Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › numéro de décembre

La crise sociale aux Etats-Unis

Quatrième Internationale, numéro de décembre · décembre 1946 · p. 1-5 · 2 991 mots

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LA victoire aux élections nationales de cette formation réactionnaire qu'est le Parti Républicain et la puissante grève des mineurs qui la suivit immédiatement donnent une apparence énigmatique à la scène politique américaine. Sans aucun doute, la victoire des Républicains sur les Démocrates a été un raz-de-marée amenant dans les deux assemblées du Congrès de fortes majorités contre les héritiers de Roosevelt. Si l'on doit accorder quelque foi à l'étalon de mesure parlementaire, ce fait a constitué une poussée incontestable vers la droite. Mais la grève des mineurs qui a suivi, paralysant l'industrie et défiant le gouvernement, a suscité l'appui unanime de tout le mouvement ouvrier organisé. Malgré la stimulation des forces réactionnaires au sein du gouvernement en résultat des élections, malgré les injonctions du Tr.bunal, les menaces d'arrestation, ainsi que d'autres mesures de répression, le mouvement ouvrier poursuit ainsi ouvertement et même consol de la grande offensive marquée par une succession de vagues grévistes depuis la fin confiance à accorder à l'étalon parlementaire est, par suite, à mettre en doute. Une poussée vers la droite, surtout une poussée aussi marquée que celle indiquée, en apparence du moins, par les élections de novembre aux Etats-Unis. n'est généralement pas accompagnée par une montée des luttes ouvrières. Il faut donc chercher ailleurs les véritables tendances de la politique américaine et les élections doivent être examinées sous un jour nouveau.

Depuis plus de dix ans, le développement ininterrompu du mouvement ouvrier en Amérique est caractérisé par le fait de son ascension. Plus exactement depuis la brève reprise économique de 1934-1935. Depuis lors, Il y a eu des périodes de croissance impétueuse et de conquêtes ainsi qu'une accalmie relative pendant les années de guerre. Mais à aucun moment le mouvement n'a subi de recul sérieux. L'impulsion d'où partit cette ascension a été donnée nar le rude choc éprouvé par les ouvriers lors de la grande crise qui suivit 1929. Les résultats de ce choc ont été à la fois immédiats et profonds.

Alors que dans la plupart des autres pays capitalistes, le krach de 1929 fut simplement le point culminant de tout un processus de paralysie économique rampante et de défaites ouvrières, aux Etats-Unis il éclata brusquement. Le

IV° INTERNATIONALE pays tout entier avait été enjolé par les illusions de Wall-Street d'une « prospérité permanente »; les rapports sociaux étaient caractérisés relativement stable entre les classes. La crise des premières années qui suivirent 1929 détruisit immédiatement cette illusion et rompit brusquement la paix sociale par des démonstrations de la faim englobant des millions d'hommes dans le plus riche pays du monde. Tel fut le résultat immédiat et il aboutit à arracher aux maitres capitalistes de substantielles indemnités de chômage.

Mais le résultat plus profond en fut que, réalisant soudain son manque d'organisation, son atomisation, la classe ouvrière eut un réveil rapide de sa conscience de classe, Jusqu'alors la très grande majorité des ouvriers américains croyait fermement que le pays offrait des « possibilités pour tous ». Tout l'essor du canitalisme en Amérique avait été accompagne du deplacement naturer des frontières du pays sur le continent vierge. Cette frontière avait constamment fait appel aux prolétaires mécontents de leur sort, en leur offrant une solution individuelle au lieu de la lutto de classe, La frontière ne disparut que graduellement. La conscience de classe ne se développa pas au même rythme que l'étreinte de fer dans laquelle les magnats Industriels tinrent bientôt tout ! continent. Il fallut une crise entrainant vingt millions de chômeurs ablutions individuelles tait faire comprendre aux ouvriers que le temps des désormais révolu en Amérique aussi bien qu'ailleurs. 1929 est la date de cet important départ.

Dès lors, la classe ouvrière des Etats-Unis fut saisie d'une véritable fièvre de conscience de classe, ou, pius précisément, de conscience syndicale. environ 33 millions d'ouvriers. En 1939, au début de la guerre, il y avait déjà 10 millions de syndiqués. Aujourd'hui, sur environ 60 millions de travailleurs, plus de 15 millions sont membres des syndicats, Non seulement le poids de la classe ouvrière s'est considérablement accru, mais ses forces organisées ont quintuplé. Ces chiffres témoignent profonds permanents résultant du réveil des travailleurs au début de la précédente décade.

Nous n'indiquons ici que la tendance fondamentale. Celle-ci naturellement pas développée alsement. début, se présentèrent contradictions internes, vestiges du passé. Dans une large mesure, celles-ci furent surmontées de la lutte, mais elles n'ont pas encore complètement balayées. Toute l'histoire passée du pays n'avait permis des syndicats de métier comme seule forme stable d'organisation syndicale. La « Fédération Américaine du Travail » (A.F.L.), fondée en 1886, se développa surtout en tant que Fédération de syndicats de métier. Les efforts faits dans le passé en vue d'organiser les industries de production en série avaient échoué, aussi bien au sein de l'A.F.L. qu'en dehors d'elle, en raison de l'individualisme des ouvriers indigènes, des différences de langue et de coutumes parmi la grande masse des immigrants, et surtout en raison de la politique conservatrice, et le plus souvent complètement réactionnaire, des bonzes des syndicats de métier. Au cours de la décade précédente, ouvriers indigènes perdirent leurs préjugés individualistes, les ouvriers immigrants furent assimilés, le développement tentaculaire des monopoles rendit démodé le syndicalisme de métier; seule la bureaucratie syndicale demeura presque inchangée. Pour produire une poussée d'organisation massive à partir de 1930, il fallnt non seulement la forte pression des ouvriers, mais aussi une révolte au sein de l'administration syndicale, il fallut qu'une nouvelle Centrale Syndicale

« Congrès des Organisations Industrielles » (C.I.O) fondé on 1935, fit concurrence à T'AF.L.

Le C.I.O. devint l'organisation principale, faisant campagne en vue d'organiser les ouvriers des grands monopoles de l'auto, de l'acier, du caoutchouc, etc... dans de vastes syndicats industriels. Mais les syndicats de métier de l'A.F.L., sans modifier officiellement leur politique, se transformèrent également en de nombreux cas, en syndicats industriels de masse. Le C.I.O. ne remplaça pas l'A.F.L.; ils se développèrent côte à côte. De même, les méthodes du « syndicalisme d'affaire » de la bureaucratie ouvrière = caractérisées par des systèmes de négociation basés sur la collaboration de classe, l'emploi de méthodes de gangstérisme contre les adversaires et des pratiques bureaucratiques pourries, ces méthodes qui toutes avaient été associées à l'A.P.L pendant toute sa longue existence ne disparurent pas non plus. Une pression en vue de l'action militante et de la démocratie syndicale fut simplement

IV° INTERNATIONALE 3 ajoutée par les nouveaux membres de base aux vieilles formations du mouvement syndical, même quand le C.I.O. devint le champ de leur activité.

Des résidus du passé, le plus pernicieux cependant, a été la résistance de la bureaucratie à l'action politique indépendante de la classe ouvrière. Tandis que la pression des masses nouvellement éveillées s'avéra suffisante dans la lutte économique pour forcer le développement d'une structure nouvelle et de méthodes nouvelles, cette pression dans la lutte politique ne fit faire que les premiers pas hésitants hors de la voie du syndicalisme « pur et simple » qui constituait la politique traditionnelle de l'A.F.L. En échange de quelques concessions libérales qui facilitèrent le développement de leurs syndicats industriels de masse, les dirigeants du C.I.O. canalisèrent tous les mouvement de la classe ouvrière en vue d'une action politique indépendante en premier lieu dans la « Labor's Non-Partisan League » (Ligue Ouvrière non partisane) et plus tard dans le « Political Action Committee » (Comité d'action politique) organisé pour soutenir Roosevelt et son Parti Démocrate dans les compétions électorales. Ainsi, lors de l'éveil du mouvement ouvrier, les sections les plus avancées de la bureaucratie ne s'engagèrent jamais plus loin le domaine politique que dans une alliance avec le parti « progressit » du c'est-à-dire dans une collaboration politique de classe plus flagrante encore.

Au cours de la seconde guerre impérialiste, cette alliance s'exprima dans un paiement compensant les « réformes » et les concessions antérieures de Roosevelt par l'assujettissement du mouvement ouvrier aux plans de guerre de l'impérialisme américain. Roosevelt exigea et obtint de la bureaucratie un engagement infâme de « ne pas recourir à la grève ». Mais avec la volonté de la bourgeoisie de faire porter aux ouvriers le fardeau de la guerre, avec la hausse du coût de la vie et avec l'inflation se développant en spirale, la résistance des masses contre l'engagement de « Ne pas recourir à la grève » ne pouvait que croître. John L. Lewis, des mineurs, avait rompu, peu avant la guerre, avec Roosevelt et les bonzes du C.I.O., lorsque sa revendication pour une alliance politique plus formelle et pour une représentation formelle de la bureaucratie dans le gouvernement avait été rejetée par la Maison Blanche et n'avait trouvé aucun appui de la part des autres leaders syndicaux; il fut le premier à donner à cette résistance des masses expression organisée en menant en temps de guerre son syndicat dans trois grèves qui s'achevèrent victorieusement. A la fin de la guerre, l'engagement de « Ne pas recourir à la grève » était bel et bien mort et enterré. La vague de grèves couronnées de succès que les bonzes des syndicats durent diriger à leur corps défendant privait l'alliance de toute valeur réelle, aussi bien pour les ouvriers que pour les capitalistes.

Le Parti Démocrate, même avant la mort de Roosevelt et surtout après, quand celui-ci fut remplacé par Truman, devint le champ clos de fractions sociales en lutte. Ses contradictions internes minèrent complètement la puissace d'attraction qui, autrefois, avait rallié les larges masses de fermiers et de petits bourgeois des villes ainsi que les ouvriers, et permit de maintenir sa domination à Washington quatorze années durant. Tandis que les ouvriers, par leurs grèves, privaient de poids les soutiens de la bureaucratie dans le

Parti Démocrate, les capitalistes y renforcérent le bloc des agrariens reactionnaires, les Démocrates du « Solide Sud » qui devinrent les porte-paroles en faveur de la pire des législations anti-ouvrieres.

En accordant son appui à cette aile réactionnaire du Parti Démocrate de concert avec les Républicains, fut dans le Congrès, le champion d'une action anti-ouvrière même pendant les années de guerre, le capitalisme américain préparait simplement le transfert du pouvoir politique à son parti classique, les Républicains. Ceci fut le plus clairement prouvé par la gestion

« bipartite » des Affaires Etrangères, dirigées d'une part par l'équipe du

Démocrate réactionnaire du Sud, Byrnes, comme secrétaire d'Etat, et d'autre part par le senateur republicain Vandenberg. On tendit sciemment à remplacer a Washington l'administration démocrate, devenue encore plus hésitante plus impotente en raison de ses contradictions internes, par une administration républicaine plus ferme.

En dépit des campagnes anti-ouvrières du capitalisme menées tout à fait ouvertement, en dépit de l'influence croissante du bloc du Sud dans les assemblées du Parti Démocrate, la bureaucratie ouvrière n'en continua pas moins à lier le sort politique des ouvriers au Parti Démocrate. Le P.A.C. freina et combattit tout effort en vue de la création d'un Parti ouvrier indépendant.

La loi électorale améridaife assure au système des « deux partis » protection considérable. La bourgeoisie a très consciencieusement façonné ce contes ns sant le Pases Dente nemps de travaide sert indispens aux masses et le soutien sables, et le Parti Républicain en temps de reprise, quand la suppression concessions et des réformes est au premier point de l'ordre du jour. Pour renverser le système des « deux partis ». il faut un réveil des masses d'une ampleur aussi cons'dérable que celui qui renversa le syndicalisme de métier. La bureaucratie du mouvement ouvrier se montre aujourd'hui aussi réticente à prendre une initiative révoltionnaire qu'elle l'a été à une étape antérieure, quand l'organisation de syndicats industriels de masse était à l'ordre du jour.

Aux élections de novembre dernier, qui se produisirent au sein d'une tourmente sociale, les masses rebutées par le Parti Démocrate n'eurent pas d'autre choix pour montrer leur mécontentement que de voter pour les Républicains. Le résultat des élections fut, si l'on considère la population dans son ensemble, un vote de protestation contre les dirigeants actuels. Un correspondant du New-York Times, journal bourgeois de toute confiance, après avoir parcouru le pays, déclara que « si les électeurs avaient disposé de deux bulletins de vote, ils auraient mis l'an contre les Républicains et l'autre contre les Démocrates ». Mais ils ne disposaient que d'un seul bulletin.

Avec le concours de la bureaucratie ouvrière - et le parti stalinien ayant aussi joué sa part le système des « deux partis » fut encore conservé par le capitalisme américain, Vu sous ce jour, le résultat des élections s'explique plus clairement Il ne constituait un glissement à droite qu'en ce qui concerne la politique de la classe cavital'ste coniciente. Pour les larges masses, il représente une expression défigurée de leur protestation sociale. Ceci explique également pourquoi, immédiatement après les élections.

grève des mineurs suscita une réponse aussi unanime de la solidarité ouvrière. Les masses ne sont pas senties battues aux élections. Sur le plan électoral, elles ne se sont senties que lésées.

Le système des « deux partis » va-t-il continuer l Le capitalisme américain sera-t-il capable de maintenir cette méthode traditionnelle favorable sa domination politique ? Il n'y a pas de doute que la classe capitaliste préfère suivre des voies conservatrices ayant fait leurs preuves jusqu à present. Non seulement dans le pays même, mais aussi à l'étranger. Mais, en ce qui concerne sa politique étrangère, l'impérialisme yankee s'est vu forcé de jeter son masque de « pacifisme » traditionnel et sa politique de « bon voisinage ». La nécessité de faire résonner son sabre à l'instar des autres impérialismes lui ayant été épargnée dans le passé, Washington n'en brandit aujourd'hui que plus furieusement sa bombe atomique. Son vaste marché intérieur n'est plus capable d'absorber sa capacité de production - l'Amérique doit « organiser » l'économie mondiale pour que son capitalisme vive. Cela signifie qu'elle doit faire table rase de toute concurrence. Elle doit régler le compte de I'U.RS.S. qui a soustrait depuis longtemps un sixième du globe à l'exploitation capitaliste et qui, aujourd'hui, les troupes soviétiques occupant la moitié de l'Europe et la moitié de l'Asie, menace le marché mondial d'un rétrécissement plus redoutable encore. Cela signifie, en un mot, aue Wall-Street doit se rénarer pour la plus imnlacable des guerres. Mais ceci imnlicue à son tour la nécessité de maintenir tranquille sa propre classe ouvrière. Seules des conquêtes impérialistes pourraient permettre aux canitalistes américains d'augmenter la part du revenu national alloudo aux travailleurs sous leur domination. Mais, entre temps, Wall-Street doit tendre tous ses efforts pour réduire encore plus cette part. Ainsi les contradictions irréductibles du capitalisme américain le poussent à des solutions plus radicales, même en co mai concerne sa politique intérieure. Le système conservateur des « deux partis » se montrera inadéquat Les réformes sociales antérieures ne doivent pas seulement être supprimées, elles doivent aussi être remplacées par des mesures de répression sans précédent contre le mouvement ouvrier. Mais il faut pour cela des moyens extraparlementaires. Wall-Street déjà en fomenter ment l'agitation contre les Nègres dans le Sud, non seulement de violentes campagnes contre les Rouges, il prête également son appui ouvertement aux organisations fascistes cui se lèvent comme des champignons dans tout le pays. Mais ces mouvements sont encore loin d'avoir de la cohésion.

En ce qui concerne l'action extra-parlementaire, la classe ouvrière américaine se trouve toutefois bien mieux préparée à l'heure présente que son ennemi de classe. Elle a à son actif toute une série de luttes victorieuses

IV INTERNATIONALE 5 qui lui inspirent une confiance illimitée. Ses syndicats se sont énormément de classe, ainsi que l'a montré la grève des mineurs, est plus vivace que développés en nombre aussi bien qu'en puissance. Son esprit de solidarité jamais. Ayant conquis le reste du pays à l'organisation l'A:F.L. sont en train de pénétrer dans le Sud réactionnaire par des campagnes de recrutement. L'apparition en public de démagogues fascistes, tels Gérald K. Smith, provoque la formation de piquets combattifs dans toutes les villes. ce qui décourage l'organisation de troupes de choc petites-bourgeoises du capitalisme monopoleur. En raison de cette tendance, le recours à l'action extra-parlementaire par la bourgeoisie ne pourra servir qu'à accélérer la politisation du prolétariat.

D'autre part, la victoire des Républicains aux élections — bien que les travailleurs ne la considèrent pas comme une défaite - implique dans l'avenir immédiat la prise de mesures anti-ouvrières d'une hrutalité croissante L'état d'esprit combattif des ouvriers exclut une passivité de leur part en face de graves attaques legislatives. Selon toute probabilité, ils réagiront par éveil politique de leur conscience de classe aussi impétueux que l'éveil de la conscience syndicale dans la décade précédente.

La bureaucratie ouvrière s'efforce d'endiguer ce nouveau flux montant avec autant d'opiniâtreté qu'elle le fit déjà pour l'autre. Mais ses efforts seront vains. Les gains réalisés au moyen des grèves sont constamment réduits à zéro par l'inflation croissante et le chômage. Les limites des luttes économiques pour résoudre les problèmes deviennent de plus en plus évidentes, surtout avec une participation grandissante du gouvernement à l'économie. L'exigence d'une action politique indépendante doit se développer tout aussi naturellement, elle doit mettre en branle une partie de la bureaucratie tout aussi sûrement que le fit la poussée pour le syndicalisme industriel. Cette fois aussi le développement sera inégal, combinant de vieilles formes d'organisation avec des nouvelles. Mais ici un nouveau facteur, l'avant-garde révolutionnaire, se fera sentir plus fortement.

Aux Etats-Unis, l'avant-garde révolutionnaire trotskyste, le Socialist. Workers Party a suivi pas à pas l'impétueuse montée de la classe ouvrière 'dans son ensemble. En dépit des persécutions du parti et de l'emprisonnement de sa direction pendant la guerre, le S.W.P. est sorti de l'épreuve plus fort que jamais, ayant accru le nombre de ses membres, et s'étant enraciné plus profondément dans les syndicats. L'éveil de la conscience syndicale parmi les travailleurs américains aida l'avant-garde révolutionaire à consolider ses positions au sein du prolétariat. L'éveil proche de la conscience politique lni donnera l'occasion de prendre place à la tête des masses au cours de luttes qui seront décisives pour la classe ouvrière du monde entier.

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