Le 12 Plenum du Comité Exécutif International
Du 15 au 18 novembre s'est tenu le 12° Plenum du C.E.I. A son ordre du jour étaient inserites les questions suivantes :
Rapport politique sur « l'évolution de la situation internationale depuis le 11° Plenum du C.E.I. (juin 1952) et la politique de l'Internationale ».
Rapport sur la révolution bolivienne.
Rapport sur la politique et l'activité d'une série de sections européennes de la IV° Internationale, ainsi que sur la section cinghalaise.
Rapport sur la situation de la section française.
Rapport sur ies finances et la sécurité,
Ce Plenum Lat, de l'avis unanime de
Le Congrès * Par lettre du s novembre, signée par le camarade L. Maitan, une demande de participation au Congrès de Vienne avait été adressée par la IV" Internationale à Nenni, membre du Conseil Mondial de Nenni, membre du Conseil Mondial de la Paix. La lettre étant restée sans rétous les délégués, un des plus importants et des plus constructifs de la vie de l'Internationale dans ces dernières années.
Il a donné l'occasion à tous les délé. gués présents de constater les progrès réalisés dans les différents pays, qui démontrent une marche générale ascendante de notre nouvement international.
Il a permis l'autre part de réaffirmer la cohésion idéologique de la direction internationale qui s'accentue depuis quel. ques années déjà, ainsi que la compréhension grandissante des membres de notre mouvement sur la façon de travailler dans le réel mouvement des mas. ses de leurs pays respectifs. de Vienne ponse, une copie en fut adressée à JoliotCurle le 2 décembre. Cette seconde lettre est également restée sans réponse. Il n'y avait pas de • conditions idéologiques préalabies », avaient affirmé les organisateurs de ce Congrès...
Gizance
Communiqué du S.I.
Le délai accordé par le 12 Plenum du Comité Exécutif International (Novembre 1952) aux membres du groupe Bleibtreu-Lambert-Renard qui avaient été suspendus le 17 juillet 1952, pour leur permettre de réintégrer les rangs de l'Internationale et de sa section française conformément aux décisions des 10", 11° et 12 Plenums, ayant expiré le 1º janvier 1953, les membres de ce groupe se trouvent désormais formellement exclus de la IVe Internationale.
Le 10 janvier 1953.
Le Secrétariat International de la IV° Internationale.
Quelques élections partielles
Des élections partielles se sont tenues dans plusieurs départements: paysan (Lot), urbains Nord, I secteur de Paris) et mixte (Seine-Inférieure). Ce sont des élections à deux tours au cas où aucun candidat n'obtient pas la majorité absolue au premier tour.
Dans toutes les circonseriptions, on a pu constater au premier tour un grand nombre d'abstentions, et surtout d'abstentions d'ouvriers. Dans un éditorial de Humanite, Fajon, membre du B.P. a indiqué que même des membres du P. C.F. s'étaient abstenus, Dans tous les cas, au second L tour le nombre des abstentions était moindre et les candidats ouvriers avaient un plus grand nombre de voix.
Cela signifie an mécontentement des ouvriers envers la politique de leurs partis, notamment le désir d'une politique d'unité d'action. Dans le Lot, plusieurs milliers d'électeurs socialistes assurèrent au second tour l'élection du candidat communiste, malgré les directives de l'organisation socialiste.
Dans le 1ºr secteur de Paris, dont Marty est l'élu, on signale certaines rues ouvrières où le pourcentage d'abstentions était supérieur d'un tiers à la moyenne générale. On ne peut considé rer cela que comme une manifestation contre l'aitaire Marty-Tillon.
Dans ce même secteur, la candidature du camarade P. Frank, pour le P.C.L. (section française de la IVe Internationale) recueillit 2.028 voix, bien que la confusion ait été introduite par la candidature de Renard, au nom du groupe seissionniste, lequel obtint 1.255 voix. Alors qu'en 1946 dans ce secteur les trotskystes avaient obtenu 1 % des électeurs, cecte tois-ci le total tait 1,1 %. 11 est incontestable gue, sans cette confusion introduite par iles gens qui ont usé abusivement du nom de l'Internationale et du Parti, il y aurait eu encore un plus grand nombre de voix et que la progression de nos idées par rapport au stalinisme dans le camp ouvrier eût été plus marquée.
Au début de décembre s'est tenue une
Henriette Roland Holst est morte il y a quelques semaines. Née en 1868 de famille bourgeoise, elle a commencé par pubiter des poésies en 1895. A la suite de sa rencontre avec le grand poète révolutionnaire Herman Gorter, elle rejoint le Parti socialiste en 1897. L'année suivante elle est rédactrice d'une revue théorique marxiste, De Nieuwe Tijd. Elle dirige une tendance marxiste dans la lutte contre le révisionnisme et se lie d'amitié avec Rosa Luxembourg. Elle publie en 1902 « Kapitaal en Arbeid in Nederland », an livre toujours classique, éduque toute une génération de marxistes, organise les femmes. En 1903 elle est membre du comité de direction de la grève générale, seule grande lutte du prolétariat hollandais jusqu'à la deuxième guerre mondiale.
Elle célèbre a révolution russe de 1905 dans un drame, « De Opstandelingen » (les Insurgés) qui est une des plus grandes œuvres poétiques de la littérature hollandaise.
En 1911 elle rompt avec le P.S. en raison de la trahison par les bonzes syndicaux de la grève des transports. (A cette occasion Sneevliet, leader du
TERNATIONALD session du C.C. du P.C.F. Outre l'affaire Marty-Tilion dont nous parlons par ailleurs, le C.C. avait à son ordre du jour le Congrès du P.C. de Y'U.R.S.S. et l'orientation politique du P.C.F. Le C.C. s'est tenu sous le signe de la lutte contre l'opportunisme, il a condamné les fléchissements a droite des mois qui suivirent les événements de mai-juin 1952. Il a réinsisté sur la politique définie dans l'article Billoux cont nous avons parlé dans notre précedent numero, Ce C.C. a été marqué par un sectarisme accentué envers la social-démocratie. A la C.G.T., on recule sur les propositions unitaires qui ont été faites depuis plus d'un an. Pour tenter de surmonter le malaise résultant des autocritiques successives et de l'affaire Marty-Tillon, le C.C. a décidé une confércace nationale pour le début de mars. syndicat des cheminots, est exclu par les bureaucrates.)
En 1915, elle fonde la Ligue socialiste révolutionnaire, participe a Zimmerwald, où elle rencontre Trotsky. Dans plusieurs écrits et poèmes, elle a fêté Trotsky et leur amitié. Elle salua la Révolution d'Octobre et la fondation de la 3 Internationale. Elle participe au 3° Congrès mondial de l'I.C. En 1924 elle rompt avec le P.C. hollandais qui était déchiré par des luttes fractionnelles, mais y revient, pour rompre définitivement en 1927, après la défaite de l'opposition de gauche. A cette époque, elle écrit un long poème, « Heldensage (Epopée des héros) dans lequel elle célébre Lénine et Trotsky. Elle collabore encore quelque temps avee Sneevliet. Mais dans la période de réaction qui fut marquée par la montée du fascisme dans les années 1930, elle rompit avec le marxisme et léveloppa des tendances religieuses.
La meilleure cériode créatrice et militante de sa vie était finie. Ses meilleurs livres et l'activité de près de 40 années de sa vie continuent à inspirer les jeunes marxistes hollandais.
Dirk Noteboom.
duisse
Referendum sur le minimum vital et l'échelle mobile
La conférence socialiste ouvrière, organisation révolutionnaire issue de la fu-
| de la Proletarische Aktion de sion
Suisse avec un nombre d'ouvriers ré- volutionnaires norganisés, a entrepris une vaste campagne d'agitation sur la question du salaire minimum vital garanti et de l'échelle mobile des salaires.
Hollande
Henriette Roland-Hoist
Hollande
Henriette Roland-Hoist
IN T
Exigeant le malvire horaire minimum de franca nui
(environ 175 francs fran.
çais). euranti par l'échelle mobile 1.
NATIONALE cuter ce projet ae Loi, et les représentants de l'organisation qui a eu l'initia-
Sas Furant par Techelle mobile, l'organisation enerone a provoquer un referendum a ujet, d'abord dans le canton đe Zurich OL ensuite dans l'ensemble de Sul Un projet de loi a été rédi ellet ot olus de 6.000 cionas tive de la pétition leur cause. Après referendum sera suisse, notamment suisse, a accordé pourront y défendre cette discussion, organisé. La presse la presse syndicale une attention accrue redige a cet efet, et plus de 6.000 signaturen ont été collectées dans le canton de Zurich D'après la constitution suisse, cela oblige le parlement cantonal a dis-
La campagne élec
In démocratie américaine n'est intéressée qu'aux chiffres des deux grands partis bourgeois. Ceux des autres candidats ne peuvent être obtenus par les intéressés eux-mêmes que partiellement (dana certains endroits on ne les compte même pas) et avec un grand retard.
Dans l'état de New-Jersey, nos camarades du Socialist Workers Party (trotskystes américains) ont obtenu 3.850 voix pour la présidence et 5.088 pour le poste de sénateur. Ils ont connu comme toutes les formations de gauche des pertes par rapport à 1948, mais proportionnelleà cette question qui a largement popularisé la question de l'échelle mobile dans tout le pays. torale du S.W.P. 42.683 et 22.658 à 5.589 et 7.195, tandis que les candidats du S.W.P. n'avaient eu que 5.825 en 1948,
Dans l'état le New-York, les candidats du S. W. P. obtiennent 2.212 voix (présidence) et 4.263 (sénat),
Dans le 19° district de Los Angeles, le camarade Milton Snipper obtient 4.806 Voix.
A Pittsburgh, centre de l'industrie lourde, les résultats sont les suivants :
S.W.P. 14 voix Parti progressiste, 515 ; Socialist Party, 297; Socialist Labor Party. 488 ment moindres. Ainsi le Parti soutenu staliniens, par les progressif, de.
passe
1952 bot Party, 488.
L'agence Associated Press a fourni les chiffres globaux suivants:
1948
S. W. P.
Socialist Party
Socialist Labor Party
Parti progressiste
La campagne au S.W.P. a
Voix
10.306
20.189
30.154
140,296 permis de
Nombre d'Etats les
Nombre
Voix d'Etats
13.613 12
139.009 31
29.061 21 1.156.103 44 modernes (radio.
marnes radio, faire une intense propagande utilisant télévision) du Pacifique à l'Atlantique.
Ceylan
Participation à la Conférence de Pékin Deux membres du Lanka Sama Sama Party 'section cinghalaise de la
/ Internationale). les camarades Edmond Samarakkoddy et Hector Fernondo, ont participé en tant que membres de ce parti à la délégation de
Ceylan au Congrès de Pékin. Is sont restés un mois et demi en Chine, ont Pékin.
visité Pékin, Canton, Shangai, Nankin et Hankéou, Leurs impressions confirment ce que nous publions par ailleurs de notre correspondant chinois.
Au Congrès de Pékin, nos camarades sont interuenus plus particulèrement pour lier la question de la paie à la lutte contre l'impérialisme. Nous publions ci-dessous I
La) lintervention du camarade E. Samarakkody a la commission sur l'indépendance nationale, qui amena les délégués staliniens et prostaliniens de • Ceylan à dire : « Nous sommes opposés à identifier lt mouvement de libe"ration nationale avec le mouvement de la paix. » ob) Pintervention du camarade H. Fernando à la commission du Pacte à - cinq. Il demanda vainement l'élimination du paragraphe: « Un tel du paragraphe : pourrait mettre fin aux guerres qui actuellement font rage et libérer l'huma- • pacte sité de la menace d'une troisième guerre mondiale », et obtint satisfaction sier le second point:
Olala Unia
Olala Unia moyens les plus
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PAS DE PAIX SANS LIBERATION
Selon les paroles de M. Kuo Mo Jo, 4 le mouvement pour la défense de la paix est inséparable de la lutte pour l'indépendance nationale et la liberté ». La lutte pour la souveraineté nationale assume des formes différentes dans les différents pays du Sud-Ouest asiatique et du Pacifique. Les Partisans de la Paix dans des pays comme la Malaisie et le Vietnam mènent une lutte armée pour la paix contre les agresseurs impérialistes. Cette incte armée de ces Partisans de la Paix est la lutte contre l'impérialisme et c'est notre lutte, et nous les soutenons quand nous disons que cette Conférence soutient leur lutte pour l'indépendance nationale. Les Partisang de la Paix dans des pays comme la Birmanie, le Siam et le Laos mènent egalement une lutte armée pour la paix contre leurs propres gouvernements fantoches qui sont soutenus et dirigés par les imperialismes anglais et américain. C'est une lutte contre l'impérialisme. Dans ces pays, le contrôle politique n'est pas dans les mains des agresseurs impérialistes. Il y a une indépendance politique formelle.
Bien qu'il n'y eit pas de lutte armée
AUSSI LONGTEMPS QUE
• Aussi longtemps que l'impérialisme et le capitalisme subsistent dans le monde, nous ne pouvons réaliser une une paix durable. Par conséquent, déclarer qu'un Pacte à einq apportera la paix au monde, c'est créer des illusions. Le paragraphe 5 de la résolution équivaut lidée qu'un tel pacte amènerait la paix et que nous voulons que les peuples du monde entier acceptent cette idée. C'est pourquoi je propose que les phrases marquées dans ce varagraphe soient supprimées.
* Dans le paragraphe 6 de la réso-
Métamorphose
Les résultats des élections générales qui ont eu lieu cet été aux Indes avaient marqué un important recul du Parti socialiste, surtout sur le terrain des sièges parlementaires. Ses espoirs d'obtenir une grande victoire au détriment du Parti du Congrès furent cruellement démentis.
Les principaux dirigeants, au lieu de rechercher les causes de la défaite dans le cours opportuniste droitier de toute leur politique antérieure qui avait fortement désappointé les masses, ont au contraire accentué leurs tentatives de
« consolidation politique » du parti par des alliances avec des groupes et des courants s'opposant au Parti du Congrès dans les pays de l'Amérique latine, la position dans ces pays est quelque peu semblable. Les gouvernements fantoches des Républiques d'Amérique latine exécutent les directives et soutiennent les plans de guerre de l'impérialisme améri. cain. La lutte des Partisans de la Paix dans ces pays est la lutte contre l'impérialisme. Dans le cours de la lutte, les Partisans de la Paix dans ces pays sont persécutés et emprisonnes. Nous avons besoin de tous ces partisans de la Paix. Au Moyen-Orient, les Partisans de la Paix ont à lutter contre l'occupation militaire impérialiste. Ces Partisans de la Paix appartiennent à notre mouvement. Dans tous ces pays, on verra que, quelle que soit la forme dans laquelle elle s'exprime, la lutte pour la paix est une lutte contre l'impérialisme. Cette Conférence a ouvertement condamné l'agression impérialiste. Des délégues de divers pays ont condamné l'impérialisme. Pour englober les Partisans de la Paix dans tous les pays d'Asie, du Pacifique et du Moyen-Orient, il est nécessaire de déclarer sans équivoque que la lutte pour la paix, c'est la lutte contre l'impérialisme. SUBSISTE L'IMPERIALISME lution, je propose d'ajouter les mots « et • non pour la destruction » à la fin de la phrase suivante: « Dans la paix.. le travail et l'adresse, ainsi que les richesses nationales de chaque pays seront utilisées pour ie bien-être humain.
Telle qu'elle est, cette phrase n'est pas subsiste le capitalisme et que sévit l'excorrecte, parce qu'aussi longtemps que ploitation d'un vaste nombre d'êtres humains, les fruits du travail humain ne seront pas utilisés pour le bien-être de l'humanité. » lu Parti socialiste et au P.C., mais encore plus confus et plus droitiers qu'eux-mêmes.
La direction est entrée en pourparlers avec Acharya Kripalani, ex-leader du
Parti du Congrès qui dirige le Kisan
Mazdoor Praja Party, non pour une collaboration quelconque mais en vue d'une véritable fusion dans un nouveau parti !
Cette fusion est déjà pratiquement réa.
lisée sans consultation préalable de la base du Parti socialiste, sa direction ayant décidé seule de former avec le
K.M.M.P. le Praja Socialist Party
(Parti socialiste populaire).
La gauche du parti qui de la défaite tira la lecon qu'il fallait une politique
LA PAIX EST IMPOSSIBLE
Indes
LA PAIX EST IMPOSSIBLE
Indes
Q UATRIK ME IN T plus combative, a violemment réagi aussi bien à l de la fusion avec un groupe hostile 1 18 marxisme qu'à la façon de réaliser cette funion par un accord révoltant den ommeta sans consultation de la base du parti. Elle déclare vouloir rester fidele au parti, à son programme, а вея traditions, i tout son acquis positir, et ne reconnait pas sa dissolution arbitrilira
Dans un meeting qui s'est tenu Bombay le 27 septembre dernier, plusleuri personnalités dirigeantes du parti
Grèves de
Comme d'habitude tout le pays est
ERNATIONALE et environ une centaine d'ouvriers, militants actifs du parti, ont décidé d'élire une commission nationale de 7 membres chargée d'assurer la continuation du Parti socialiste. Depuis lors le regroupement dans le Parti socialiste de tous les militants valables de la gauche se poursuit très favorablement. Il n'est pas exagéré de dire qu'une étape très importante pour la réorientation de tout le mouvement ouvrier aux Indes est ouverte. Les ouvriers des chemins de fer natiocouvert de mouvements ouvriers de fin d'année, demandant des augmentations de salaire et des primes de Noël, sous la direction du SOHYO. La vague commença par les deux grands piliers du SOHYO, la Fédération des syndicats de mineurs (270.000 membres) et les syndicats des électriciens, au milieu d'octobre. La grève des mineurs approche de sa cinquantième journée, les électriciens ont décidé un arrêt illimité, Toutes deux causent une sérieuse confusion dans tout naux et les syndica nationaux et locaux mentation. Il n'y a il n'y ait grève ou
L'activité les m naires au sein du connu une amplear plus prometteuses a niers temps. (Tokio.
(N.D.L.R. La s'est terminée à la ts de fonctionnaires demandent une augpas d'industrie où litige. arxistes révolution-
P.S. de gauche a considérable et des il cours de ces der-
3 décembre.)
grève des mineuns mi-décembre après le pays. On annonce aujourd'hui l'arrêt des ouvriers des chemins de fer privés.
plus de 2 mois et demi de lutte, selon les agences d'informations.)
Uruguay
Vague de grèves
Une série de grèves partielles plus ou moins « sauvages » se sont succédé au cours de longs mois contre la cherté de la vie, le refus d'augmenter les salaires, les licenciements d'ouvriers dans nombre d'industries, et rontre les visées des gouvernants et des patrons contre les droits syndicaux et autres des travailléurs uruguayens. Le mécontentement des masses fut encore accru par les tractations de la bourgeoisie avec l'impérialisme américain pour un pacte militaire qui ferait pratiquement de l'Uruguay un flet de Wall Street.
En septembre dernier, le mouvement gréviste se généralisa, mais n'arriva pas à faire prévaloir ses revendications : le gouvernement l'emporta. Celui-ci sut tirer le meilleur profit du manque de préparation de la grève, à laquelle des dirigeants dits « syndicaux » s'efforcerent de donner un caractere purement « apolitique ». La division syndicale actuelle de la classe ouvrière uruguayenne fut encore un atout pour le gouvernement et le patronat dans cette épreuve.
Ces derniers, exploitant leur precaire victoire, se sont livrés à une répression contre la classe travailleuse dans SOX. ensemble. Des grévistes ont été licenciés, des militants révolutionnaires persécutés. Emu par cette vague répressive, le Secrétaire général de la Confédérations des Syndicats Libres s'est adressé par télégramme au gouvernement, demandant la levée des sanetions frappant les dirigeants des syndicats et le respect des droits syndicaux en Uruguay - ce * pays de démocratie exemplaire ».
Nos camarades uruguayens qui ont joué un rôle de premier ordre dans la grève sont particulièrement visés par cette répression. Le camarade Esteban Kikieh, un des fondateurs du trotskysme en Uruguay. de celle-ci. E vingt-cing an combattivité la sympathie Jeurs qui lui direction. Le de démocrati T'expulsion de etranger s.
Comprenant est parmi les victimes tabli dans le pays depuis déjà, Kikich sut, par sa. it son dévouement, gagner et la confiance des travailconfierent des tâches de gouvernement du « pays e exemplaire » a décrété Kikich parce qu'« élément toute la portée réaction-
Japon
Japon fin d'année
QUATRIEMEIN naire de cette mesure, les milieux ouvriers ou notre camarade est conte ont vriers où notre camarade est connu ont commencé une campagne d'agitation en sa faveur.
Des protestations et des actions con tre la répression bourgeoise s'organisent déjà un peu partout. C'est ainsi que les travallleurs de quelques entreprises, notamment de sw, se sont refuses a reprendre le travail si des grévistes victimisés n'étaient pas réadmis.
Ceci montre oue l'échec de la grève de septembre, ioin d'avoir semé la démo-
• La montée révelutionnaire qui vient de commencer ici a trouvé notre parti bien préparé. Nous avons pu intervenir dans la grève de 35.000 ouvriers du textile déclenchée au mois d'août dernier (la première grève depuis l'année 1948). Les trotskystes ont pratiquement dirigé le secteur le plus révolutionnaire du textile; dans des moments décisifs, les ououvriers ont passé par-dessus les dirigeants bureaucratiques arıistes. La grève s'est soldée par une victoire. Elle était à peine terminée qu'une grève de mineurs éclata. Elle triompha aussi rapidement. Puis se déclencha une grève générale à Arequipa (la leuxième ville du pays).
TERN ralisation dans leur a servi
ATIONALE ies masses uruguayennes, à tremper leur esprit de lutte en vue des prochains combats inévitables.
Pour mieux s'y préparer, les travailleurs uruguayens doivent bâtir dans l'immédiat une grande centrale ouvrière afin de mettre un terme à l'actuelle division syndicale. C'est sur ce point, d'une importance vitale, que la Liga Obrera Revolucionaria (section uruguayenne de la IV Internationale) fait une propagande inlassable. Elle avait pour but d'exiger la libération d'un ouvrier victime de la lot de Sécurité Intérieure (une loi de répression). A Arequipa il y a deux centrales ouvrières : la Fédération départementale et l'Union syndicale. La Fédération est est plutôt un organisme artisanal; l'Union regroupe le prolétariat industriel d'Arequipa. Profitant de notre influence dans syndicats da textile nous avons les réussi à déclencher une grève de solidarité et avons energiquement lutté pour l'extension du mouvement gréviste. Le gouvernement céda sur toute la ligne, et le dirigeant ourrier emprisonné fut ainsi libéré. (Lima, 12 octobre.)