Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

La revue › nouvelle série n° 1

Révolution arabe : bilan et perspectives

Quatrième Internationale, nouvelle série n° 1 · 15 janvier 1972 · p. 41-44 · 2 984 mots

Texte lu par machine sur le scan (relu en 2026 colonne par colonne) : il peut contenir des fautes de lecture. Pour citer, reportez-vous au scan de la page.

La révolution arabe est le mouvement historique des masses arabes en lutte pour leur émancipation sociale et culturelle. Cette lutte est de nature anticapitaliste et anti-impérialiste. Son départ véritable en tant que maillon local de la révolution mondiale prolétarienne remonte à la grande grève des masses syro-palestiniennes en 1936. Depuis cet essor, aucune direction révolutionnaire marxiste ne s'est imposée à la tête des masses arabes. Sur le front occidental de la révolution arabe, au Maghreb, ou sur le front oriental, au Machrek, le mouvement révolutionnaire spontahé des masses en lutte est resté sous l'emprise de directions nationalistes petites-bourgeoises sans conception stratégique clairement définie, de la nature sociale de la lutte à diriger et des objectifs à atteindre.

ils le firent selon les principes d'une guerre classique et non une guerre révolutionnaire ; c'est avec des armées socialement parasitaires, inéfficaces et sans conscience qu'ils échouérent. D'autre part, malgré cette évidence d'un échec permanent dans cette lutte, les directions nationalistes arabes, avec Nasser à leur tête, ont été dans l'obligation de maintenir leur pouvoir sur les masses en les mobilisant sur cette seule question israélienne, détournant ainsi leur attention des problèmes socio-économiques graves affligeant les masses de tout l'Orient arabe. Ainsi, une division nette a pu être opérée dans la conscience des masses arabes entre l'exigence d'une lutte nationale contre Israël, sans effet autre que dormitif sur la conscience sociale des masses arabes paupérisées, et la conscience politique ou moins syndicaliste que ces masses ont de leurs propres intérêts.

La démarche politique du courant nationaliste petit-bourgeois à la tête des masses arabes a été de mobiliser statiquement les masses arabes sur la question israélienne à l'échelle de tout le monde arabe, de couper ces masses de toute action en donnant le pouvoir d'agir à des armées socialement réactionnaires et incapables d'assumer la moindre parcelle de la tâche qu'elles étaient sensées accomplir. Le courant nationaliste petit-bourgeois s'évertuait à parler de la nécessaire unité de tout le monde arabe pour la lutte contre Israël. En même temps, il s'adonnait à la construction d'économies capitalistes sous-développées à une échelle multi-étatique situant dans une position de concurrence économique et politique les différents Etats arabes, résultat de la balkanisation du monde arabe par les impérialistes, reprise et acceptée par les régimes politiques petits-bourgeois. Un réseau de

Une direction politique inadéquate. La crise présente de la révolution arabe, après la rapide dégénérescence de la révolution algérienne et la défaite politique et militaire de la résistance palestinienne est le produit du retard historique qu'elle subit comparativement aux développements de la révolution asiatique ou latinoaméricaine, où la révolution chinoise et vietnamienne, où la révolution cubaine ont détruit les Etat bourgeois pro-impérialistes et ouvert la voie aux développements socio-économiques. Ce retard historique du développement de directions révolutionnaires dans le monde arabe provient de la brisure introduite dans le cours du développement de directions par les partis staliniens qui, à la suite des oukazes de Moscou se coupèrent définitivement des masses en apportant un soutien contrerévolutionnaire à l'entreprise sioniste en Palestine pour la constitution de l'Etat pro-impérialiste israélien. Le résultat le plus grave pour l'apparition et grave pour lapparition et la la création de directions révolutionnaires se traduisit par un renforcement de l'emprise islamonationaliste de directions ultra-réactionnaires et anti-communistes sur l'ensemble des masses arabes orientales. Seules porte-paroles du sentiment national de frustration conséquemment à l'installation d'Israël en Palestine, dans le flanc de la nation arabe, ces directions ont trouvé dans l'existence de l'Etat hébreu la source de leur maintien à la tête des masses arabes, grâce à une propagnade semi-religieuse, démagogique, qui correspondait et correspond encore aux sentiments populaires les plus élémentaires, sans pour autant poser en termes de luttes politiques et militaires rationnelles la disponibilité combattante de ces masses révolutionnaires arabes de Palestine ou du Machrek tout entier. La conscience politique des masses crabes s'est trouvée de ce fait bloquée à un stade arriéré, permettant leur manipulation opportuniste et démagogique par toutes les directions qui se sont succédées à leur tête depuis 1948, depuis la défaite des armées arabes par celle de l'Etat israélien, jusqu'à la défaite de la résistance palestinienne, c'est-à-dire sur une période couvrant près de vingtcinq années. Une continuité quasi-absolue de la domination nationaliste démagogique sur les masses arabes a pu s'établir et maintenir ces dernières dans des cadres de mobilisation rétrogrades ; le seul point politique de mobilisation a été fourni par la question de l'Etat israëlien. Si ce point avait à juste titre le pouvoir d'une mobilisation permanente, unanime, affirmant l'existence d'une conscience nationale panarabe donnant ses bases au concept même de révolution arabe, il n'a jamais été posé comme un des points, certainement le plus important, ne pouvant être résolu que par une révolution prolétarienne arabe s'alliant les masses prolétariennes israëliennes. Parce que la question d'Israël a été enfermée dans une vision étroitement nationaliste par les dirigeants arabes et par Nasser en premier lieu, elle permit aux directions nationalistes petitebourgeoises de dévier l'énergie révolutionnaire des masses sur un objectif qu'elles ne pouvaient atteindre. D'une part les gouvernements arabes ne se sont jamais véritablement donnés les moyens pour réaliser leur politique centrale : la liquidation de l'Etat israélien et n'en ont jamais eu la possibilité face à la machine de guerre ultra-développée qu'est Israël ; ils n'ont jamais tenté au cours des vingt-trois années passées qui ont suivi la création de l'Etat hébreu, de donner aux premiers intéressés, les masses palestiniennes, les moyens de lutter ou encore de s'affirmer au sein même du monde arabe où ils ont été tenus pour quantité négligeable jusqu'à l'apparition de la résistance de masse. Quand ils furent obligés de mettre en adéquation les paroles avec les actes,

Révolution Arabe : bilan et perspectives contradictions a miné l'entreprise nationaliste petite-bourgeoise dans ce qu'elle représenté jusque dans les années 60 avec Nasser en Egypte, le parti Baas en Syrie, (les deux cas les plus importants), et a entâché son rôle d'accélérateur du mouvement des masses arabes en lutte pour leur émancipation culturelle et sociale, c'est-à-dire le processus général du développement de la révolution arabe. Les crans d'arrêt du nationalisme arabe Parce qu'il a saisi le pouvoir sans jamais lier cette prise du pouvoir à la mobilisation politique et militaire des masses urbaines et paysannes sur des objectifs rattachés à leurs intérets historiques de classe, le courant nationaliste petit-bourgeois guidé par Nasser s'est coulé dans un cadre étatique et administratif légué par la bourgeoisie occidentale auquel il s'est adapté sans toucher à la structuration sociale et économique des Etats arabes autrement que d'une manière superficielle. Devenu gérant d'une réalité politico-économique contre-révolutionnaire, le nationalisme arabe en charge d'Etat comme en Egypte, en Syrie, en Irak, en Algérie et plus récemment en Lybie, a façonné un creuset pour la cristallisation de classes possédantes, néo-bourgeoises, ayant grandi à l'ombre de l'armée-appareil d'Etat. Le nassérisme constitue le modèle de ce développement. Et parce que cette tentative de conquête de l'univers politico-économique égyptien par un courant nationaliste devait inévitablement se heurter à un personnel étatique et administratif absolument dévoué à la cause des puissances impérialistes et totalement corrompu, l'affrontement avec l'impérialisme à quelque degré que ce soit était inévitable. C'est pour cette raison, liée au refus des impérialistes de donner des armes à l'Egypte pour lutter contre Israel, que les rapports de Nasser avec l'Union Soviétique se sont établis. Du coup d'Etat militaire de Nasser à l'ouverture de liens privilégiés avec l'Union Soviétique, trois années de 52 a 55 se sont écoulées: elles démontrent le contenu social ambigu du pouvoir établi par Nasser. Au cours de ces années, Nasser concevait comme possible l'aide des Etats-Unis pour lutter contre Israël, alors que les Etats-Unis étaient déjà les bailleurs de fonds de l'Etat israélien. Jamais depuis ses débuts victorieux le courant nationaliste arabe, qu'il soit celui des « officiers libres » de Nasser ou du parti Baas pan-arabe ou du Mouvement Nationaliste Arabe, n'a pu et n'a su lier la question d'Israël à la révolution arabe prolétarienne. Alors que Nasser et le Baas ont pris le pouvoir explicitement en renversant des régimes qu'ils condamnaient pour leur incapacité de lutter contre Israël avant 42 tout, et accessoirement pour leur corruption, ces régimes qu'ils condamnaient pour leur incapacité de situations d'incapacité à réaliser ce pour quoi ils s'étaient constitués. Le nationalisme arabe a établi son propre constat de faillite, a vu arriver le terme de son rôle d'accélérateur du mouvement de la révolution arabe lors de la Guerre des Six Jours de juin 67 dans un premier temps, lors de la défaite de la Résistance Palestinienne en septembre 70 dans un deuxiéme temps. La Résistance Palestinienne comme elle s'est développée de juin 67 à septembre 70, est le point culminant du courant nationaliste arabe, son stade ultime en tant que direction effective des masses arabes. La résistance palestinienne a reproduit dans son développement deux éléments essentiels qui caractérisent le courant nationaliste arabe. D'une part le militarisme allant à l'encontre du programme politique et de l'éducation politique, et d'autre part l'illusion d'une destruction de l'Etat d'Israël de l'intérieur par la seule voie militaire. Elle a été détruite comme mouvement de masse révolutionnaire à cause de ces faiblesses politiques énormes qui se sont exprimées le plus nettement par la vision partielle et erronée que les dirigeants de la résistance palestinienne avaient de leur lutte : contre une machine militaire ultra-développée disposant d'un soutien populaire total et de celui de l'impérialisme, garantie fondamentale, la direction de la résistance palestinienne ne pouvait nullement opposer une force militaire capable d'obtenir des succès. Exprimant une vision non dialectique de la lutte, la direction de la résistance palestinienne a tout simplement négligé la liaison de la lutte contre Israël avec celle contre les Etats arabes liés à l'impérialisme, la Jordanie et le Liban en premier lieu, qui exercent une fonction contre-révolutionnaire pro-israélienne. Parce qu'elle croyait à un front arabe anti-israélien, la résistance palestinienne 'se situait dans les cadres d'action et de pensée du nationalisme arabe qui nient l'existence de contradictions sociales au sein du monde arabe ou refusent de les prendre en considération au nom de la lutte sacrée contre Israël. La direction d'El-Fath, ultra-majoritaire au sein de la résistance palestinienne a été l'interprète de cette politique, et porte la plus grande part de la responsabilité de la défaite de septembre 1970 en Jordanie. Ainsi, cette vision qu'avait la résistance palestinienne de sa lutte, ignorant le contenu social de son entreprise que la mobilisation des masses arabes du Liban et de Jordanie exprimaient en s'opposant aux gouvernements respectifs de ces Etats, est l'héritage direct de la conception de la lutte contre Israel développée par le courant nationaliste arabe. La résistance palestinienne est l'aboutissement terminal du nationalisme arabe, le point final de la crise qui le mine En méme temps, la résistance palestinienne représente une rupture dans l'histoire du nationalisme arabe en ce sens qu'elle a développé des méthodes d'actions radicalement différentes de celles adoptées par les directions nationalistes égyptiennes, syriennes. Pour la première fois dans l'histoire des luttes anti-impérialistes au sein du monde arabe, un authentique mouvement de masse s'est développé. Les masses palestiniennes, contrairement aux masses égyptiennes, syriennes, irakiennes, ont été les agents depuis la faillite de l'union de l'Egypte et de la Syrie au début des années 60. directs de leurs intérêts. Cet exemple a contribué à politiser les masses arabes du Proche-Orient en leur présentant un modéle de lutte, un exemple de mobilisation, qui explique avant tout la réaction des régimes libanais et jordanien en un premier temps puis des régimes égyptien et syrien dans un deuxième temps, contre la résistance palestinienne, véritable danger pour léur stabilité ou leur crédit auprès des masses. La résistance palestinienne a mis à l'épreuve de la vérité la détermination de ces régimes à lutter

Franchir une étape !

Franchir une étape !

contre Israel, thème fondamental de leur crédit auprès des masses qu'ils contrôlent.

Les conséquences socio-politiques de la Résistance dans tout l'Orient arabe dépassent largement la conscience que la direction de la Résistance avait de sa lutte. Ces conséquences, non contrólées par la direction de la résistance ellemême, ont joué contre la résistance palestinienne dans son entier parce qu'elle ne s'est pas montrée capable de saisir la dialectique de la lutte révolutionnaire anti-israëlienne pour tout le Proche-Orient. C'est une nouvelle dois la preuve que la résistance palestinienne, expression localisée dans le temps d'un nouveau stade de développement de la révolution arabe, met un point final au courant nationaliste arabe en tant que force dirigeante hégémonique des masses arabes. La volonté de la direction palestinienne de n'être qu'un mouvement palestinien était l'expression de l'inadéquation du mouvement. Ce décalage est l'origine de la faillite de la résistance palestinienne par rapport à ses objectifs, la libération de la Palestine et la création d'un Etat palestinien : objectifs irréalisables compte tenu de sa réalité. || n'existe pas dans l'ensemble du monde arabe présentement de forces révolutionnairees capables de donner corps et conscience à la politisation des masses engendrée par l'action de la Résistance. La disparition de cet épicentre révolutionnaire laisse éclater le développement de la révolution arabe. Focalisée par l'action de la Résistance palestinienne, l'attention et la conscience politique des masses arabes momentanément ont réagi aux rythme d'un mouvement secouant tout le monde arabe oriental. Confinées socialement et politiquement dans les limites de chaque Etat arabe, les masses voient de nouveau se refermer sur elles le cadre limitatif et restrictif des Etats à direction petitebourgeoise. Alors que l'impact de la résistance palestinienne avait permis un temps de dépasser ce cadre rétrograde, son déclin redonne aux gouvernements en place un pouvoir total sur les masses de chacun de ces Etats. La place de l'Egypte redevient primordiale ; son stade de développement politique, social, économique, culturel, confère aux masses égyptiennes un poids spécifique déterminant dans la phase actuelle de recul momentané de la révolution arabe. Plusieurs facteurs agissent dans ce sens. Le pourissement du régime nationaliste est le produit de l'épuisement de son rôle mobilisateur, signifié par la disparition de Nasser ; la cristallisation d'une bourgeoisie pro-occidentale avec Anouar El-Sadate comme représentant et dirigeant a mis un terme à la lutte anti-israelienne et ôte de ce fait tout le caractère combatif à la direction égypcombatif to direction egyptienne, que Nasser avait incarné avec démagogie, prestige et méme avec une réelle expression à certains moments de son histoire. Le virage à droite opérée par la direction égyptienne a profité de la mort de Nasser et du déclin brutal de la résistance palestinienne, intervenus concurremment. Depuis des années, Sous le vernis nassérien, mürissait de nouvelles forces bourgeoises en Egypte, qui n'ont fait que recueillir le pouvoir dans un moment étonnamment propice. La guerre, l'énormité d'une armée parasitaire et inefficiente, la géne des rapports trop étroits avec PURSS sont autant d'éléments dont cette bourgeoisie tient soit à se débarrasser, soit à limiter les effets sur sa politique et sa volonté de se réinsérer plus nettement dans le marché impérialiste mondial. Les conséquences intérieures de cette nouvelle politique se sont manifestées d'une double façon ; d'une part la liquidation de l'aile gouvernementale partisane de la poursuite de la politique nassérienne, notamment en ce qui concerne les liens avec r'URSS, et d'autre part par les premières manifestations de la part de la classe ouvrière sous forme d'une grève aux usines sidérurgiques d'Hélouan.

Quatrième Internationale Bien que la conscience exprimée se situat à un niveau élémentaire syndicaliste, cette grève des ouvriers d'Hélouan doit être comprise comme la première manifestation de rupture de la classe ouvrière à l'égard du régime, une sorte de rupture de contrat entre le bonapartisme et une partie au moins de la classe ouvrière égyptienne. Sans voir plus qu'il n'est à remarquer dans cette grève, elle est le premier signe de réveil de la classe ouvrière après des années d'un sommeil bercé par les paroles nassériennes. La mort de Nasser a introduit un déséquilibre dans le système bona-

Révolution Arabe : bilan et perspectives partiste nassérien dont les conséquences iront en s'amplifiant dans tous les domaines politique et économique en Egypte, avec des conséquences multiples sur l'équilibre fragile du monde arabe tel qu'il se présente après le déclin de la résistance palestinienne. Les rythmes internes à l'Egypte ont valeur de loi pour le reste de l'Orient arabe. Nasser avait construit sur cette évidence son pouvoir sur l'ensemble du monde arabe. La dialectique actuelle de la révo lution arabe ne repose plus sur l'action de la Résistance palestinienne, facteur de focalisation et d'accélération de la radicalisation des masses, dépassant au moins partiellement les cadres étatiques légués par l'impérialisme Machrek, mais essentiellement sur les possibilités de mettre en place dans l'ensemble du Proche-Orient arabe des groupements révolutionnaires marxistes, tirant le bilan de plus de vingt années de l'hégémonie absolue du nationalisme petit-bourgeois sur la conscience et l'activité des masses arabes. Une lutte contre Israël, agent local de l'impérialisme en plus de sa logique propre, requiert une conception politique conséquente de l'action révolutionnaire. s'agit de mobiliser les masses arabes contre ces régimes petitsbourgeois réactionnaires, qui jouent finalement un rôle de flanc-garde de l'Etat israélien contre le développement de la révolution arabe. Les transfor44 mations révolutionnaires dans le monde ont en puissance plus de force pour agir dans le sens de la désintégration de l'état sioniste que la résistance palgstinienne a pu ou aurait pu en disposer ou en libérer. La révolution arabe avec une direction marxiste révolutionnaire conséquente peut alors envisager concrétement de s'allier dans le cours de son développement les classes sociales qui en Israël subiront de plus en plus le poids du système capitaliste. La tâche de la lVème Internationale face à la faillite des partis communistes staliniens, face à la phase finale du courant nationaliste petit-bourgeois, face a la politique de soutien au courant nationaliste exprimé par la direction chinoise, face à la confusion des petits groupements centristes ici et là dans le monde arabe, est d'accentuer le processus de création de groupements révolutionaires marxistes pour la constitution de l'organisation révolutionnaire à l'échelle de la région.

Une erreur sur cette page ?