L'odieux procès de Burgos contre les militants de l'organisation révolutionnaire basque ETA à Burgos, les révélations sur les tortures et l'arbitraire cynique de la « justice » militaire qui y ont été faites, le courage des accusés qui se sont transformés en accusateurs de la dictature fasciste, les larges grèves ouvrières et les manifestations de masse en solidarité avec les accusés de Burgos, tous ces événements ont rapidement politisé d'importantes couches populaires en Espagne et attiré de manière dramatique l'attention de toute l'opinion ouvrière d'Europe et du monde, sur l'exploitation et l'oppression que subissent en Espagne les travailleurs, les minorités nationales et la jeunesse étudiante, de la part du capitalisme espagnol et de ses chargés de pouvoir franquistes.
Ces événements ont permis de déchirer le masque de « libéralisation » et de « restauration graduelle des libertés » sous lequel se complaisait le régime franquiste, avec la complicité de toutes les forces bourgeoises, petites bourgeoises et réformistes d'Espagne et du monde. Ils ont en même temps attiré l'attention sur la montée des luttes ouvrières et étudiantes en Espagne, qui prennent de plus en plus une tournure révolutionnaire, et qui mettent à l'ordre du jour un processus de révolution permanente, où la lutte qui se déclenche pour la défense des prisonniers politiques peut et doit aboutir à la lutte pour la révolution socialiste.
Nos frères espagnols se battent aujourd'hui aux premiers rangs contre notre ennemi commun, le Capital international, responsable de l'arrivée au pouvoir de Franco et de tous ses crimes. Il faut les appuyer de toutes nos forces, par des manifestations de rue, des grèves, des actions de protestation de toutes sortes.
Izko et ses camarades doivent être sauvés et arrachés à leurs geôliers !
Tous les prisonniers politiques doivent être libérés !
Les travailleurs espagnols doivent jouir de toutes les libertés ouvrières, syndicales et politiques !
Ces objectifs ne seront réalisés ni par des pétitions ni par des pressions, mais par la lutte révolutionnaire des masses, renversant le franquisme et le capitalisme qui l’a fait naître !
Le Comité Exécutif de la 1Vème Internationale.