La province de Brandebourg était le principal fournisseur de produits agricoles pour la ville de Berlin jusqu'à l'occupation.
Maintenant, la population y vit exclusivement de pain et de pommes de terre. Mais, même ces deux denrées sont très rares. Dans certains cas, on distribue seulement 2 kg. 1/2 de pommes de terre par personne pour tout un mois, et la viande n'existe pas. Le bétail a crevé pendant les exodes, ou a été abattu par les soldats des différentes armées qui ont passe par là. La région est riche en lacs, mais il n'y a plus de poisson, car les soldats mais il n'y a plus de poisson, car les soldats main. Il n'y a pas eu de distribution de matières grasses depuis le mois de mai. Le lait n'est distribué qu'aux enfants jusqu'à 3 ans, à raison d'un quart de litre, mais même ces distributions sont très irrégulières. Les médecins ont constaté un amaigrissement général de la population d'une moyenne de 20 kg., chez les personnes normalement développées.
90 % des maisons d'habitation sont entièrement ou partiellement détruites.
On estime à 1,3 millions le nombre de percarte d'alimentation. 9 millions de réfugiés sonnes qui sont, pour diverses raisons, sans expulsés de la Pologne et des Balkans ont passé par la région et on en attend 5 millions
RNATIONAL E prochainement. Il n'y a pas d'hommes valides parmi ces expulsés car ils ont été déportés vers l'Est. Il n'y a que des vieillards, des femmes et des enfants et tous dans un état lamentable; ces réfugiés n'ont le droit de séjourner qu'un seul jour dans une comcommune et la plupart du les loger, mais on est de la soupe. Il n'y a enfants des expulsés, masse.
2.000
4.000 temps on ne peut pas obligé de leur donner pas de lait pour • les aussi meurent-ils en inclus les morts par les bombardements.
Depuis l'armistice
LA REFORME AGRAIRE
EN ZONE RUSSE
Pour la zone d'occupation russe de l'Allemagne, le partage des grandes propriétés terriennes a été décrété le 6 septembre 1945.
Dans la province de Brandebourg, un quart de la superticie arable a été expropriée jusqu'au mois d'octobre. Il s'agit de 2.382 propriétés qui englobaient 758.952 Ha., dont 406.815 Ha. de forêts. 75.874 demandes pour une attribution de terres ont été reçues par les autorités, dont 36.400 par des « paysans pauvres », 20.791 par des ouvriers agricoles et des artisans, 13.668 par des réfugiés venant de l'Est. 4.932 familles ont déjà reçu 36.217 Ha. de terres.
Dans la province de Mecklenbourg, on doit distribuer 700.000 Ha. de terres arables et 200.000 Ha. de forêt. 56.740 demandes ont été déposées, dont la moitié par des réfugiés.
Dans les deux provinces, les gros paysans nazis ont été expropriés. Ceux qui furent
Année
1938
1939-1944
Mai à juillet 1945
1945
Depuis le Ter août
Nombre d'habitants
(en millions)
4,
2,
3,0
La mortalité infantile est particulièrement élevée, par endroits elle atteint exactement 100 %. Dans le departement de Ruppin, on a enregistre 4o nouveaux-nes et 41 bebes morts dans la même période. A Bochov, il n'y eut dans les• dernieres semaines que des morts-nés. A Berlin, la mortalité infantile s'élève à 60 %.
Pour compléter le tableau qui ressemble à celui de la Russie en 1921, on estime aujourd'hui à 10.000, dans la province de Brandebourg, les entants abandonnes qui vagabondent, volent et pillent.
On s'attendait à une aggravation de la situation en niver. , La récolte n'a été que partellement possible, car bien des champs sont restés incultes par suite des combats et du manque de machines agricoles et même des outils les plus rudimentaires qui ont été réquisitionnés.
La situation n'est guère meilleure dans les provinces plus à l'ouest et elle est pire vers l'est.
C'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de véritables épidémies jusqu'à présent dans cette province, mais les cas de fievre typhoïde et de diphtérie sont de plus en plus fréquents. Les autorités d'occupation craignent beaucoup pour leurs troupes et même pour la contagion de leur propre pays. Dans les environs de Berlin, des essais ont été faits pour vacciner la population, mais on a dû y renoncer car trop de gens mouraient, n'étant pas assez résistants pour supporter le vaccin.
On ne possède pas de statistiques sur la mortalité pour toute la province de Brandebourg, on l'estime à dix fois celle d'avantguerre. A Forst, Ville rurale d'à peu près 36.000 habitants, il y a journellement 35 a 40 morts, dont les cadavres portent les signes de la sous-alimentation. Pour la ville de Berlin, les médecins ont dressé la statistique suivante (que les autorités elles-mêmes trouvent très incomplètes).
Nombre de morts par jour
C'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de épidémies jusqu'à présent dans cette province, mais les cas de fievre typhoïde et de diphtérie sont de plus en plus fréquents. Les autorités d'occupation craignent beaucoup pour leurs troupes et même pour la contagion de leur propre pays. Dans les environs de Berlin, des essais ont été faits pour vacciner la population, mais on a dû y renoncer car trop de gens mouraient, n'étant pas assez résistants pour supporter le
On ne possède pas de statistiques sur la mortalité pour toute la province de Brandebourg, on l'estime à dix fois celle d'avant-
Ville rurale d'à peu près 36.000 habitants, il y a journellement 35 a 40 morts, dont les cadavres portent les signes de la sous-alimentation. Pour la ville de Berlin, les médecins ont suivante (que les autorités elles-mêmes trouvent très incomplètes).
Nombre de morts par jour
IV° particulièrement actifs en tant que nazis, ont été expropriés moins de 100 Ha. de terres. Les anciens promême lorsqu'ils possédaient priétaires ont été déportés dans des camps sur des iles de la Baltique. Les demandes d'attributions de terres furent si nombreuses que les nouveaux propriétaires ne recevront propriétaires manquent d'outillage et d'habique 5 Ha. au maxımum, mais les nouveaux tations. Les maisons des anciens propriétaires ont bien été réquisitionnées, mais leur nombre est insuffisant. La plupart du temps, les habitants vivent dans des baraques d'argile et utilisent en commun les quelques outils qui restent après les réquisitions faites par les autorités russes. L'engrais, les machines agricoles, le bétail et le bois de construction manquent totalement.
« Le problème du financement n'est pas enécrit le « Deutsche Volkszeicore résolu », tung » de mand » stalinien). Ce même journal polémi- Berlin (Journal du Peuple Alleque contre « les saboteurs qui font des théorie sur l'instauration du système des Kolkhoses en Allemagne et qui par cela donnent de l'espoir aux réactionnaires. » ANGLETERRE
Où en est la situation ? situation politique d'aujourd'hui en Angleterre est caractérisée en général par un calme inquiétant. nationalisation de la Banque nationalisation des d'Angleterre, mines, toutes proposition les deux sous le principe de la « ont rassuré pour l'instant les capicompensation équitalistes. Il est évident pour eux que le goutable », vernement du Labour Party n'a pas l'intenAttlee et Cie se contentent de procéder à des de prendre des mesures « nationalisations » qui ne sont que des miettes pour les aspirations profondément servent qu'à maintenir le système économique masses, mais qui, réalité, britannique traversé de crises par une plus grande centralisation de la structure capitaliste. pourtant si les masses, qui portèrent avec un Mais les capitalistes se demandent tel élan le Labour Party au pouvoir en juillet dernier, trahison de leurs ne renverseront pas mauvais chefs. les plans de
La classe ouvrière anglaise, d'autre part, se état d'attente. Les masses attendent de voir par leur propre expérience
Use passeront les nationalisations. veulent donner l'occasion à leur Elles vernement de montrer ce qu'il peut faire. est incontestable que les indemnités allouées ont déjà fait naître des doutes considérables, particulièrement parmi les ouvriers avancés, pour savoir à qui profiteront les « nationalisations ». Il est certain que des luttes économiques sporadiques contre le programme
Labour-Gouvernement de maintenir les ouvriers au bas niveau de vie du temps de guerre, et même de l'abaisser pour permettre aux capitalistes de développer leur commerce d'exportation en faillite, ont eu lieu et poursuivront. C'est ce qui s'est passé dernièrement dans la dernière grande grève des dockers, c'est ce qui se produit actuellement plan moins spectaculaire dans plul'esprit de grève. Mais les masses continuent sieurs industries où se sur un développe lentement à soutenir le gouvernement du Labour-Party.
et de récentes élections partielles montrent la même tendance que les élections générales les élections municipales de la dernière
Le Parti trotskyste britannique, le Parti
Communiste Révolutionnaire, concentre jus-
« Nationalisations sans indemnités et sous le tement agitation mot d'ordre contrôle des ouvriers » et en soutenant les
Sont lieu avec le mot d'ordre de grèves aul l'échelle mobile des salaires pour compenser la hausse du coût de la vie. Un problème immédiat sur lequel nos camarades du R.C.P. centrent leur activité est celui du problème du logement. Ils réclament des mesures efficaces pour résoudre cette question brûlante, la réquisition des maisons inutilisées des riches et leur habitation immédiate par les ouvriers sinistrés et les anciens combattants.
Le fascisme britannique relève à nouveau la tête. Les partisans de Mosley s'organisent dans le « Parti Populaire » et la « League of Service Men and Women ». Ils tentent de préparer le terrain pour pouvoir capitaliser le mécontentement et la désillusion que ne manquera pas de faire naître parmi les masses la politique de trahison des Attlee et Cie. Un meeting qui a lieu à Londres, à Holborn Hall, 6 décembre, servait ballon - d'essai. Nos camarades R.C.P. mobilisèrent leurs membres ouvriers contre ce meeting. Ensemble, avec des centaines de militants de bases du Parti stalinien, qui ne participait pas en son propre nom à cette action, nos camarades réussirent à arrêter le meeting qui fut pris en main les ouvriers et finit au chant de « l'Internationale ».
Comme dans l'armée américaine, une rés'est produite dans les forces britanvolte niques, particulièrement en Extrême-Orient, pour protester contre la lenteur des demobilisations. Mais ici, particulièrement pour le cas. des unités de la Royal Air Force, la révolte ne s'est pas limitée à des demonstrations, mais a pris la forme de grèves effectives dans toutes les unités principales du Pacifique. La presse capitaliste, comme dans le cas des dernières grèves, cria aux « agitateurs trotskystes ». Mais ce mouvement était si étendu que le gouvernement se trouva forcé de céder aux soldats sur les revendications pour le retour au pays et de prendre immédiatement des mesures pour faciliter leur retour plus rapide.
En général, on peut dire que les symptômes de grandes luttes de classes prochaines peuvent être discernés en Angleterre. En même temps se développe l'action des Indes par des démonstrations et des grèves réclamant la libération des 150.000 membres de l'armée nationale hindoue de Subhas Bose que l'impérialisme britannique veut condam-
« trahison » — et pour lesquelles les troupes britanniques de l'Extrême-Orient, d'après les rapports du « Socialist Appeal »
R.C.Р., manifestent ouvertement sympathie. ETATS - UNIS
Ces derniers mois, la lutte des classes en
Amérique du Nord a éclaté avec un élan sans précédent dans l'histoire de la classe ouvrière de ce continent. Au moment d'écrire ces ignes, pres de 2.000.000 de grévistes tiennent les piquets de grève. Parmi ceux-ci 175.000 ouvriers appartiennent à l' « United Auto
Workers », luttant depuis plus de deux mois contre la Société « General Motors », contrôlée par le trust Dupont. 700.000 ouvriers métallurgistes, 200.000 électriciens, 30.000 ouvriers des machines agricoles, ainsi que des milliers d'ajusteurs, de télégraphistes, de téléphonisetc., sont également en grève. Afin d'obtenir la reprise du travail de 350.000 bouchers et emballeurs de viande, le gouvernement a dû saisir les usines et garantir aux ouvriers une augmentation sensible de leurs salaires avant que ceux-ci ne quittent leurs piquets le grève. Entre temps, 260.000 téléphonistes menacent de se mettre en grève pendant 30 jours, et la grève a été votée par 216.000 che-
Le mouvement est tellement étendu et si profond que la presse capitaliste parle terreur de la possibilité d'une grève générale. Alors que la revendication officielle de la plupart des ouvriers en grève est une augmentation des salaires d'a peu pres 30 % pour compenser l'augmentation du coût de la
IVe INTERNATIONALE vie, le terrain actuel de la lutte est plus elevé. Les ouvriers de l'automobile, industrieclé entre l'industrie lourde comme celle de lacier et l'industrie légère des produits de consommation, ont marqué un point dans leur lutte contre la General Motors. Dans la déciaration à la presse pendant les pourparlers precedant la grève, leur syndicat a caractérisé la lutte comme n'étant pas seulement économique, mais comme une lutte contre « un complot réactionnaire de la part des grandes sociétés pour briser le mouvement syndical, etablir une dictature fasciste et dérouler un programme de domination du monde menant directement à la troisième guerre mondiale ».
La tendance générale de cette vague de grèves, comme on peut le voir par cet exemple, se dirige vers une politisation, une conscience de classe que n'a encore Jamais montré le jeune et puissant prolétariat américain.
En même temps que la puissante vague des grèves, l'impérialisme américain a dû faire à une révolte prenant des proportions aussi grandes dans ses armées de conquête. Dans les Philippines, au Japon, en Chine, en italie, en France, en Allemagne, à travers oute la terre, des milliers et des milliers de G.Is. ont manifesté dans les rues, réclamant leur retour au pays. La conséquence immédiate fut une déclaration du « War Department » (Ministère de la Guerre) disant que la démobilisation serait ralentie. Mais les G.Is. manifestant allèrent plus loin que leur revendication immédiate. Elisant des comités et mettant en avant une « Magna Charta pour G.Is., ils dénoncèrent le système prussien de l'armée et réclamèrent la démocratisation de l'armée, contre l'occupation des pays « libérés » et, prenant une position très ferme « alliés ». Ici également, il est évident que la politisation est en progrès.
La coincidence de ces deux grandes vagues de révoltes n'est pas un hasard. Les méthodes d'action militante des masses adoptées par les soldats sont caractéristiques des traditions ouvrières américaines. Paris, la presse rapporta par exemple que les G.Is., dans leur manifestation, appelèrent « jaunes » ceux qui refusaient de se joindre à eux. Tout comme les ouvriers qui élirent des comités de grève, les troupes élirent des comités de soldats. Pendant que les anciens combattants de retour en Amérique sont à la tête des piquets de grève chez eux, les militants syndicalistes sont a la tête des comités de soldats d'outremer. Les sympathies entre ces deux secteurs des masses américaines sont manifestes.
Au moment même où le commandement suprême prenait des mesures pour empêcher d'autres manifestations, il était forcé de faire des concessions. La démobilisation fut accélérée. Les grévistes également obtiendront des avantages, quel que soit le cours de la lutte. Leur esprit combattif sera ainsi renforcé par les victoires concrètes qu'ils auront obtenues. De plus grandes luttes, sur un plan plus élevé, suivront La bureaucratie travailliste, qui a fait tout ce qu'elle a pu pour éloigner les ouvriers de la lutte, fut forcée de prendre la direction dans cette première phase. Dans les luttes prochaines, les ouvriers, on peut le prédire, rentreront dans un conflit plus aigu avec leur bureaucratie.
De nouveaux mots d'ordre ont eu un profond écho dans cette vague actuelle de luttes. Ces mots d'ordre sont les mots d'ordre des trotskystes américains, du « Socialist Workers Party », qui applique le programme transitoire de la IVe Internationale en Amérique. « Ouvrez les livres de comptes », « Retirez les troupes du sol étranger » ont été des mots d'ordre qui, il y a quelques mois, apparurent pour la première fois dans « The Militant », organe du S.W.P. Aujourd'hui, ils sont dans la bouche de millions d'ouvriers et de soldats. « The Militant », publié à plus de 100.000 exemplaires, est distribué, connu lu et apprése par tous les piquets de grève. Il indiane numéro hebdomadaire. Les trotskystes ame- l'étape suivante aux ouvriers, dans chaque aans caque ricains ont provoqué par leur travail la haine créer une atmosphère de pogroms contre les de toutes les réactions. Des tentatives de militants du S.W.P., par les jaunes et les staliniens, ont rencontré la répulsion de cruciaux de la lutte ; les ouvriers se rallièrent part des grévistes à Flint, l'un des points la à la défense de ces militants dirigeants et au
Parti.
Réclamant actuellement une conférence gente des syndicats pour centraliser la lutte urdes grèves, le S.W.P. concrétise le programme de toutes les revendications par le mot d'ordre « Pour un parti travailliste indépendant » basé sur les syndicats, Tout comme les autres mots d'ordre, ce mot d'ordre, dans la période suivante, deviendra celui de millions d'ouvriers. FRANCE
Le 2º Congrès du P.C.I.
Notre section française a tenu, du 2 au 6 février 1946, son deuxième congrès national.
Y assistaient environ quatre-vingts délégués, les représentants de plusieurs sections de l'Internationale, ainsi que de nombreux auditeurs. Les débats du Congrès ont tourné autour de l'examen de la situation mondiale et nationale et de la réorganisation du Parti. Des résolutions importantes ont été prises sur tous ces sujets.
Le Congrès a élu une nouvelle direction nationale élargie du Parti et a adopté manifeste. un
Sa convocation coïncide avec l'éclatement de la crise gouvernementale en France, crise qui a mis en lumière toute la gravité de la situation économique du capitalisme français, et l'impasse où conduit la politique des Partis Communiste et Socialiste. HOLLANDE
Le Congrès du P.C.B.
Les Trotskystes en Hollande, qui étaient organisés dans le Comité des Marxistes Révolutionnaires (C.R.M.) ont tenu leur Congrès d'inauguration pendant les vacances de Noël à Amsterdam. Plus de cent délégués et invités part. Le Congrès démontra que l'organisation considérablement augmenté ses effectifs depuis la « libération » au printemps. groupes ont été formés dans presque chaque grande ville de la Hollande.
délégués exprimèrent leur opinion certaine que l'organisation, qui prit le nom de Parti Hollandaise de la IVe Internationale, se ren- Communiste Révolutionnaire, Section forcera et grandira rapidement.
principales résolutions du Congrès étaient : l'adoption d'un programme d'action adaptant le programme transitoire de l'Internationale à la situation actuelle en Hollande, le vote d'une résolution sur la lutte pour une Indonésie libérée de l'impérialisme hollandais, et une résolution qui concrétise et précise la position trotskyste vis-à-vis de l'U.R.S.S. en rapport avec les dernières évolutions. Il y eut des discussions vivantes sur ces sujets qui révélèrent un accord fondamental du congrès en général avec les positions traditionnelles de la IVe Internationale.
Une grande partie du travai du congres était réservée aux questions organisationnelles et surtout à l'élaboration d'un programme d'expansion. principe d'une campagne organisationnelle fut adopté. Des campagnes ont été lancées pour 350 membres et 1.000 nouveaux abonnements à l'organe central « De Rode October » pour le 1er Mai. Une campagne fut également prévue pour un fond de soutien financier.
La principale activité d'agitation du Parti est centrée autour du mot d'ordre « L'Indonésie libérée immédiatement de la Hollande ». Cette activité n'a pas seulement tait gagner de l'influence aux Trotskystes hollandais sur le mouvement des masses des Indonésiens en Hollande - qui ont été délaissés par tous les soi-disant partis politiques et groupes ouvriers - mais ils ont également gagné de nombreux militants de base du Parti stallnien, parmi lesquels cette question a provoqué une crise d'une certaine envergure, Les staliniens hollandais soutiennent la politique indonésienne du gouvernement impérialiste. L'agitation de nos camarades sur la question colcniale a eu de grandos répercussions. Le congrès de la Confédération Syndicale (E. V.C.) qui eut lieu fin decembre, adopta une resolution, maigre la direction stalinienne, se déclarant pleinement solidaire avec les Indonésiens dans leur lutte pour la libération de toute oppression impérialiste. ITALIE
La mor: du C. Nicola di Eartolomeo
Nicola di Bartolomeo, fondateur de notre section italienne, le Parti Ouvrier Communiste, est mort le 10 janvier 1946, à l'âge de 44 ans.
Il a commencé sa vie de militant aussitôt après la première guerre mondiale.
Après l'avènentent du fascisme en Italie, Bartolomeo gagne clandestinement la France et rejoint de bonne heure les rangs de l'opposition de gauche.
Il milite pour son programme en Brance, en Belgique, en Hollande, en Angleterre,
La révolution espagnole de 1936-1938 le trouve parmi ses combattants les plus dévoués.
Après la défaite de la révolution, il regagne de nouveau la france. Arrêté par la police francaise aussitôt après la déclaration de la deuxième guerre impérialiste, il passe quelques mois dans un camp de concentration, avant d'être livré au fascisme italien qui le déporte dans l'iie de Tremiti.
Il jette déjà de cette ile les bases du mouvement trotskyste en Italie.
Aussitôt après sa libération, il fonde le Partito Operaio Communista, qui adhère à la IVe Internationale,
En sa personne, le mouvement ouyrier -écrit l'orgine central de notre section italienne - perd un militant syndicaliste d'une haute compétence, un journaliste et un orateur de valeur, mais surtout une grande figure de militant infatigable et de révolutionnaire incorruptible. »