Signes d'une
Au 6º Congrès Mondial de la IVe Internationale, avait été souligné le fait que la crise internationale du stalinisme de 1956-57 que Khrouchtchev était parvenu a surmonter temporairement, touchait à sa fin, et que le differend sino-soviétique de 1960 était annonciateur d'une nouvelle phase de la crise internationale du stalinisme, en dépit des efforts faits par les 81 pour trouver une solution à ces divergences.
En ce milieu de l'année 1961, que,ques mois avant le 22e Congres du r.C. de l'U.R.S.S., on peut noter une accumulation de signes annonciateurs qu'on approche d'une période de crises intenses. Nous nous bornerons ici à mentionner toutes ces indications ; certaines donneront lieu à des articles dans les prochains numéros de notre revue.
En tout premier lieu, il faut mentionner qu'il y a eu une très importante grève sur le port d'Odessa (le fait est certain et a été rapporte par des personnes qui l'ont vue). Il est aussi mentionné des grèves dans d'autres villes. C'est, de toute façon, quasiment la première fois qu'il y a une telle action ouvrière.
La question de l'agriculture soviétiet reste un certain temps, il se pour que reste toujours sans solution réelle, suit dans la presse specialisee sovietique une véritable discussion sur cette question. Véritabe discussion dans laquelle s'expriment ouvertement des positions différentes, opposées, polémiquant l'une contre l'autre, quant lavenir des kolkhoz, des sovkhoz. C'est une véritable discussion d'orientation po'itique, comme il n'y en avait pas eu depuis des décades. Nous pensons consacrer bientôt un article pour définir les diverses positions sur cette question, une des plus difficiles dans la construction de la société socialiste.
Les rapports entre le PC de l'URSS et le PC chinois paraissent se tendre à rise mûrissante nouveau. A vrai dire, jamais les Chinois n'avaient adopté une position attentiste envers Kennedy. Et, on ne doit pag avoir d'illusions : Khrouchtchev, qui doit montrer de la fermeté dans les rapports internationaux, le tait bien a contre-cœur. A propos des rapports entre les deux grands partis, sovietique et chinois, le bruit court qu'une sorte de rupture publique serait envisagée. De toute façon le manteau dans les hautes speres des la bataille le manteau partis communistes. Le PC chinois fait circuler des articles de l'an dernier « Vive le léninisme » et « A propos de l'impérialisme, source de la guerre moderne ». D'autres textes, antichinois et aussi. oro-knrouchtcheviens. circulent La lutte se poursuit dans la nuit bureaucratique. En dépit de la déclaration des 81, les rapports entre Khrouchtchev et la direction yougoslave se seraient améliorés considérablement.
D'autre part, il est question que la direction du Komsomol aurait une position beaucoup plus gauche que la direction du PC de l'URSS sur l'aide aux mouvements révolutionnaires dans les pays coloniaux.
D'autres signes sont à relever : le renouveau d'articles contre Staline en ce qui concerne sa responsabilité dans les défaites du début de la guerre; une crise en Bulgarie, où il y aurait eu une tentative de changer la direction, trop soumise au Kremlin, pour une direction également communiste, mais plus indépendante.
Certes, tous ces signes sont encore assez fugitifs, et nous sommes, dans plusieurs cas, obligés de dire : le bruit court, il parait . N'oublions pas que tout se passe dans les appareils d'une façon sourde, le plus souvent d'une facon destinée a avertir les initiés et à trouver des alliés. Mais, ce qui ne peut faire de doute, c'est que la crise du pouvoir bureaucratique est entrée dans une phase nouvelle. Alors qu'en 1956-57 il fut possible de rejeter les plus odieux aspects du stalinisme en dénonçant le « culte de la personnalite », nous nois trouvons cette fois-ci devant des divergences politiques qui tendent à s'élever au niveau de lignes politiques divergentes.
Il est, enfin, question qu'autour du
Au cours de l'année 1960 il y eut de nombreuses grèves, spontanées et « illé gales », parce que contre l'accord passé avec le patronat. Les ouvriers ne tinrent compte ni de leur président socia.démocrate ni du gouvernement socialdémocrate. Les ouvriers malgré l'absence de chômage et l'élévation des salaires, sentaient qu'ils ne recevaient pas leur part du surproduit.
Le mécontentement s'est un peu apaisé pendant l'hiver, non par suite de la saison. mais du fait que les conventions devaient être renouvelées au printemps pour trois ans.
L'influence politique et syndicale du P.C. est fortement en déclin, mais le nouveau parti, le « Parti Socialiste Popu aire », qui a obtenu une forte position au Parlement, n'a pas encore repris la direction dans les syndicats, bien que de nombreux signes indiquent que cela peut se produire en relation avec les e.ections prochaines. Entre temps, la social-democratie conserve sa suprematie, mais la base tend à se révolter.
Les pourparlers pour les salaires, heures de travall, etc, se deroulent lentement. Ce sont les ouvriers non qualifiés qui avant tout ont demandé un sadar lars notes robent, ma les plus minimum pour tous. La plupart des patrons étaient prêts à en discuter claire de to d'entre con ont te gaie le, clairvoyants d'entre eux ont noté que la qu'une crise ou au moins une récession se dessine, et ils font la sourde oreille.
Une première proposition de « conciliation » fut acceptée par le patronat, rejetée par les ouvriers. Une deuxième tut acceptée par les syndicats, rejetée par le patronat. Devant le danger d'une grève générale, loi cette seconde progénérale, le gouvernement fit adopter comme loi cette seconde proposition. C'était la première fois au Danemark qu'une telle proposition acceptée par les ouvriers devint loi. Jusqu'alors il en était ainsi . pour des propositions acceptées par les patrons
Le petit groupe radical « De Radikale », compagnon libéral des sociauxdémocrates, eut à choisir entre le maintien osl dent quite le yernementent, tien ou le départ du gouvernement. le nouveau parti socialiste aurait soutenu le gouvernement, en demandant quelque chose en échange. Les sociaux-
22° Congrès se tiendra une nouvelle rencontre des sommets des Partis communistes. Aurons-nous une réédition de la déclaration des 81 ou une manifestation de crise et de divergences ? En tout cas, rien ne pourra empê her la crise du stalinisme de se poursuivre. Le renouveau du communisme se frayra son chemin. démocrates craignaient surtout de dépendre d'un partı socialiste. comme dans la plupart des autres pays, us ont tant flirté avec les capitalistes que seu'e une révolution pourra les en libérer.
La paix relative et douteuse acquise sur le terrain de la classe ouvrière, le mécontentement surgit par ailleurs de façon surprenante avec un caractère explosif de la part des paysans. I's exigeaient du gouvernement et du Parlement une aide financière. Et ils décidèrent de faire grève. Grève d'approvisionnement des villes. Conservation des produits agricoles, • destruction dans le cas du lait. Mais ce n'était pas tous les paysans qui se comportaient ainsi. La paysannerie capitaliste et moyenne recourut à ces moyens. Les autres étaient prêts à demander de l'Elat une aide, mais étaient contre de telles méthodes. Surtout pas au moment où le gouvernement et les représentants des petits paysans étaient disposés à les aider.
Tout comme pour les ouvriers, l'affaire se termina par un compromis, car il n'y a pas de crise paysanne comme dans les années 1930. Après plusieurs années de revenus croissants, provenant d'une montée des prix et des exportations, les paysans voient la fin de cette situation, is se sentent seuls, derrière les autres classes, y compris les ouvriers.
La situation économique et politique du pays montre les traits principaux suivants : les ouvriers ne sont pas du tout désireux de suivre leurs anciens dirigeants. Is ne respectent pas les anciennes conventions, ls ont la force de lutter pour un niveau bien plus élevé. Il y a une méfiance dans le parlementarisme, pour mener la lutte de c'asse. Les paysans luttent sur un terrain plus étendu que le terrain habituel, mais dans un sens politiquement contrerévolutionnaire.
Une chose révèle la désharmonie qui règne dans la riche petite société danoise : pendant la lutte des ouvriers, ce sont les partis les plus libéraux — radicaux et partis paysans — qui demandaient l'intervention de l'Etat, tandis que le gouvernement social-démocrate et les partis ouvriers voulaient « une lutte ouverte des parties impliquées ».
G. MOLTVED.
DANEMARK
Mécontentement politique et social
DANEMARK
Mécontentement politique et social
CEYLAN
Une déclaration du L.S. S.P.
A Ceylan, le gouvernement de Mme Bandananaile a, pour imposer en fait comme de langue tamile, établi un régime d'état de siège. Le groupe portementaire langue cyngalarse comme langue officielle y compris a la population langue tamile, établi un régime d'état de siège. Le groupe parlementaine du InS.S.P. (section ocylanaise de la tion suivante à ce sujet, déclaration 1961 :
Le L.S.S.P. s'oppose à l'instauration d'un gouvernement du Gouverneur général à Ceylan, et rappelle au pr de ce pays que toute experience antérieure a prouvé que l'imposition d'un régime du Gouverneur général détruit le fonctionnement démocratique et, en plaçant la police et l'armée au pouvoir sur le peuple, conduit à toutes sortes d'excès.
Il n'y a rien de vrai dans l'annonce qu'1l existe à Ceylan un état d'urgence publique et il n'y a aucune justification pour mettre en œuvre à Ceylan l'Ordonnance sur la Sécurité Publique. C'est pourquoi le L.S.S.P. s'opposé cette action du gouvernement.
En outre, le L.S.S.P. souligne que c'est la propre politique erronée et les actes aberrants du gouvernement qui ont produit la situation actuelle et, à la lumière de ces faits, le L.S.S.P. ne peut avoir de doute que les pouvoirs d'urgence seront employés par le gouvernement non seulement comme il le déclare dans sa Proclamation pour restaurer une administration bouleversée dans certaines régions, mais aussi pour supprimer et écraser le mouvement des Tamils pour leurs justes droits en matière de langue. Le L.S.S.P. ne peut en aucune façon soutenir une telle suppression et 1l répéte que la seule voie pour résoudre la question tamile est que les mesures législatives et administratives nécesaires soient prises par le gouvernement pour satisfaire les justes
IV• Internationale) a fait la déclararatifiée par le CC du parti le 19 avril revendications de la population de langue tamile. De telles mesures doivent comprendre une action immédiate pour introduire les amendements appropries sur la langue dans la loi sur les Tribunaux et une modification des règiernents sur la loi sur l'emploi de la tangue tamile (Dispositions spéciales).
Le L.S.S.P. se saisit de cette occasion pour souligner que le Parti fédéral [tamil] a agi de façon tout à fait erronée en tentant d'établir un gouvernement dans certaines régions. Le Parti fédéral n'avait pas de mandat du peuple de ces régions pour faire une telle action séparatiste. Le L.S.S.P. reste tout à fait convaincu que la revendication de la minorité tamile se situe dans un Ceylan uni.
Enfin, le L.S.S.P. doit souligner que les développements actuels illustrent une fois de p'us comment les droits démocratiques du peuple dans leur ensemble sont mis en péril par l'impuissance à donner une juste solution à la question de la langue. La politique actuelle du gouvernement dans ce domaine ne fait que soulever la perspective d'états d'urgence de plus en plus fréquents et prolonges dans le contexte d'une économie se détériorant, un cout de la vie croissant et une augmentation du chômage. Dans l'intérêt de tout le peuple et de l'avenir de la nation dans son ensemble, il est nécessaire de trouver la voie la plus rapide pour sortir de l'impasse actuelle.