaient contre lui.
Toute cette série de capitulations ne pouvuit que rejeter les classes moyennes dans les bras de la rénction et frayer la vole à lu dictature, Et cela ne serait pas encore grave s'ils étaient capables de tirer les lecons de cette défaite. Mais que voyona-nous au lendemain des élections ? Le Parti communiste continue à lancer des appels à l' « union de tous les démocrates ›, c'est-à-dire à la continuation de In coalition avec les libéraux. Quant au parti socialiste, il prépare déjà le terrain pour une nouvelle formule gouvernementale basée sur une alllance avec le parti catholique. s A moins que le P.B.C. ne renonce tormellement 4 son projet inconstituflonnel de consultation plébiscitaire, comme à toute velléité d'amnistie en matière d'incivisme, à moins qu'il ne relègue à un rôle effacé certaines des personnalités qui exercent sur lui depuis longtemps une forte influence. on ne voit pas comment il pourrait obtenir des partis de gauche un appui que la majorité absolue du corps électoral a récusé d'avance et qu'il ne ratifierait certainementpas. »
Ainsi s'exprime Victor Laroche dans « Le Peuple ». L'invite est claire. Ces messieurs sont incapables d'apprendre des défaites. L'idée de rentrer dans l'opposition, de dresser le front unique ouvrier contre la réaction léopoldiste ne leur vient même pas à l'esprit.
Sauf un sursaut de la classe ouvrière ou des événements extérieurs qui pourraient modifier le rapport des forces en faveur de la classe ouvrière la Belgique glisse lentement sur la pente du bonapartisme.
Note. - Le candidat trotskyste à Charleroi a recueilli 1,100 voix.
BULGARIE
PREMTERES NOUVELLES DE NOS CAMARADES BULGARES
Nous avons reçu le premier rapport de nos camarades bulgares qui nous annoncent l'existence d'un Parti Communiste Internationaliste en Bulgarie luttant sur le programme de la IVe Internationale.
Nos camarades précisent que la terreur du
« Front Patriotique » dirigé par les Staliniens ne leur permet aucune activité légale.
Plusieurs de nos camarades ont été arrêtés.
emprisonnés et même menacés de mort. Les
Stalinlens qui, en même temps, autorisent l'activité de plusieurs autres organisations réactionnaires et fascistes, ne pardonnent pas à nos camarades leur fidélité durant toute la guerre au programme du socialisme révolutionnaire.
Nos camarades bulgares invitent toutes les organisations prolétariennes et en particulier toutes les sections de la IV° Internationale à envoyer de vigoureuses protestations au Premier ministre ex-fasciste Georgiev et à son miniatre stalinien de l'Intérieur, contre la terreur exercée par le gouvernement bulgare envers le mouvement ouvrier révolutionnaire de tendance antistalinienne, et pour exiger la légalisation du Parti Communiste internationaliste bulgare.
des prix du gouvernemen son mécontentement nifesté le parti de l'opposition.
Nous assistons done en nette des polarisation très en votant pour
Belgique à une masses entre le parti de la réaction d'une part et les partis ouvrers d'autre part. En réalité, le grand vainqueur des élections, c'est le parti catnoaprès la Libération et après les mesures de nique. Que la bourgeoisie belge ait pu, un au spoliation qui avaient si durement frappé les classes moyennes, surtout la paysannerie, régrouper la grande majorité de celles-ci autour du parti des trusta et des banques par excelTence. tement de défenseur des grands collaborateurs autour du parti qui s'est fait ouverindustriels et Leopold III, c'est là un résultat qu'elle n'eût' du c premier des inciviques » certainement pas espéré il y a un an et qui singulièrement avec la situation contraste française. communiste, dont les gains auraient été beau- Les partis ouvriers, et surtout le parti coup plus importants il y a un an, payent la Tangon de leur collaboration ministérielle avec les catholiques d'abord, avec les libéraux et T'B.D.B. ensuite: Depuis la c libération », ils se sont associés à toutes les mesures anti•ouvrières : désarmement des partisans, mobiligation civile, blocage des salaires ; ils ont aidé la bourgeoisie à surmonter ses difficultés sur le dos de la classe ouvrière et des classes moyennes ; ils ont capitulé lamentablement sur la question de l'épuration ; ils ont laissé en paix les princes de la collaboration industrielle, lee De Larmoit, les Devillez, ete., ils ont permis à la réaction néo-fasciste de développer son agitation autour de Léopold III : ils n'ont pas osé, par peur de provoquer une crise du régime, crise du regime, poser la queston toyale pat poser la question royale sur
CHINE
LE PARTI TROTSYSTE CHINOIS
SURVIT A LA TERREUR JAPONAISE
La Ligue Communiste de Chine, Section chinoise de la IV• Internationale, a répondu à rappel des organisations trotskystes qui ont survécu à la guerre. Sans aucune liaison depuis quatre années, isolés par le front de guerre et par la censure, nos camarades chinois ont maintenu , leur organisation suivant un bref rapport qu'ils ont envoyé.
Dans une lettre de Shanghai datée du 1z janvier, ils nous disent avec flerté: e Nous sommes toujours là malgré toutes les pertes. »
Les pertes, ce sont la mort des camarades sous loccupation japonaise: , nous apprenons que le camarade Chen Chi-chang, membre du Comité Central, trotzkyste de longue date, est mort il y a trois ans dans les mains des gendarmes japonais.
Ainsi la Section Chinoise de la IVo Internationale a subi les persécutions. sanglantes de l'impérialisme japonais tout cemme ses sections sœurs en Europe ont connu les assassinats nazis.
La survivance de l'organisation trotzkyste chinoise dans les conditions les plus ditiches, est un témoignage de plus de la vitalité du mouvement mondial qui est ne sous le signe de la IVe Internationale.
L'organisation chinoise et le S.W.P. d'Amérique sont les cadres les plus anciens du mouvement trotzkyste; ces organisations datent de 1928. L'organisation chinoise a survécu aux terribles années de la terreur du Kuomintang et elle a continué sa lutte dans les conditions difficiles de loccupation japonaise, sans parler des campagnes de calomnies et de trahison de la part des staliniens chinois. Nos camarades du monde entier se réjouiront d'avoir entendu la voix de nos camarades chinois. ETATS-UNIS
BROWDER EXPULSE DU P.C. COMME AGENT DE WALL-STREET
Dans sa séance du 13 février 1946, le Comité National du Parti Communite des Etats-
LEÇONS DE LA VAGUE DE GREVES
CHILI GREVE GENERALE A L'ECHELLE NATIO-
NALE EN PROTESTATION CONTRE LES
MASSACRES AU CHILI.
Santiago, Chili, 31 janvier. - La grève genérale organisée par la Fédération Ouvrière du Chill a eu un succès considérable. La grève générale a été proclamée en solidarité avec la grève des ouvriers du nitrate à Tarapaca, contre l'état de siège imposé par le Gouvernement, pour la défense des libertés démocratiques et en protestation contre la fusillade du 28 janvier dirigée sur les ouvriers.
800.000 ouvriers, petits commerçants, artisans et petits industriels, ont répondu à l'appel de la Fédération. La vie économique du pays a été paralysée pendant 24 heures. Tous les transports, chemins de ter, bateaux, autobus et taxis, étaient arretes. bes usines, les mines et les administrations avaient fermé leurs portes. INDOCHINE
LES TROTSKYSTES PARTICIPENT AU VIET-MINH
Le périodique hebdomadaire « Forum ». publié à Bombay aux Indes, numero de Decembre 1945, dans un article consacre a. la situation en Indochine et à la composition politique du Viet-Minh, écrit: « Le VietMinh comporte trois groupes distincts: les Révisionnistes, les Trotskystes qui sont forts parmi les membres de l'armée nationale, et les communistes staliniens qui contrôlent ViTtuellement la direction politique du VietMinh et forment le seul Parti nationaliste en Indochine. »
‹ Forum » est un périodique nationaliste qui représente le point de vue de la fraction de la bourgeoisie hindoue opposée à l'impérialisme britannique. Unis a expulsé l'ancien secrétaire du Parti, Earl Browder, ‹ pour avoir trahi les principes du Marxisme-Léninisme et déserté vers classe ennemie, le capital monopoleur américain ». Browder tenait le poste de Secrétaire général du Parti Communiste américain depuis 1929.
(Extraits de « Fourth International », Mars 1946)
L'éclatement de la crise économique de 1929 avait temporairement étourdi les ouvriers et la population en général. Etant donné que, de plus en plus, des millions d'hommes se trouvèrent sans travail et que les usines, l'une après l'autre, fermèrent leurs portes, il était naturel que le nombre des grèves diminuat. Le nombre des ouvriers en grève avait atteint le niveau le plus bas, 183.000 ouvriers, en 1930. Ce chiffre passait en 1931 à 342.000 ouvriers et restait stationnaire en
Ce chiffre passait en
1932 jusqu'à la fin de la crise.
En 1933, on a pu constater une reprise du mouvement qui continua durant les années suivantes, d'après les statistiques officielles du ministère du Travail des
Etats-Unis (nombres arrondis au mille).
Années Nombre de grèves Ouvriers en grève Journées de travail perdues
16.872.000
1.168.000
1.695
1933
19.592.000
1.467.000
1.856
1934
15.456.000
1.117.000
2.014
1935
13.902.000
789.000
2.172
1936
28.425.000
1.860.000
4.740
1937
Tandis que les chiffres changent d'une année à l'autre, la tendance générale de la courbe des grèves est ascendante. Le résultat de cette montée des grèves fut la naissance du C.I.O. Des syndicats puissants, sur la base des industries, se formèrent pour la première fois dans les industries du caoutchouc, des automobiles. de la métallurgie, dans les chantiers maritimes, les usines sucrières, le textile, etc... Dès que ces millions d'ouvriers furent organisés sur le plan économique, et surtout dans les industries primordiales, la nécensité d'une action organisée se fit sentir eur le plan politique. vie politique, se heurtèrent à l'opposition et aux manœuvres de diversion de l'orga- Mais ces premières poussées, dans les rangs du mouvement ouvrier, vers une nisation de John Lewis et Sidney Hillman, en 1936, destinées à maintenir les ouvriers dans les harnais de Roosevelt et de l'appareil du Parti démocratique.
La deuxième phase de l'évolution du mouvement ouvrier
La deuxième phase de l'évolution du mouvement ouvrier eut lieu dans les conditions de la guerre. Après avoir trahi les ouvriers sur le plan politique, les dirigeants syndicaux parent facilement étendre leur trahison sur le plan économique. C'était la période de la garantie de ne pas faire de grève, de l'arbitrage gouvernemental, des salaires bloqués, de l'embauche bloquée, et de l'augmentation extraordinaire du coût de la vie. Les aspirations politiques des ouvriers furent encore une fois étouffées, cette fois-ci par l'organisation du P.A.C., qui avait comme but de renouveler, sur une plus grande échelle, l'expérience de 1936 de la League de John Lewis (Non-Partisan League).
Malgré tout le poids de l'appareil d'Etat, malgré leurs propres dirigeants qui agirent en policiers pour la machine de guerre de Wall Street, malgré les briseurs de grèves staliniens, les ouvriers entreprirent une série de luttes défensives. Nous voulons ici également citer les chiffres officiels du ministère du Travail (arrondis au mille):
Années Nombre de grèves Ouvriers en grève Journées de travail perdues
1945 1942 1943 1944 2.968 3.752 4.600 4.956 1.981.000 2.116.000 3.325.000 840.000 35.000.000 13.500.000 4.183.000 8.721.000
Tout en étant moins étendue, la deuxième vague de grèves montre la même tendance ascendante que dans la période précédente. La chute rapide des grèves durant l'année 1942 est due au premier choc de l'entrée de Wall Street dans la deuxième guerre impérialiste. Mais il n'a fallu que quelques mois aux ouvriers pour commencer à s'orienter dans la nouvelle situation. Les années suivantes
June montée ininterrompue jusqu'au point culminant de 1945, principalement à la fin de l'année, dès la victoire sur le Japon. Les chiffres de l'année 1945 montrent montrent que c'est l'année où il y a eu le plus de grèves depuis vingt-cinq ans, depuis 1919, point culminant de la vague de grèves qui suivit la fin de la première guerre mondiale. La plus grande partie des grèves durant la guerre ne furent que de courte durée (une moyenne de 5,3 jours d'arrêt par ouvrier). Les grèves furent rapidement résolues, c'est-à-dire que les ouvriers durent reprendre leur travail sous l'effort des grandes sociétés, du gouvernement et des dirigeants syndicaux, A quelques exceptions près, particulièrement les trois grèves des mineurs, ces grèves combiné n'apportèrent que très peu ou pas du tout d'avantages aux ouvriers.
Dans la période d'avant guerre, il y avait à peu près 10.000.000 d'ouvriers syndiqués. Après le jour de la victoire sur le Japon, il y en avait plus de 14.000.000.
L'esprit combattif et la conscience de classe des militants syndicaux se sont affermis et renforcés. Les militants qui avaient joué un rôle dirigeant avant la guerre ont gagné en maturation, en expérience et en connaissance, Dans la même période, de nouveaux éléments dirigeants se sont formés. Tous ces gains importants se firent immédiatement sentir dès l'ouverture de la période actuelle d'après guerre.
Augmentation d'intensité des luttes grévistes Il n'y a pas encore de statistiques pour les deux premiers mois de l'année
1946. Pourtant, les traits essentiels de la nouvelle étape que nous vivons peuvent atre déta clairement discernes. Les luttes grévistes tentent à surpasser en étendue et en intensité les luttes du passé, de grève par ouvrier s'éleva à 16,3 conre 5,3 jours de grève pendant la guerre. Vers la fin de 1945, la, moyenne des journées (Durant les luttes d'avant güerre, la moyenne était de 20,6 jours de grève par ¡ouvrier). En janvier et février, cette moyenne a doublé et même quadruplé
. Le mouvement ouvrier a montré qu'il possède les forces suffisantes pour les luttes présentes et futures. Tout indique que la bourgeoisie a été frappée par dla puissance des ouvriers sur le plan économique.
Dans la plupart des cas, ces grèves furent un exemple d'unité et de solidarité entre les ouvriers. Les anciennes divisions entre les ouvriers étrangers et indigènes ont disparu. La solidarité entre ouvriers, blancs, et de couleur a été renforcée, Les ouvriers en cols blancs se éléments de la classe moyenne marchent cote à côte avec le mouvement ouvrier. sont rapprochés de l'avant-garde industrielle.
Ce ne furent pas seulement des usines isolées, mais des branches entières • d'industries-clés qui furent arrêtées, faits sans pareil dans l'histoire des syndicats. Et ces industries sont restées fermées. Devant cet exemple d'esprit combattif, de Joyauté et de solidarité entre les ouvriers, toutes les tentatives de division briseurs de grèves ont échoué.
La plus grande défaite des grandes sociétés fut probablement l'impossibilité d'opposer les soldats démobilisés aux grévistes. Après la première guerre mondiale, les patrons purent employer les soldats avec grand succès. Mais cette fois, les soldats démobilisés ont effectivement atteint les piquets de grèves, mais pour se joindre à eux et non pas pour aider les patrons à les briser.
Plusieurs milliers d'ouvriers, spécialement dans la métallurgie, ont fait leur l'occasion de renouveler et d'étendre les méthodes d'organisation d'une grève applipremière expérience d'une grève victorieuse, Des millers d'autres ouvriers ont eu guées pour la première fois durant les grandes grèves d'avant guerre. De nouveaux ouvrières, spécialement dans l'industrie automobile, promet beaucoup pour l'avenir. cadres dirigeants se sont formés. L'esprit d'initiative et de combat des masses
Mais à côté de cette puissance de la classe ouvrière sur le plan économique, il y a une faiblesse frappante sur le plan qui, en dernière analyse, est décisif, c'est-à-dire sur le plan politique. La crise politique du mouvement ouvrier existe depuis 1929 n'a pas été résolue et, au contraire, est devenue plus aiguë.
Les premiers signes de réveil politique se sont déjà manifestés. En posant la question des prix et en exigeant que les patrons ouvrent leurs livres de comptes, les ouvriers de la General Motors touchent vraiment à la question la plus brûlante : qui sera le maître du pays, les trusts ou la population ? On ne peut répondre à cette question de façon décisive qu'à travers une lutte politique.
•La prise de conscience des ouvriers vis-à-vis des problèmes et des tâches olitiques se manifeste dans des resolutions comme celle prise recemment par 1
CI.O. de Greater Flint » en faveur de la formation du Parti Travailliste, Lor des élections de Detroit, l'année dernière, les ouvriers votèrent en grande majorité. pour Frankensteen, candidat soutenu par le C.I.O.
Nous autres Trotskystes, nous sommes fiers du fait que, dès 1838, mouvement a adopté le programme transitoire qui donne des mots d'ordre relatifs relatifs aux prix et salaires et à l'ouverture des livres de compte des trusts, mots d'ordre qui deviennent de plus en plus populaires parmi des larges couches ouvrières. A ce moment, nous proposions également le mot d'ordre de la construction d'un parti travailliste indépendant, Nous sommes persuadés que la longue crise de maturation de la prise de conscience politique des ouvriers trouvera sa solution dans la troisième phase de la nouvelle époque américaine par la création de cet instrument efficace et indispensable pour une action politique.