Documents de la IVe Internationale

Conférences, congrès et résolutions, dans leur texte français

Thèses sur la nouvelle situation internationale et les tâches de la Quatrième Internationale (thèses de la minorité Pablo, repoussées ; texte incomplet)

juillet 1963 · La réunification : le VIIe Congrès mondial et après (1963-1965) · 2 994 mots

In English: Documents of the 7th World Congress: Theses on the New International Situation and the Tasks of the Fourth International — texte anglais publié à l’époque.

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(Présentées par le camarade M. Pablo)

Ainsi que nous l'avons indiqué dans le communiqué publié au début de ce numéro, le document ci-après, qui synthétisait les points de vue de la minorité, soumis au vote, a été repoussé par le Congrès Mondial de la IV* Internationale.

I. — Dans la décennie écoulée, des changements fondamentaux sont intervenus dans le monde, créant par ieur résultante globale une nouvelle situation internationale qui pose au mouvement communiste international de nouveaux problèmes et des tâches nouvelles.

II. — Les principaux de ces changements sont : le proaïigieux essor des forces productives, conséquence et cause de la révolution technologique et scientifique de notre temps ; le déclin relatif de la puissance économique, militaire, internationale des Etats-Unis, dans le monde en général, et plus particulièrement dans le monde capitaliste ; l'apparition d’une nouvelle puissance capitaliste, celle de l’Europe du Marché Commun, par l'intégration au sommet des gouvernements, du capitalisme d'Etat et du capitalisme mopoliste aiaé par l'Etat ; l'avance irrésistible et accélérée prise, dans le domaine du taux d'expansion économique et de la puissance militaire sur l’ensemble du monde capitaliste, et des Etats-Unis en particulier, par les Etats ouvriers dans leur ensemble, et par l'URSS en particulier ; la réapparition renforcée des contradictions inhérentes au capitalisme et des antagonismes inter-impérialistes classiques, à la suite de la reconstruction de l'économie capitaliste, de l’affaiblissement progressif aes stimulants créés par les destructions et autres conséquences de la deuxième guerre mondiale, et du rétrécissement des marchés accessibles au capitalime l'extraordinaire développement pris par la puissance destructive des armes nucléaires posant la question de la guerre atomique générale dans des termes absolument nouveaux ; l'ampleur et la dynamique prise par le processus de déstalinisation en URSS, la fin du mono: lithisme bureaucratique aans les Etats ouvriers et les Partis Communistes, la crise idéologique grave dans laquelle se débat, se différencie et se regroupe le mouvement communiste officiel ; les nouvelles formes que revêt la progression de la révolution mondiale dans les pays coloniaux et semi-coloniaux, et qui enrichissent la pratique et la théorie de la révolution socialiste de notre temps.

III. — Pour toute une période, l’essor des forces productives, déclenché durant la deuxième guerre mondiale et particulier au monde capitaliste, a pu se développer et être contenu aans le cadre d’un marché capitaliste élargi par les besoins et conséquences créés par la guerre ; le renouvellement accéléré du capital fixe, conséquence et cause de la révolution technologique et scientifique dans le domaine de l'énergie, de la chimie, des alliages ; l’industrialisation accélérée, quoique de manière discontinue et saccadée des régions et pays sous-développés ; par les échanges également accrus avec les Etats ouvriers en pleine croissance.

Mais, progressivement, les formes de production capitaliste, malgré tous les nouveaux moyens de régularisation, de « planification », du développement économique employés par l'Etat, ou par les diverses formes d'intégration, ae coopération entre les différents capitalismes d'Etat nationaux et secteurs de capitalisme monopoliste, se sont avérées de nouveau un obstacle majeur à un développement continu et harmonieux sur l'échelle internationale.

Ce fait se manifeste dans les antagonismes ravivés entre les différents centres de puissance capitaliste, Etats-Unis, Angleterre, Japon, Marché Commun ; dans le décalage accru établi entre les régions et pays industriels avancés rt les régions et pays sous-développés ; dans le développement parasitaire gigantesque de l'économie de guerre qui aéséquilibre et mine à la longue les fondements du développement économique international.

A l'heure actuelle, le rythme d'expansion économique est partout raienti dans les pays capitalistes avancés, quoique de manière inégale ; les récessions se succèdent à une allure accélérée ; la menace même d’une véritaële crise économique se précise, en commençant par les pays les plus industrialisés, les Etats Unis et l’Añgleterre. L'économie de ces deux pays, quand elle ne recule pas carrément lors des récessions, se maintient sur un niveau de quasi stagnation.

Le nouveau fait fondamental dans le domaine de l’économie capitaliste en général n’est pas l'absence jusqu'ici a’une crise économique se développant brusquement et rapidement de manière catastrophique, comme celle par exemple de 1929-33, mais sa quasi stagnation, une fois reconstruite, et son retard marqué, irréversible par rapport au taux d'expansion de l'URSS et des Etats ouvriers.

IV. — Il y a encore dix ans les Etats-Unis paraissaient être à l’apogée de leur puissance économique, militaire, internationale, par rapport à l’ensemble du monde et aux pays capitalistes en particulier. Aujourd’hui ce n’est pas le cas.

Leur déclin économique relatif s’est manifesté : par la diminution du taux d'expansion comparativement à celui non seulement de l'URSS, mais également au Marché Commun et du Japon ; par la diminution de la part de la production des Etats-Unis dans la production mondiale et le commerce mondial ; par l'affaiblissement continu des réserves en or et donc en définitive de la monnaie.

De pair avec ce déclin économique relatif est allé l’affaiblissement militaire et international des Etats-Unis, illustré entre autre par la spectaculaire avance de l'URSS dans les bolides intercontinentaux et planétaires, les difficultés rencontrées et les humiliations subies au sein même de la coalition capitaliste, dans les rapports des Etats-Unis avec l’Europe des Six.

Ce déclin relatif est un fait irréversible, par rapport à la nouvelle dynamique internationale qui propulse en avant les Etats ouvriers, la révolution coloniale, l’Europe continentale intégrée au niveau des gouvernements et des secteurs capitalistes d’Etat ou monopolistes de son économie. Il ne se poursuivra pas cependant sans provoquer des réactions en sens contraire du capitalisme yankee qui, par sa tendance renforcée à l'exportation des capitaux, cherchera à dominer de l'intérieur le Marché Commun, à l’étendre et à le transformer en Marché atlantique. Ce qui ne manquera pas d’aiguiser davantage les contradictions inter-impérialistes, les portant, surtout en cas ae dépression économique prolongée, à un paroxysme que seule l'existence des Etats ouvriers renforcés empêchera de dégénérer en conflit armé ouvert.

V. — La construction, le renforcement, la viabilité du Marché Commun, nouvelle puissance capitaliste, correspondent à la dynamique acquise par l’économie capitaliste européenne restaurée, placée face à ses concurrents capitalistes (Etats-Unis, Angleterre, Japon) et aux problèmes d’un marché mondial rétréci accessible au capitalisme.

Des impératifs militaires et politiques ont renforcé la tendance à l'intégration économique des secteurs européens nationaux de capitalisme d'Etat et de capitalisme monopoliste aidé par l'Etat, qui se sont puissamment développés lors de la décennie écoulée, en particulier en Europe continentale.

Du point de vue économique, l’Europe des Six est une intégration d’un secteur capitaliste monopoliste inter-européen spécialisé dans la production de moyens de production et de consommation, de services nouveaux, et qui se développe en opposition à la mainmise recherchée sur le Marché européen et ses prolongements coloniaux, par d’autres secteurs mopopolistes où prédominent, à côté des capitaux européens, des capitaux américains et en partie anglais.

Du point de vue politique et militaire, l’Europe des six se développe sur la base de l’intéeration économique décrite comme la volonté ef la conscience d'une politique capable de défendre cette base de manière largement indépendante aussi bien par rapport aux Etats-Unis qu'aux Etats ouvriers, tout en se subordonnant, au cas d’une menace de guerre avec les Etats ouvriers, à l'alliance atlantique.

Mû par la dynamique de ses structures acquises ainsi que par la nécessité de faire face aux tentatives inlassables du capitalisme yankee et anglais de transformer, de l’intérieur même, le Marché Commun en marché atlantique dominé par les Etats-Unis, le Marché Commun est forcé de se développer de plus en plus en secteur le plus modernisé de l’économie capitaliste, et doté d’une puissance militaire propre, et naturellement avant tout atomique.

Dans cette marche qui bouleverse de fond en comble les vieilles structures en matière d'organisation industrielle, agricole, syndicale, les résistances des secteurs sociaux lésés, industries protégées, archaïques, malthusiennes, petit commerce, agriculture retardataire, ouvriers d’entreprises et de régions devenant anti-économiques doivent être politiquement exploitées contre le grand capital monopoleur qui domine le Marché Commun, mais dans le cadre d’une politique révolutionnaire qui ouvre la perspective d’un développement économique plus rapide ef surtout équilibré et profitant aux travailleurs, politique orientée vers le pouvoir socialiste dans chaque pays et les Etats-Unis Socialistes d'Europe.

VI. — Face à l'économie capitaliste qui évolue de manière de plus en plus saccadée, de récession en récession, et qui manque de souffle, particulièrement dans les pays les plus industrialisés, l’économie des Etats ouvriers, l'URSS en tête, se développe sur la base d’un taux d'expansion continue, et très élevé, qui, d'éres et déjà garantit l'inévitabilité du dépassement prochain de la production globale de l’ensemble des pays capitalistes avancés.

A elle seule, l'URSS rattrapera dans les quelques années à venir le niveau de la production totale des Etats-Unis, et bientôt après y compris le niveau par tête d’habitant.

Ces victoires économiques des Etats ouvriers grandement facilitées par le processus de la déStalinisation en URSS, par la planification amorcée sur la quasi totalité des Etats ouvriers, planification quoique toujours bureaucratique et à l'avantage particulier de l’URSS, ainsi que par les échanges accrus avec le reste du marché mondial, sans qu’elles puissent par elles seüles assurer la victoire sur le capitalisme, auront des répercussions de plus en plus sensibles sur le processus de déstalinisation dans les Etats ouvriers, sur l’aide économique à apporter aux pays s’engageant dans le développement socialiste facilitant cet engagement, sur le mouvement ouvrier des pays capitalistes avancés, stimulant son réveil révolutionnaire et son engagement dans la lutte pour le socialisme.

VI. — La ranimation des contradictions inhérentes à la nature du capitalisme et des antagonismes inter-impérialistes classiques en vue, en définitive, d’un repartage du marché encore accessible au capitalisme, acquiert une importance nouvelle et désormais sans cesse accrue pour la solidité du front contre-révolutionnaire de l'impérialisme. Ce front n'a plus la même cohésion quasi automatique que par le passé, et les contradictions et antagonismes qui opposent dans la lutte pour les marchés les « alliés » capitalistes permettent une progression relativement plus facile de la révolution, ainsi qu’un affaiblissement notable de la tendance vers la guerre de la coalition impérialiste contre les Etats ouvriers.

L’'acuité prise par les antagonismes interimpérialistes est actuellement telle et dotée d’un tel dynamisme au fur et à mesure que la lutte pour les marchés deviendra fatalement plus aiguë, que la perspective d’une guerre de la coalition impérialiste dans son ensemble contre les Etats ouvriers est sérieusement pertur-bée par les dissensions intérieures profondes de la coalition qui menacent celle-ci d’un éclatement pratique.

VIII. — L’acuité nouvelle grandissante prise par les antagonismes inter-impérialistes combinée à la puissance destructive fantastique acquise par les armes atomiques pose la question de la guerre atomique dans une perspective nouvelle.

Du côté de l'impérialisme, ce sont toujours les Etats-Unis, qui représentent de loin la principale force intéressée à la guerre, aussi bien par les nécessités, les tendances, les structures mêmes de son économie, que par sa position internationale.

Mais, d'autre part, la puissance acquise par l'armement atomique de l'URSS, et plus particulièrement par sa supériorité accrue en matière de bolides intercontinentaux et cosmiques, fait peser une menace de mort certaine sur les Etats-Unis en cas d'attaque, y compris par surprise.

Dans l'état actuel des choses, et pour longtemps encore, la perspective d'une guerre atomique déclenchée par les Etats-Unis signifierait pratiquement l’anéantissement certain de ce pays, sans que le reste du monde soit également nécessairement complètement détruit. D'autre part, les Etats-Unis ont désormais à combiner la poursuite de leurs préparatifs de guerre contre la vaste coalition des Etats ouvriers, de l'URSS à la Chine, avec la lutte pour la domestication de la coalition atlantique dans laquelle agit, avec une virulence accrue, Vélément désagrégateur et même carrément antagoniste du Marché Commun.

Dans ces conditions, la tendance inhérente à l’impérialisme yankee vers la guerre contre-révolutionnaire doit composer, dans une certaine mesure, avec ces nouveaux éléments. Ce qui n'empêche pas que la menace de la guerre atomique générale se précise de nouveau chaque fois que des intérêts vitaux de l'impérialisme se trouvent menacés par la progression de la révolution mondiale.

D'où la nécessité d’envisager toujours l'éventualité d’une guerre atomique générale, déclenchée au moyen des armes actuelles d’une puissance destructive apocalyptique, comme une défaite historique de l'humanité, éliminant totalement ou en très grande partie les préconditions matérielles et culturelles historiquement acquises pour la victoire et la construction du socialisme mondial.

Ces considérations impliquent donc une stratégie révolutionnaire capable à la fois d'éviter l'issue de la guerre atomique générale, et d’affaiblir au maximum l'impérialisme jusqu’à le rendre pratiquement incapable d'envisager l'issue de la guerre.

Pette stratégie doit être menée par tous les secteurs à la fois de la révolution mondiale, Etats ouvriers, révolution coloniale, mouvement révolutionnaire des pays capitalistes avancés, selon les moyens et les conditions propres à chaque secteur.

Face à des considérations abstraitement correctes mais pratiquement _défaitistes, qui font dépendre la possibilité d’éviter la guerre atomique de la victoire préalable de la révolution aux Etats-Unis, il est nécessaire d'affirmer avec force que pratiquement cette possibilité se crée par la progression de la révolution coloniale et le renforcement continu des Etats ouvriers. C’est ce processus conjugué qui peut historiquement créer et crée un tel encerclement stratégique, économique et psychologique de l'impérialisme, de l'impérialisme yankee en particulier, rendant toute tentative éventuelle de guerre atomique une opération de suicide unilatéral.

Sans compter sur les effets stimulants certains pour le mouvement ouvrier révolutionnaire que ce processus exercerait et exerce déjà dans nombre de pays capitalistes avancés, en dehors des Etats-Unis, surtout dans le contexte d’une conjoncture économique évoluant défavorablement,.

La question n’est pas de savoir dans quelles conditions théoriques idéales la guerre atomique cesserait de menacer le sort de l'humanité toute entière, mais comment partant des conditions actuelles concrètes, de la progression actuelle réelle de la révolution mondiale, cette menace pourrait être pratiquement combattue.

IX. — Dix ans après la mort de Staline, le processus de déstalinisation, en URSS en particulier, a pris une telle ampleur qu'il est devenu non seulement irréversible, mais qu'il a déjà jeté les bases de la rénovation révolutionnaire de l'ensemble au mouvement communiste international.

Ce sont les conditions économiques et culturelles nouvelles propres à l’URSS, en interaction avec les nouvelles conditions révolutionnaires dans le monde, qui agissent de plus en plus puissamment pour que les masses soviétiques et leur nouvelle avaxgt-garde en formation rentrent dans la scène révolutionnaire mondiale comme un des principaux facteurs qui, dans les années à venir, contribueront à la rénovation radicale du mouvement communiste international.

L'URSS ne s’achemine pas vers une ère plus « réformiste » se laissant distancer sur le plan du leadership révolutionnaire par n'importe quel autre Etat ouvrier, mais au contraire vers un rôle plus ferme, décidé et clair, dans le soutien ae la révolution mondiale.

Le « khrouchtchevisme » lui-même, évoluant depuis son apparition continuellement — en moyenne — plus à gauche, est destiné à être dépassé davantage dans sue. direction, sous la pression révolutionnaire montante en URSS et dans le monde.

Les aspects progressifs intérieurs de la déstalinisation en URSS sont déterminants pour l'ajustement de la politique extérieure comprise dans le caractère révolutionnaire de l'évolution intérieure du pays.

C'est le cas également pour la Yougoslavie, par exemple, qui accroît son soutien pratique à la révolution coloniale.

La déstalinisation intérieure, dans la mesure où elle signifie entre autre une participation plus ample et libre des masses travailleuses dans la gestion du pays en plein développement, un recul de la puissance intimidante de la bureaucratie, une prise de conscience plus claire de la force montante de l'URSS, des Etats ouvriers, de la révolution mondiale, a comme conséquence inéluctable la maturation par bond d'une nouvelle situation révolutionnaire en URSS, influençant y compris l’aile dominante actuelle de la bureaucratie, la plus sensible à cette pression, l'aile khrouchtchevienne.

Il est nécessaire de saisir à fond aussi bien la profondeur acquise déjà par le processus irréversible de déstalinisation intérieure de l'URSS, que ses conséquences révolutionnaires inéluctables sur la politique extérieure de l’Union sové-tique.

L'expression la plus significative de ces développements commencés est le soutien accordé à la Révolution cubaine, soutien qui continue et dont limpor-tance fut et reste décisive pour la consolidation de la victoire de cette révolution.

La déstalinisation en URSS est également déterminante pour la fin du monolithisme idéologique dans les Partis communistes, pour le processus irréversible commencé de différenciation et de regroupement idéologiques, donc pour la rénovation commencée du mouvement communiste international.

Le conflit sino-soviétique qui se place dans ce cadre accélère énormément et positivement le développement dans cette direction.

C'est cet aspect du conflit, la fin ouverte du monolithisme, la discussion centrée sur les problèmes fondamentaux du mouvement communiste international, qui est de loin l'aspect positif du conflit.

Quant à la tentative de présenter les positions de la bureaucratie chinoise, globalement prises, comme les plus déterminantes pour influencer la rénovation révolutionnaire du mouvement communiste international, il faut fermement rejeter ces conclusions tirées à la légère, confusionnistes, et qui ne sauraient que discréditer la Quatrième Internationale.

_L’attitude négative, hostile même, prise par la bureaucratie chinoise contre le processus déterminant de la déstalinisation en URSS, son alliance avec le régime albanais sanglant, ainsi qu'avec les staliniens endurcis de l’URSS et d'ailleurs les critiques et les calomnies, toutes staliniennes qu’elle formule contre les conceptions yougoslaves enrichissantes du marxisme concernant l’auto-gestion, le dépérissement de l’Etat et la manière en général d'aborder les problèmes de la construction du socialisme dans-le cadre d’un pays, en particulier sous-développé : le maintien de sa position absurde et extrêmement dangereuse sur la guerre atomique générale qui ne détruirait soit-disant aue l'impérialisme seul, etc. ; son opportunisme théorique et pratique envers la « bourgeoisie nationale » et plus par-tculièrement envers ses « alliés » à la Sukarno, et les Partis communistes qui la soutiennent (comme le Parti communiste indonésien qui dispose pourtant d’une force suffisante pour rouvrir le chapitre de la révolution non seulement en Indonésie, mais, à travers elle, dans toute l’Asie) : le dirigisme bureaucratique très strict de l’ensemble de la vie économique, nolitique, culturelle du pays, etc : tous ces aspects fondamentaux de la politique de la bureaucratie chinoise doivent être pris en considération quand il s’agit de porter un jugement global sur la manière

Source : Quatrième Internationale, n°19, juillet 1963 · scan (Radar, 16-014-00099).

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