« Peut-on ajouter foi un instant à l'information reçue par le gouvernement anglais suivant laquelle Trotsky, ancien président du Conseil des députés ouvriers Pétersbourg en 1905 - révolutionnaire qui, désintéressé, a consacré des dizaines d'années de sa vie, cest vraiment une calomnie ouverte, inouie, cynique contre un révolutionnaire! P. aurait un rapport quelconque avec un plan du « gouvernement allemand » ? (Pravda, n° 34, 16 avril 1917).
« Il va de soi que... personne ne songerait à discuter une candidature comme celle de L. D. Trotsky par exemple, puisque :
1° dès son arrivée, Trotsky a eu une attitude internationaliste 2° qu'il a combattu parmi les membres de l'inter-arrondissements pour la fusion ; 3° que, dans les graves journées de juillet, il s'est montré à la hauteur de sa tâche et partisan dévoué du parti du prolétariat révolutionnaire. Il est clair qu'on ne peut en dire autant d'une quantité de membres frais émoulus du Parti qui figurent sur la liste.» (Le premier Comité bolchevik légal de Pétrograd en 1917, Section Historique du Parti, Léningrad, p. 305-306).
« Quant à l'entente [avec les mencheviks], je n'en puis même parler sérieusement. depuís, il n'y eut pas de meilleur bolchevik que lui. » (discours au Comité de Petrograd Trotsky a dit depuis longtemps que l'union est impossible. l'a compris du Parti, le 1/14 novembre 1917).
« Les Izvestia du 2 février ont inséré une lettre du paysan G. Goulov qui pose la question de l'attitude de notre Gouvernement ouvrier et paysan à l'égard des paysans moyens, et se fait l'écho de bruits circulant sur la mésentente qui régnerait entre Lénine et Trotsky, et sur leurs sérieux désaccords justement au sujet du paysan moyen.
Trotsky a déja donné sa réponse dans la « Lettre aux paysans moyens » des Izvestia du 7 février. Dans cette lettre, Trotsky déclare que les bruits de désaccords entre lui et moi sont un mensonge des plus monstrueux et des plus éhontés répandu par les grands propriétaires et les capitalistes ou leurs agents conscients et inconscients. De mon côté, je confirme entièrement la déclaration de Trotsky. Entre lui et nous, il n'y a pas le moindre désaccord. Quant aux paysans moyens, nous n'avons pas de désaccords non seulement avec Trotsky, mais en général il n'en existe pas dans le Parti Communiste auquel nous appartenons tous les deux...
« Dans sa lettre, Trotsky a expliqué d'une façon claire et détaillée pourquoi le Parti Communiste et le Gouvernement ouvrier et paysan actuel, élu par les Soviets, ne regardent pas les paysans moyens comme leurs ennemis. Je signe des deux mains ce qu'a dit le camarade Trotsky, » (Œuvres, t. XVI, p. 28-29, et Pravda du 15 février
« Frappant du poing sur la table, il [Léninel s'écria : « Pourriez-vous nous indiquer autre homme capable, en une année, d'organiser une armée presque complète et, l'autre part, de gagner la sympathie des spécialistes militaires ? Cet homme, nous l'avons. Nous avons tout ce qu'il faut. Et il y aura des miracles. »
« Oui, oui, je sais que là-bas on raconte toutes sortes de mensonges sur mes rapports avec lui. Des mensonges, on en raconte beaucoup, et il paraît particulièrement visé avec le camarade Trotsky. » (Extraits des Souvenirs de Maxime que je suis Gorki sur Lénine).
« Cher camarade Trotsky,
« Je vous prie instamment de vous charger de la défense de la question géorgienne au Comité Central du Parti. Cette question
Best en ce moment en butte aux « poursuites » de Staline et de Dzerjinsky et je ne puis me fier à leur impartialité. C'est même tout le contraire. Si vous consentiez à prendre sur vous cette défense, je pourrais être tranquille. Si, pour une raison quelconque, vous n'acceptez pas, retournez-moi le dossier. Je considérerai cela comme signifiant votre refus.
« Avec mon meilleur salut de camarade. LENINE. »
« Pour copie conforme : M. Voloditcheva. »